Abandon

L’abandon, anciennement “à bandon”, trouve son origine dans la langue germanique et signifie littéralement “au pouvoir de”. Le verbe abandonner qui en découle signifiant l’action de quitter, de cesser de s’occuper, de livrer l’autre au “pouvoir de”.

Que ressent l’enfant face à la séparation définitive d’avec sa mère ? Freud (dans «  Inhibition, symptôme et angoisse ») a différencié les réactions de douleur (la réaction propre à la perte de l’objet), d’angoisse (la réaction au danger que comporte cette perte) et de deuil (la réaction affective à la perte de l’objet sous l’influence de l’épreuve de la réalité qui exige d’une manière impérative qu’on se sépare de l’objet qui n’est plus).

Mais il est difficile pour un enfant abandonné d’entamer un travail de deuil quand l’objet maternel existe encore quelque part. La blessure de l’abandon est donc plus en lien avec la problématique de la relation d’objet. L’abandonné est en quelque sorte encombré par la mère qui l’a laissé tomber.

L’abandon ne devient traumatique que s’il rencontre un terrain particulier, nettement intolérant à l’égard de la frustration affective. Le souvenir d’un abandon mal vécu, non surmonté ou trop vite refoulé dans la petite enfance peut avoir des répercussions à l’âge adulte (dépendance, refus de s’engager, surprotection maternelle, …).

Pour éviter cette situation, il est primordial d’expliquer à l’enfant son histoire en termes clairs et sans jugement. Cette transmission aura une valeur de « parole-sujet » indispensable au développement de son psychisme.

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3 commentaires

  1. Bonjour, 

    C’est la première fois que j’écris sur un site et je crois que j’en ai vraiment besoin.

    Voilà, j’ai aujourd’hui 26 ans et je ne cesse de souffrir et de faire souffrir les gens autour de moi.

    Ma mère et mon père se son divorcé quand j’avais 6 ans et du jour au ledemain, sans que je ne comprenne rien, ma mère s’est remariée avec un homme qui avait déjà deux enfants. Elle s’est mariée avec lui parce qu’elle voulait remplacer mon père, qui je l’avoue, n’était pas très stable du point de vue financier et affectif. Mon beau-père était tout le contraire de mon père: stable, avait une maison, savait gérer son argent et n’avait pas de vues sur d’autres femmes plus exotiques. Partant d’une bonne intention, ma mère a voulu que cet homme fasse mon éducation car elle-même ne se sentait pas capable de la faire (manque de confiance en elle et en ses capacités). Et de son côté, mon père s’est remarié avec une femme de cabaret qui venait de la République dominicaine et a ouvert des salons de massages. Malheureusement pour moi, cette histoire ne s’est pas terminée là. Durant des années, j’ai dû faire face à ce beau-père qui ne m’aimait pas et qui, à chaque problème, me mettait tout sur le dos ainsi qu’une mère passive qui lui disait « oui, amen » à tout et arrivait à me reprocher même des choses que je ne faisais pas. Tandis qu’un weekend sur deux, j’étais avec mon père et je passais mon temps à saluer des femmes et des clients de ses salons de massage. Mon père avait aussi cette manie de tromper ma belle-mère et de me présenter toutes ses conquêtes à chaque occasion possible. Mais, bref! Un jour, alors que je cherchais à comprendre ce qui avait poussé mes parents à autant se detester (oui, j’avais oublié de préciser qu’il n’y avait pas un soir ou un moment ou je ne suppliais pas ma mère ou mon père de m’expliquer pourquoi ils n’étaient plus ensemble, on ne m’avait rien expliqué et j’ai appris que bien plus tard que ma mère avit forcé mon père à se marier et que mon père l’avait trompée plus d’une fois!!!), je suis tombée sur des papiers qui montraient les closes du divorces… surprise, j’ai appris en les lisant qu’ils disaient que j’avais le droit de passer la moitié des vacances scolaires avec mon père et que, de ce fait, ma mère, en m’interdisant de le faire, m’avait trahie! A treize ans, j’ai donc arrêté d’être une enfant sage et modèle, qui ne disait jamais rien, et j’ai commencé à fumer la cigarette, le joint, etc. Et quelques mois plus tard, alors que ma mère m’avait de nouveau punie sans raison, je suis partie de « sa maison » pour aller rejoindre mon père. C’est à ce mement-là que mon cauchemar a réellement commencé…

    Mon père était un homme très laxiste et donc, je sortais quand je voulais, où je vaoulais alors que j’étais encore à l’école. J’ai commencé à courber les cours et à signer mes propres excuses en imitant la signature de mes parents et à la place j’allais zoner avec des personnes peu fréquentables mais qui « elles » me donnaient l’impression d’exister, d’être moi sans qu’on me fasse à tout va des reproches ou que l’on m’exclue. Jusqu’au jours ou le directeur de l’école s’est rendu ciompte de la supercherie et a convoqué ma mère (représentante légale à cette époque-là), lui décrivant la situtation et lui proposant de faire appel au Service de la protsction de la jeunesse (SPJ). Ma mère, totalement défaite car elle était face à une situation qui échappait de son contrôle, a appelé ce service et a demandé à une assistante sociale (totalement incompétente car elle ne faisait qu’un court passage dans ces services et n’avait aucune formation ni expérience dans le domaine) de prendre son rôle de représnetante légale, puis elle a tenté de mettre fin à ses jours et s’est retrouvée dans un asile psychatrique pendant un certain temps. En attendant, l’assistante sociale avait décidé de me placer dans une prison pour jeune car elle m’avait fait suivre et avait découvert que je consommait du cannabis. Cette même femme, tout de suite après cet épisode, m’a placée dans un foyer en disant aux éducateurs que j’étais une délinquante dangereuse et qu’il fallait que j’aie un régime stricte. D’entrée, j’ai été étiquettée, enfermée et interdite de voir mes proches… cette femme a fait de ma vie un enfer! Non seulement j’étais seule face à tous ces gens qui me jugeaint mais en plus j’étais perdue…Ma mère qui ne se portai pas bien et qu’on m’interdisai de voir, mon père qu’on avait mis de côté d’entrée de jeu à cause de ses salons, etc. J’ai, en plus de ça, été mise dans un foyer qui était dans une ville qui était à des années lumières de cette ou je vivait et je n’avais plus aucun moyen de joindre mes amis. Je n’avais plus parsonne à qui me confier. Personne ne s’est soucié de moi, j’étais juste un monstre qu’il fallait enfermé, ce monstre qui avait causé tous les malheurs de ma famille. 

    Et je suis restée jusqu’à mes 15 ans dans cette institution qui était sensée m’aidé mais qui m’a détruite! J’ai dû, alors que je ne me nourrissais plus, feindre à une tentative de suicide pour, enfin, retrouver la liberté. Après cela, j’ai décidé de prendre un studio et d’y habiter seule afin d’essayer de reprendre une vie plus ou moins normale…et surtout à l’écart d’une mère dépressive et d’un père affectivement très instable. Ca été une période très dure car j’ai commencé un apprentissage et tous les jeunes qui étaient avec moi ne comprenaient pas pourquoi je faisais mes courses seule, que je vivais seules etc. Ils se sont beaucoup moqués de moi et je l’ai très mal vécu. J’avais juste besoin qu’on m’aide et qu’on aie un peu de compassion pour moi…

    J’ai vécu quelques années ainsi mais comme si « je n’esxistai pas »…Il s’était passé quelque chose physiquement que je ne pouvais expliquer…Je n’avais plus l’impression d’avoir de corps, c’est comme si quand je marchais, je flottais à la place…j’ai beaucoup de peine, encore aujourd’hui à l’exprimer.

    Depuis ces événements, je n’ai jamais réussi à avoir confiance en moi et en les gens…Ca a laissé des traces indélébiles et ca a créé des fissures tellement grandes que je ne suis plus et ne serai plus jamais cette petite fille qui riait aux éclats; et pourtant, je le souhaiterai tellement!

    L’abandon est un terme qui me parle et qui m’émeut énormément…

    Mais aujourd’hui, j’apprend à m’aimer, à me faire du bien et aussi à aimer les autres…c’est très très dure mais je crois qu’avec tout ce que j’ai vécu (d’ailleurs, j’ai aussi été tabassée et violée par des jeunes quand j’avais 14 ans) je pense que le pire est derrière moi…j’espère que j’ai raison ;)!

    J’ai toujours cru et je croirai toujours que la vie est bien faite et qu’un jour ça sera à mon tour d’être heureuse et bien. On dit bien que la roue tourne et j’y crois car ça fait maintenant quelques années que j’habite avec mon copain et qu’on ne s’en sort pas si mal…j’aimerai juste être moins possessive et jalouse…j’ai tout le temps l’impression qu’il va en choisir une autre et qu’il va me faire du mal comme on m’en a toujours fait jusqu’à maintenant…J’ai peur, j’ai mal…

  2. Bonjour Anonymous,

    votre hystoire est bien triste,mais au travers de vos écrits,il apparait,du positif,car vous apprenez à vous aimer et à aimer les autres,vous dite aussi que à 14ans vous avez été violé,ce qui pourrait expliquer que vous aviez l’impression que votre corps flottait et que vous ne le ressentiez pas .

    la confiance je pense que vous l’aviez perdue suite au divorce de vos parents,car personne ne vous a expliqué pourquoi ce divorce avait lieu,ce n’est pas de votre faute,vous avez été trahi par vos parents ,et en plus abandonné par votre mère qui se désiste de sa fonction en terme déducation et la remet entre les mains de votre beau-père,qui lui ne vous aime pas et est un inconnu pour vous ,comment ressentir le lien au père vis à vis de ce beau-père.

    vous avez su retrouver une sérénité au sein de votre couple que vous avez formé ,et qui est votre famille à vous,pour ce qui est de la possésivité vis àvis de votre compagnon,il faut que vous arriviez à prendre sur vous,car vous risqu’ez détouffer votre compagnon et le pousser à partir,comme vous avez été trhie par vos parents,vous reproduisez le même chéma avec lui,faite lui confiance et ainsi vous ne souffrirez pas et vous pourriez mettre en place une thérapie

    avec un professionel,qui vous aiderait à mettre des mots sur vos maux ,je ne sait pas ou vous résidez ,mais je vous souhaite un grand courage,et je suis sure que vous serez une mère examplaire,mais surtout élevez vos enfants sans tout leurs permettre et en leurs expliquant le pourquoi et le comment des choses,

    je vous souhaite pleins de bonheur dans votre vie

    amicalement Nella

  3. A 41 ans je souffre toujours … j ai surement refouler trop vite les choses résultats : 2 mariages ratés pas d enfants, seule depuis 15 ans et impossible de construire qque chose sans oublier le côté amicale c’est le néant le plus total voilà 😊

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