L’abandonnisme

1. Description

2. Symptômes

3. Etiologie

 

1. Description
L’abandonnique redoute par-dessus tout le fait qu’on ne s’occupe plus de lui. Il voit dans ce manque de sollicitude une privation d’amour qu’il ressent comme une frustration. Il réclame des certitudes absolues et des réassurances persistantes, seules certaines personnes élues comme objets sont capables de lui apporter la certitude qui alimente sa sécurité. Il est habité par la hantise d’être abandonné et, projetant sa peur sur l’objet, il lui attribue des arrière-pensées, des doutes, des sentiments d’antipathie, des intentions méchantes ou des mobiles agressifs et hostiles. Cette crainte constante d’être « lâché » met l’objet dans une situation si difficile et si lassante qu’elle peut aboutir à la longue à un lâchage réel. Telle est la fatalité qui pèse sur l’abandonnien, il favorise l’abandon. (1)

Pour Guex G. (2), si la « névrose d’abandon », n’est pas un ensemble de phénomènes réactionnels à un abandon vrai, elle n’est pas non plus une névrose au sens freudien du terme. Elle n’est pas la conséquence d’un conflit, elle relève d’un stade antérieur du développement de l’individu. Il s’agit d’une névrose pré-oedipienne, avec un vécu extrêmement actif, mais de façon consciente, qui n’a été ni accepté et « digéré », ni refoulé. Il est ressenti comme actuel, malgré son ancienneté et, dans la plupart des cas, le sujet le ressasse sans cesse. Il crée la névrose non du fait de ses irruptions inconscientes dans la vie du patient, mais par suite des décalages et anachronismes qu’il provoque. Le névrosé vit sur deux plans (petite enfance, âge réel) les confondant et se comportant en conséquence. Ce sont des gens demeurés à un stade primitif, où toute force instinctuelle et affective semble drainée dans un seul sens, s’assurer l’amour et par là, maintenir la sécurité. Il y a primauté de l’image maternelle et paternelle maternisée pour les deux sexes. L’évolution affective liée au développement normal de l’instinct sexuel, telle que Freud l’a décrite, ne peut se produire : pas d’Oedipe, ou tendance oedipienne sporadique et de faible intensité, toujours prête à « s’infantiliser ». Partant de là, pas de Surmoi. C’est le Moi, et non le Surmoi, qui s’oppose à l’Oedipe, un Moi très primitif pour qui la relation oedipienne est inconcevable car elle constitue une menace quant à la sécurité. L’abandonnique aspire au sentiment de fusion avec un autre être (la mère) et non au sentiment de relation qu’il ne conçoit même pas.

 

Sources :

1. Odier C. : « L’angoisse et la pensée magique. Essai d’analyse psychogénétique appliquée à la phobie et la névrose d’abandon »

2. Guex G. : « La névrose d’abandon »
2. Symptômes.
Les abandonniques ont toujours deux caractères en commun : l’angoisse et l’agressivité qui se rattachent à un état psychologique initial, caractérisé par l’absence d’un juste sentiment du Moi et de sa valeur propre. C’est sur l’angoisse qu’éveille tout abandon, sur l’agressivité qu’il fait naître et sur la non-valorisation de soi-même qui en découle, que s’édifie toute le symptomatologie de cette névrose. (1)

a) les peurs et l’angoisse

Non-valorisé, l’enfant se trouve dans un état de faiblesse et d’impuissance qui donne naissance aux terreurs. L’adulte qu’il devient ne peut s’en délivrer, il reste ce qu’il était : un être prématuré devant la vie, incapable de s’y adapter par lui-même, la réalité demeurant pour lui hostile et inaccessible. Pour Odier C. (2), les peurs et angoisses de l’abandonnique, soit à l’état de veille, soit à l’état de sommeil (cauchemar), ont toutes les caractéristiques des terreurs primaires de l’enfant en face des êtres et objets doués par lui d’une toute-puissance maléfique. On peut retrouver des peurs cosmiques (tremblement de terre, …), physiques (feu, vide, armes, animaux, maladies, mort, …), psychiques dont l’objet central est la peur de manquer d’amour ou peur de le perdre.

Parmi celles-ci il y a :
– la peur de se montrer tel que l’on est : l’abandonnique doute qu’on puisse l’aimer tel qu’il est, car il a fait la cruelle expérience de l’abandon, alors qu’il se proposait à la tendresse des autres, tout petit, donc sans artifice

– la peur du risque affectif : l’angoisse de l’abandon et de la solitude entraînent une peur intense de tout ce qui peut comporter un risque dans ce sens

– la peur de la responsabilité : pour éviter ce risque, l’abandonnique ne s’engage affectivement vis-à-vis de rien ni de personne à moins de garanties sérieuses. D’une manière générale, il redoute la responsabilité et a tendance à la rejeter sur autrui
Hanté par la peur de perdre l’amour, l’abandonnique cherche à se préserver de ce malheur et de l’angoisse qui l’accompagne par des mesures de protection, tantôt négatives (refus de s’engager, s’infliger l’abandon pour éviter le sentiment d’être le jouet d’autrui : lâcher pour ne pas être lâché), tantôt positives (dévouement, asservissement à autrui, soin porté à préserver le lien, …).

L’angoisse abandonnique a toutes les caractéristiques du stade de développement élémentaire auquel elle appartient. C’est l’angoisse primaire par excellence, liée à l’incapacité de l’enfant de satisfaire ses propres besoins et de se défendre contre les menaces du monde extérieur. Elle est immédiate et parfois très confuse, constituée par un débordement d’émotion que le Moi est incapable d’endiguer. Dès la deuxième année, elle participe au stade magique et à la prélogique enfantine, elle garde ces caractères, quel que soit l’âge du sujet. Sous le coup d’une menace de frustration, l’abandonnique régresse immédiatement au stade d’impuissance primaire, et son Moi, envahi par l’émotion et la peur, ressent le malheur comme inévitable et déjà consommé. (1)

b) l’agressivité

Elle est réactionnelle, consécutive aux privations d’amour de l’enfance et susceptible de diminuer, puis de disparaître au cours du traitement. Elle se manifeste par la vengeance, faire subir à l’autre ce dont l’abandonnique a souffert lui-même et menacer, frustrer, abandonner. Il fait payer à autrui ses souffrances passées de mille façons :
– par les exigences sans limite de son besoin d’amour
Exigences liées à la pensée magique, la plus grande preuve d’amour qu’il réclame de l’objet est non seulement d’être compris, mais d’être deviné. Il s’agit de mettre à l’épreuve pour faire la preuve soit en disant le faux pour mettre à l’épreuve le don divinatoire de l’objet, et par là même s’assurer de son intérêt et de sa compréhension, soit de savoir si l’objet aimera malgré tout le sujet tel qu’il est et si désagréable qu’il puisse se montrer, la mesure de son endurance donnant la mesure de son amour.

Exigences liées à la méconnaissance de l’intention, les paroles sont trompeuses, la compréhension intérieure et les sentiments sont sujets à caution. Il lui faut des faits, et ces faits seront envisagés par lui à l’état brut, dépouillés de leur contexte, des circonstances connexes, des intentions de l’objet : « il aurait pu arriver à l’heure s’il l’avait réellement voulu, s’il le désirait vraiment, il pourrait vaincre tous les obstacles ». Le manque de sécurité affective joint à un égocentrisme très primitif abolit le sens du possible, du réel et le fait recourir à la croyance magique en la toute puissance de l’objet.

Exigences liées au besoin d’absolu : l’abandonnique aspire à tout partager avec l’être qu’il aime, à tout savoir, à tout faire avec lui. L’attachement abandonnique est exclusif, il n’admet ni l’absence, ni le partage, c’est tout ou rien. (1)
– par une attitude passive
Demeuré fixé au stade réceptif et captatif de l’enfance, il attend tout d’autrui. Dans les cas aigus, il demeure passif dans tous les domaines de la vie. Cette lacune est exploitée par l’abandonnique dans le sens de sa névrose, pour prolonger la jouissance d’un état infantile d’irresponsabilité et pour avoir barre sur autrui en l’asservissant à ses besoins. On retrouve ici le déplacement d’agressivité tendant à faire supporter par les objets actuels les fautes commises par les parents, et leurs nombreuses conséquences. (1)
– par ses interprétations « fantaisies et comportement masochique
Il s’agit dans ce cas d’un masochisme affectif et non d’un masochisme moral comme Freud l’a décrit (retournement contre soi d’un sadisme primitivement dirigé contre autrui, puis refoulé). Odier C. (2) l’a décrit comme primaire, partiellement donné dans la constitution même de l’individu et renforcé par l’abandon, il n’est donc pas le produit d’un refoulement dû au Surmoi. Ses mécanismes, élaborés par le Moi, sont généralement conscients ou préconscients et semblent vouloir d’une part, renforcer et justifier le sentiment de non-valeur de soi-même, d’autre part, d’alimenter la rancune initiale et l’empêcher de s’éteindre. La dimension agressive est bien présente : en s’en prenant à soi-même, en niant sa propre valeur, en s’abaissant, en s’avilissant, en se détruisant psychiquement, le sujet sait bien qu’il atteint l’objet, et à travers lui, parfois directement aussi, la mère ou le père coupable du manque d’amour.

On peut observer trois groupes de manifestations masochiques selon Guex G. (1) :

– les manifestations masochiques liées au besoin de mettre à l’épreuve pour faire la preuve : résultat de ses fausses attitudes, ses faux refus, … qui le privent sans cesse de ce qu’il souhaite, de ce à quoi il aspire. Ils accentuent sa situation d’infériorité, son état de dépendance et aboutissent à l’échec

– les manifestations masochiques explosives : scènes de désespoir, crise de dévalorisation dirigées contre l’objet, accès d’angoisse plus ou moins spectaculaires. Plutôt qu’à se faire consoler et rassurer, le sujet vise à blesser l’objet, à le désemparer, à lui donner de la culpabilité, car le propre de ces crises est de mettre en évidence l’irresponsabilité du sujet et la complète responsabilité de l’objet

– les manifestations masochiques secrètes : rêveries et fantasmes masochiques de caractère affectif, non sexuel. L’agressivité est présente car dans ses fantasmes, l’objet devient capable de tout, c’est-à-dire du pire : tromperies, infidélité, abandon

c) la non-valorisation

Les circonstances traumatisantes qui ont privé l’enfant de sécurité affective se sont produites dans ses premières années, alors que tout son développement était encore à faire et que, par conséquent, l’acquisition du sentiment de la valeur de soi-même était à venir. Il ne s’agit donc pas ici d’un sentiment de valeur perdu, mais d’un sentiment de valeur non-acquis. Cette non-valorisation de l’abandonnique en tant qu’objet d’amour s’exprime en premier lieu par des doutes multiples envers lui-même : « je ne vaux pas qu’on m’aime ». Ces doutes ont tendance à se fixer sur des manifestations extérieures de la personnalité ou sur quelque défaut physique, autour duquel se cristallise toute l’insécurité du sujet. Le mécanisme de défense en jeu est le rejet de la responsabilité par la projection à l’extérieur des causes du trouble.

Il arrive parfois que des abandonniques se rendent compte de certaines lacunes intérieures, c’est à elles que s’accroche et s’alimente leur sentiment d’impuissance : manque d’intelligence, de culture, … Ce sont alors ces manques illusoires ou réels qui justifient pour eux leurs échecs affectifs, leurs déceptions en amitié ou en amour. Les doutes de l’abandonnique quant à lui-même sont renforcés par un mécanisme qui procède de la même cause, c’est-à-dire de la non-valorisation, consistant à survaloriser autrui dans la mesure même où l’on se sait dévalorisé. A son tour, la survalorisation des autres engendre la tendance à se comparer sans cesse à eux, à son propre détriment. Cercle fermé, où un mal fait naître un plus grand mal. La non-valorisation affective amène toujours l’abandonnique à un sentiment extrêmement pénible et obsédant d’exclusion, de n’avoir nulle part sa place.

De cette non-valorisation découle une fausse notion de soi-même, un manque de respect et d’un juste intérêt pour soi-même. (1)

 

Sources :

1. Guex G. : « La névrose d’abandon »

2. Odier C. : « L’angoisse et la pensée magique. Essai d’analyse psychogénétique appliquée à la phobie et la névrose d’abandon »
3. Etiologie.
Du point de vue psychique, la petite enfance des névrosés adultes, comme celles des enfants directement observés en période d’angoisse d’abandon, présente trois traits caractéristiques :

– une forte affectivité, avec prédominance des besoins affectifs sur les autres besoins

– un besoin possessif intense, plus ou moins camouflé, à l’égard des êtres qu’il aime. Intolérance à la privation, à l’absence, au partage

– une tendance marquée à l’anxiété

Le petit abandonnique témoigne d’une sorte de « gloutonnerie » affective (à rapprocher de la gloutonnerie réelle que manifestent certains enfants en période de carence affective). Pour qu’il soit heureux et paisible, il faut qu’il se sente entouré de tous ceux qui l’aiment et qu’il chérit en retour, que rien ne menace l’unité familiale en général et singulièrement son unité avec la mère et que celle-ci lui donne preuve sur preuve de son amour. Inversement, tout ce qui menace cette unité, tout ce qui lui semble porter atteinte à l’exclusivité du lien, déclenche son désespoir ou sa révolte. Sa sécurité s’effondre avec la même facilité qu’elle se retrouve : il dépend entièrement du climat créé autour de lui, et ce climat lui-même est dû souvent à de très petites choses, des nuances, des riens, qu’un autre enfant ne remarque même pas et qui risquent de passer inaperçus aux yeux de l’adulte inattentif. Facile à éduquer et à adapter aux exigences de la vie pour tout ce qui ne touche pas à l’affectif, car là ne réside pas son intérêt primordial, il manifeste une intolérance quasi absolue à tout ce qui implique un renoncement sur le plan de l’amour possessif. (1)

A un moment de son existence, l’enfant s’est trouvé en face d’une privation d’amour non objectivement motivée, par exemple dans les innombrables cas de « fausse présence » maternelle. Une fausse-présence qui s’oppose à la réalisation d’une concordance correcte et heureuse entre l’action de l’objet et les besoins du sujet, cela se ramène à une présence purement corporelle ou matérielle avec succession d’actes moteurs et de paroles impersonnelles. L’enfant s’est senti seul, ne comprenant pas et s’angoissant. De ces privations-là la mère la plus attentive ne peut donner que des explications superficielles et fausses, que l’enfant enregistre comme telles, puisque les raisons véritables, le plus souvent, lui échappent à elle-même. L’analyse prouve que le besoin de s’expliquer son malheur tourmente alors profondément l’enfant. Il faut qu’il comprenne. Suivant sa nature et ses tendances profondes, il adopte soit le point de vue de l’infériorité « Je ne vaux pas qu’on m’aime », soit le point de vue de la culpabilité « C’est ma faute, on ne peut pas m’aimer parce que je suis méchant ». Il est rare que la névrose d’abandon s’installe suite à un abandon réel. (2)

On retrouve donc la même étiologie que dans l’angoisse d’abandon, cela laisse supposer qu’un enfant souffrant d’angoisse d’abandon risque de devenir un adulte abandonnique s’il n’a pas été aidé dans son enfance.

 

Sources :

1. Guex G. : « La névrose d’abandon »

2. Odier C. : « L’angoisse et la pensée magique. Essai d’analyse psychogénétique appliquée à la phobie et la névrose d’abandon »

 

275 comments

  1. Chère inconnue,
    On ne se connaît pas, mais ton message m’a touchée et fait écho en moi. ( tes mots – maux – étaient les mêmes il y a une décennie )
    J’ai 10 ans de plus que toi, 10 ans de chemin parcouru, et je peux te dire que le temps aidant, nos maux deviennent moins intenses, moins fréquents, et qu’on gagne une certaine sérénité. Aujourd’hui, j’ai foi que ma vie a de la valeur. J’ai de la valeur et je suis aimable. Tout comme toi, et comme chaque être humain. Essayons de ne pas l’oublier et d’y croire très fort.
    Tout est dans le titre de ton message (« bonjour tout le monde, je suis). Car oui, tu es.
    Et Dieu t’aime puisqu’il t’a donné la vie.
    Je te souhaite le courage pour avoir confiance.

  2. Ton message ma fait réaliser que je ne suis pas seule.

    J’ai 21 ans je suis une jeune femme bloqué pour faire avancer ma vie.

    J’ai grandie avec mon grand frère ma soeur mon petit frère et mes parents 

    Mon grand frère a 18 ans a fuit les lieux car trop chouchouter il avais tous ce dont il désirez ma grande soeur ce fesais taper

    Insulter elle a connue des viols car elle a passer sa jeunesse dehors pour ne pas voir ma mère j’ai vécu en plein dans la violence sans comprendre j’avais 4-5 ans m mère et une perverse narcissique elle ce nourris de la souffrance quelle seume elle acheté des cadeau pour Noël et celui de ma soeur elle la jeter a la poubelle quand elle a vue que ma soeur l’aimer bien…ma mère a forcer ma soeur a ce mariée avec un canadien et a c’est 17 ans je ne les jamais revue j’en avais 6 ans. J’ai grandie avec des carence mes a ce stade je ne savais pas de quoi mon père nous élever moi er mon frère. A l’âge de 5 ans on ma emmené chez un psychologue car je me suis fait toucher par mon directeur de maternelle mes parents le savais mes on rien fait a 3 ans jai dit que c’était mon père a 3 ans pourquoi j’ai dit cela qui a pue me dire de dire de tel chose j’ai etais suivie jusque mes 8 ans et la psy ma dit incurable 

    Vers l’âge de 7 ans la violence entre moi et ma mère commence des rapport de force je souffrait par sa violence elle me taper car je perdrais mes feutre a l’ecole j’avais peur d’aller a l’ecole peur de perdre j’avais des souci de concentration j’ai redoubler ma ce1 c’était un enfer j’avais pas d’amis je me fesais frapper chaque jour a l’ecole sans que mes parents ne m’aide j’ai commencer a arrêté l’école vers la fin du cm2 j’avais besoin d’aide j’ai connue la rue la cigarette a 11 ans le viol a 11 ans et demis ma mère qui me disais « tu n’est qune pute tu aimais sa? Retourne les voirs dans ta cave » et qui me disait « j’aurais du t avorter tu et qune traîner tu me fait honte grosse comme tu et elle m’appeller la baleine ou la vache » je suis tomber dans la boulimie a 9 ans j’avais des souci de santé comme des dent carrier des grippe une hypothyroïdie jai rarement vue le médecin dans ma vie. Par contre mon petit frère lui avais tous dernière technologie argent amour?  Moi rien je dormais sur un lit récupérer j’avais une petite radio offerte par ma mamie et med affaire a même le sol je n’avais que sa. J’avais pas beaucoup le droit de parler a mon frère du coup des milliers de conflits entre nous des insulte des bagarre et ma mère me frapper alors que mon frère la plus part du temps me provoquer.

    MOn père etais passif car ma mère lui disait que j’étais venue dans leur vie pour les détruire il parresais perdue a 12 ans elle le disais vivement tes 18 ans que je te foute a la porte avec en prime la fameuse insulte  « grosse salope » elle nous donner même pas a manger avant de partir a l’ecole et des fois elle my ramèner en pyjama beaucoup de moquerie.

    A l’âge de 14 ans je lui et dit la prochain fois que tu me frappe je te tue! Elle ma plus jamais toucher mes insulté descendue en public jai vécue a cette haine en moi du pourquoi elle me fait vivre cela ? Pourquoi on ma toujours remid faute sur moi j’ai cette impression que tous se qui ce passe de négatif avec eux c’est ma faute j’ai tenté de me suicider aussi … a 17 ans jai trouver un homme avec laquelle j’ai eu un enfant on a eu notre appartement un gros souci éclata et ma petite famille noud revoilà dans ma chambre d’enfance avec ded guerre devant les yeux de ma fille qui a 2 ans elle ne cz gêne pas de m’insulter quand je part de la maison familiale j’ai ce besoin de revenir pour resoufrire ou comprendre entendre qu’il avouerons leur faute qui o fait de moi cette femme jeune mère perdue sans accroche sans futur fixe et instable.

    J’espère qun jour j’oublirais ce cauchemar et un avenir meilleur avec ma fille auquelle parfois en moi je revois ma mère j’ai peur de prendre ce chemin qui fera souffrir mon enfant.

  3. bonjour à tous, 

    je sais depuis quelques années que je suis atteint par cette névrose.

    je me suis replié sur moi-même et je n’arrive pas à voir le bout du tunnel.

    Je perds pied de plus en plus et ça fait boule de neige.

    Je ne sais pas comment réagir.

    Je n’arrive plus à gérer et c’est invivable.

    Je n’arrive pas à demander de l’aide à mes proches ni à leur parler de ce que j’ai.

    Ma mère est médecin et tout ce qui concerne ces domaines psychologique ne l’intéresse pas.

    Et mon père est démissionnaire.

    Comment m’en sortir

    Merci à vous

    Stéphane

  4. Bonjour,

    C’est avec beaucoup d’émotions que j’ai lu tous les témoignages de ce blog… Je découvre la définition d’une personne abandonnique, je ne connaissais pas … Et je réalise que ça résume tout ce que j’ai vécu pendant 5 ans avec mon compagnon qui est donc abandonnique…

    J’ai pris la décision de le quitter il y a quelques jours…une décision douloureuse car je pense l’aimer encore mais je n’ai plus de force, je suis épuisée de toutes les crises, de la violence des mots, de la remise en question systématique de mon amour pour lui.

    C’est terrible. Sans connaître le descriptif de la névrose, j’avais bien conscience de son trouble affectif lié à une enfance troublée par un père violent, alcoolique et une mère dans le déni. Je lui ai déjà fait remarqué que ses exigences étouffaient l’amour, que je n’étais peut être pas la seule responsable de notre relation chaotique. Mais rien à faire, il était dans le déni complet.

    Je n’ai pas réussi à lui faire voir les choses sous un angle différent. Pour lui, en dépit de la violence vécue dans son enfance, il n’a pas manqué d’amour car on le lui disait. C’était verbalisé. Est-ce que cette situation paradoxale, violence/amour a ancré l’idée que l’on ne peut que douter de l’amour qu’une personne lui porte ? Ça ne peut être que du faux ? Sa mère n’a pas pu vraiment l’aimer si elle l’a laissé subir les coups de son père ?

    C’est une personne de caractère fonceur qui n’est pas dans la dévalorisation de soi-même. Au contraire. C’est la différence que je vois par rapport à la définition de l’abandonnique. Mais j’y ai toujours vu une surcompensation d’un manque de confiance en lui.

    Son amour était tellement exclusif qu’il a fait le vide autour de moi. J’ai pris beaucoup sur moi par amour pour lui. Sans qu’il veuille bien l’admettre. Sans qu’il le voit. Je pensais que son amour était plus filiale qu’amoureux.

    L’ampleur des crises était telle que parfois ça frisait la folie. La situation lui échappait. Il était en roue libre, comme possédé par ses frustrations qui se transformaient en véritable douleur pour lui. Plus ça allait, plus les crises s’intensifiaient en fréquence et en intensité. Je devais donc bien l’aimer pour endurer tout ça ? Mais non, ça ne lui suffisait toujours pas pour comprendre que je l’aimais.

    Je croyais vivre avec un pervers narcissique jusqu’à lire ce blog. Car il était très égoïste, car sa violence s’intensifiait jusqu’à me rabaisser, me mépriser, m’insulter et d’autant plus si je tentais de me défendre ou au contraire si j’étais plus faible. Et en même temps, il me faisait des déclarations enflammées, il me disait que j’étais tout pour lui, qu’il ne pouvait pas vivre sans moi, sans être totalement comblé par mon amour et frustré de mon manque d’actes visibles de mon amour.

    Mais après de nombreuses tentatives pour continuer à y croire, à croire à un avenir heureux ensemble, j’ai décidé de mettre un terme à cette relation qui devenait destructrice.

    Le tragique de l’histoire est que nous nous entendons très bien en dehors de la manière dont on conçoit l’amour dans un couple.

  5. Et oui , vous n’êtes pas seul ! j’ai les mêmes symptomes , les mêmes envies mais peut être plus accés sur le sadisme que le masochisme , et mon image de moi est déplorable malgré que je sais que j’ai énormément de qualités .

    Par contre , pour les psy , je n’y crois plus du tout , j’en ai fais 5 ces dernières années , et ils traitent ça comme une névrose traditionnelle , et ça ne fonctionne pas du tout , le dernier en date me disait juste de changer de femme , que c’est juste qu’elle ne me correspond pas , et j’y crois pas une minute ! Daniel Dufour dans son livre , nous dit bien que ça ne soigne pas dans une psychothérapie classique , et j’en suis persuadé maintenant . Alors j’arrête les psy , je me psy moi même , un peu tout les jours , je vais courrir , du vélo , et j’écris ! une sorte de journal intime et pour l’instant , c’est ce qui me réussis le mieux .

    Bon courage !

    Gilles

  6. Bonjour,

    Je découvre votre témoignage, et je m’aperçois également que je se suis également dans ce cas de figure: abandoniqueje voulais simplement vous donner un peu de force et vous dire, bon courage, il faut que l’on guérisse et que l’on accepte en incluant le pardon à nos parents, qui ne savent pas ce que réprésente l’amour, parce qu’ils n’ont pas reçus d’amour non plus !comment donner ce que l’on n’a pas eu!

    BON COURAGE

    MARIE-CLAUDE

  7. Bonjour,

    j’ai 33 ans et la vie me sourit dans beaucoup de domaines mais le sentiment d’abandon me rattrappe dans ma vie amoureuse.

    Mais j’ai décidé de lutter contre ça et le mieux, en tout cas pour moi, c’est de chasser ces pensées négatives. Je ne vous dis pas que je ne suis jamais sous l’emprise de mauvaises pensées du genre « il ne m’aime plus, je le ressens » mais je m’oblige à me changer les idées et le mieux pour moi c’est le sport!

    Je ne veux pas m’appitoyer sur mon sort même si ce n’est pas rose tous les jours. Après tout la vie est faîte de hauts et de bas, et c’est justement ce qui fait son intérêt.

    Les psys, j’en ai vu plusieurs et franchement ça ne m’a pas aidée. Mon meilleur conseil, c’est de se battre contre soi-même et je pense qu’en tant q’être humain nos capacités sont suffisamment élevées pour le faire.

    Courage à toutes et à tous,

    Caroline

  8. Bonjour

    C’est une description étonnamment réelle de l’abandonnique. Je vous félicite pour cela.

    J’ai grandi dans un orphelinat des pays de l’est.

    Cordialement. 

  9. Bonjour, j’ai 44 ans et me bat depuis plus de 4 ans maintenant pour essayer de sauver mon couple … !

    Les 3 premières années de notre couple, ce fut l’amour fou et puis le jour ou je lui ai annoncé que j’allais devenir Maman, de jumelles , tout a basculé ! Il voulait que j’avorte, car il ne se sentait « pas prêt », mais pour sois-disant recommencer 1 an après … evidemment ma grossesse s’est passée quasi seule, et je ne vous parle pas de l’après accouchement … moi « malade » à m’occuper seule de 2 petites filles … je n’avais donc plus vraiment l’energie et la force de m’occuper de lui en plus …. Je ne vais pas vous faire le récit de tout ce que j’ai endurer mais ce fut une période très difficile !

    Aujourd’hui, malgré tout cela je suis toujours avec lui, mais c’est lui qui veut me quitter, …. il ne m’aime plus ! Il a déjà 3 autres enfants d’un premier marriage et à quitter sa première femme pour les mêmes raisons ! Une femme qui devient mère n’est plus sa femme !

    L’histoire est un peu differente mais en beaucoup de points similaire … j’ai compris que tant que je faisait tout pour lui, et uniquement lui … ca roulait parfaitement! Mon amour etait centré sur sa personne et ayant été abandonné à la naissance par sa mère, il était en manque d’affection constante, ce qui ne posait pas de problème,… jusqu’à ce que viennent au monde 2 petites filles qui, comme tous bébés ont besoin d’attention constante et plus que particulière, et ne recevant aucune aide de sa part, il n’était plus le centre du monde ! … le début de la fin …

    Tout ce que je faisait était « mal fait » , « mauvais », critiqué, parfois cinglant, bref normalement des propos pas permit de quelqu’un qui vous « aime » … comme s’il se nourrissait de petite choses futiles qui pourrait le convaincre que je ne suis plus sa femme mais une mère qui l’a abandonné et que il ne m’aime plus !

    la sagesse me dirait de fuir cet être qui me fait du mal, qui nous fait du mal car les enfants, grands comme petits en souffre … mais j’ai envie de garder l’espoir qu’il va réagir, se prendre en main … se rendre compte qu’on l’aime … il veut être heureux dit-il … je pense qu’il ne sait même pas vraiment ce qu’être heureux , pour lui veut dire ….car il a tout pour être heureux, mais ne veut pas le voir, l’accepter … tout est centré sur sa personne et l’autre ne peut faire que suivre en essayant de ne pas prendre trop de place sinon cela ne lui convient pas !

    comme la personne précédente à dit, inconsciemement, il a créé le vide autour de moi … une partie de ma famille, mes ami(e)s …

    C’est difficile d’être la victime d’un abandonnique car il nie son état et pour lui, il n’a rien à se reprocher ….

    Pensez-vous qu’il y a des solutions, comment faut-il faire pour qu’il se rende comptre et accepte son état, accepte de se faire soigner, s’il y a moyen ?

     

     

     

     

  10. Témoignage terrible mais passionnant.Je suis un homme de 37 ans et alors que j’avais quelques mois,j’ai dû être hospitalisé pour une infection grave et tout contact parental était prohibé,même visuel.Je hurlais,arrachais les perfusions.J’ai passé toute mon enfance »dans les jupes de ma mère »craignant sans cesse d’être abandonné.Puis quand j’ai eu 8 ans,mon père est tombé gravement malade et je ne l’ai plus revu pendant des années(il était très lourdement handicapé,ne pouvant plus marcher ni parler,ni écrire).A l’adolescence j’ai commencé à souffrir dans mes relations affectives puis à sortir avec des femmes »mûres »,croyant qu’elles me materneraient et ne m’abandonneraient.malheureusement,cela arrivait presque toujours,me broyant littéralement.J’ai été marié avec une femme qui m’indifférait et mon divorce me laisse un sentiment d’échec,sans plus,la vie avec cette femme étant impossible(violences).Maintenant,je vois que je n’ai toujours pas évolué et redoute dans ma relation actuelle,la perte de l’être aimé,ressentant tous les sentiments que vous avez évoqués.

    • Bonjour, je suis pareille à vous sur plusieurs points… Hospitalisée les 4 premiers jours de ma naissance (c’est à dire directement arrachée à ma mère après la césarienne), j’ai eu une enfance surprotégée et un rapport très entier en amitié comme en amour, toute ma vie. Je ne comprends pas qu’on ne se donne pas complètement. J’apprécie assez la solitude vu que j’ai toujours considéré que c’était probablement ma seule véritable place (sentiment d’exclusion inéluctable, même dans les cas où je suis très entourée) et développé plein de facultés pour obtenir de la reconnaissance sociale. J’ai été broyée par les différents abandons vécus, jusqu’au quasi-suicide, j’ai été agressive, violente, brûlante de douleur. Je suis une femme de 27 ans, et j’ai toujours eu de l’attirance pour les hommes plus âgés car ils me rassurent, me paraissent plus stables. J’ai manqué à cette règle il y a 5 ans, et je viens de me faire quitter il y a quelques semaines par cet homme. Le caractère abandonnique m’apparait dans la mesure où je me trouve dans le paradoxe suivant (dont je suis tout à fait consciente) : je ne veux pas que cet homme revienne dans ma vie (intenable à long terme), mais je ne supporte pas l’idée qu’il me laisse, m’oublie. Ma volonté (l’indifférence) est parfaitement impossible à mettre en oeuvre car je brûle littéralement, toute rationalité écartée. Je me suis toujours dit que j’étais comme un animal, très instinctive, sauvage, sans concession. Ce qui se voit corroboré par ce texte. N’y a-t-il rien à faire pour calmer l’enfant à l’intérieur, pour faire évoluer ce caractère primitif ?

  11. Bonjour Joran,

    Je viens de comprendre beaucoup de choses grâce à ce site.

    J’ai commencé une thérapie mais je n’ai pas l’impression que le psy comprenne car il voit mon ex comme un salaud pour le moment alors que je n’arrête pas de lui dire que le problème vient de moi aussi.

    Pourrais-tu me donner l’adresse de ton psy sur Paris ?

    C.

  12. Bonjour,

    J’ai lu ton témoignage et j’essaye d’autant plus de comprendre que mon ex etait comme ca. Je sais qu’il m’aime mais il a préféré m’abandonner par peur de l’être . J’ai refais ma vie rapidement mais je sais que cela le rend malade malgrè qu’il soit avec une autre. Mon amour pour lui était sincère et profond et le restera mais je ne lui dirais jamais. Il ma trop fait souffrir alors que j’étais son amour et son équilibre. C’est à lui a prendre conscience d’une part de son problème et d’autre part à faire ce qu’il faut.Il a la clef de mon coeur, à lui de trouver la serrure… Cela doit venir de lui.

    Je n’espère rien, je vis et avance.

     

     

  13. Je suis tomber amoureux , d’une femme merveilleuse , mais complexe…en soin pour troubles abandoniques
    Apres 1 an de vie commune , épris des mêmes passions (escalade et haute montagne), elle a décidé de me quiter , dure pour moi!! toutefois elle fait tout pour garder le contact , m’apel souvent , vient me voir et pleure au moment de se séparé ( moi aussi d’ailleur!), me propose des sorties montagne….etc etc
    toutefois rien , cette situation me fait terriblement soufrir , car je sais plus quoi faire , et j’ais le sentiment qu’elle joue avec mes sentiments , beaucoup de vos temoignages decrivent celle que j’aime ,
    que faire ????

  14. Vous pouvez considérer et analyser les choses ainsi : vous avez été hospitalisé dans votre petite enfance pour un problème de santé mais vos parents vous ont aimé, ont voulu votre naissance et ne sont pas responsables de votre infection (ou involontairement). C’est le corps médical et votre état de santé qui exigeaient cette séparation et non le désinteret ou le manque d’amour de vos parents ! Vous avez vécu cela comme un abandon dans votre esprit d’enfant mais à l’état d’adulte, vous pouvez raisonner et savoir parfaitement que ce n’était pas le cas !

    Quant à votre père, votre mère devait vous en parler de temps à autre, vous donner des nouvelles, peut-être que vous ne les avez pas entendu ou que vous ne vous en souvenez pas… Posez tout simplement la question à votre mère en lui signalant au besoin que la maladie et la séparation avec votre père vous a affecté. Cette conversation avec votre mère et ses réponses peuvent vous faire du bien.

    Quant à vos relations affectives, sachez que pour être bien avec quelqu’un, il faut déjà être bien avec soi-même ! Faites d’abord le ménage dans votre tête. Au besoin, allez voir un psy. pour lui parler.

    Trop de gens pensent à tort que l’autre va leur servir de béquille, or ce n’est pas viable d’avance !

    • Vous ne savez pas de quoi vous parlez. La souffrance est ressentie, une émotion qui s’impose (le doute, l’inquiètude, la déprime, la certitude insensée qu’on ne vaut rien) et non réfléchie. On ne soigne pas l’émotionnel par le rationnel. Ces deux éléments n’ont d’ailleurs rien avoir l’un avec l’autre, et ne s’influencent que de façon très superficielle.

  15. Bonjour!
    Je crois que mon (ex) copain est abandonnique. Nous nous sommes séparés après deux ans et demi d’une relation vraiment profonde et vraie. Il y a quelques temps il commencait à se sentir étouffer dans notre relation (il a arrêté de prendre des drogues pour moi en partie et a perdu tous ses amis, il a également déménagé en suisse pour vivre avec moi il y a un an et demi). Il déprimait de n’avoir plus de vie sociale et de ne voir que moi mais n’arrivait pas à prendre de distance. Je lui ai donc suggéré qu’on ne se voit pas pendant un mois, histoire qu’il soit obligé de rencontrer de nouvelles personnes et d’avoir autre chose dans sa vie que moi. Il a tenu deux semaines avant de me revoir. Il était vraiment bizarre, distant comme il n’a jamais été (il était tjs très colant, calin, à me dire je t’aime tous les 3 sec). J’ai essayé de lui demander ce qu’il n’allait pas mais il ne voulait pas me le dire. J’ai regardé dans son portable et j’ai trouvé qu’il m’avait trompé durant cette « pause » et qu’il m’en avait rien dit. Nous avons déjà eu plusieurs disputes parce que j’avais regardé son portable et il savait que j’allais le faire. Il a laissé tous les messages de cette fille et je sens que c’était un moyen pour lui de mettre un terme à notre relation sans en prendre la responsabilité. Je sais qu’il m’aime et qu’il aime notre relation. Pour moi c’est vraiment du sabotage. J’ai peur qu’il revienne vers moi en s’excusant. Peux-t-il se rendre compte tout seul de ce qui le pousse à saboter ses relations? (j’ai oublié de dire qu’il a eu une enfance où ses parents l’ont diabolisés et lui ont régulièrement dit qu’ils auraient voulu ne pas l’avoir eu). Je sens qu’il a fait ca par peur. Mais puis-je croire que la situation peut changer? Que faire s’il revient vers moi en suppliant le pardon?
    Merci pour votre réponse, je sais que c’est difficile de répondre mais j’ai plus envie de souffrir comme ca même si je l’aime tellement.

  16. Je vous écris car je suis « abandonniste »? Ma psy vient de me dire ça. (Diagnostiquer?)
    Suis-je malade? Est-ce qu’une fatalité?
    Je suis en thérapie depuis une année et avec des problèmes très sérieux dans mon couple depuis des années.
    Je me sens complètement abandonnique! Je suis pleine dedans!
    Aucune idée de comment m’en sortir et de comment arrêter d’harceler mon mari!
    J’ai trop peur qu’il soit trop tard pour sauver mon mariage ou cela est encore des délires ?
    Je n’arrive plus à savoir. Mon mari me dit qu’il m’aime mais je crois à moitié. Je m’embrouille tout le temps dans mes pensées, entre ma perception choses et la réalité.
    Je suis toujours prise par des angoisses qui viennent de nulle part. Ca peut être un geste, un mot, je n’en sais rien. Je n’ai plus de tout de conviction.
    C’est drôle parce que pendant presque 6 mois on a parlé en thérapie de mon mari et tout en coup ma psy m’a dit : vous n’abandonnez personne, vous souffrez d’abandonnisme.
    Ca m’a fait un choque mais maintenant j’arrive à rester une soirée sans mon mari sans que je doute complètement de son amour.
    C’est pour témoigner parce que je ne demande même plus d’aide. Je ne suis pas crédible.

  17. bonjour,
    j’ai 38 ans et j’ai l’impression d’avoir perdu une grosse partie de ma vie
    parce que je ne comprenais pas pourquoi je n’arrivais pas à habiter la
    réalité. comme si j’étais anesthésiée, du coup les seules façons de
    me sentir vivante consistaient à passer à l’acte (boulimie, kleptomanie
    et j’en passe). je n’ai pas envie de dire que mon histoire est banale parce
    que chaque histoire est singulière. pendant des annèes, j’ai glanné des
    éléments pour expliquer ce qui m’arrivait. comme si des les premières
    annèes j’avais conscience d’être spectatrice de La vie et de ne pas y
    être.je suis issue d’une famille très nombreuse où nous étions tous
    livrés à nous même, des parents absents dans le sens où outre les
    soins d’hygiène et de nourriure il n’y avait aucun soin, aucune
    attention. de plus ma mère avait un système de valorisation ou
    dévalorisation de ces enfants, par exemple moi (mais pas seulement moi
    dans la fratrie) j’étais considérée comme pas belle, trop maladroite
    etc. ce qui me sidére aujourd’hui c’est cette capacité (sans avoir l’air
    de le faire intentionnellement) à détruire autant de personnes (beaucoup
    de maladies, de toxicomanie dans la famille etc). bref je n’ai jamais eu
    aucune assise pour m’inscrire tout simplement dans la vie. j’ai gaché des
    annèes de possibilité de parcours professionnel (nous étions tous doué
    pour les études mais nous avons plus ou moins réussi, d’ailleurs ce qui
    ont réussi sont ceux qui se sont éloignés géographiquement de mes
    parents), après une maîtrise de philosophie, j’ai foiré pas mal de
    chose. au fond de moi, je voulais travailler dans le social mais comme
    personne ne m’a poussé dans cette voie, je ne m’en sentais pas digne. les
    choses commencent à changer doucement, j’ai un petit garçon de 6 ans qui
    très vite s’est imposé comme une personne envers qui j’ai à la fois des
    devoirs et tellement d’amour, je ne comprends d’autant moins comment mes
    parents ne se sont pas investis par nous. j’ai repris une formation
    d’assistante sociale (enfin!) et surtout j’ai vu une psychiatre qui la
    première m’a parlé de névrose d’abandon, j’ai pourtant souvent appellé
    à l’aide (consulter différents psy) et aucun ne m’a parlé de cette
    possibilité. je sais que ma vie ne tient qu’à un fil et j’espère y
    arriver.
    cordialement

  18. Bonjour,

    J’aimerais savoir si une personne abandonnique peut dépasser ce stade et ne plus ressentir cet état d’angoisse en permanence ou si il s’agit juste à travers les thérapies de diminuer l’intensité de cette angoisse.

    Merci d’avance pour votre réponse

    ISABELLA

  19. La chose la plus marquante est qu’il espère qu’on devine et nous en veut de ne pas deviner ses attente.

    J ai oublié de présiser mon ex compagnon (j’en ai un autre maintenant)

    En ce qui concerne ses responsabilités, il avait abandonné une femme quand elle a eu un bébé (le bébé prenait sa place, il n’avait plus l’exclusivité)
    il avait un fils, il souffrait de ne pas le voir mais il espérait que son fils viendrait de lui même. Espérer et attendre que les autres devinent.
    « toujours la pensée magique »
    Dire le faux en espérant connaitre la vérité « tu me trompes » quand je n’était pas là. Je ne t aime pas pour que je lui dise moi non plus.
    « Tu ne m aimes pas je le sais » pour qu’on lui prouve le contraire.

    Il a en plus de ça eu des problèmes d’ipuissance, vous n’imaginez pas comme il a vu des hommes partout.

    Il a été abandonné bébé et maltraité, retiré aux parent quand il était à l hopital presque mort.. Un père alcoolo, un mère qui a refait sa vie, d’autres enfants et qui a oublié les premiers. a 31 ans il a retrouvé sa mère avec qui il n’a pas pu renouer des liens, elle est restée indifférente, elle s’occupe d’un oeuvre caritative d’aide aux démunis dans petite ville (présidente) paradoxal.

    Moi, il a fini par m’en vouloir, il avait besoin que je m occupe de lui, comme si c’était à moi qu’il reprochait les manques de sa mère.
    Une attitude passive, devant la tv à attendre, jamais un calin..

  20. bonjour,
    j’ai 36 ans et je suis un adulte abandonnique. En analyse depuis 6 ans, c’est la semaine dernière que mon analyste à formulé verbalement le mot « abandonnique ». Mot que je n’avais jamais entendu auparavant. J’ai immédiatement cherché sur le web tout ce qui avait attrait à l’abandonnisme. Et même si je ne suis pas au bout de mes peines, je peux désormais regrouper sous un seul et même terme toutes ces choses, ces débordements, ces crises déraisonnées et spectaculaires, ces paranoïas d’infidélité douloureuses et tellement épuisantes que j’inflige à mes partenaires depuis 15 ans avec pour conséquence de les rendre en fin de compte infidèles, de les mettre dans une situation de culpabilité et de responsabilité et la justification pour moi de les quitter sans parler de cette non-valorisation de ma personne, ce déni de moi-même, présent à longueur de temps et qui cependant ne fait son apparition que de temps à autre, histoire de vous mettre un peu plus la tête sous l’eau quand on en avait pas vraiment besoin.
    Je ne viens pas chercher ici des conseils, je le ferai avec mon psy la semaine prochaine. Mais je souhaite seulement dire une chose, partager une expérience. c’est pendant ma dernière relation qui vient de se finir que j’ai réussi à « redescendre » assez vite après chaque déraillage, après chaque pétage de plomb intérieur et à analyser ce qui venait de se passer. Bien sûr, il m’a quitté, effrayé par la « pression » (et je reste soft ;-) que je lui collais par moment et qui semblait venir de nulle part, mais cette courte et intense histoire, si triste que soit sa fin, m’a fait avancer. Il est difficile d’anticiper nos réactions d’angoisse et de peur panique, mais elles restent somme toute les même d’une relation à une autre. On peut donc se dire que ça va recommencer et que nous possédons certains mécanismes, peut-être pas pour toutes les éviter mais en tout cas les atténuer et ne pas les rendre rédhibitoires chez l’autre et surtout qu’elles stoppent cette douleur qu’on doit supporter. On se connaît assez pour savoir quels artifices on utilise pour faire nos demandes d’amour exagérées. C’est assez terrible de se dire qu’à l’avenir, je devrais entre guillemets me mettre sous haute surveillance avec quelqu’un, ce qui va à l’encontre de se lâcher complètement dans l’amour, mais si cela doit être une des denrées de ma recette intérieure, j’en prends mon parti et je l’accepte. Et surtout, j’ai envie d’y croire car aimer et être aimé en retour, c’est pour moi la chose la plus épuisante affectivement et psychologiquement qui soit mais c’est aussi et surtout, la plus belle.
    bon courage à tous et à toutes, abandonniques ou pas.

    • Bonjour,
      Je viens de lire, bien après sa parution, ton post sur l’abandonnique. Je prends conscience depuis quelques temps, notamment après une discussion avec ma meilleure amie, que je souffre de toute évidence de ce syndrôme. Je me demandais, si 5 ans après ton commentaire, tu en étais sorti ?
      Actuellement, je commence une nouvelle relation et je suis dans la peur permanente. Mon ami m’a proposé de m’installer avec lui dés juillet mais je suis dans l’angoisse permanente : il ne répond pas à mon appel téléphonique, il est un peu distant (parce qu’au final fatigué de sa journée), il émet quelques inquiétudes relatives à notre future vie de couple et à ce qu’elle va engendrer avec son ex femme… bref, tout ce qui n’est pas une conversation à 100% positive fait naître en moi la peur, le sentiment qu’il va, sous peu, m’annoncer une remise en cause ma venue.
      Mon passé est sans doute la cause première de mon problème mais je sais que la souffrance est réelle. La peur de me retrouver seule est permanente et s’ajoute au fait de celle de perdre celui que j’aime.
      Bref, alors que je devrais vivre dans le bonheur un projet de vie commune proche, je ne cesse de m’imaginer qu’il ne se réalisera pas;
      Es-tu parvenu à lutter contre tes angoisses ? Comment ? Et surtout, es-tu heureux aujourd’hui ?
      Cordialement
      Caroline

  21. Bonjour,

    Une histoire « banale » d’abandonnisme dans le couple et de ses conséquences…

    Juste un témoignage à apporter. Après avoir vécu 13 ans avec mon compagnon, nous nous sommes mariés il y a exactement 1 an. Nous avons un fils qui aura bientôt 7 ans.

    Avant le mariage, la relation était déjà difficile pour moi, mais je pensais que son comportement d’échec permanent (sur le plan professionnel et financier) était dû à la malchance et à sa « trop grande gentillesse », qui le poussait à faire l’objet d’escroqueries diverses et à travailler « à l’oeil » pour bien des gens qui « oubliaient » de le rémunérer ou qui le rémunéraient très en dessous de la valeur de son travail. Par ailleurs, il était très laxiste avec tout le monde : sa famille, ses partenaires professionnels, son fils, les tâches administratives… Et sa relation à l’argent problématique : incapacité à réclamer son dû et comportement timoré, le portant par exemple à acheter de l’essence par tranches de 10€ pour sa voiture, au lieu de faire le plein quand le réservoir est vide… Cette forme de « radinisme » lui faisant perdre énormément d’argent : il ne pensait pas à ce que lui coûtaient les déplacements répétés jusqu’à la station service, aux majorations dues à ses retards de paiement… Autre exemple : il se fâchait quand je faisais les courses du mois en « hard discount » pour un montant parfois supérieur à 100€, ce qui lui semblait une somme colossale, alors je limitais mes factures de courses et bien évidemment, il manquait toujours quelque chose qu’il allait chercher à la dernière minute à l’épicerie du coin, qui pratiquait des prix exorbitants… La gestion matérielle était vraiment problématique avec lui.

    Par ailleurs, il avait une relation erronée à sa mère : une femme qui ne communique que de façon biaisée, tyrannique, sous des dehors doucereux. Je m’étais souvent énervée face à sa servilité vis-à-vis de sa mère (que je pense elle-même abandonnique). Cette femme tendait à confondre amour maternel et inquiétude, attention à l’enfant avec soins médicaux… Et avait par ailleurs une tendance marquée à la mythomanie, aux mensonges, avec des réactions très agressives dès lors qu’on la mettait face à ses propres contradictions. Inutile de dire que face à elle, ses enfants n’avaient d’autre choix que d’obtempérer et de tout lui céder. Elle-même ayant, pour ses enfants, l’aura d’une femme victime, délaissée par son mari, ce qui lui donnait un pouvoir certain sur son entourage. J’avais souvent vu cette femme railler son fils par une multitude de sarcasmes, déguisés sous un humour fin, mais néanmoins très destructeur pour lui. Autre aspect comportemental chez cette femme : une haine et un mépris pour le genre masculin, qui la portait à dénigrer perpétuellement les hommes et les garçons. Raison pour laquelle je surveille de très près tout ce qu’elle peut dire en présence de notre fils, afin d’apporter des rectifications quand celle-ci dénigre les garçons et leur sexe (blagues continuelles relatives à la castration de « tout ce qui dépasse »).

    Autre détail important : ses parents (séparés depuis de longues années), se vantaient d’avoir laissé leurs enfants pleurer lorsqu’ils étaient nourrissons : « il suffit de les faire dormir dans une chambre à l’autre bout de la maison, comme ça on n’est pas importunés et ça leur forge le caractère » (ceci dit en substance par le père, mais aussi un peu par la mère au début, mais nettement moins ensuite, lorsqu’elle est devenue grand-mère de ses deux petites filles).

    Sexuellement, l’attitude de mon compagnon a toujours été la même : attend d’être sollicité mais ne sollicite jamais. Ce qui m’a toujours peinée et dévalorisée dans mon identité féminine. Comment se sentir aimée et désirée dans ce contexte ?

    Je m’aperçois qu’au fil du temps, je m’étais résignée à subir tout cela, m’étant révoltée un peu au début, mais n’ayant jamais réussi à obtenir la moindre amélioration. Progressivement aussi, ma santé physique en a pris un coup (somatisations, fatigue générale… alors que je tenais bien le coup psychologiquement, mais à quel prix ?).

    Après la naissance de notre fils, non seulement il continuait d’attendre que je le sollicite, mais la plupart de mes sollicitations se voyaient opposer des refus. Mon état de fatigue physique et nerveuse s’est aggravé. J’ai commencé par prendre du poids de façon excessive, puis ce fut le contraire : amaigrissement, perte d’appétit, épuisement.

    Et je continuais de croire que son comportement était de la faute à « pas de chance »… Je le soutenais, je le portais à bout de bras, j’avais confiance en lui et je perdais de plus en plus confiance en moi.

    Il y a deux ans, suite à ses déboires professionnels et financiers, et moi me trouvant dans une situation professionnelle difficile (pas pu remettre le pied à l’étrier suite à la naissance de notre fils), nous avions décidé de quitter la région où nous vivions pour aller nous installer à 600km, dans une région où l’immobilier locatif étant moins onéreux, nous pourrions nous loger pour moins cher (je suis artiste et j’ai besoin d’un atelier pour exercer, ce à quoi je ne pouvais accéder dans la région où nous vivions).

    Nous sommes donc arrivés il y a un an ½ dans notre nouvelle région, logés dans un premier temps par ma famille durant 4 mois. Puis, nous nous sommes mariés (toujours logés dans la famille, dans un petit village « hors du monde ») et avons très rapidement trouvé une maison à louer à proximité de son lieu de travail. J’allais enfin avoir mon atelier pour rebondir professionnellement, chose que j’attendais depuis plus d’une décennie. Mon rêve professionnel allait enfin se réaliser.

    Le jour même de notre déménagement, il m’a annoncé avoir une liaison avec une femme rencontrée sur son lieu de travail peu avant notre mariage (elle lui aurait déclaré sa passion pour lui quelques jours avant le mariage et leurs premières relations sexuelles auraient eu lieu dans les semaines qui suivirent). Au fil de nos conversations, j’ai appris que leur relation était basée sur le dénigrement des conjoints respectifs : elle se plaignant de son compagnon artiste « qui ne travaillait pas et ne gagnait pas sa vie », lui se plaignant de moi : artiste qui « refusait de travailler », selon ses dires.

    J’ai découvert qu’il colportait auprès de tout son relationnel que sa femme refusait de travailler et vivait à ses crochets. Les gens lui faisant spontanément confiance, il lui était facile de se rallier la sympathie de tous. Dès que nous fûmes mariés, cela s’est aggravé et il a intensifié son discours dévalorisant à mon sujet.

    Son « amie » (probablement abandonnique elle aussi), après deux relations sexuelles avec lui, aurait exigé qu’il se sépare de moi pour la rejoindre, mais elle ne voulait pas non plus vivre avec lui sous le même toit, lui proposant de vivre dans un studio à sa disposition.

    Il s’est retrouvé dans une situation inextricable de double relation et de double contrainte aussi : son amie exigeant qu’il quitte sa femme pour elle, mais sans vouloir vivre avec lui.

    Depuis un an, il a cumulé trahisons, mensonges, fuites, harcèlement, violences verbales et même physiques à deux reprises, tout en étant incapable de me quitter, ni de quitter son amie.

    Il est allé jusqu’à s’investir dans un projet professionnel avec elle, alors qu’il savait que ce projet me tenait à cœur et que je souhaitais depuis des années travailler avec lui sur un projet similaire. Il a travaillé pour elle et, bien sûr, elle ne l’a jamais payé.

    Je l’ai laissé partir vivre chez elle pendant un mois, car elle voulait « essayer » de vivre un peu avec lui, mais au bout de 3 semaines, elle l’a congédié, ne supportant pas la vie à deux sous le même toit et après lui avoir dit qu’il n’aurait « aucune classe »…

    A chaque fois que je lui ai demandé ce qu’il pouvait bien trouver d’intéressant à cette femme, il était rigoureusement incapable de lui trouver la moindre qualité humaine, sinon qu’elle serait « douée pour les affaires » et potentiellement héritière d’un gros patrimoine. Hormis cela, toutes les informations qu’il m’a livrées à son sujet sont plutôt peu flatteuses.

    Ce que j’ai entrevu dans ses propos, c’est qu’il avait choisi cette femme pour me « punir » parce que je ne gagne pas d’argent, et tenter de faire pression sur moi pour me forcer à accepter un emploi salarié dans des domaines ne relevant pas de mes compétences. Récemment, il a fini par me le dire clairement : il a instrumentalisé cette femme uniquement dans le but de me forcer à me plier à ses exigences démesurées (j’ai des compétences dans des secteurs professionnels en grande difficulté actuellement, donc aucun espoir de trouver un emploi salarié). J’ai donc dû essuyer des injonctions du type « tu n’as qu’à faire du secrétariat » ou « va faire des ménages ! »… Alors que j’étais enseignante dans le privé supérieur ! Donc désir évident de m’humilier.

    Autres injonctions de sa part : « oublie-moi ! », « il faut que tu cesses de m’aimer », « tu m’aimes trop », « tu es trop bien pour moi », « trouve-toi un autre mec à aimer », « cherche-toi un jules qui a du pognon »… etc.

    Il s’est inventé une nouvelle identité d’ascète sexuel, prétendant qu’il avait trouvé chaussure à son pied avec l’autre femme, elle-même étant (selon lui) plutôt abstinente et indifférente sexuellement. Il m’a confié apprécier sa compagnie car elle se présente comme « n’ayant besoin de personne » et « capable de dire merde aux mecs »… Une amazone (comme sa propre sœur, éduquée par sa mère à n’avoir pas besoin des hommes). Ce qui, à ses yeux, représente une grande qualité féminine (!).

    Autre détail important ayant accompagné tout ce processus : son père est tombé malade d’un cancer au moment de notre changement de région, puis il est mort 6 mois après notre mariage. Dès qu’il a appris que son père était condamné par la maladie, il a brusquement cessé d’aduler sa mère pour se mettre à aduler son père (un homme extrêmement cynique et machiste). Donc en quittant son attachement à sa mère, il s’est mis à me traiter un peu comme la face sombre de sa mère, me harcelant et me maltraitant, comme s’il se vengeait sur moi de ce que sa mère aurait pu lui faire subir dans son enfance.

    Je viens de passer un an à lutter pour l’aider à comprendre en quoi son comportement était anormal, pathologique et en quoi sa relation avec son « amie » était malsaine, biaisée… Sans aucun succès. Il s’est totalement enfoncé dans l’échec avec elle et surtout avec lui-même.

    Nous sommes actuellement en train de divorcer.

    Il a raconté à qui veut l’entendre qu’il veut divorcer de moi pour me « reconquérir » ensuite (édifiant mais réel !).

    Maintenant que je me détache affectivement de lui et que je ne cherche plus à lui montrer que je l’aime, que je veux le garder près de moi et que je souhaite au plus vite m’envoler vers d’autres horizons. Il se montre de nouveau amoureux (je garde la tête froide !) et totalement désemparé à l’idée de se retrouver seul.

    Il semble que sa relation à son amie se soit délitée, espacée, voire détruite (impossible de savoir mais c’est mon impression). Il se retrouve donc seul au monde.

    Il dit vouloir vivre seul, que la vie de couple n’est pas pour lui… Mais il n’arrive pas à partir.

    Je le vois s’enfoncer dans quelque chose de très noir pour lui, mais je ne peux rien faire pour l’aider, sinon lui conseiller une psychothérapie. J’espère qu’il le fera. J’invoque son fils pour le motiver (car il n’a aucune motivation pour lui-même), lui disant que son fils a besoin d’un père fort et « bien dans sa peau » pour devenir à son tour un adulte.

    Notre fils souffre lui aussi : c’est un enfant tyrannique. L’image bien connue de « l’enfant Roi » : son père lui cède tout, le surprotège, lui paie tout ce qu’il veut… Et notre fils le tyrannise en retour, exige, trépigne… J’attends que son père soit parti pour reprendre en main certains aspects de la vie quotidienne car je ne suis pas disposée à me laisser faire comme son père. En attendant son départ, ma marge de manœuvre est faible : je n’ai pas le droit de réprimander notre fils pour quoi que ce soit. Exemple, s’il me demande quelque chose, il oublie systématiquement la formule de politesse et aboie ses ordres. Je ne me laisse pas faire et exige qu’il reformule correctement. Si son père est là, je me fait réprimander devant notre fils et accuser d’être une « mauvaise mère » trop autoritaire. Un « s’il te plait »… C’est la moindre des choses, mais selon mon mari, ce serait de la maltraitance que de l’exiger.

    Dans ce contexte, je n’ai pas d’autre choix que « d’abandonner » mon mari.

    Le pire, c’est qu’il semble que ça marche : il n’a jamais été aussi attentionné à mon égard que depuis que je l’abandonne en m’engageant dans le divorce.

    Récemment, il est redevenu violent relationnellement, quand il a appris que le divorce lui ferait perdre plus d’argent que le maintien du mariage et de la vie commune. Pourtant, c’est bien lui qui a voulu divorcer le premier pensant qu’il gagnerait en confort matériel s’il se déchargeait du « fardeau financier » que je représenterais pour lui. L’obscurcissement de son entendement l’ayant empêché d’aborder les choses avec pragmatisme. Or il se présente comme l’élément pragmatique du couple, moi, l’artiste donc obligatoirement présentée comme écervelée dépourvue de sens des réalités : image qu’il a copieusement colportée à mon sujet… Tout cela se retourne contre lui.

    J’ai encore de la tendresse et de l’affection pour lui, de l’amour c’est certain. Mais j’ai bien compris que toute relation de couple avec lui est destructrice et qu’il faut vite que je sauve ma peau. Cette année de lutte m’a épuisée, j’ai fait une grosse dépression, j’ai failli me suicider à plusieurs reprises et la perte d’appétit a fait de moi un squelette ambulant. En supposant même que j’accepte de travailler en salariée, comme il l’exigeait de moi, je ne serais pas en état physique et si je l’étais, je serais depuis 1 an en arrêt maladie. Là aussi il a échoué, totalement. S’il avait vraiment voulu que je gagne de l’argent dans un emploi salarié, il aurait fallu qu’il prenne soin de moi et de ma santé, or il a fait tout le contraire.

    Ce qui est usant aussi, c’est l’absurdité totale des comportements : quelqu’un qui veut se détruire est impossible à raisonner de façon logique. Tous mes discours, tous mes écrits à lui, visaient à le raisonner, à lui démontrer de façon logique qu’il courait à la catastrophe, mais rien n’y a fait. C’est très destructeur d’avoir face à soi quelqu’un qui se comporte de façon totalement irrationnelle. J’ai aussi quelques amies qui ont tenté de le raisonner, mais rien n’y a fait : face à elles, il a fait semblant d’être d’accord, puis dès que ces personnes n’étaient plus dans son champ sensoriel, il faisait tout le contraire de ce qu’il semblait comprendre auparavant.

    Je lui ai conseillé avec insistance de s’engager dans une psychothérapie après notre séparation. J’espère qu’il le fera, car j’ai des craintes que son comportement destructeur ne le pousse jusqu’au suicide. Mais je dois par ailleurs ne pas entrer dans cette peur, car lui-même confondant amour avec inquiétude… C’est un cercle vicieux.

    Je n’ai vraiment d’autre solution que de l’abandonner totalement et radicalement si je ne veux plus souffrir de son comportement, de même que peut-être que cet abandon de ma part, le forcera à se prendre enfin en charge psychologiquement : c’est quitte ou double, je prends le risque. Soit ça le tue, soit ça le boostera.

    Lourde responsabilité pour moi : notre fils a besoin de son père et si son père se « fout en l’air » suite à cet abandon provoqué, il sera facile pour lui et pour le « reste du monde » de me tancer en tant que coupable de sa destruction.

    Quoiqu’on fasse, on a le mauvais rôle avec un abandonnique.

    Merci d’avoir bien voulu lire ce témoignage un peu long.

  22. Bonjour,
    je viens de lire votre article qui aujourd’hui me fait doublement écho. Je suis actuellement en relation avec un homme (ou un petit garçon, je ne saurais dire…) qui est très clairement atteint d’abandonnisme. C’est mon psy qui m’a fait découvrir ce terme pour le caractériser. C’est donc une relation difficile, car il me met à l’épreuve en permanence en m’imposant ses exs et m’expliquant ce lien indestructible qu’il a avec elles. J’ai conscience que je suis la seule à pouvoir décider d’être patiente ou non. C’est un choix que je n’arrive pas encore à faire même si je sais que je ne veux pas souffrir…
    Mais ce qui m’interpelle encore plus en lisant votre article, c’est que je me reconnais également sur certains points. Mon psy que je suis initialement allée voir pour régler mes problèmes de fuite permanente et de sensation d’étouffement avec les hommes, m’a également fait remarqué que j’avais choisi d’aimer quelqu’un qui tous comptes faits me ressemblait. Aujourd’hui je pense avoir évolué et j’ai beaucoup moins peur dans mes relations, je me sens plus confiante et j’ai le désir de construire au lieu de déconstruire. Cependant, je reconnais des symptomes qui me sont propres dans l’abandonnisme que vous décrivez. Hors, j’ai eu une mère plutot étouffante et sur-aimante qu' »abandonnante », comment un phénomène d’anbonnisme peut-il alors se mettre en place dans ce cas de figure ? Merci de votre réponse

  23. Bonjour,

    Juste apporter mon témoignage d’abandonnique de 42 ans.
    Je me suis reconnue comme telle il-y-a un peu plus de deux ans, en cherchant tout ce qui pouvait m’aider à surmonter ce problème qui entravait sérieusement mon quotidien. Je connaissais la cause qui datait de ma première année d’existence (disparition brutale des parents pendant plus d’un mois et placement dans une famille inconnue à ce moment-là, séparée de mon frère), restait à trouver la solution. Bien sur, elle n’existe pas. Mais le fait de reconnaître une pathologie identifiée comme telle est un début qui permet un échange avec mon compagnon, rencontré quelques mois plus tôt. La compréhension désamorce temporairement le processus si celui qui est en face est capable de comprendre qu’il n’est pas remis en cause. Mais j’ai bien compris aussi que la plus grande part de travail doit émaner de moi ; et la difficulté tient au fait que c’est un combat permanent avec soi-même : il s’agit de  » reconnaître  » les situations qui déclenchent la souffrance. Pouvoir ensuite se dire que c’est l’enfant qui a mal et non l’adulte que je suis aujourd’hui. Et se taire. Oui, se taire ; ravaler l’agressivité qui ne demande qu’à déborder de soi. Ou ravaler un Nième  » tu m’aimes ?  » Non, ce n’est pas simple. C’est épuisant. Mais lorsque j’ai réussi à surmonter l’obstacle sans que mon compagnon ne s’en rende compte, alors c’est une petite victoire sur moi-même. Parfois, comme en ce moment, je lutte beaucoup ; c’est une violence faite à soi-même contre une autre violence qui pourrait avoir des conséquences destructrices sur le couple. J’ai tellement lutté, que ce matin il fallait que quelque chose sorte de moi. Sans violence ; ma voix a vibré un peu parce que je luttais encore. Mon compagnon, qui ne distribue pas les mots doux à tour de bras m’a dit :  » je t’aime « . Une vraie  » récompense  » puisque cette preuve d’amour-là, je ne l’avais pas quémandée.
    Bien sur, je me fais aider ; et comme il est nécessaire que chacun puisse choisir la thérapie qui lui convient le mieux, le hasard et l’expérience ensuite, m’ont fait opter pour l’étiopathie lorsque je sens que j’ai besoin d’un (gros) coup de pouce.
    Rien n’est acquis donc. Mais juste vous dire que mes minuscules victoires me donnent l’impression d’un peu de liberté gagnée sur… moi-même. Bon courage à tous.

  24. Je restais avec lui psq je n avais pas envie d être « comme sa mère » de l abandonner.

    J ai fini par me demander si ça vennait de moi si je n arrivais pas à donner de l affection.  La relation n avait rien de satisfesant il fallait deviner, si je ne devinais pas j étais bourrée de mauvaises intentions, je ne l aimais pas.   Ca me fait toujours mal de voir sa tête sur les sites de rencontre, branché 24h sur 24 très souvent….ça date de 2 ans pourtant, c est loin.

    Coté sexe c était nul, psq il avait des problèmes « j ai eu droit il y a pas longtemps à « j avais de problèmes psq je ne t aimais pas avec les autres tout allait bien et elles en redemandent » après lui avoir encore « parlé via le net » de son problème mais joyeuses fêtes un peu plus tard..  Il a toujours été certain que je ne l aimais pas et me l a reproché très souvent.  C est impossible d être épanoui avec ce genre de personne.  En amour on a besoin d un truc tout bête qu un homme vous prenne dans ses bras et pas de donner sans rien avoir en retour.  Ne parlons pas de leur fidélité, ils ont besoin de l exclusivité mais au cas où, dès qu ils sont certains d être trompés, il trompent pour se venger.  C est ce qu il a fait à la mère de son bébé qui n a même pas son adresse, de n de telephone pour le joindre depuis 7 ans.. Moi j étais juste une de plus, un objet pour combler son manque.

  25. J ai 21 ans

    J viens de tomber par chance sur ce forum, j ai eu l impression de lire mes futurs possibles. Ca ma beaucoup aidée et soulagée de pouvoir mettre des mots sur le tourbillon d’émotions, de réactions, que j arrivais pas a comprendre.

    Grazie Mille comme on dit chez moi. 

  26. Bonjour à tous,

    dans quelques mois, j’aurai 45 ans et je m’épuise à vivre et re-vivre des relations cahotiques. Différents psys, différentes thérapies, je survis et je remets tout en question à la moindre occasion. Je suis une abandonnique…

    dans les moments de tension, je fais vivre un enfer à l’autre et je ne maîtrise aucunement la violence verbale et l’agressivité. émotions à fleur de peau, exigeante envers moi même et envers les autres. ma psy actuelle me stimule à essayer l’auto hypnose afin de prendre confiance en moi. un premier pas, qui sait?

    ma plus grosse angoisse réside dans l’impact de cette affection sur l’avenir de mon fils ( 10 ans, garde alternée, hauts et bas).

    En prendre conscience par soi même est une étape, gérer les symptômes en est une autre.

  27. J’ai 32 ans et suis orphelin de mère depuis l’âge de 8 ans. Je n’ai pas été correctement consolé le jour où j’ai appris la mort de ma mère. La douleur est restée profondément enfouie en moi-même. Pendant 24 ans.

    Cela faisait 24 ans que j’étais tétanisé par la peur, pétrifié de terreur, notamment en présence « des gens ». Même des gens que j’aime. Je ne savais pas pourquoi j’avais peur. Ça devait bien être de ma faute. Je n’étais pas « normal ». J’avais honte.

    Cela faisait plus de 12 ans que j’étais incapable de mener une vie d’adulte digne de ce nom, en dehors de la sphère professionnelle. Cela faisait plus de 12 ans que je n’avais pas d’amis, pas d’amie, pas de vie sociale, pas de vie affective, bref, pas de vie.

    J’ai fui les gens. Surtout les gens que j’aime, ou que j’aurai aimé mieux connaître. J’avais trop peur. J’avais trop honte. Alors, j’ai évité les gens, les ai fui, ou me suis tu en leur présence, par peur de dire quelque chose de mal, d’être rejeté, abandonné, et d’avoir mal à cause de ça. Et ce mutisme subi me frustrait terriblement et me faisait honte. J’ai souvent essayé, mais je n’y arrivais pas. La peur était trop forte. Ça me désespérait.

    Avec une peur panique qui me poursuivait dans TOUT ce que je faisais dans la vie, même les plus banales, même les choses que je faisais « pour moi », en solitaire (sport, piano, …). J’avais trop peur de faire quelque chose de mal, d’être puni, d’avoir mal.

    Avec une incessante pression intracrânienne à la limite du soutenable. L’intérieur de ma tête s’apparentait davantage à un collisionneur de particules. Et ça faisait tout le temps « big bang ». Des milliers de questions tournaient continuellement en boucles infinies. Et faisaient régulièrement planter le système.

    Avec des idées suicidaires quasi-permanentes dues à cette « angoisse primaire », à mon sentiment d’impuissance, de honte et de culpabilité.

    Il y a 7 mois, j’ai fini par me résoudre à me faire aider. Je n’aurai plus tenu le coup très longtemps, ça ne pouvait pas continuer comme ça, j’ai subi trop de déceptions, je souffrais trop. « Faire quelque chose » s’annonçait douloureux, mais le statu quo me menait inexorablement à l’impasse.

    Grâce à ma psychothérapie, j’ai fini par comprendre que ce qui m’arrivait était lié à la mort de ma mère et à l’absence de deuil, à un deuil pathologique, et que ce n’était pas ma faute, que je n’avais pas à avoir peur, que je n’avais pas à avoir honte.

    S’en est ensuivi une inimaginable explosion libératrice de l’âme. J’ai subi un véritable Hiroshima émotionnel. Un tsunami hormonal a submergé mon âme et mon corps. Je ressens des choses d’une force et d’une intensité incroyables. Je ressens des choses que tout un chacun avait et qui, chez moi, était largement inhibées pendant tout ce temps, ne serait-ce que le désir. Je découvre le relâchement musculaire. C’est cool d’être cool. Je jouais au piano. Mais je ne pouvais y prendre du plaisir, j’avais trop peur de mal jouer. Maintenant, je joue simplement pour mon propre plaisir, sans tension dans les muscles des épaules, et, soudainement, je joue bien mieux. Depuis que JE SAIS, un espace disponible incroyable s’est libéré dans mon cerveau. Je ne pense plus, donc je suis. Et je fais tout mieux. Nettement mieux.

    La vie va vraiment commencer pour moi.

    Maintenant, je n’ai plus peur de faire quelque chose de mal, je n’ai plus peur d’avoir à en subir des conséquences traumatisantes, je n’ai plus peur d’avoir mal, je n’ai plus honte d’être celui que je suis. Et ça révolutionne ma vie depuis 3 semaines.

    Je suis né à l’âge de 32 ans. L’enfant n’a plus peur. L’adulte peut enfin vivre. Je peux être juste moi-même, sans chercher à prouver quoi que ce soit à quiconque, sans être mû par la volonté de plaire, ni par la peur de déplaire. Je vois des gens, j’aime des gens, et des gens m’aiment. Pas tous, mais on ne peut pas plaire à tout le monde, et on ne peut forcer personne à vous aimer.

    Je suis enfin capable d’être à l’écoute de mes émotions et de mes sentiments, de lire dedans, de les « sortir », de les exprimer. J’ai enfin les moyens d’exercer mon libre arbitre. De suivre mes envies. Mon existence peut désormais suivre son cours « naturel ».

    Je suis quelqu’un de drôle, quand je m’y mets. Je suis quelqu’un de bien, dans l’ensemble. Comme tout un chacun, je peux faire ou dire de « conneries », ce n’est pas si grave. Le tout étant de savoir le reconnaître.

    Tout cela peut paraître élémentaire, évident, mais l’enfant que j’étais resté tout ce temps était incapable de véritablement le saisir, de l’intégrer.

    Je suis tombé par hasard sur cet article traitant de l’abandonnisme. Il m’a littéralement stupéfié. Je me reconnais dans 90 % des choses qui y sont relatées. Je vais en parler à mon psy ;-)

    Notamment :

     « Il réclame des certitudes absolues et des réassurances persistantes »

    « crainte constante d’être « lâché » « 

    « Le névrosé vit sur deux plans (petite enfance, âge réel) les confondant et se comportant en conséquence »

    « L’évolution affective liée au développement normal de l’instinct sexuel, telle que Freud l’a décrite, ne peut se produire »

    « absence d’un juste sentiment du Moi et de sa valeur propre »

    « Non-valorisé, l’enfant se trouve dans un état de faiblesse et d’impuissance qui donne naissance aux terreurs. »

    « L’adulte qu’il devient ne peut s’en délivrer, il reste ce qu’il était : un être prématuré devant la vie, incapable de s’y adapter par lui-même, la réalité demeurant pour lui hostile et inaccessible. »

    « la peur de se montrer tel que l’on est : l’abandonnique doute qu’on puisse l’aimer tel qu’il est »

    « la peur du risque affectif »

    « l’abandonnique ne s’engage affectivement vis-à-vis de rien ni de personne à moins de garanties sérieuses. »

    « C’est l’angoisse primaire par excellence, liée à l’incapacité de l’enfant de satisfaire ses propres besoins et de se défendre contre les menaces du monde extérieur. Elle est immédiate et parfois très confuse, constituée par un débordement d’émotion que le Moi est incapable d’endiguer. »

    « Sous le coup d’une menace de frustration, l’abandonnique régresse immédiatement au stade d’impuissance primaire, et son Moi, envahi par l’émotion et la peur, ressent le malheur comme inévitable et déjà consommé. »

    « Le manque de sécurité affective joint à un égocentrisme très primitif abolit le sens du possible, du réel »

    « Les circonstances traumatisantes qui ont privé l’enfant de sécurité affective se sont produites dans ses premières années, alors que tout son développement était encore à faire et que, par conséquent, l’acquisition du sentiment de la valeur de soi-même était à venir. Il ne s’agit donc pas ici d’un sentiment de valeur perdu, mais d’un sentiment de valeur non-acquis. Cette non-valorisation de l’abandonnique en tant qu’objet d’amour s’exprime en premier lieu par des doutes multiples envers lui-même : « je ne vaux pas qu’on m’aime ».

    « Il arrive parfois que des abandonniques se rendent compte de certaines lacunes intérieures, c’est à elles que s’accroche et s’alimente leur sentiment d’impuissance : manque d’intelligence, de culture, … « 

    « survaloriser autrui dans la mesure même où l’on se sait dévalorisé »

    « la survalorisation des autres engendre la tendance à se comparer sans cesse à eux, à son propre détriment. »

    « La non-valorisation affective amène toujours l’abandonnique à un sentiment extrêmement pénible et obsédant d’exclusion, de n’avoir nulle part sa place. »

    « L’analyse prouve que le besoin de s’expliquer son malheur tourmente alors profondément l’enfant. Il faut qu’il comprenne. Suivant sa nature et ses tendances profondes, il adopte soit le point de vue de l’infériorité « Je ne vaux pas qu’on m’aime », soit le point de vue de la culpabilité « C’est ma faute, on ne peut pas m’aimer parce que je suis méchant ». »

  28. Bonjour,

    Je me permets de vous faire part de ma réaction à la lecture de votre article.
    Il formule avec une précision quasi cruelle les angoisses qui caractérisent mes relations aux autres. Et dont j’ai pris conscience il y a peu de temps.
    J’ai 30 ans. Je suis une femme. Et mes souvenirs, des plus anciens aux plus récents, sont faits de ce rapport unique, celui qui aboutit à l’abandon, redouté ou réel, sinon les deux.
    Qu’il s’agisse de relations d’amitié ou amoureuses. L’abandon est ma planète. Je suis l’abandonnable, l’abandonnée et aussi l’abandonneuse. Je n’en sors pas. Pas mal de proches se sont éloignés, déroutés par ces réactions. Ou bien je les ai moi-même « bannis », ne supportant pas la disproportion de mes attentes et pour éviter de me sentir monstre. Du coup, je connais la solitude sous tous ses reliefs. J’ai l’impression d’en avoir fait un univers singulier et riche. Il m’arrive souvent d’en prendre la pose, pour me justifier. Mais je n’y aspire pas vraiment. La solitude est là pour éloigner tout danger. Elle est aussi là pour me rappeler un statut d’infirme en matière de relation humaine. J’ai des amis, mais c’est à peine si j’ose les voir quand je ne vais pas bien, de peur de les effrayer.

    J’ai une soeur aînée qui procède dans ses relations de la même manière. Elle est comme un miroir déroutant car je suis très critique à son égard. Notre père est parti quand nous avions 12 et 16 ans. Et notre mère est décédée il y a 3 ans. Mais dans votre article, il est écrit que ce genre de comportement est lié à la petite enfance. Notre mère n’a pas eu une enfance heureuse. Et notre père a sans doute aggravé son insécurité. Jeune, elle était paraît-il très timide et jalouse aussi.
    C’est depuis son décès que la chose m’est apparue de façon soudain évidente, ancienne et urgente à traiter. J’en pleure beaucoup. De dépit. Et parce que je réalise que je ne pourrai pas supporter ce constat trop longtemps. Car dès qu’une relation prend de l’importance, l’angoisse s’installe. Le regard de l’autre se met à changer. Je n’ai plus de contenu sinon l’angoisse. Et invariablement, j’en sors vidée, seule, avec le sentiment d’être un peu toxique.
    Ma dernière relation amoureuse, qui a duré 2 ans et demi, a été de ce point de vue une réelle torture puisque j’ai craint des mois durant d’être abandonnée par un homme que je n’aimais finalement même plus.

    J’aimerais savoir de quelle manière sortir de ce cercle vicieux. Je connais mal le milieu psy, les traitements ou les approches différentes. Je ne sais pas trop vers qui me tourner. Je veux vraiment envisager l’avenir différemment.

    Merci pour votre réponse
    Et bon courage à tou(te)s

    • Bonjour
      j’ai perdu mon mari cruellement d’ un glioblastome,cancer fulgurant en six mois le rendant mi aveugle,hémiplégie, une horreur
      42 ans de mariage….
      On est abandonnés ma fille et moi par toute la famille et belle famille….étant donné que nous sommes sans voiture,on se sent marginalisées….
      Je ressens une indifférence polie….même mon quartier.
      Quoi? Être veuve est ce une tare?
      Est t on associale pour autant?
      Je me sens marginalisée mais j’ ignorait qu’ en devenant veuve, on devenait invisible à ce point…..
      Sans être paranoïaque le moins du monde,personne ne me propose une sortie le soir….non…je ne sais sortir qu’ en taxi….ma nièce qui habite à deux pas ne me propose même pas des courses.
      Or j’ habite à 3 km de tt magasin car hormis la Poste et un boucher….. Rien.
      Je ne savais pas qu’ on était abandonnée ainsi.
      Aucun.appel.si.ce n’ est moi…ni sms.
      Seuls deux neveux me conseillent….le restant: zéro.
      L’ un est comptable
      L’ autre juridique et assurances.
      Ce sont les seuls….
      Je vais vers les gens,beaucoup.feignent de ne pas me voir.
      Je ne comprends pas…..

      • bonjour,

        j’ai connu récemment la même chose , presque la même histoire…

        J’ai eu beaucoup de patience, plus que de raison, mais en vain ! Il me demandait toujours plus , il fallait que je le rassure constamment, (on ne vivait pas ensemble non plus). Toutes mes absences étaient vécue comme une trahison , il s’imaginait à tord, que je voyais quelqu’un d’autre, que je me faisais draguer et finissait parfois par m’insulter…  Les sentiments étaient très forts de mon côté , très fusionnels sinon je n’aurais pas accepté tout ce qu’il m’a fait subir ( mais était-ce bien réel ?). 

          Quand il était jeune , ne se sentant pas aimé, il est parti de chez ses parents très jeunes. C’est devenu un « rebelle ». 

         A chaque angoisse il se mettait à boire et je devais être le souffre-douleur. Au début, cela a commencé par un comportement verbal agressif , pour finir par les gestes. Si je l’ai quitté , c’est qu’il m’a fait très peur il y a deux mois. je ne sais jusqu’ou il aurait poussé les limites de son agressivité.A ce moment là, j’ai toujours eu l’impression qu’il avait quelqu’un devant lui qui n’était pas moi.  Je pense que ces personnes provoquent malgré elles  la rupture, même si elles ne le veulent pas. La peur d’être abandonné , les pousse à des situation sans issue pour le couple. En fait, ils n’aiment pas , ils aiment qu’on les aime et qu’on leur prouve sans arrêt. C’est tout sauf de l’amour !!

        Tout ça pour vous dire, que vous avez bien fait de vous séparer, et que ces personnes doivent prendre conscience de leur problème . Nous n’avons pas à souffrir de leurs angoisses, nous avons le droit au bonheur et même si on les aime énormément. Le temps efface tout (ou presque).

        bien cordialement

        A.

         

  29. Bonjour,

    J’ai 36 ans. J’ai appris, par hasard, il y a deux ans que j’avais été adoptée. Mes parents me l’ont caché pendant toutes ces années pensant m’épargner quelques souffrances. Que les choses soient claires, je ne leur en veux pas pour le moins du monde, je ne les aime que plus, si celà est possible.
    Je comprends aujourd’hui pourquoi je souffre, pourquoi j’ai peur qu’il arrive quelque chose aux miens.
    J’ai été une enfant couvée, surprotégée toute mon enfance car j’étais une enfant fragile aux multiples problèmes de santé.
    J’avais une relation fusionnelle avec ma mère (adoptive). J’avais 23 ans elle est morte, après une longue et difficile maladie. J’ai vécu l’enfer pendant 10 ans avec un sentiment de culpabilité que je dois à une infirmière qui soignait ma mère. Pour faire simple, ce personnel « soignant » m’a clairement dit que si ma mère avait développé un cancer généralisé c’était parce qu’elle s’était fait du souci suite à une intervention chirurgicale que j’avais subi par le passé et consécutivement à laquelle j’avais eu de graves complications.
    J’ai vécu 10 ans avec ce fardeau sans oser en parler, avant d’éclater et de sombrer dans la dépression après une TS (j’avais à l’époque trouvé refuge dans l’alcool, seul remède capable d’atténuer ma souffrance).
    Cinq ans après la mort de ma mère, j’ai perdu mon oncle (son frère), que j’adorais et avec lequel j’était très complice, surtout après la mort de ma mère qui nous avait rapprochés.
    Depuis j’ai suivi une thérapie. Mais les angoisses de séparation sont toujours là, il ne me reste que mon père (âgé) et ma marraine qui joue le rôle de deuxième maman et avec qui aussi j’ai une relation fusionnelle.
    Je n’ai connu que deux histoires d’amour. J’ai rompu chaque fois la première pour éviter que l’autre ne le fasse et ne me fasse souffrir. De toutes façons mon second « amour » disait que je l’étouffais car je lui demandais sans cesse si il m’aimait… Il n’était pas du genre démonstratif et cette attitude ne me convenait pas, car trop d’insécurité, trop d’incertitude.
    J’ai renoncé aujourd’hui à chercher une « moitié » et préfère me consacrer à aimer du mieux que je peux mon père et ma marraine et surtout à essayer de leur faire oublier les tourments que je leur ai fait endurer par le passé.
    Je ne veux me consacrer qu’à eux (et à mon chien, c’est idiot mais cet animal fait partie intégrante de ma vie).
    Ils passent avant ma propre vie, je nourris un sentiment de gratitude envers eux de m’avoir sortie de la DDASS, qu’aurait été ma vie sans eux?
    Ils sont les repères dont j’ai besoin pour vivre, qui sont indispensables à ma vie et aux sentiments de sécurité et de stabilité, vitaux pour moi.
    J’ai aussi appris qu’il ne fallait pas « s’attacher » aux collègues de travail, car trop aléatoire.Le turn over est important là où je travaille et, cette année, le départ d’une collègue appelée à d’autres fonctions, pourtant au sein même du service, me perturbe énormément.

    Je ne sais pas si je souffre d’abandonnisme mais il y a des jours où l’angoisse est intolérable, où je suis au bord des larmes à la moindre contrariété. Au fil des ans, j’ai essayé de me forger une carapace, mais « jouer à la dure » me pousse parfois à me montrer impulsive et agressive envers les autres, ce que je regrette toujours immédiatement après. Je ne veux surtout pas faire de mal quiconque surtout pas à ceux que j’aime. Il y a des fois où, en employant un langage imagé, je préfèrerais retourner le couteau contre moi que contre les autres.

    Voilà, c’est mon petit témoignage, sans doute une petite goutte comparé à d’autres,

    Une pensée amicale à tous ceux qui souffrent.

  30. C’est étrange…. Il y a des années que je m’étais trouvée ce nom, toute seule. Je souffre d’abandonnite aigue !

    Il y aurait beaucoup à dire…. Mais une question me turlupine. Quand deux souffrants d’abandonnite se rencontrent, qu’est ce qu’ils se racontent ?

    C’est mon histoire actuelle. Elle est à la fois belle et terrible. Moi, d’un côté, qui l’entretient, cette histoire, et qui garde comme un leitmotiv perpétuellement dans ma tête : Ne fais pas à autrui ce que tu ne veux pas qu’on te fasse.. Et lui, constamment à la recherche de l’absolu, de preuves de mon attachement, de mon soutien, de ma confiance…

    Je fatigue.

  31. Bonjour!
    J’ai trouvé votre site il y a environ deux mois et je dois dire que cela m’a apporté un peu de réconfort. Je suis mariée depuis 43 ans avec un homme qui a vécu une enfance difficile. Je pensais pouvoir l’aider par l’amour que je lui portais… Cela a fonctionné pendant plusieurs années. Mais des crises graves survenaient de temps à autre. Et là, je me suis dit que je ne pouvais plus continuer comme ça. Il devenait méchant avec moi, me manquait de respect et surtout, me laissait tout gérer. J’étais enseignante et, très prise par mon travail, j’ai réussi à survivre jusqu’à la retraite. Les problèmes de mon mari m’ont permis de trouver des gens merveilleux qui m’ont permis d' »avancer » malgré tout. Il allait consulter de temps en temps, mais sans grande conviction… plutôt pour que je ne lui dise rien. Un jour, j’ai trouvé votre site et là, tout s’explique! Je comprends enfin le pourquoi des choses. Mon mari va chez un psychiatre qui va dans votre sens, me semble-t-il. Je me demande si je dois aussi aller le voir ou si je dois aller me faire aider chez un de ses confrères. Je vois difficilement le bout du tunnel. J’ai trouvé des explications sur le site, mais je me demande si nous allons nous en sortir un jour!

  32. Bonjour,

    J’ai trouvé sur ce forum une foultitude d’informations qui m’ont énormément informé et aidé à comprendre le caractère et les comportements de mon épouse. Nous sommes aujourd’hui en procédure de divorce, après de longues années de mariage et plus encore de vie commune assez mouvementée, et des enfants au milieu. Mon épouse est née sous X dans les années 70, et ne s’est jamais remise d' »avoir été abandonnée par sa mère à la naissance » et m’a parle de son adoption dans les tous premiers jours de notre relation.

    Je n’avais pas mis le doigt – malheureusement – sur ce syndrome de l’abandon jusqu’à très récemment, et j’ai pris toutes ces informations en pleine figure. Je culpabilise de ne pas avoir essayé de comprendre ce qui pouvait se cacher derrière cette adoption, les choses que pouvait ressentir mon épouse, et les moyens surtout de l’aider à aller mieux.

    La question que je me pose aujourd’hui, alors que peu d’espoirs existent encore pour que notre couple s’en sorte, est : à quel point une personne ayant été abandonnée, et souffrant de ce syndrome, peut, grâce à une psychothérapie notamment, sortir guérie de ce mal-être ? En d’autres termes, je me demande si je dois tenter une dernière perche envers mon épouse pour l’aider à surmonter cela et que notre couple aille mieux, ou si cela est une quête somme toute vaine ou du moins incertaine, et que je risque de souffrir de cette relation tant que je vivrai avec elle.

    J’imagine qu’il n’existe pas de statistique, ni même de probabilité de réussite en la matière, donc je vous remercie beaucoup d’avance de partager vos expériences, succès ou échecs, personnels ou de votre entourage.

  33. Je me reconnais dans chaque temoignage, c’est une vive souffrance, mais enfin une liberation car je viens de comprendre ce qui me gache la vie depuis de nombreuses années, j’ai trouver le « pourquoi » et je pense que c’est deja un très bon début pour avancer vers des horizons meilleurs;
    j’ai compris egalement qu’un fort manque de confiance en nous résulte également ce carnage, ce manque d’affection qui nous pousse à nous faire abandonner alors que c’est justement ce que l’on craint….Mon mari s’est accroché à moi malgrès mes rejets, aujourd’hui je me dis que j’ai une chance inouie d’etre heureuse en amour, d’avoir une famille unie, seule mes relation savec le monde exterieur en souffre, quand je suis dans ma bulle je me sens enfin en securité, mais le monde exterieur me terrorise, je n’ai plus d’amie, je les ai tous perdue…j’ai des relations très difficle avec les autres je me sens incomprise, j’ai l’impression que l’on me percoit comme un monstre, alors que je sais qu’au fond c’est une carapace, je ne suis pas comme ca mais personne d’autre que mon mari n’a encore reussi à la percer… je pense qu’il ne faut pas culpabiliser car il y a une partie que l’on ne peut maitriser surtout quand on a pas conscience de ce démon qui est à l’interieur de nous, comment pourrais t on s’en vouloir et en vouloir aux autres de ne pas nous comprendre… impuissance, incomprehension, maitrise de rien, meme pas de soi, pleurs, tristesse, souffrance…. tant de mot que je veux rayer de ma vie, de mon moi intérieur, comme si sommeillé en moi un vilain monstre qui sort les griffes quand il se sent agressé par l’amour ou la peur… tirailler entre l’amour et la haine, la joie les peines, le coeur et la raison; c’est une grosse confusion generale , on se cherche, on ne se trouve pas, on s’aime et se deteste…aimer rejeter haie, le mot que j’ai pu en retenir c’est je te HaiMe !
    reprendre confiance en soi, cesser de douter, ne plus culpabiliser, se faire aider, essayer d’avoir confiance aux autres, prendre le temps, ne pas agir sous les emotions, etre moins spontanée car ca joue des tours ! voilà un programme bien chargée, mais je sais que j’y arriverai maintenant ! merci pour vos témoignages, merci pour ce document bien utile :) Bien à vous, cordialement, Sabrina 28 ans

  34. Voici un témoignage différent.

    J’ai 37 ans et ai suivi une thérapie pendant 2 ans qui fut cauchemardesque. Le diagnostic posé par ma psy fut celui d’abandonnisme. Elle a géré la thérapie à sa manière et en passant tout au filtre de l’abandonnisme sans porter attention à tout ce qui n’était pas habituel chez un abandonnique mais présent chez moi. J’ai donc porté cette étiquette d’abandonnique (et d’autres) pendant 2 ans jusqu’à ce qu’une 2ème psychologue consultée mette le doigt sur mon problème : je suis une personne à Haut Potentiel.

    Il y a une part « d’abandonnisme » dans le vécu des HP si les parents n’ont pas eu conscience de la douance de leur enfant, car le décalage amène une certaine carence.
    Aujourd’hui, je réfute ce diagnostic d’abandonnique. Ma psy a été incapable d’admettre qu’une autre vision de mon cas était possible.
    Evidemment, la thérapie s’est mal terminée. Je travaille maintenant avec une autre thérapeute plus compétente sur les problèmes liés à ma douance.

    Bonne journée à tous

  35. Je suis « tombé » par hasard sur ce site en recherchant le « syndrome d’abandon ». C’est une amie qui m’avait parlé de cela car je souffre énormément d’un manque de confiance en moi qui me pourrit la vie.
    J’ai 42 ans et je n’arrive pas à trouver une compagne. Aucune ne « veut » de moi….. je sais qu’une femme recherche un homme qui peut lui donner toute la confiance, la sécurité et la sérennité.
    Je ne sais vraiment pas comment m’en sortir car au fil du temps je m’enferme de plus en plus. Je suis certainement trop gentil qui dit oui à tout et je n’ai pas caractère.
    J’ai vécu une jeunesse difficile, mes parents ont toujours été des gens autoritaires sans état d’ame, sans le moindre gramme d’humanité, égoiste ne pensant qu’à eux. Ils m’ont toujours infériorisés par rapport aux autres, m’humiliant dès qu’ils avaient la possibilité. Je me souviens en primaire lorsque j’apportais des notes moyennes, mon père me battait et ma mère m’obligea à porter des culottes courtes en plein hiver alors que j’étais extremement pudique. Cela m’a tellement marqué que j’en ai encore des frissons lorsque j’écris.
    En lisant ce site concernant ce syndrome d’abandon, je retrouve tout ces « défauts » anxiété, abandon, les scènes de désespoir, cette peur du risque affectif, la solitude,…..
    Je suis allé chez une psychothérapeute pendant quelques mois mais je n’étais pas absolument pas satisfait.
    Je suis allé chez une autre psychothérapeute qui dès la première séance a mis le doigt sur mon mal-être malheureusement je ne pouvais pas me rendre régulièrement chez elle car je travaille. J’ai donc arrêté après deux séances mais en y repensant actuellement je vais tout de même retourné car pour le moment après cette succession d’échecs pour trouver une compagne, je pense de plus en plus à mettre fin à ma vie…..tellement que j’en ai marre de cette vie.

  36. Bonjour,

    je viens de lire ton temoignage et disons que je te comprend un peu dans ton fonctionnement.

    Mon vécu à été d’être placé en familles d’accueil et en foyers, et même si cela au début ne m’a jamais posé de problèmes dans ma vie, (ou du moins je ne m’en rendais pas compte !) j’ai vécu dernièrement des situations qui l’ont fait ressurgir certaines blessures et je vis maintenant dans cette peur comme tu dis, on se pose pleins de questions, on doute, pourquoi m’aime t-il ? Etc…Ce n’est pas facile à gérer. Il existe des traitements par médicament afin d’éviter de « penser », mais je n’ai pas trop envie de passer par là, je pense qu’une psychothérapie m’aiderai plus, reste à trouver la bonne personne ce qui n’est pas tjs facile.

  37. Pendant de long moments je me suis demandée ce qui m’arrivais… Un mélange d’émotions, de réactions, des sauts d’humeur à tout bout de champ. Petit à petit je me suis donc informé sur un internet et cela m’a grandement aidé. 

    Je vais alors me permettre de raconter un peu mon histoire, afin que certains s’y reconnaissent peut être…

    Petite, j’ai eu le manque d’une mère, souvent hospitalisé, je ne comprenais pas ce qui lui arriver puis on a pû faire le diagnostic, elle était atteinte de maniaco-dépréssivité… la personne aura des sauts d’humeurs multiplié par mille, elle pourra passer d’un épisode maniaque (se sentant invincible, elle sera jovial, son lieu de vie est dans le désordre le plus complet, trouble de l’activité et de l’idéalisation), d’un épisode dépressif donc insomnie, ne s’alimente plus, s’enferme… Il est donc impossible de faire des projets avec elle, obliger de vivre au jour le jour, avec la peur que d’une rechute à n’importe quel moment… Je me suis souvent comparé à ma mère, de peur de devenir comme elle. Cela devenait invivable j’ai donc pris la lourde décision de couper les ponts avec elle (je précise que mes parents sont séparés et que je vis avec mon père). Choix égoiste ? Plutôt un choix pour ma survie. Je n’ai que 18ans, je n’ai pas encore pû quitter le cocon familiale mais je compte le faire dès l’obtention de mon BAC. 

    Cela a donc affecté mon mental, je ne sais pas si je suis vraiment atteinte du syndrôme de l’abandonnisme mais je pense que s’est « l’état » qui me caractérise le plus. Dans mes relations amicales çava, j’arrive à faire confiance, à ne pas avoir peur de l’avenir. Là où cela se gatte, s’est pour les relations amoureuses. J’ai rencontré quelqu’un y’a 7 mois, tout se passe bien, il m’a avoué certaines choses comme faire des projets etc. et parodaxalement, cela me fais peur. Je projette automatiquement alors la maladie de ma mère, compare mon compagnon avec ma mère, l’impossibilité de faire des projets, le doute de moi-même, pourquoi moi? il trouvera surement mieux un jour? a quoi bon se lancer dans cette histoire? des barrières, toujours des barrières qui me bouffe au fur et à mesure… 

    Malgré tout, je sais qu’une fois ma vie pris en main, j’arriverais à aller à aller mieux (je l’espère) mais dans tous les cas, en lisant votre article, cela m’a aidé à mieux me comprendre et peut être me permettre de mieux vivre avec ce syndrôme.

    Courage pour tout ceux qui se bats contre ce syndrôme !

  38. Bonjour

    J’ai 21 ans et je savais depuis quelques années (et cela c’était accentué avec ma nouvelle relation amoureuse ces derniers mois) que je souffrais d’un problème et je n’ai mis un mot dessus qu’aujourd’hui.

    C’est ma soeur qui m’a parlé de cette page car elle a eu la même enfance difficile que moi. Nous avons toutes les deux été abandonnées par nos pères respectifs et notre mère s’est enfoncée dans des dépressions et relations qui n’étaient pas saines. Nous avons grandi dans ce climat d’insécurité, livrée à nous-même avec une mère qui cherchait désespérément à refaire sa vie… en vain. 

     

    a 18 ans après mon bac je suis partie de chez moi. j’étais à cette époque avec une personne avec qui je suis restée 5 ans et envers qui j’avais au début les symptomes décrits.

    vous savez j’avais réussi à m’épanouir et à être heureuse, presque plus complexée, me sentir mieux, à ne plus pleurer ===> le jour ou j’ai réussi à lui faire confiance entièrement. cela a été un déclic et une délivrance et nous avons vécu de belles années ensemble.

    puis je l’ai quitté.

     

    aujourd’hui je suis avec quelqu’un de formidable qui m’adore et qui est très patient à chacune de mes crises mais pour combien de temps. il a 9 ans de plus que moi, du vécu donc et je suis très jalouse et possessive envers lui.

     

    parfois quand il part travailler le matin j’ai des angoisses et je pleure. le simple fait de savoir que l’on ne va pas se voir pendant 2/3 jours m’est insupportable. chaque dimanche soir en fin de week-end c’est rebelote: angoisses et larmes.

    aimer à nouveau passionément fait ressurgir toutes ces angoisses. j’ai d’ailleurs failli le quitter plusieurs fois et il m’a retenu. et j’ai failli également tout fiche en l’air plusieurs fois à faire des bêtises, lui dire des choses méchantes et être jalouse stupidement, pour rien.

    parfois j’avoue l’avoir même détesté tant je l’aime. 

     

    aujourd’hui j’ai beaucoup de mal à être épanouie dans cette relation, alors que j’ai tout pour être heureuse.

     

    les gens comme nous refusent le bonheur.

     

    j’ai juste peur de rater ma vie comme ma mère a raté la sienne et je ne veux pas que mes futurs enfants souffrent à cause de moi. parti comme c’est si je veux en avoir un jour il va falloir que je me calme sérieusement !! :)

    mais étrangement il peut se passer 1 mois pendant lequel je vais être la plus adorable du monde, complètement soumise, aux petits soins. et à un moment ca va faire TIC dans ma tête pour une broutille et je vais m’acharner à tout détruire.

    il y a quelques mois j’ai sombré pendant plusieurs semaines dans un cercle infernal ou je pensais  que tout le monde était contre moi et ou je me sentais encore plus mal. je prennais des anti dépresseurs et ca me rendait encore plus dépressive et dépendante… j’ai vite arrêté.

    je crois que je vais mettre le mot dessus une bonne fois pour toutes dans une expression très triviale pardonnez moi:

    « mais ca va pas dans nos têtes!!! » on pourrait êter tellement plus heureux si on le décidait. je crois qu’il faut le vouloir très très fort

    j’espère que d’avoir lu tout ca aura déclenché en moi une envie de m’en sortir. je vous promet d’essayer à partir de maintenant

     

    amitiés à tous, ne vous laissez pas abattre. 

  39. bonjour,
    je crois souffrir de ce syndrome
    en tout cas j’en ai tous les symptômes
    petite, ma grand-mère a abandonner toute ma famille, j’ai vu ma mère triste très longtemps et ma soeur aînée aussi qui était très liée à ma grand-mère. suite à cela, je suis entrée en primaire et mes amis m’ont abandonné. j’ai passé toute ma primaire toute seule ou alors avec quelques personnes mais qui finnissaient toutes par me laisser. ensuite je suis entrée au collège, j’ai repris un peu plus confiance en moi grâce à l’amitié de plusieurs personnes que j’ai rencontré à cette époque. cependant vers la quatrième, ma situation de primaire a recommencer, ils m’ont à nouveau abandonné. j’ai passé mes deux dernière année de collège seule. à cette époque, un problème est survenu entre mes parents et mon oncle, le seul membre de ma famille avec qui nous nous entendions très bien, je l’aimais beaucoup, lui et sa femme. après ce problème, je ne les aies plus vu, je ne leur aie plus parler, ils ne voulaient, alors qu’ils m’avaient promis qu’ils seraient toujours là pour moi. maintenant, je suis en seconde, et je dois dire que j’ai enfin trouver ma place, du moins j’en ai l’impression ^^les gens que j’ai rencontré, je les aimes plus que de raison. je ressens pour eux cet amour maternel dont vous parlez. je m’inquiète constamment pour eux, et si je ne les vois pas au moins une fois dans la journée, je n’arrive pas à trouver le sommeil. déjà enfant, j’avais un besoin très fort d’aimer et surtout d’être aimé, mais vu que je n’avais personne, j’ai dévellopé un attachement très fort pour les animaux que je possède toujours. je les considèrent comme mes enfants, ma famille, parce que se sont les seuls qui ne m’ont jamais abandonné. En ce qui concerne mes amis d’aujourd’hui, j’ai peur qu’ils se lassent de moi parce que je les colle trop, si seulement ils pouvaient voir dans mon coeur, ils n’y verraient que mon amour pour eux. voilà j’ai raconté mon histoire, je ne pense pas qu’elle soit si triste que cela mais j’espère juste que ma phobie de l’abandon et du non-retour de mon amour ne me fasse pas perdre mes amis, qu’elle disparaisse un jour comme elle est arrivée…

  40. Bonjour,

    J’ai rencontré le grand amour à 36 ans (il y a 5 ans). Cette relation a fait éclore chez moi un certain abandonnisme. C’est très cruel à gérer car j’en suis consciente et je dois toujours me contrôler pour ne pas alourdir la relation et mettre de la pression sur mon mari. Je crois que j’étais depuis 20 ans dans un couple qui me protégeait de cette névrose, un couple parental mais pas amoureux. Je suis en thérapie depuis des années. Cela m’aide beaucoup. Je me découvre aussi ces dernières années comme quelqu’un d’intelligent et qui est passé à côté de ses vraies potentialités (manque de confiance en moi, destruction de mon estime par ma mère, père absent). Mais j’explose aujourd’hui au niveau professionnel. Je suis très investie en tant que maman et même si j’ai quitté leur papa, avec la peur qu’ils ressentent de l’abandon dans la garde alternée, j’ai réussi par cette situation à retrouver un certain équilibre (moins d’investissement qui pourrait être néfaste à mes yeux pour eux) et mes enfants se développent avec beaucoup d’autonomie et de sécurité.
    J’ai eu une maman qui m’utilisait et non me reconnaissait, elle est morte le jour de mon premier mariage d’un cancer généralisé. Je me suis mariée pour lui faire un dernier cadeau. Mais j’ai eu trois merveilleux enfants de ce mariage. Et aujourd’hui, un divorce respectueux.
    J’ai refondé une famille et je ne me sens plus jamais en sécurité. Tout me semble fragile. Je me trouve bien sûr ridicule et j’espère arriver à me débarrasser de cette névrose qui me pourrit la vie, cette vie qui est si belle pourtant.

  41. bonjour.

     je viens vous faire part de mon experience et surtout j’aimerais savoir comment les personnes abandonnique arrivent à s’en sortir? je vais voir un psychologue depuis maintenant  3 mois et c’est lui qui à mis le doigt sur ce problème qui me poursuivais depuis des années. je ressentais un mal être innexplicable depuis l’enfance et maintenant que je sais d’où cela vient j’ai vraiment envie de m’en sortir et d’être bien dans cette relation que je suis en train de construire. je ne sais pas comment faire et je penses que seuls des personnes qui sont passé par la peuvent me répondre…

    je vais pas vous parler de mes « symptomes », ils sont quelques peu différents des votres mais chaque histoire est différentes et j’ai pu remarquer plusieurs points communs. j’espere recevoir des reponses de votre part car malgres cette envie que j’ai de m’en sortir, cela me bloque de n’avoir aucune idée de comment faire et je ne veux pas passer par la case « traitement thérapeutiques » je penses qu’il y a d’autres solutions…

    merci a vous pour vos réponses et à bientot !

  42. Bonjour,

    Tu as 18 ans et la vie devant toi! Sache que ma maman est atteinte de la même maladie de que ta mére et j’ai réussis ma vie. La maniaco-dépression n’es pas hériditaire même si elle est terriblement destructive pour la patiente et son entourage. Bon courage et belle vie. J’ai 42 ans, 2 beaux enfants, un métier et un super mari. Même si parfois cette maladie m’a aussi fait du mal, il faut juste apprendre à l’accepter comme inévitable, se dire qu’elle ne guérira pas et se faire une raison….

  43. Quel attitude adoptée avec un abandonnique ? Faut il lui dire qu’elle souffre de ce « trouble de la personnalité » pour l’aider ?
    Voilà j’ai eu une relation avec une fille abandonnique. Au vu de ce qu’elle a vécu pendant son enfance et ses nombreux échecs affectif, je n’ai pas de doute sur le diagnostic.
    Pour résumer ma relation avec elle, il y a eu 2 phases, une première passionnelle et fusionnelle et une deuxième où elle m’a mise à l’épreuve durant laquelle j’ai énormément souffert, ce qui a fini par une inévitable rupture.
    Comprenant qu’elle répètera ce scénario à l’infini, j’aurais envie de l’aider et éviter qu’elle fasse d’autres victimes. Dois je lui révélé qu’elle souffre d’abandonnisme (et elle pourra se documenter via ce site ou un autre) où doit elle le découvrir par elle même avec un thérapeute ? La deuxième solution serait sans doute la plus indiquée mais je ne suis pas sur qu’elle fasse la démarche de parler de ses troubles affectifs de manière objective avec son thérapeute . Quand à la première, je crains qu’elle se voile la face et qu’elle rejète tout en bloc …
    Merci pour vos conseils.

  44. Je viens juste à l’instant de mettre un mot sur mes souffrances : cette peur vicérale d’être abandonnée depuis la petite enfance.

    Dans notre famille, uns enfant fut abandonnés à sa naissance par ma tante, la soeur de ma mère, nous faisant grandir dans le secret jusqu’à notre vie d’adulte car la version fut que mon père en soit le géniteur.Mon parcours professionnel comme ma vie personnelle ont été construite sur cette peur me faisant abandonner ou sacrifier ce que j’avais de mieux.  A 51 ans je me retrouve sans travail et sans compagnon. Ultime crise ce jour, je veux en guérir. L’aide d’un psychiatre hypnothérapeute est en place. Long est ce chemin et vos témoignages un encouragement à mieux aller pour toujours.

  45. Bonjour,

    De ma propre expérience, je pense qu’une sortie à cet handicap passe par un apprentissage progressif à la confiance en soi et à l’émotion par rapport à des choses simples jusque là considérées comme insignifiantes du fait de la focalisation de toute son attention sur sa propre souffrance.

  46. Bonjour, je suis une jeune femme de 21 ans, et j’ai également le même problème.
    Je suis avec un homme parfait, et je fond en larmes depuis maintenant 30mn…. parce que j’ai l’impression qu’il ne m’aime pas. J’interprete à chaque fois tous ses faits et gestes comme un amour qui n’est pas intense, un amour inférieur à celui que je lui porte, comme un abandon.
    Il y a quelques minutes que j’ai réussi à mettre un nom sur ce mal qui m’a également rongé lors de ma précédente relation amoureuse de 3 ans : l’abandonnisme.

    J’ai eu une enfance marquée par une absence fréquente de mon père qui ne rentrait pas tous les soirs puisqu’il préférait aller voir sa maitresse. Mes parents ont ensuite divorcés quand j’avais 8 ans, et depuis mes 11 ans ma mère est dépressive et se drogue aux médicaments (somnifères et anti-dépresseurs) la rendant complètement dépendante, et amoindrie d’un point de vue intellectuel. Elle a donc également marqué non pas physiquement mais mentalement ma préadolescence de son absence. 

    Je me suis donc souvent sentie seule au monde, et encore maintenant.

    J’ai lu votre page, et je reconnais certains symptômes, tels que l’agressivité, les crises d’angoisse et de larmes, ainsi que la peur de s’engager, voire le refus. J’ai l’impression de faire exprès d’être excécrable avec mon copain, peut etre pour, comme vous l’avez dit, qu’il m’abandonne. 

    Pourtant, je n’avais aucune raison de fondre en larmes : je devais le voir ce soir, et il m’a juste dit qu’il ne pouvait pas car il devait réparer l’ordinateur d’un ami et aller chez le coiffeur demain matin. Bref, dans ma tête, cela a suivi ce cheminement : « s’il m’aimait vraiment, il se serait arrangé pour me voir d’abord, et il serait allé au coiffeur à coté de chez moi, et m’aimait vraiment, il voudrait me voir tout le temps, au moins autant que moi je souhaite le voir, il ne m’aime pas autant que moi, et comme il ne m’a pas demandé ce que j’ai fait aujourd’hui, en fait, il ne m’aime pas. Et comme je suis excécrable, il ne m’aime plus » Et je passe des détails.

    Je suis effondrée de réaliser que je n’étais pas si forte, car je croyais avoir su jusqu’à présent me débrouiller toute seule, être un solide comme un roc. Je suis effondrée de réaliser que ce caractère fort, vindicatif, revendicatif et agressif donc je suis si fière n’est pas moi, ce caractère est l’ensemble des conséquences de mon abandon.

    Mais je n’ai pas envie de refuser l’amour, je n’ai pas envie de gâcher la belle relation que j’ai, comme j’ai pu le faire avant, j’ai envie de faire confiance, et j’ai envie de cesser de m’effondrer si je ne le vois pas et s’il n’est pas toujours disponible! 

    Et surtout j’aimerais enfin vivre une relation amoureuse sereinement, sans prise de tête (surtout la mienne) et sans angoisser à chaque fois que je crois qu’il ne m’aime pas! 

     

    Si seulement c’était aussi facile que d’y arriver simplement en le décidant…

    Mais bon, n’oublions pas que tout problème a une solution. L’amour est trop beau pour le gâcher et ne point le vivre.

    Quand on veut, on peut, luttons, et ayons un partnaire très compréhensif aussi :)

     

    Courage à tous, l’important est de savoir que sur terre on n’est pas les seuls à connaitre cela. Donc, on n’est pas seuls au monde :)

  47. coucou moi cest marouane jai 28 ans ma vie proffessionel est un echec , et sentimentalement nen parlons meme pas mes relations ne durent pas plus d’un mois alors je les colectionnes , les une apres les autres et meme plusieur en meme temps jusqua 3 parfois, et jen ai pas assez , mes amis me decrivais comme un loveur dailleur moi meme aussi je tombais amoureux rapidement , un vrai prombleme, dans mon relations je me sent constament menacé, peur quel me quitte meme si je lui plait bcp quand une fille maime je la pousse a bout , dé quel comet une erreur oublie de mappeler je mimagine des films et je linsulte de tout les noms, lui demande deffacer mon numero ou autre
    alors ma vie est un gachis mtnt je me contente de collectionner les filles plus belles les une que les autres, je suis devenu un proffesionnel, mes approcher sont calculée avec panache , parfois je rentre dans le lard cest devenu un vrai passe temps ma seul vrai satisfaction ,mon coeur est en milles morceaux mes reves perdu dans locean je suis devenu un vagabond qui ere, je me fait virrer de tout mes job car jai peur de minvestir, je voyage tout le temps pour mapaiser mais maintenant je suis a bout je sort dune relation avcune fille ki me plaisait tellement si gentille si belle que je pourrais ecrire un livre je lui est plu directement elle aussi cetais si romantic elle me regardais tout le temps meme quand je dormais je la surpenais, elle mappelais sans cesse ont se voyais tout les jours, un jour elle ne ma pas appeler alors quon devais se voir, je suis devanu completement fou je lui ai sorti je ne sais plus quoi comme connerie degage tu me plait plus ou je sais pas koi elle completement effaree ma sonner le soir elle avais oublier son tel je me suis excuser cetais oublier on en a plus parler ,puis cest arriver une fois de plus je lui ai dis oublie moi faisons comme si ont cetais jamais connu et la elle la fait je me suis senti perdu ,jai ete jusqua le revoir elle ma envoyer chier elle qui etait si love de moi , et moi encore plus meme si je le montrais pas je suis parti tout le week end pour loublier meme si jai peine jai jamais sonner , une histoire a pris fin je ne peux pas lui expliquer que cest la 123 emes fois que cela marrive je ne laisse pas les sentiment sinstaller jai des doutes je perd le nord je refflechi trop me dis mon oncle dans mes relation jai limpression detre fou pourtant je drague si bien pourquoi suis je toujours accompagner des plus belles, dans mes echec je me valorise, mais je suis un ringard qui na rien dautre a faire que draguer je me demande juste quand ca vase finir quand je rencontre la personne des fois jy crois la je viens de decouvrire que je ne suis rien dautre qun abandoniste comment vais je men sortir?

  48. Bonsoir à tous,

    cette page du site m’a beaucoup aidé à comprendre mon ex-compagne. Pourquoi elle avait des sauts d’humeur, pourquoi elle était agressive à mon égard (et seulement à mon égard). Elle a perdu son père à l’âge de 10 ans (il s’est suicidé devant ses yeux) et sa mère la dénigrait totalement et un jour l’a mise à la rue. Maintenant je comprends pourquoi elle était contrariée quand je préparais mes affaires (on ne vivait pas ensemble, mais il m’arrivait de reprendre des vêtements chez moi). Elle me tirait la tête et finissait par chercher une dispute et se mettre en colère. J’ai vécu ses colères (qui pouvaient aller jusqu’aux insultes ou la vulgarité) pendant trois ans. Un jour elle a mal compris une phrase et restait persuadée que je lui avais dit qu’elle n’était rien alors que c’est faux. Elle me dit alors de ne plus pointer ma g…chez elle et qu’elle ne voulait plus me voir. Je l’ai quittée car je n’en pouvais plus et pourtant je l’aime encore passionnément. Je viens de comprendre aujourd’hui (ça fait 7 mois qu’on est séparés) les raisons de ses colères et de ses sauts-d’humeur. Je sais qu’elle m’aime encore mais à chaque tentative de contact c’est la colère. j’ai décidé de faire silence radio en attendant que sa colère disparaisse complètement. Elle s’est toujours dite ‘incomprise ». Je n’en comprenais pas le sens car j’ai toujours été à son écoute et je lui toujours montrer mon amour pour elle. Je ne sais pas si elle sera capable de se remettre en fin en question et comprendre que tout ce que j’ai fait c’était pour elle. Elle est jalouse et possessive. J’ai tenté de lui faire comprendre que ses comportements étaient sûrement dûs à son enfance mais j’ai comme réponse « j’ai pas besoin d’un psy » en parlant de moi. Je suis sa seule relation durable. les autres ne duraient que quelques mois. Si elle revient je ferai tout pour ne plus entrer dans son jeu quand elle est en colère et plutôt lui poser des questions sur ce qu’elle ressent au moment même. Je suis un peu perdu, mais je pense que même si elle m’aime encore ne reviendra pas parce qu’elle aura peur que je m’en aille encore un fois. Qu’en pensez-vous ? 

  49. Bonjour,

    Tu es face à un effet miroir de ton propre syndrôme. ca doit te faire bizarre et biensur tu t’épuises, vous vous épuisez! Mais la chance que tu as, selon moi, c’est que vous pouvez encore mieu vous comprendre, mieu saisir vos angoisses l’un envers l’autre. Qu’en penses tu?

    Pour ma part, je viens de découvrir que j’ai aussi ce syndrôme, l’homme que j’aime est trés compréhensif envers moi mais lui aussi il  fatigue. Ce qui peut se comprendre vu les éxigences des abandonniques en matière de relation et d’amour.

    En fait, je trouve cela terrible, oublions la langue de bois les amis, c’est tout simplement horrible d’avoir ce sentiment quasi permanent. Et c’est pourquoi je suis à la recherce de solution interressante pour pouvoir améliorer ma vie et celle des gens que j’aime et qui m’entoure. Je songe trés , trés sérieusement à la psycho-thérapie!

    et vous? 

  50. Bonjour,

    Je pense aussi souffrir d’abandonnisme. Je suis en psychanalyse depuis 20 ans. J’ai réellemnt eu l’impression d’être abandonné par mon père quand il est mort dans un accident du travail. J’avais presque quatre ans. Il est mort pendant la grossesse d’une de mes soeurs aînées qui avait été soit disant abusée par le cousin de ma mère. L’aîné de mes neveux est né de cette union. Je suis le dernier d’une famille de 8 enfants. Il ne me reste plus que ce noeud à défaire en analyse : bien comprendre comment j’ai pu associer la mort de mon père à la grossesse de  ma soeur alors qu’il n’y était pour rien. Ma mère souffre elle-même d’une névrose importante liée à un problème relationnel compliqué avec son père. Son attitude distante et froide a aussi contribué à de l’abandonnisme non réel au sens de Guex. La fratrie a dégusté : deux de mes soeurs se sont suicidées à 48 et 52 ans. Deux autres souffrent d’une psychose. J’ai réussi ma vie professionnelle mais je suis toujours en attente de réussir ma vie privée, à 45 ans. Je suis homosexuel, une fixation tardive suite à une histoire d’inceste dans laquelle je n’ai fait que rejouer ce que j’avais cru être une réalité : de la sexualité entre ma soeur et mon père. J’ai joué à me faire peur pendant dix ans dans cet inceste avec mon frère aîné alors qu’il n’y avait pas de relations physiques avec pénétration. Je n’ai jamais pu avoir une vie affective car revoir un homme m’angoissait et me paralysait (douleurs dans la nuque, etc). Mais j’ai eu des coups de foudre et j’ai compris qu’il me nourrissait du manque de mon père passé. Je sais aussi que je n’avais pas toutes ces angoisses avec ma copine avec qui je suis resté 6 ans. J’ai commencé la psychanalyse à 23 ans. J’y vais deux fois par semaine. Je regrette de ne pas avoir choisi 3 séances par semaine mais j’avais une résistance très forte. J’espère que les années à venir vont me permettre de débloquer cette difficulté pour me permettre de partager la vie de quelqu’un car aujourd’hui encore, je n’existe qu’à travers mon boulot.

    Commentaire qui part un peu dans tous les sens avec beaucoup d’informations peu approfondies. Mais j’ai l’intention d’écrire mon histoire, pour qu’au moins mes neveux et nièces et leur descendance comprennent dnas quelle famille ils sont arrivés.

  51. comment le premier homosapiens, ou le premier néandertal, abandonnés ont-ils réagit ? Etait-il abandonnique ou bien était-il urgent qu’il s’en sorte et qu’ils se débrouillent

    -1 à trouver leurs nourritures pour survivre

    -2 pour survivre et nous permettre d’être là, à nous poser des questions existentielles sur un sujet si large ?

    Désaffection ne signifie pas abandon. Un parent qui ne peut pas (pour de multiples raisons), qui meurt, qui part, est-il un animal qui ne comprend pas ce qu’on lui demande ou un être humain qui ne peut assumer cette filiation ? N’y a t’il pas une trop grande exigence des abandonniques ? J’ai remarqué une majorité féminine.Une thérapie suivie pendant 3 ans, de 1982 à 1985 a aboutit à cette conclusion asolument inattendue pour moi. Ma démarche initiale était motivée par une préoccupation très matérialiste : vendre sans être ennuyée par les regards d’appétit sexuel que posaient certains clients sur moi.

    Une réflexion s’impose à moi, un parallèle entre la religion et la phychologie. Quels que soient  nos origines, notre héritage culturel, notre caractère, il semble que tout cela soit couvert par la sempiternelle notion de culpabilité dans lequel on induit le patient d’un manière ou d’une autre.

    On lui indique que l’adulte n’a pas fait son taff ! Le taff ? C’est quoi ? Tout cela n’est qu’explication sur une seule vérité, pour être un humain, un être social accompli, il est donc nécessaire de passer par la case départ sécurité qu’apportent des parents accomplis. Sacré challenge dans ce monde de brut !

    Et si on admettait que les abandonnés, les abandonniques, ont cette capacité de voir cette réalité effrayante : pourquoi la nature a t-elle créé l’homosapiens ?

     

  52. Bonjour,

    je viens de lire ton post et je suis sidéré par tant vérité. La phrase à retenir par dessus-tout : « l’ enfant n’ est plus et l’ adulte peut enfin vivre »

    ou encore l’ « explosion hormonale qui a suivi cette révélation. Je n’ en suis pas là pour l’ instant mais j’ ai de plus en plus d’ « incursions » de l’ adulte

    qui « dégagent » l’ enfant et là, c’ est comme une « nappe » qui m’ envahit -je la sens arriver physiquement. A ce moment, la douleur morale disparait

    totalement, la force s ‘installe avec le sentiment d’ éternité. Je ne suis plus seul, je suis avec moi et ma perception des choses devient quasiment

    « divine ». Malheureusement « ça » fout le camp sans prévenir et retour à « la tombe ». Les deux états me semblent pourtant si proches l’ un de l’ autre

    alors j’ essaie en permanence une gymnastique mentale pour récupérer le fluide .

    Alors si tu peux donner des nouvelles et des conseils, n’hésite pas. Et merci de ton récit, je suis moins seul.

    • Les abandonniques ne changent jamais, leur histoire est à répétition..
      (un gars abandonné par sa mère et maltraité bb par son père alcoolo.. voilà on dresse le scénario..A premire vue qlq de gentil..un personnage public charismatique, qui fait rire tout le monde, qui en rajoute un couche..)
      Une relation d un peu plus d un an un soir il m en voulait et psq j avais rien de mieux à faire qu être avec lui (c était dans sa tête), il a été vers la 1er qui voulait de lui..(trouvée sur le net)

      Il avait en plus des problèmes d érection et face aux autres hommes (je l ai su après) s inventait de nombreuses aventures (j espère qu il s inventait seulement)..il avait rencontré des nymphos..
      A cause de ses problèmes d érection, il était certain que j avais qlq d autre pour me satisfaire.. Coté manque de confiance, c était vraiment le maximum…Le jour qui suivait une soirée ou encore une fois il avait eu des problèmes d érection, il m avait envoyé un sms et psq je n y avait pas répondu de suite, il était certain d être largué..
      C était tout le temps comme ça.. Si, je ne répondais pas à un sms, il était certain « que j avais mieux à faire » ou q jt avec qlq d autre..

      Un soir de réveillon au téléphone, je l ai entendu dire à son frère « elle m aurait laissé tout seul si elle avait su que j étais malade »..il avait de la m dans la tête..
      Il m attribuait des intentions méchantes..
      Il n avait pas le sou et psq j étaitdans un grande maison..il a commencé être complexé (par sa situation , son studio, sa voiture pourrie) sa b qui fonctionnait mal…

      J ai été remplacée rapido..1 mois plus tard il vivait avec elle, Il est resté avec elle 1an (juste 1 an) et terminé..
      Elle a essayé d être le contraire de moi..elle était certaine que c était un gars délaissé, pas aimé..(je suis heureuse qu elle souffre, psq à l époque, elle m avait envoyé un message « cupidon était passé par là ».. ce message m avait fait vraiment mal.. Elle connaissait mon existence déjà avant ça.. elle était si sure d elle, de l amour qu’il devait lui porter… Elle avait même voulu me faire croire que envolés les problèmes d érection…)

      Il est de retour sur le net, en chasse..il va trouver, il n est pas laid, grand… fauché…Un femme va encore se faire avoir..

      Maintenant quand je rencontre un homme, je lui demande de me parler (juste un peu de son passé) et les hommes avec un passé trop diffcile, non merci..

  53. C’est dingue comme vos témoignages m’épatent, moi aussi j’ai 21 et j’ai découvert y a pas de ça 2 semaines que j’avais un problème d’abandonnisme, mais cet article m’a vraimen permis de mieux comprendre « mon problème ». 

    Pour ma part, cela se manifeste par des crises d’angoisses, un besoin de faire du mal comme je souffre. C’est injuste c’est vrai, mais quand je fais ça je suis dans un état limite second. Je ressens vraiment, comme vous l’avez décris, l’impression que mon chéri ne m’aime pas autant que je l’aime s’il n’est pas disponible, moi je me serais rendu disponible. C’est triste mais je suis quasi-incapable de comprendre pourquoi il n’éprouve pas le besoin de me voir tout le temps !!! Bien sûr, tous mes copains m’ont « abandonnés » car j’étais insupportable, j’enchainais les crises d’angoisses, d’aggressivités. Aujourd’hui je début une toute nouvelle histoire, ça ne fait qu’un mois. Depuis le début de notre relation (comme quoi je savais déjà que quelque chose clochait chez moi) j’ai fais tout un tas d’exercice pour ne pas lui faire payer ma « névrose ». Là, il part 4 jours à la plage pour l’ascension alors que moi je sais que je ne serais jamais partie pour l’inviter chez moi et profiter de l’absence de mes parents, mais je sais que le problème vent de moi, alors j’ai réussis à ne lui faire aucun reproche, j’essaie de faire des exercices de respiration quand je sens que j’ai envie d’être aggressive.

    De plus, il m’a appris qu’il passait un concours, et que la réussite entrainerait son démanagement loin. Il est pas contre une relation à distance… mais là j’ai du lui taper une crise abandonnique, aggressive, (moins que ce que j’ai pu faire dans le passé avec mes pauvres exs) en lui disant que je préfère qu’on coupe les ponts plutôt qu’une relation à distance. Mais vu qu’il n’a pas envie de passer son concours, il le saborderait. Mais le problème, je ne sais pas s’il dit ça pour me garder sous le bras ou s’il est sincère. Donc, là, vu que je suis dans le flou… imaginer mon état abandonnique xD Là je suis aggressive avec lui, je lui demande d’être claire, en plus il ment un peu donc ça ne rassure ps l’abandonnique que je suis xD

    Mais j’ai fais des efforts mais on met à l’épreuve quand même xD

     

    Courage aux abandonniques, les efforts sont possibles mais on ne change pas du jour au lendemain!!

  54. Bonjour

    Je subi depuis plus de 20 ans une personne trés certainement atteinte d’abandonnisme. Au départ je pensais qu’il était caractériel mais de fil en aiguille je pense que c’est plutôt de l’abandonnisme. Tout ce que j’ai pu lire concorde. Il a perdu sa mére à l’adolescence (suicide suite à maladie mentale)  sans aucun suivi psychologique ni soutien du pére. Je connais que trop bien les crises « je te jette parce que tu ne m’aime pas », l’agressivité gratuites, les vengeances, les nuits à être réveillée par les cauchemards de monsieur. 

    C’est trés dur à supporter, moralement et même physiquement ! A chacune de ses crises qui plus les années avances se rapprochent, j’ai des poussées de psoriasis qui me font affreusement souffrir.

    Je ne sais comment lui parler de ce syndrome car je sais que cela déclanchera encore une crise et qu’il me mettras à la porte une éniéme fois.

    Je témoigne juste pour dire aux personnes comme lui que même si vous avez subi des choses qui vous ont fait du mal vous n’avez pas le droit de vous venger sur les autres. Ma mére à été quelqu’un de trés destructeur pour moi mais malgré cela j’ai toujours mis un point d’honneur à ne jamais faire à mes enfants ce qu’elle m’a fait.

  55. Bonjour Madame,

    Je vous rassure ,vous n’êtes pas folle .

    Je suis avant tout une enfant abandonnée qui sors de la dass .J’en ai beaucoup souffert de ce problème d’abandon,mais comme dirait G Guex spécialiste ,il y a la forme positive aimant et la forme négative agressive. Je vous engage à lire ,un article sur le net à ce sujet qui vous fera comprendre ce dont vous souffrez exactement. J’ai eu la chance de pouvoir consulte ce livre dans un bibliothèque ,et au final de le copier et croyez moi avec le temps mis a tout copier j’ai également eu le temps de réfléchir et d’en guérir! et pour finir des études de Psychiatrie pour aider les autres .C’est faisable et je suis sure que vous y arriverez .Attendez vous à beaucoup pleurer ,mais à en finir avec la souffrance .Je vous souhaite le meilleur car on a tous le droit de vivre en paix .Très respectueusement .J.D

  56. Bonjour,

    Aujourd’hui je sors de chez ma psy et elle a enfin mis un nom sur l’angoisse qui me ronge tout le temps.J’ai étè adopté quand j’avais 6mois et j’ai toujours eu une famille aimante et des amis présents.Je n’ai jamais ressenti un réel manque,mais en réalité,je me suis enfermé dans une bulle,un idéal et je n’ai jamais vraiment pensé a mon adoption et a cet abandon.Depuis deux ans je suis avec un homme parfait,mais parfois,je n’arrive pas a me controler,je suis désagréable,méchante,ignoble voire odieuse avec lui,alors que c’est la personne que j’aime le plus au monde.J’ai l’impression d’etre folle,d’etre egoiste…J’ai  un homme prés de moi qui m’aime et qui ferait tout pour moi et malgré tout je trouve des reproches a lui faire incessament.Je n’ai pas de réponse aux questions que je me pose.Pourquoi suis-je ignoble avec lui,quitte a le pousser a rompre alors que je l’aime plus que tout? Je sais que sans lui je ne pourrais plus vivre et pourtant je ne fais rien pour le garder.J’ai honte de moi et j’ai mal pour lui,parce que malgré tout,il est encore là.Mais c’est un homme et un jour,si je ne change pas il partira vraiment et ce que je redoute le plus ce produira.Je voudrais changer,lui montrer que je suis quelqu’un de bien,qu’il oublie toutes ces horreurs que j’ai pu lui dire et qu’on puisse enfin vivre notre histoire sereinement.Je suis tellement en  colére contre moiet je me sens si faible de réagir comme ça,les gens qui nous aiment ne mérite pas ça.

    Merci a tous de vos commentaires,lire que je ne suis pas seule et que je ne suis pas folle fait extrement de bien.

  57. Moi aussi j’ai eu une enfance similaire a la tienne et des relations amoureuses sans succes. J’ai aussi ton age et je suis en therapie egalement. En lisant tes commentaires je me suis reconnue car moi aussi j’ai souvent fait une folle de moi et j’angoisse souvent par peur de l’abandon. Ca fait du bien de savoir qu’on est pas seule a vivre ce genre de souffrance. C’est un combat quotidien contre nos peurs qui sont parfois et même souvent injustifies.  J’ai tellement hate de m’en sortir. Je voudrais tant être heureuse.  Comme tu dis c’est un long processus de guérison. 

     

    Bon courage et si tu veux partager voici mon courriel: mulatonita@gmail.com :)

    • Je comprends très bien quand tu dis qu’aimer est la chose la plus épuisante affectivement et psychologiquement, même si l’amour reste la plus belle chose au monde, effectivement.
      Pour ma part, il est très difficile de passer beaucoup de temps avec l’autre au début, j’étouffe.
      Je me permets de te répondre car je pense être une adulte « abandonnique », moi aussi, et c’est très difficile à vivre car toute relation qui débute laisse la place au doute, à l’angoisse, la peur d’être soi-même, et en général je ne tarde pas à y mettre un terme au moindre sentiment de rejet.
      J’ai eu une mère très perturbée affectivement, elle-même abandonnique, qui m’a malmené dans ses attitudes ambivalentes, insécurisantes. Très nerveuse, elle m’a dessiné le monde extérieur comme quelquechose de dangereux. J’ai beaucoup de mal à pardonner, mais il n’y a pas d’autre chemin possible à la guérison ..
      je terminerai là, même si j’aurais encore beaucoup de choses à dire au sujet de cette « névrose abandonnique » qui a mis en échec ma vie affective.

  58.  

     

     

    • Depuis que j’ai découvert ce sujet(« La névrose abandonnique ») ou « L’abandonnisme », je ne peut que faire des parallèles avec mon vécu particulier et contexte familial que j’avais longtemps « Diagnostiqué » de « Névrotique… » De même que vous le souligniez dans l’analyse que vous avez faites de ce problème semble-t-il de névrose spécifique:  «  il n’est pas nécessaire d’être abandonné réellement. », pour en être de manière patente affectée. Mon expérience personnelle en effet, livre le cas d’une enfance où nonobstant les outrances matérielles et mêmes affectives, n’en fut pas moins celle d’un enfant « Choyé »(Adjectif le plus employé par ma mère pour qualifier ce que fut les conditions particulières à mon vécu familial…) J’ai 45 ans à la fin de ce mois, et ai passé une bonne partie de ma vie à trouver une certaine sérénité; c’est à dire grâce à l’obtention progressive d’une certaine acceptation de soi. J’ai eu une mère très anxieuse et un père manifestement répondant traits pour traits à la description que vous faites des « Abandonniques. » Mon père fut de toute évidence très tôt rejeté dans sa famille, portée par un patriarche tyrannique et une mère obéissante,soumise et pieuse… Une fois, lorsque mes parents eurent divorcés, j’eus posé la question à sa mère(Ma grand-mère paternelle donc), concernant son fils à propos de son mal être récurent( Il en parlé comme d’un  « Cancer »; attitude de componction à la clé…) Cette dernière me répondit las,(L’âge sans doute et le reste…): « On ne l’a jamais compris. » Le « On » ici employé par ma grand-mère, me fît comprendre combien fut grand l’isolement de mon père dans cette famille et au delà, dans sa vie actuelle; entre une juste ouverture à la survie, et un replis « Amer et consenti, résigné… »; Ainsi m’est apparu les 3/quart du temps mon père à ma vision d’adulte en devenir. Vision que renchérissait régulièrement ma mère, en me désignant régulièrement d’être: « Comme ton père. », dés que j’éprouvait de la gêne, ou à tout moins, une certaine inhibition, lorsque je ressentais une difficulté sur les sujets liés à l’intimité: Timidité, peur de paraître, rigidité, m ‘étant immanquablement renvoyé par ma mère comme une caractéristiques indéfectible d’appartenance à la figure de l’homme d’abord et du père ensuite, tous deux, si j’ose dire, forcément déficients…En résumé Je souffrais alors impuissant, au propre comme au figuré, donc très tôt, d’un conflit qui ne me concernait pas; Et c’est bien là toute l’analogie que je fais de ma propre histoire avec l’analyse psychiatrique qui est faite sur votre blog. Il faut dire que je suis rester pour le moins éprouvé autant que frustré par le diagnostique quasi « Sans appel. » que m’a asséné le psychiatre lorsque au bout de plusieurs récidive de dépression malgré un parcours « Suivi. », à base de psychothérapie en entretient plus ou moins espacés, puis réguliers, avec abandon puis reprise(10ans au total!), le psychiatre conclus à l’irréversibilité de mes troubles anxio-dépressifs, de type « Uni polaire ». Comme vous l’avez spécifié dans dans le paragraphe consacré à « L’étiologie. »: l’introspection est impuissante à fournir les germes d’une « Guérison »(J’ose à peine prononcer ce nom, tant la notion « d’état », en somme de « Structure propre au sujet », semble mieux convaincre nos spécialistes, à fortiori, mon généraliste… Bref, bien qu’étant situé proche de LOURDES( « Faut pas rêver! »), arriver à rester lucide me contente; j’ai envie de dire: « C’est déjà pas mal. » A propos de LOURDES, allez voir le film de Jéssica Hausner avec Sylvie Testud: LOURDES justement… J’ai repris finalement, il y à quelques mois,  le chemin conduisant à un thérapeute. En effet, après avoir manifesté avec insistance le désir de trouver un moyen »D’aller plus loin que les médocs , en quelques sorte… » auprés du  psychiatre que j’avais auparavant consulté, ( Ce dernier ayant observé de fait, ma détermination toute personnelle d’aller de l’avant au-delà d’un diagnostique pour le moins péremptoire, même si avéré), me donna l’adresse d’un psychothérapeute formé à l’ EDMR; je me rends donc depuis quelques mois(Environ six) à des entretient à visé thérapeutique; soit deux fois par mois.

    • Je n’en oubli pas pour autant de suivre un traitement à base d’antidépresseur, agrémenté d’un sédatif type benzodiasépine pour la nuit; au « Plus bas de la dose… », toutefois… Mais c’est derniers jours, les cauchemars me réveillaient régulièrement, et je tiens à mon job… Aussi, sachez je n’ai absolument rien contre la psychanalyse, malheureusement dans le cas présent force et de constater ses limites. Je crois donc que l’on peut se construire: « Au delà de la psychanalyse. ». En revanche, rien ne peut empêcher la souffrance de de devoir être apaisée; seul(e), celui ou celle qui à souffert sait combien on doit beaucoup à notre sensibilité qui nous fait comprendre les choses qui ne vont pas dans notre corps ou dans notre psychisme, mais aussi sait que  cela doit s’accompagner d’acte apaisant avant tout! (Excepté la fuite dans la drogue, mais sans jugement toutefois, puisque: « On ne choisit pas! »), qui sont une forme de pacte de confiance et d’amour avec soi-même. Évidemment, et pour tout dire « Le pacte d’amour et de confiance avec soi-même. » me semble devoir relever de l’idéal me concernant. Je crois davantage pour ma part à « L’instinct de survie. ». Et peut-être et tout simplement à l’amour pour la vie, pour le coup « Au delà de soi. »; car, et ce blog parmi d’autres preuves nous le confirme: Que serions-nous sans les autres.??… Sans doute est-ce ce type de raisonnement qui m’empêche de me sentir trop seul dans mon existence, et peut-être aussi tout simplement « Trop égo centré…. » Bref, comme dirait…F.Hollande, et l’adaptant quelques peu:  « Un type. »

    • Même si ce témoignage « date » un peu, un grand merci pour cette analyse. Vous avez l’air tellement forte, savoir garder la tête froide comme vous le faite force le respect.
      Encore merci,

      Une lectrice.

    • Ouf c’est dur, moi aussi je vis depuis 15 ans avec un abandonnique qui m’a aussi frappée, trompée, insultée etc. Je ne sais pas si il est possible de construire encore quelque chose. Mon coeur de me dit de fuir car c’est épuisant.

    • Avec des parcours quelques peu différents, l’histoire est toujours la même, écrite à l avance. Mon histoire ressemble à la vôtre… Depuis, je me reconstruis doucement, on ne ressort pas indemne d’une vie de couple avec une personne en souffrance. Il faut beaucoup de courage et de détermination pour quitter le rôle de « soignant » que les femmes jouent souvent auprés des hommes.La vie est belle et elle continue pour celui ou celle qui a décidé d avancer… Courage à tous ceux qui souffre de cette névrose et à tous ceux qui les entourent, le chemin est long mais la lumière est au bout du tunel.

  59. Bonjour,

    J’ai 31 ans et depuis l’âge de 17 ans, je suis hypochondriaque. Je suis en analyse depuis trois ans au rythme de deux séances par semaine. au début de l’analyse, l’hypochondrie a diminué et a été remplacée par d’importants problèmes de sommeil pendant deux ans. aujourd’hui, j’arrive à dormir sept heures par nuit, l’hypochondrie est toujours là mais en beaucoup moins forte par contre toutes les semaines depuis le mois de février, j’ai des espèces de baisse de moral où je ne fais que pleurer. je suis dans ces moments là très en colère contre moi et j’ai tendance à me vouloir du mal.

    Dans ces moments là, je suis très angoissée et je remets beaucoup en cause mes relations amicales. J’étais quelqu’un qui avait beaucoup d’ami. j’en ai beaucoup moins au jour d’aujourd’hui. Je ne sais pas si ces remises en cause sont dues à cette angoisse de séparation ou si je suis vraiment en train de voir les relations autour de moi telles qu’elles le sont. Une chose est sûre, j’ai du beaucoup fatiguer les gens avec mes angoisses.

    Amoureusement, je n’ai rien vécu de vraiment important depuis que je suis en psychanalyse. Professionnellement, je m’en sors plutôt pas mal. 

    J’ai l’impression qu’il y a un vrai travail qui se fait avec mon psychanaliste mais j’ai l’impression de ne pas voir la sortie du tunnel. Je me dis que je suis sans doute un cas désespéré et des fois il m’arrive de vouloir mettre fin à mes jours pour définitivement abandonné la partie car les angoisses sont plus fortes que moi. J’aimerais bien partagé votre expérience vous qui vous en êtes sorti. Cordialement

  60. Bonjour,

    Je suis trés contente d’avoir trouver ce site, j’ai du lire plusieurs fois l’article de Guex G. et ça me rassure énormément car je comprends mieux ma souffrance, je suis une enfant abandonnée mais avec des parents encore vivants, j’ai grandi avec mes parents jusqu’à l’age de 8 ans, ensuite vécu jusqu’à l’age de 12 ans avec mes tantes et ensuite retournées avec mes parents mais des parents trés absents et trés destructeurs. Je suis suivi psychologiquement et heureusement d’ailleurs car j’ai envie de m’en sortir, j’ai eu des copains mais jamais réussi à construire quelque chose. J’ai 34 ans aujourd’hui et je souffre de ma situation. j’ai toujours tout détruit toujours pas eu confiance et trés peur de l’abandon, du coup j’ai toujours provoquer les ruptures, de fortes agressions envers l’autre, je me suis comportée plusieurs fois comme une folle, des insultes etc… bref, en tout cas on met du temps pour s’en sortir de cette maladie.

     

  61. Peut-être existe-t-il une solution plus simple et moins radicale … celle de consulter un psychothérapeute ou un psychanalyste qui pourra vous aider à y voir plus clair et à surmonter ce problème.

    • Bonjour,

      Etant en vacances, je n’ai pas pu vous répondre plus tôt. L’abandonnisme et surtout son symptôme prédominant, l’angoisse d’abandon, n’est pas directement lié à l’absence ou l’abandon réel de la mère mais plutôt à une « fausse-présence » maternelle, elle est là sans l’être, absorbée par ses propres problèmes, elle s’occupe de son enfant à la manière d’un robot. L’enfant n’est pas présent dans le désir de sa mère qui n’en a pas toujours conscience d’ailleurs.
      Il arrive aussi que la mère, elle-même angoissée, se sente incapable de se séparer de son enfant qu’elle surprotège, celui-ci devient alors le support de l’intégrité, voire de l’existence de sa mère. Il ressent que sa mère, malgré les apparences, est absorbée par son angoisse et n’est pas vraiment disponible pour lui en tant que mère, pour le soutenir, il se sent alors abandonné.

      Je vous engage à lire, pour de plus amples détails, les chapitres concernant la notion de dépendance et d’angoisse d’abandon.

      Cordialement,
      PManbour

  62. Bonjour J.D. ,

    J’ai 31 ans et je souffre énormément d’abandon. Premierement je tiens a te dire que j’ai mis le doit sur mon bobo aujourd’hui en fesant une recherche sur google a propos de l’abandon. En lisant ces paragraphe j’ai fondu en larme, mais des larmes qui venait de Très Loin. Dans tous mes relation amicale et affectueuse j’ai toujours pousser les gens a m’abandonner j’ai toujours été méchant avec mes amis et mes amours. Meme si je n’ai pas a tout raconter cela me fait beaucoup de bien et j’ai envie de te l’écrire. Pourquoi toi, parce que le fait que tu est mis le doit sur ton bobo et que tu t’en ai sorti et qu’en plus tu est entrepris des etudes en pshychiatrie m’inspire énormément. (d’hier a aujourd’hui) Mes parents biologique, que j’ai rencontrer recemment et qui n’a pas été un franc succes, on perdu ma garde a l’age de six mois environ. Dans ses années la au Québec les services sociaux ne valit pas un clou et de 6 mois a 1 ans et demi environ j’ai fait a peu pres une dizaine de famille d’acceuil. A l’age de 1 ans et demi j’étais dans une famille d’acceuil stable Diane et RAymond c’était mes parents mais bon a l’age de 4 ans et demi on me prepare une semaine a l’avance brievement et bon go au service sociaux j’ai de nouveau parents. Eux il m’adopte enfin mais mon parcours de vie a cette age je souffre deja enormement d’abandon et je les ai tester c’est innimaginable jai vue des tas de psychologue a ma connaissance un pshyciatre mais en vain car ma carapace est tellement solide que personne peu me faire cracher mon bobo.Je fait des fasmilles dacceuile a 12 ans l’école de reforme a 13 ans mes parents m’aime plus que tout, des parents en or, mais moi je ne fait confiance a personne. A l’age de 15 ans ma mere décede d’un cancer et pour moi c’est parti pour la delinquance prison etc… Vers l’age de 22 ans jentreprend des etudes et tout va bien pour moi j’ai un boulot que j’adore mais je souffre d’abandon dans mes relation amicale et amoureuse je suis vraiment pas l’homme parfait. a l’age de 24 ans mon pere fait un anévrisme a la aorte et c’Est reparti pour moi et la delinquance je fait 2 autres sejour en prison et mes relation sont aussi malsaine je ne fait confiance a personne je nai pas confiance en moi mais pour tous je degage cette confiance inebranlable. il y’a trois ans j’ai ete en couple avec une fille qui a le meme probleme que moi et la je me vois et je n’aime pas ca inutile de dire que c’Est la pire relation que j’ai eu a vie. je suis meme aller voir une ancienne amoureuse pour m’excuser du mal que je lui ai fait subir mais je ne mets toujours pas le doit sur mon bobo je cherche un peu mais rien de concret. j’ai peur de consulter donc je reste avec mon probleme. Je suis maintenant en couple avec une fille formidable et aimante plus que tout, j’ai une fillette de un ans et j’attend une autre petite fille pour janvier alors je veux vraiment changer et je suis tres contebnt d’etre tomber sur ce site web. Je te laisse mon e-mail mathieudesjardins@hotmail.ca si tu as des conseil pour moi je serais tres content

    Merci et j’espere m’en sortir

  63. Bonjour,

    Je vis exactement la même chose au quotidien, je ne crois pas aux sentiments de mon mari, sans cesse il me complimentait et me disait qu’il m’aimait, je refuse de le croire. Depuis il ne me le dit plus car il me dit « à quoi bon tu ne le crois pas », s’il sort en retard du travail, s’il part en déplacement ou participe à des repas entre collègues, c’est pour moi invivable, je deviens dans une rage folle et ceci n’est pas sans conséquences (violentes disputes…) car il ne me comprend pas, mon mari refuse de croire que c’est en quelque sorte une maladie, selon lui je peux arrêter il suffit que je le veuille. J’ai beau lui expliquer que non c’est incontrôlable, rien n’y fait. Lorsque je pose trop de questions, c’est le bloquage, il dit qu’il ne rentrera pas dans mon jeu et ne répond pas à mes questions, ce qui m’inquiète davantage car je m’interroge davantage et me dis qu’il me cache des choses et cela fait monter ma haine. Je ne demande qu’à être rassurée, cajolée comprise pour me sentir mieux, mais il me dit que je ne suis plus une gamine, je suis assez grande pour savoir ses sentiments à mon égard, et non, j’ai constamment beoin de l’entendre, d’avoir des preuves d’amour. je ne peux pas faire quoi que ce soit sans lui, et lui si, alors je me dis comment il fait ?

    Résultat je passe pratiquement toutes mes soirées et week-ends seule, à pleurer et ça l’énerve, il me demande d’aller pleurer ailleurs car il ne comprend pas que je puisse être aussi envahissante et méchante envers lui, il ne supporte plus. Il m’a plussurs fois dit qu’il allait me quitter si je ne changeais pas, mais pas faute de ne pas le vouloir, je n’y arrive pas, le besoin de tout savoir en permanence est plus fort. Et n’ayant aucune confiance en moi, toute les autres femmes qu’il peut cotoyer, je les déteste car je me dis avec elle il a des conversations, avec moi rien, on ne m’écoute même plus on me coupe même la parole car selon lui c’est pour encore essayer de savoir des choses et le pister et il crie sur moi et monte dans des rages folles

    Je suis arrivée à un stade ou je ne sais sincèrement plus quoi faire. Nous avons fait construire une jolie maison, nous sommes entrain de l’embellir, et je n’arrive pas à m’épanouir.

    Si vous vivez une histoire similaire, merci de me répondre et si toutefois vous avez réussi à vous en sortir merci de me dire comment, car pour moi ça devient désespéré. La seule issue que je vois c’est le suicide, j’ai déjà fait une tentative il y a 20 ans. Car je n’ai pas la force de le quitter car je l’aime et me séparer serait pire et rester c’est invivable au quotidien, pour moi l’unique solution et de mettre fin à mes jours.

    Aidez-moi si toutefois vous avez connu ces mêmes symptômes et en êtes sortis; Merci

     

     

     

    • Bonjour,

      J’ai bientôt 41 ans… le temps passe.
      Pour ma part, ma névrose d’abandon est consciente depuis quelques années mais je vais doucement à voir l’ensemble des micromécanismes qui se mettent en place, surtout dans le rapport amoureux.
      J’ai effectivement été une petite fille laissée chez sa grand mère dès le plus jeune âge durant les 8 premiers mois et je pense n’avoir pas pu intégrer que je n’étais pas réellement abandonnée afféctivement mais délaissée physiquement pour des raisons matérielles complexes. J’étais pourtant entourée d’amour.
      Ceci étant, je comprends aujourd’hui combien tout ça me gâche la vie et enfin je vois comment je procède pour auto-détruire ce qui m’inquiète.
      Depuis un an, j’ai rencontré quelqu’un, intermittent du spectacle. De fait, par son côté artiste et par son métier, je suis confrontée à une mise à distance réelle à laquelle s’ajoute mon besoin irrépréscible d’accélérer les choses, détruisant doucement le naturel.
      Votre témoignage m’a beaucoup touché car il m’offre la possibilité de positiviter chacun de mes silences d’angoisse alors que j’ai toujours envie de dire combien je trouve douloureux tout ce que j’appelle « ses » mises à distance.
      Chaque contre temps est pour moi objet d’angoisse et de douleur, traduit comme une non envie de me voir ou d’être avec moi, comme un rejet qui me dévalorise alors même qu’intelléctuellement je comprends la chose possible et réalisable. Je me sens submergée et en lutte constante. c’est douloureux, usant et destructeur…
      Pour ma part, j’ai travaillé avec une psychologue, puis me trouvant déjà excessivement dans le mental, j’ai choisi des médecines parallèles…
      Ceci étant, c’est une conscience qui demande tellement de présence pour ne pas détruire que je me sens fatiguée…
      Je suis simplement soulagée aujourd’hui de voir que je ne délire pas dans la notion de douleur et d’effort à fournir et que je crois être sur le bon chemin même si je demande parfois s’il est possible de résoudre ce genre de névrose.
      merci à vous de votre témoignage.

    • Merci! Votre formulation des « petites victoires à acquérir sur soi-même » , votre reconnaissance de ce combat quotidien, de la prison qu’on peut être pour soi-même est pour moi un beau message d’espoir! Etant une fois de plus en « crise », je suis tombée sur cette page en tapant un peu au hasard le mot « abandonnique » que j’avais pêché je ne sais où- découvrant qu’il ne m’était pas resté en tête pour rien! A 34 ans, je viens de comprendre en vous lisant, que ce sentiment d’être handicapée de l’intérieur et de manquer d’un axe propre (comme si la colonne vertébrale était manquante!) signale vraiment quelque chose et ça fait du bien tout simplement. Votre témoignage m’aidera à être plus forte! Merci encore et sachez qu’en réalité ces petites victoires font de vous une héroinne!

  64. bonjour j ai 32 ans et je suis suivi depuis a peu pres 2 ans par un psychiatre comportementaliste.socialement j ai toujours eu du mal a m integrer.jamais a ma place,jamais a la hauteur…lorsque je fais un test de personnalite les gens sont etonnes d y voir autant de devalorisation et de manque de confiance en moi.je ne suis pratiquement jamais a l aise que ce soit avec les autres ou avec moi meme.j ai une vie affective plutot compliqué.j essaie de me raisonner comme je peux: »ton copain est génial.il avec toi parce qu il en a envie, ce n est pas par charité!tu as une fille intelligente(ce n est pas la sienne),en bonne santé, qui t aime telle que tu es.tu es sa maman… »de plus en plus souvent je n y arrive plus!j ai cette voix dans ma tete qui me dit: »tu es moche,conne!tu vaux que de la merde!ton copain s en appercoit petit a petit,il va finir par se tirer!tu traumatises ta fille avec tes crises immatures »aimez moi aimez moi!!! »,avec tes larmes,ton humeur depressive…tu rates tout,tu vas finir toute seule!!! »

    voila ma vie!je suis sous traitement,je me suis engagé dans differents projets comme repasser mon permis pour la eunieme fois,changer de travail auquel je ne vais plus(j enchaine les arrets de travail)!!!des projets que je suis infichus de mettre en oeuvre!je stagne…j ai bien compris que j avais tous les symptomes de ce syndrome!a partir de la je n ai pas moins peur d etre abandonné,je ne suis plus credible aupres de mon ami car il ne comprend pas pourquoi j agis en permanence comme ca!pour lui il n y a pas d ameliorations’je ne peux pas l en blamer)tout ce qu il retient c est que je lui mene une vie d enfer.je me dis que s il reste pour le moment c est pour ma fille qu il affectionne enormement.j ai peur de ne jamais sortir de cet etat qui fait souffrir et mon entourage et moi meme.ma terreur est de me retrouver seule et je sens bien que cette angoisse alimente mon comportement agressif et incoherent aupres des gens que j aime.

    je suis une abandonnique…et puis apres il se passe quoi…le fait de le savoir n ameliore pas mon quotidien.mes pulsions sont la,ma peur n a jamais ete aussi presente…il va bien falloir trouvé une solution quelqu elle soit.

  65. tu as quel âge et tu habites où ? J’aimerai pouvoir t’aider car moi aussi je souffre de ces symptômes et je sais combien on peut être malheureuse et se sentir abandonnée. Pour ma part, mon compagnon n’est pas démonstratif, je sais qu’il m’aime mais j’ai beaucoup de mal à accepter sa façon de m’aimer qui ne me convient pas. J’aimerai qu’il me prenne dans ses bras, qu’il m’embrasse et qu’il montre à la terre entière combien il m’aime. Je veux même faire des envieux, je veux que mes amis voient combien il m’aime, je veux me sentir aimée surtout !!

    J’ai 42 ans, divorcée après 14 ans de vie commune, 2 garçons et je suis avec mon compagnon depuis fin 2005. Les angoisses s’est terrible, le manque d’affection, de tendresse et la tristesse m’envahissent à certains moments et c’est régulier. J’aimerai pouvoir en discuter avec toi ou avec d’autres personnes qui se retrouvent dans cette situation. 

    • bonjour

      je m’appelle olivier, j’ai 38 ans et je suis celibataire.

      tout d’abord j’ai lu a peu près tous les articles traitant de l’abandonnisme et c’est fou ce qu’on peut comprendre sur soi en lisant les experiences des autres

       

      je repond a cet article parce que petit j’ai eu la meme sensation d’absence de ma mere . apres la separation de mes parents ma mere est tombé en depression (elle s’occupait de moi sans vraiment etre a ce qu’elle faisait) pour courronner le tout mon pere a l’époque est parti avec ma tante ce qui n’a pas arrangé les choses (confusion)

       

      a cette periode j’etais ce qu’on appelle en regression ( a cinq ans je me chiais regulierement dessus et faisait de la retention fecale ) ensuite des grands parents abusifs qui me faisait subir des sevices. coup de martinet dans le dos pour des broutilles.

      des parents qui vous delaissent aux grands parents donc on ne voit ni son pere ni sa mere durant de longues periodes (presque deux ans)

      apres mes parents ont eu quelques remords ils ont bien voulu de moi, mais a quel prix , ma mere avait souvent des sautes d’humeurs et s’emportait excessivement ; un jour a table j’avais six ans je lui dit qu’il me semblait voir des poux dans ses cheveux et la reponse qu’elle m’a donnée c’est une grande claque dans ma gueule. 

      ma mere etait  quelqu’un qui gardait enormement les choses au fond d’elle pour un jour exploser completement ( elle me donnait le sentiment de quelqu’un qui ne vivait pas l’instant present) a tel point qu’elle n’a jamais su fixer de limites reelles.

      pour expliquer cela, a mon adolescence j’ai voulu fumer comme tout les ados et je lui ai demander la permission de fumer a la maison ce qu’elle a acceptée sans effort

      ensuite le milieu familiale dans lequel j’etais ne m’a pas servie de repere non plus : ma mere a refait sa vie avec un homme, qu’elle a surement aimer car ils ont eu deux enfants donc mes demi freres , mais tres vite s’est instauré entre eux une competition a celui qui en ferait le plus au niveau travail , donc pas de repas a table pas de liens normaux parents enfants .

      ensuite ont ete quotidien les engueulades avec injures devant les enfants et j’usqua se mettre des coups  (ma mere est parti plusieurs fois en allant chez des amis mais revenais a chaque fois.

      finalement son etat psychique ne lui a pas permis de comprendre ce qui lui arrivait reellement et elle est tombé en depression grave ( saute d’humeur chronique,paresse mentale,démence)

      a ce moment la je suis un jeune adulte qui tente d’ aider sa mere mais je me protege mal donc pour mon bien j’ai quitté le cercle familliale et commencer a prendre de la distance.

      j’ai fait ma vie avec quelqu’un avec qui j’ai eu un enfant  et j’ai essayer tant bien que mal de soutenir ma mere mais mon grand pere meurt d’une crise cardiaque ce qui l’a bouleversé et six mois plus tard elle se donnait la mort.(medicaments et noyade)

      après le decès de ma mere je me suis sentie comme un mort vivant parmis les vivants: aucune emotion n’est vrai on croit vivre a coté de soi (on est le fils de la morte)ensuite c’a été l’acceptation de sa mort et la colere s’est emparé de moi et la depression aussi. j’ai haie ma mere au plus profond de moi et j’ai culpabilisé jusqu’à l’épuisement . ont suivie le sentiment de vouloir mourrir et les cauchemars récurrents

      apres ont suivi ma grand mere morte d’un cancer et ma tante suicide aux medicaments.

      a chaque fois ces deuils ont été des epreuves et aujourd’hui je me reconnais dans ce que dise certains a propos de l’abandonnisme car je suis sujet  a certains trait de caractere : humeur colérique, peur d’une nouvelle rencontre, tendance a s’apitoyer sur son sort, j’arrive meme a prendre pour de l’affection ce qu’il en est pas. vie conjugale problématique

       

      aujourd’hui je suis en psychotherapie  depuis un an et je commence juste a comprendre ce que je suis quelqu’un qui a vécu dans des drames familliaux incessants.

      et un rapport avec la mere des plus chaotiques.

      je dirais qu’il n’y a pas de reparation miracle mais il faut croire que l’homo sapiens a de grande qualite et que tous ces malheurs m’aident a me dire qu’il faut  vivre l’instant present de la meilleur façons qui soient pour ceux qui nous entourent. Reconnaitre ses faiblesses et les accepter pour que les autres n’en souffrent pas a leur tour.

      ce qui m’aide le plus pour me remettre en question c est ma fille.

       

  66. Bonjour, 

    Merci pour vos encouragements.

    Je suis également une ancienne enfant de la dass. Je reprends une thérapie après avoir fait un long chemin de construction mais les travaux ne sont pas achevés…et j’en suis effectivement à pleurer beaucoup. Quel est m’article sur le net dont que vous mentionnez ? Je suis formatrice et coach en développement personnel et ai lu beaucoup de livres mais reste curieuse.

    Merci de votre réponse si vous lisez ce message. Mon mail est amelie.coaching@wanadoo.fr

  67. Bonjour,

    Je suis en train de me rendre compte que j’ai pratiquement le même parcours que toi !!

    J’ai 38 ans et j’ai toujours douté de moi et des sentiments que mes compagnons ont ressentis vis à vis de moi ..

    Je ne pensais pas avoir de réel problème mais ces derniers temps je rentre dans des crises qui correspondent très certainement à la peur de l’abandon de la part de mon compagnon actuel !!

    J’ai toujours cherché des gens assez indisponibles on dirait que je le fais exprès .. pour me faire souffrir !!

    J’ai donc pris conscience très récemment que j’avais un réel problème psychologique et j’ai pris un rendez vous psy cette semaine…pour parler et voir si tout ça se confirme !!

    Je crois en la guérison et je veux croire qu’en ne fermant pas les yeux et en essayant de se remettre en question pour sauver ce qui nous est cher .. on peut y arriver !! Il faut certainement s’accorder le temps nécéssaire pour mieux se comprendre et dédramatiser nos peurs et nos craintes…

    Courage à vous tous  .. et tenons nous informés des progrès et des evolutions de chacuns c’est aussi inportant que de déceler le problème …il faut  garder et  partager l’espoir !!

     

  68. Merveilleux de lucidité!

    Comprendre simplement t’a libéré ainsi? 

    Je suis admirative.

    J’ai une question pour toi, pour me comprendre mieux moi-même : est-ce que tu n’as jamais ressenti de honte de vivre toutes ces caractéristiques? Je demande ça parce que j’ai l’impression que bien que j’ai compris la cause de mes soucis d’abandonnique, la honte reste. Je n’oserais jamais affirmer tout cela devant un homme que je cherche à séduire ou à garder par exemple. (devant des amis, des ex mêmes, c’est possible au contraire). Et alors me saisit la honte d’avoir souffert, et c’est reparti, je mets l’autre sur un pied d’estalle et je ne vis plus que dans la peur qu’il découvre que je suis encore si torturée par cette honte (d’avoir été battue, humiliée, abandonnée). Alors, bien que ma vie soit plutôt pas trop mal réussie, et que j’ai compris beaucoup de choses en thérapie, la honte ne me quitte pas. Est-ce que tu a ressenti ce sentiment? Comment t’en es-tu détaché, si oui? Merci.

  69. Une personne pourrait elle avoir tous les symptome que vous décrivez, avoir été abandonnée mais ne pas être abandonnique..

    J ai parlé de ce truc avec un ancien « fiancé » que je retrouvais bcps dans ce profil abandonnique, il m a répondu qu il avait eu une enfance heureuse (il a été abandonné bb et maltaité mais il n en a pas le moindre souvenirs) mais que c était moi qui ne savait pas ouvrir mon coeur.

    Il m a mm répondu que c était moi qui l avais laissé tomber.. la faute viendrait de moi.. En réalité, je n étais pas avec lui le wk et il a pris la 1er femme qu il a trouvé, j ai toujours eu l impression qu il avait fait ça pour se venger..

    Je ne sais plus trop, cette histoire à laissé des traces, jai eu besoin de plus de 2 ans pour m en remettre.  Il y a quelques mois je ressentais encore qlq chose pour lui.. En discutant « sur le net » avec lui ce soir me suis apperçue qu il avait souffert du fait que je ne m occuppe pas assez de lui (j ai une soeur de la famille) lui aussi sortait avec ses frères, son cousin..

    Qu il me reprochait de ne pas lui avoir ouvert mon coeur

    Qu il me reprochait d aimer l argent.  Nos dimanches en amoureux c était plus dimanche aux puces (lui dormait, il n aimait pas marcher) pour trouver la pièce rare à revendre..

     

  70. J’aimerai simplement vous dire que je m’en suis sortie…

    Qu’il faut garder courage, conviction, tenacité…

    Que la purge des souffrances est une souffrance en soi… celle d’une victime, qui a pu subir une injustice… celle de l’abandon… et qui voit sa vie malmenée de ce fait… 

    Mais quel bonheur de pouvoir enfin, un jour, respirer la sérénité de l’intérieur, se sentir comblé/e parce que l’on a appris à s’aimer soi même, à se nourrir de tout ce que l’on n’a pas reçu et à combler le vide qui est en nous… Parce qu’enfin on se sent alignée de son esprit, à son corps, jusque dans son coeur… Et que la peur au ventre à disparu…

    Gardez la foi en vous, en votre capacité à vous relever et en un avenir meilleur…

    J’y suis parvenue.

    Parfois la route semble longue, douloureuse, mais c’est la voie de la guérison… Ca vaut tout l’or du monde !

    • Bonjour,

      C’est vrai qu’il y a moyen de s’y perdre parmi toutes les possibilités « psy » offertes à l’heure actuelle dans notre société. En clair, on pourrait dire qu’il y en gros, les thérapies psychanalytiques (vous trouverez des détails concernant cette approche sur ce site), les thérapies cognitivo-comportementales (plus d’infos sur http://fr.wikipedia.org/wiki/Psychothérapie_cognitivo-comportementale) et les thérapies systémiques (http://www.lepsychologue.be/articles/therapies-familiales-systemiques.php). Comme je l’ai indiqué dans une précédente réponse, dans le cas de l’abandonnisme, je vous conseillerais l’approche analytique. Je ne critique pas les autres thérapies mais dans cette problématique, l’analyse du passé est importante, il faut « remonter » dans les souvenirs et surtout dans les impressions, les fantaisies imaginaires que vous aviez étant enfant, les rêves, … et il n’y a que ces thérapies qui, à ma connaissance, propose et encourage ce genre d’introspection.

      Cordialement,
      PManbour

  71. ça alors, cela fait pllus de vingt ans que je vois des specialistre psy et a qui j’expose mes problemes et là, en lisant ces textes, je ne vois que moi pour une bonne partie ,pas tout bien sur, mais cela correspond vraiment a moi.Quand je parle des medecins je ne jete pas l’opprobe sur eux loin de là parceque ils me servaient d’exutoire et surement qu’ils m’ont fait exhumer des « ponts » entiers qu’il me fallait pour comprendre le pourquoi de ma vie .Grosso modo je leur disais que, longtemps je me disais  » un jour viendra ou tout changera « jusqu’au jour ou poussant les jours les uns apres les autres comme un bousier sa boule je me suis rendu compte que ce fameux jour n’etait que celui de ma mort (surement liberateur mais ce n’est pas ça que je souhaitais pour l’avenir).Mais là c’est un autre probleme qui s’est posé ,comment me sortir de ce trou? (qui m’a créé des terreurs et je pese mes mots ,jusqu’a encore aujourd’hui :j’ai 57 ans)Et là il faut que je comprenne ,mais, plus je tire sur la ficelle plus je me rends compte qu’elle est comme le tonneau des Danaides je ne m’en sortirai pas et je n’y crois plus, je me demande pourquoi, et pourquoi…et je continue de pousser les jours les uns apres les autres en m’efforcant de faire les choses que l’on me dit de faire et que j’ai choisi de faire, parceque en voyant les autres autour de moi oeuvrer dans les domaines ou j’ai finalement reussi à exercer je me disais que je pouvais moi aussi etre « heureux »comme les autres avoir le droit …mais cela a toujours ete au detriment de ma famille'(1 femme 1enfant)je me rends compte que je ne suis pas un mari et papa bien mais » je ne peux pas »

    Je ne sais pas si qqu »un a ce meme probleme : vouloir mais ne  pouvoir qu’a un prix energetique redoutable

  72. Merci pour cet article… Enfin un nom sur ce mal qui me pourrit la vie.

    Mais, est ce que le nommer suffira ? Je continue de rechercher cet état d’abandon, comme si la souffrance qui en découlait était une drogue.

    En cette période, j’accumule 3 formes d’abandons très intenses, familial, amour…. je le sais, je les aient vus venir et comme un défi j’ai plongé dedans, sans chercher à les éviter. Comme un défi, sauras tu te relever encore une fois ?

    Le cumul des souffrances, la solitude qui en découle…

    J’attends celle qui m’en sortira. Pour la première fois, je l’ai avoué à une personne. Elle compte tant pour moi.

    Peut être elle passera par ici, peut être elle me reconnaitra, peut être elle se reconnaitra.

  73. Bonjour,

     

    je me reconnais totalement dans ton parcours sauf que moi, je ne suis pas encore parvenue à accomplir la libération.

    J’ai perdu ma mère à 8 ans, mon père n’était pas vraiment aimant et pas particulièrement tourné vers notre éducation (j’ai un frère un peu plus âgé). Il n’a pas jugé nécessaire de nous faire consulter.

    Alors depuis cette expérience, j’ai vécu seule et je crois que le trouble s’est déclenchée à l’adolescence. Sentiment de ne jamais trouver sa place, de n’être pas à la hauteur, aucune vie sociale…

    En revanche, j’ai senti très vite l’envie de m’en sortir, je voulais à tout prix réussir, j’ai travaillé et travaillé dans la seule chose qui m’apportait une forme de valorisation sans impliquer une autre personne que moi à savoir le travail. Aujourd’hui, je termine ma thèse mais les troubles sont encore là et ils le sont d’autant plus que j’arrive à un moment où je sais que, si je veux m’insérer socialement, je vais devoir affronter de plein fouet  ce qui m’a toujours le plus angoissé:les autres. Et finalement, c’est aussi la raison pour laquelle je vis tout ce que je fais dans une souffrance intense: la peur de ne pas être à la hauteur en permanence.

    Ma vie sentimentale est une catastrophe. Pourtant, quand j’étais jeune, je pensais que c’était cela qui allait me libérer, me permettre de trouver enfin un équilibre, de construire une stabilité et de donner vraiment ce que je pouvais offrir sans craindre le jugement d’autrui.  Mais j’ai peur, peur de ne pas être à la hauteur, je fais des allers retours permanents et je fais beaucoup de mal autour de moi. C’est alors le cercle de culpabilité.Je recherche de la fusion dans un désir égoiste de me guérir.

    Je ne parviens pas à prendre des décisions affectives. Je m’attache très fortement à certaines personnes qui ont toujours pour caractéristique de tout me donner mais cela ne suffit jamais à combler mon manque et ma peur de tout gacher, de terminer seule et abandonnée…

    Aujourd’hui, je ne vois plus de solution, je suis triste tout le temps alors que j’ai tout devant moi et c’est comme si je cherchais à tout gacher, à gacher tout ce que j’ai mis des années à construire, tout ce que j’ai toujours voulu. L’introspection est forte, la compréhension aussi je crois mais l’action et le courage de répondre me manquent. J’ai peur.

     

     

     

     

  74. Bonjour,

    Je me reconnais totalement dans la description de l’abandonnique, j’ai 37 ans, des années de psy derrière moi (15) et pourtant je ne réussis toujours pas ma vie (ni pro ni affective) bien qu’ayant TOUT (dixit le psy) pour le faire…

    Oui , mais ma mère qui ne m’a jamais aimée, ni même châtiée, en gros je n’ai jamais existé pour elle, elle s’est bornée à me nourrir et me vêtir (et encore pas de la meilleure façon…) ne m’a donné aucun outil pour affronter la vie .( Je ne parle pas de mon père qui a lui aussi été aux abonnés absents…)

    jamais 1 compliment, 1 attention, 1 geste tendre,  d’histoire racontée le soir au lit…R I E N, le néant, je n’existais pas, n’avais aucune conscience de moi-même…alors qu’on me dit jolie je me suis tjs trouvée moche…ma mère se moquait de mes tâches de rousseur ou de la pâleur de ma peau…

    je crois que j’aurais préféré être abandonnée réellement que de subir une telle enfance dont je n’arrive pas à sortir…et qui continue à me faire gâcher ma vie .

    j’ai coupé les ponts avec elle depuis 1an et demi, et aucune nouvelle de sa part elle s’en fout…un iceberg ni plus ni moins .

    le problème c’est qu’inconsciemment je continue d’attendre ce qu’elle ne m’a jamais donné et ne me donnera jamais…

    tuer la mère pour renaitre…oui sans doute, mais comment ??

    évidemment pour ne pas la dépasser j’accumule les galères de job, d’appart’ (elle m’a conseilé d’aller à la ZUP, si je ne pouvais plus assumer mon loyer !)…et je n’en suis pas bien loin.

    Côté coeur je choisis donc systématiquement des H immatûres, qui ne sont pas prêts à s’engager (mais moi non plus), et surtout qui ne m’aiment pas ! et qui m’utilisent juste pour satisfaire leurs plaisirs…en donnant mon corps, je croyais être un peu aimée, même pas …

    ça finit de détruire le peu d’estime de moi-même, ça finit par me faire perdre toute confance en moi et en l’autre..du coup je m’isole toujours plus, alors évidemment je ne prends pas de risques mais je ne vis pas non plus…

  75. Slt quand je lis ton histoire qu est ce que je m y retrouve c est exactement moi.Moi aussi je ne veux pas que mes enfants souffre mm mon ami mais c est tellement confu je suis toujours a la recherche de se qui provoque mes crises de nerfs,crises d angoisses et mal etre de temps en temps.C est bizarre pendand une grde période aprés sa dépend hein je suis bien mm trés bien et pour un ptit truc que fait mon ami qui ne me plait pas alors la j explose et tout est remis en question.J aimerai m en sortir puisque en ce moment c est tout les week ends ou semaine a chaque fois qu ont se disputent j ai envie de fuir et lui maintenant il me parle de séparation mm si il m aime mais ont préféreraient se séparer pour arreter de souffrir mais ont pensent que se n est pas la solution . »C EST KOI LA SOLUTION? » Bon je te souhaite beaucoup de courage.

  76. bonsoir,

    malheureusement ce n est pas possible,ce sont des gens qui dysfonctionnent affectivement et leur egocentrisme les empeches de se rentre compte qu ils font fausse route….seul eux meme ont le pouvoir de changer si ils le souhaitent mais la c est pas gagné ,encore faut il qu ils aiment enorment leur conjoint et que ce dernier les quitte pour un moment et qu ils aient espoir de retrouver l amour perdu(et de commencer a ce moment la une therapie)…C est cependant une arme a double tranchant car l abandonnique en regle general sait retirer aussi vite ses sentiments qu il a pu les donner.tant que l abandonnique n ira pas affronter les causes de son probleme qui sont en regle general sa mere et l abandon vecu et refoulé il y a de fortes chances qu ils ne changent jamais ou alors s investira dans des relations avec des gens qu il n aime pas veritablement au fond,l amour vrai lui fait terriblement peur et il s ingenie a detruire la relation et va trouver n importe quel pretexte pour partir.

    voila je ne sais si j ai pu t aider ,je viens d avoir moi aussi une relation avec une abandonnique que j aimais par dessus tout ,malgré tout l amour que j ai pu lui apporter cette derniere n etait pas encore adulte(a chaque fois qu il y avait un probleme entre nous elle se retournait vers sa mere et faisait en fonction de ses conseils,mais n ecoutait pas ce que son coeur lui disait)l abandonnique ne peut se liberer que si il a accés ses emotions et qu il apprenne a aimer correctement ,c est a dire devenir adulte

  77. Bonsoir,j’ai trente neuf ans presque 40.je suis abandonnique maisje me soigne sauf que la je vis une épreuve très dure mon oncle va mourir c’est invivable presque car ca m’a renvoyé a l’abandon de mon enfance et aux heures pénibles ou je revais mon père.j’ia connu l’abandon a deux ans et demie après un divorce sen est suivi un mutisme,troubles du comportemnet,blocages j’ai débloqué ensuite et appris a lire,écrire assez vite mais cet abandon a été comme un accident dans ma vie,dans mon enfance.J’allais mieux maisavec l’epreuvede mon oncle ca m’a ravivé la douleur de l’abandon et ca fait mal!!aie aieaie,jen pleure souvent en ce momeent!et pourtant je veu xpas regresser,revivre l’enfant que ‘jai été!j’avais fait trop de progrès je trouve que c’est pas juste!trop de progrès et j’ai peur de rétrograder.Je suis unefemme et je voudrais vivrre,aimer etre aimée avoir un travail donner del ‘amour a un homme qui saura aussi m’aimer comme je l’aimerais car l’amour doitetre dans les deux seens.CECI  DIT JE SUIS TOMBEE SUR DES LOSERS OU HOMMESNE MAIMANT PAS PENDANT DES ANNES POUR DONNER RAISON A MON PERECOME POUR LUI DIRE ALORS  « t’avais raison!onp eut pasm ‘aimer! »aujourdh’ui je pense différmementmais suis pas guérie pour autant!j’ai pasd’hommej ‘aifui ceux qui maimaientcomme par hasard,je les méritais pasalors,c’etait ma pen sée ils m’aimaient donc se trompaient!oui j’ai pensé ca!j’espère guérir un jour toutefois et ne plus avoir peur  d’l engagement car ca me bloqjue!certains témoignagessont émouvants merci a vous tous.Courage séverina.

  78. Bonjour, je suis très touchée par ton témoignage qui fait echo avec tout ce que j’ai pu ressentir et que je ressens encore…. Je suis orphéline depuis l’age de  18mois….ma mère est décédée d’un accident de la route… Mon père brisé a tenté de ns combler ma soeur et moi de son affection malgré le choc émotionnel qu’il a subit….accompagné de notre grand mère….mais les angoisses primaires ont surgit violemment à l’adolescence et ont perduré depuis….c’est un vrai combat dont j’ai réussit à apprivoiser en partie à l’age adulte jusqu’au décès de mon père d’une longue maladie à l’age de 30ans….Elles ont resurgient violemment, se sont un peu apaisées avec le temps qui passe mais continuent de me hanter et rendre mes relations amoureuses toxiques….Je fais un travail de psychothérapie qui me soutient et m’aide à avancer mais toujours à petit pas…. Je suis un peu comme toi je souffre d’un peur intense dans mes relations c’est pourquoi je choisit plutot les mauvaises que les bonnes pour ne pas souffrir….mais au final je souffre encore plus….je commence à analyser tout ça pour répérer mes erreurs et tenter d’affronter mes angoisses pour tenter d’en sortir mais j’ai toujours un besoin intense de réassurance….et cela je le puise dans ma psychothérapie et plus sur mon partenaire….pour moi cela commence à être un grand pas…. Voilà un extrait de ce que je vit et ressens….merci pour ton témoignage….

  79. lu moi aussi j’ai cette problème chaque jour je pose la question pourkoi je suis sur cette terre domage je n’ai pas la chance de consulter un psy je vais me battre 

  80. Bonjour,

    Je viens de tomber par hasard sur ce site et j’avoue clairement ,que cela fait du bien de lire et par conséquent de voir que je ne suis pas le seul dans ce cas!!!Je vais avoir 40 ans et je sors d’une nouvelle séparation car incapable de prendre de vraies décisions, donc certainement liées à mon passé de jeune garçon abandonné par sa maman pour aller rejoindre son amant!!! Quel massacre pour un adulte!! je décide aujourd’hui d ‘aller consulter car je suis un homme aimant qui a réellement la volonté de vivre une belle histoire et de l’entretenir et non la fuire!!

    Merci pour ton témoignage, si tu veux discuter de ton évolution cela m’aiderait..

  81. Bonjour à tous,

    J’ai comme vous découvert avec un profond intérêt ce forum.J’ai 32 ans.Je n’aurais jamais pensé un jour laisser les  traces d’un témoignage.Mon témoignage.Je viens de vivre une relation passionnelle avec un homme plus jeune que moi pendant 6 mois.J’avais jusqu’alors été toujours en relation de couple de 5 ans environ, et puis il est apparu. C’est un garçon qui souffre comme moi d’abandon.Sa mère, et surtout son père ont manqué d’intérêt pour lui toute son enfance et son adolescence.Pour ma part, je ne sais pas où à commencer ma névrose, et c’est encore flou.J’y travaille pourtant avec beaucoup d’implication depuis 5 mois par le bias d’une psychanalyse, qui est un véritable don de soi. Cette importance accordée à l’autre, cette dévotion, ce besoin permanent d’être en lien avec l’être que l’on aime reste au combien révélateur de cette souffrance d’abandon.Et c’est le comportement que j’ai adopté longtemps, pensant que sans l’autre je n’étais plus rien, plus personne, vérifiant sans cesse mon portable pour voir si  mes amis, ma famille pensaient à moi.Les réseaux sociaux, nous donnent également la dangereuse possibilité illusoire que l’on ne nous abandonne pas.On fouille, on cherche,recherche la moindre attention à notre égard.Alors lorsque l’on perd ces miettes d’amitié, d’amour, on pense ne plus être, ne plus exister pour personne, et on attend une autre histoire, une autre amitié, et on y fonce jusqu’au masochisme, à l’intolérance, on cherche à n’importe quel prix, l’attention, l’amour, pour ce manque terrible et destructeur.Aujourd’hui, je vais très mal, mais j’ai confiance en moi et en vous tous pour trouver le courage de comprendre et d’accepter ce mal.Cet être aimé m’a abandonné de façon la plus lâche et la plus inconcevable pour nous les abandonnés.Dois-je lui en vouloir en sachant qu’il souffre de cette terrible névrose? Je dois d’abord apprendre à m’aimer et j’ai compris récemment que la seule personne capable de ne pas nous abandonner est nous même.Si l’on parvient à intégrer que l’on peut compter sur soi même, alors le besoin de l’autre n’est plus nourricier, vital, puisque notre confiance vient de nous.Tous vos témoignages montrent à quel point vous ne vous abandonnez pas puisque vous parlez, écrivez cherchez.Le chemin est long, douloureux , pensé innateignable, mais pas irréaliste.Je vous souhaite de vous trouver, et me souhaite de me trouver.Courage à tous.

    E.

  82. Bonjour, comment croyez vous qu’il faille aborder ce sujet avec qqun d’abandonnique qui ne le sait pas? Mon ex souffre probablement de ce syndrome et je me dis que cela pourrait être ma dernière preuve d’amour que de lui en parler malgré les vilaines blessures qu’elle m’a faites. Il semble que le fait de le savoir fasse quand même gagner un temps précieux même si cela doit être très difficile à assumer.
    Merci pour vos témoignages

  83.   Lorsque le traumatisme premier lié à l’abandon ou au sentiment d’abandon n’est pas réparé avant l’âge de 3 ou 4 ans , d’autres souffrances riquent continuellement de s’ajouter qui se cristallisent   au début de l’âge adulte, créant  divers autres   troubles.  L’enfant  n’ayant pas  encore tous les outils pour exprimer sa souffrance, ses révoltes  et ses peurs, Il va les manifester  par des comportements maladroits qui feront qu’on le qualifiera aisément d’enfant « difficile ». On lui colera ainsi l’étiquette du  méchant qui ne récolte que ce qu’il scème et il se construira sur cette idée. Il entre ainsi dans une spirale descendante qu’il est ensuite difficile d’inverser.

    J’ai comparé plusieurs cas d’enfants adoptés au même âge (3ans) dans des orphelinats roumains. Ceux  adoptés par des parents attentifs, indulgents  et  équilibrés sont devenus de jeunes adultes enthousiastes et confiants.  Ceux adoptés par des parents  qui avaient en retour des attentes irréalistes ou qui, facilement irritables, lâchaient des phrases assassines, voire les maltraitaient ont développés des troubles pouvant aller jusqu’aux troubles de la personalité borderline.  Souvent incompris et stigmatisés, leur vie est une perpétuelle épreuve.

    Courage ! dites-vous bien qu’on peut vous aimer même si vous n’êtes pas parfait car personne ne l’est. Vous êtes de belles personnes qui avez traversé des tornades qui ont fait de vous des êtres remarquablement courageux. Surtout ne restez pas isolés, allez vers les autres, ils sont capables de vous comprendre. Ils seront avec vous comme vous serez avec eux. Rien ne se rattrape mais il est possible de construire du neuf et du beau. Ce que vous n’vez pas eu, donnez le aux autres, ils vous le rendront au quintuple. Vos parents vous aimaient mais, englués dans leurs difficultées existentielles,  ils n’ont su que se montrer involontairement toxiques. faites l’inverse avec vos enfants, ça sera votre victoire ! 

     

  84. Bonjour a toi,’jai 39 ans et vois une psychiatre depuis trois ans.Je suis aussi abandonnique et comme toi ,plus jeune j’ai arreté des boulots d’entrée au bout de deux jours deux boulots,en fait car je me disais »tu ‘ny arriveras pas,tu n’es pas a la hauteur »comme si j’avais du echouer,comme si il était interdit que je réussisse a quelquepart.je stagne aussi et m’en veux terriblement d’etre comme ca!certains jours je dis « je vais faire tellc choses,relaxation dernièrement je ‘n y suis pas allée,tu vois!j’ai honte de moi parfois.EN fait il faudrait q’uon me booste qu’un homme ou femme me dise « vas y ,je suis avec toi.Je te laisse pas tomber!tu vas y arriver ma grande.Je t’aime. »tu réussiras »mais lon m’a pas dit toujours je t’aime.Mon père me l’a jamais dit alors cet immobilisme peur en sont peut etre la résultante!’jessaie de combattre mais cest dur.Il faut se donner un coup de pied aux fesses et se dire qon est pas connes ni nulles;loin de la!mais qu’on a été rejetées ou mal aimées,mal aimée surtout!MAL AIMEES PAR DES PARENTS HOMME OU FEMME QUI AVAIENT TROP DE PROBLEMES ET NE VOYAIENT PAS QUON AVAIT BESOIN DEUX NETAITENT PAS CAPABLES DE SOCCUPER DE NOUS.ENFANTS ET ADOS;’jessaie de pardonner mais c’est long,pourtant les envies manquent pas.SI tu veux que ton ami reste dis toi qu’il t’a choisi toi pas une autres,qu’il t’aime comme tu es.Et pas comme tu voudrais etre.Gache pas tout.Meme si tu est tentée par le faire.Il t’aime!sois en sure sinon pourquoi resterait il avec toi???tu as ta place auprès de lui?j’ai aussi eu des années cette peur de ne pas avoir ma place nulle part et ce malaise dans les groupes;Je n’arrivas pas a my’ sentir bien,’a laise et étais super malheureuse.Ca va mieux mais ca a mis du temps,des thérapies,un t raitement actuel et un groupe d’ecriture salutaire.Toute mon adolescence sest vécue a me dire »tu n’a pas ta place » ou « personne ne t’aime et net ‘aimera jamais ».La ca mieux!et comme une idiote volontairement parfois je gachais des amitiés,les cassant pour pas etre rejetée après sans doute.Je mettais un terme,’jai mis un terme a deux amitiés jeune,car javais peur je pense qu’on me quitte.ALors autant quitter avant d’etre quittée tant c’aurait été douloureux.fais pas cette erreur!il faut profiter de ton homme ,de ta fille.amitiés.

  85. bonjours a tous , je viens de tomber sur tout ses temoignages et je dois dire que je n’ai pas put m’empecher de pleurer tellement que j’y ai reconnu l’ homme avec lequel je vis depuis 14 ans .une relation compliquer  apres multiples separations et qui ne sont en realités que des punitions plutot qu’autre choses ,et  la derniere en datte d’une semaine ma fait que j ai voulut pour la premiere fois eclaircir la situation serieusement  avec l’homme que j’aime et comprendre pourquoi il etait distant de moi alors que je sentais qu’il ne le voulait pas au font de lui , pourquoi aussi etait il parfois cruel sur certains point alors que je sentais qu’il ne le pensais pas , pourquoi avait t’ il du mal a s’engager definitivement avec moi alors que nous sommes ensembles depuis 14 ans  pourquoi me donnait’ il l’impression qu’il ne m’aimait pas alors qu’il etait evident du contraire etc etc…etc etc…j’ai toujours senti que cette homme m’aimait , meme peut etre trop ! , et la semaine derniere apres une horrible dispute et une  remise en compte sur notre situation , je l’ai menacer de le quitter definitivement pour un autre  » un pretexte inventer  »  et la l’homme que j’aime ma avouer qu’il a ete abandonner enfant , il n’a voulut m’en dire d’avantage  …depuis ma vie est boulverser , car je l’aime encore plus qu’avant , pas par piter du tout , moi aussi j’ai eut une enfance assez dure avec viole a 4 ans par un homme et une femme , mais j’ai pardonner et avancer , je l’aime plus qu’avant car je met enfin un mot sur son comportement donc sur ce dont il souffre , et je me rend compte que j’ai ete horrible avec lui  , mais que je l’ai été car il me poussait a l’être suite a son comportement .quand il m’a avouer son abandon cela ma ouvert le coeur en un milliard  morceaux , mais je ne lui ai rien montrer , aujourd’hui je veux juste comprendre quel comportement dois je avoir avec lui , de façon a ne plus le faire souffrir , qu’il me face a nouveau confiance , comment aussi aborder des details des conditions dont il a ete abandonner ,et si les personnes qui l’ont adopter ont été de bon parents a ses yeux etc etc …. j’ai peur que cela le vexe ou le replonge dans son passé tragique , je veux tout savoir sur comment faire pour qu’il soit en confiance avec moi , et qu’il sente totalement que je ne le quitterais jamais , depuis qu’il ma parler de son passer alors qu’il ne l’avait jamais fait auparavent , j’ai compri que je veux mourir aupres de cette homme , être enterer avec lui le jours ou nous retournerons aupres du seigneur , mais avant je veux qu’il soit heureux avec moi car avant je voulais seulement être heureuse avec lui , et aujourd’hui le savoir juste et seulement heureux avec moi sera pour moi le plus grand des bonheurs …..merci a tout les abandonistes,  car vous  aimer profondement et passionnement , nous aussi alors sachez nous faire confiance et montrer nous un minimum que vous tenez a nous  , et nous nous batterons  jusq’au bout pour trouver la paix et être heureux ensemble …l’amour est un combat et quand ont aime rien ne nous arretes , l’amour sans difficulté c’est de  la monotonie …aimons nous vivant avant de nous aimer mort …wen …..

  86. Bonjour,j’ai aussi accepté l’inacceptable par peur de l’abandon pour ne pas etre abandonnée jusqu’ a deux relations masochistes avec des homme que j’ai quittés,’jai eu le courage de dire STOP et une psy mauvaise et nuisible.Par peur de ne plus etre aimée,detre seule.C’est fou c euqon peut accepter quand on a la peur de l’abandon chevillée au corps et au ventre.Il faut s’aimer,apprendre a s’aimer,a se respecter soi.AUjourd’hui je cerne mieux les gens mais a quel prix!!!jai fait trois hospitalisations en clinique psy pour mes blessures d’enfance et ces relations nefastes.Je ne veux plus accepter n’importe quoi ou n’importe qui!le respecte est premier maintenant et moi da’bord!!si un homme me respecte pas et me néglige il prendra la porte ou je partirai.Mais ca a pris trente cinq ans de ma vie,pour réaliser ce cercle infernal et que j’allais chercher l’amou ou il nétait pas,que j’avais besoin d’exister par dessus tout;et d’etre aimée a tout p’rix;OUi trente ans disons car jai 39 ans donc jai changé je change depuis mes 35 ans.mais il reste du chemin.Le chemin durera toute ma vie.TU as fait comme moi ,tu acceptes tout par peur,de perdre surement un peu.Mais si tu t’imposais tu ne perdrais pas ton homme,tu gagnerais l ‘estime de toi.Le mariage ne garantit pas la fin de solitude je ne suis pas mariée mais ai connu des couples mal mariés et seuls meme a deux;meme si ‘jai connu des couples heureux et en connais deux ou trois.

  87. bonjour,

    c’est la première fois que j’entends ce terme, mais il est troublant, car certains passages me ressemblent étrangement. je pense souffir d’abandonnite également, mais par opposition à vous, la présence trop importante de ma mère, une surprotection m’empêchant d’être moi même,je pense qu’elle ne m’aimait pas autant qu’elle le disait, elle m’aimait pour elle, pas pour moi, j’ai subis ses périodes de dépressions, d’angoisses et encore maintenant, elle me détruit moralement, elle m’éteint comme on éteint une bougie : on l’a prive d’air, elle m’étouffe, mais j’ai commencé à me rebeller, je suis sur la bonne voie après toutes ces années, il n’est jamais trop tard, mais je ne pensais pas du tout être abandonniste puisque c’est moi qui ne supporte pas une amitié trop présente et qui lâche mes amis quand ils deviennent trop présents dans ma vie, mais je me comprends mieux depuis que je connais ce terme,je pensais abandonner les autres, mais pas être abandonnée moi même, comme quoi tout est possible .

     

    barbara

  88. Bonsoir,

    Je comprends ta situation car je me reconnais dans ce que tu écris.

    Je me sens également très seule dans ma relation de couple.

    A tort, je pensais qu’en me mariant , je ne connaitrai plus jamais la solitude.

    Hors, je me suis attirée, un homme absent la plupart du temps.

    C’est une grande souffrance pour moi. Par peur d’être abandonnée , j’ai accepté des comportements inacceptables, Il passe la nuit avec des copains et rentre très très tard parfois.

    J’ai le sentiment de passer après ses copains. Que de solitude !

    Pour garder le moral, je fais quelques activités pour prendre soin de moi. C’est vital pour moi de m’accrocher à des activités qui me font du bien.

    J’ai moi aussi, pensé souvent au suicide. Mais, aucun homme ne mérite qu’on se suicide pour lui. C’est à nous de créer notre bonheur, l’autre n’est qu’un complément. Même si c’est très difficile pour nous qui souffrons de la blessure d’abandon.

    Accroche toi à la vie. Courage !

  89. Bonjours jai quarante ans le mois prochain et je me suiis reconnue presque trait pour trait dans les caractéristiques de’ labandonnique.J’ia toujours eu énormément besoin de preuves damour et pendant des années,la moindre remarque je la vivais comme un rejet ou meme une absence d’un jour,un rendez vous manqué!on m’abandonnait et je le vivais comme une injustice.J’ai vécu l’abandon a deux ans et demie suite au divorce de mes parents,disons que j’ai vécu le départ de mon père tragiquement et ce des années,il buvait trop mais a deux ans je pouvais pas comprendre que ma mère voulait me protéger,mes soeurs et moi de cet hommme,que pouvais je comprendre.Mon papa est parti il m’aime plus.TEL A DU ETRE Mon discours intérieur alors meme si je m’en souviens plus.Il était alcoolique chronique donc malade et pas en mesure daimer mais un enfant ne peut comprendre ce que c’est et se sent abandonné pas aimé c’est mon histoire ca été mon histoire du moins.Je lutte aujoud’hui contre cette angoisse d’abandon,j’essaie de maimer j’ai énormémént progressé avec des psychiatres j’e parle ce que je faisais pas ado et petite j’ai eu un mutisme a deux ans jusqua cinq ans environ.Enfin je me suis battue!battue pour etre normale mais des années je sabotais les relations me disant tu merites pas d’etre aimé,personne t’aimera ta fille »et les hommes encore moins alors j’ai attiré des losers,des mauvais garçons,pas aimants car je m’aimais pas me sentais inférieure.Meme si inconsciement je savais qu’ils ne m’apporteraient rien sauf des malheurs!bysarre attitude masochiste que j’ai mis plus de trente ans,trente trois ans a comprendre age ou mon père est mort.Maintenant je sais que les hommes gentils existent mais je souffre de solitude j’ai toujours eu peur d’etre quittée et ai tendance sentimentalment parlant a attendre quon vienne a moi.SI un gars me plait j’irai pas vers lui peur du rateau de me faire dire non toujours cette peur j’espère en guérir!courage  atoutes on sen sortira il faut s’aimer soi dabord c’est vrai!j’ai mis des années a le comprendre.

  90. je viens de lire la description de ce syndrôme abandonnique et moi aussi, comme vous, je m’y reconnais complètement. A trente ans une nouvelle histoire d’amour est venue réveiller les vieux démons de l’abandon. Et je me suis soudain rendue compte qu’encore une fois je reproduisais le même schéma: je rencontre qu’elqu’un, on se fréquente, je tombe amoureuse, il est gentil et attentionné et là c’est la catastrophe, je perds les pédales. les premières réflexions: bientôt je vais t’ennuyer, tu en auras marre de moi… jusqu’à lui demander de me quitter tout de suite pour ne pas risquer de souffrir davantage car il le fera de toute façon.Il ne l’a pas fait et je l’ai rendu malheureux. Ensuite viennent les regrets d’avoir tout gaché et je deviens agressive et méchante parceque j’ai peur… Je ne comprends pas tout de mon comportement mais je sais qu’il n’est pas normal et qu’il me nuit à moi et à mes partenaires. j’ai peur d’être repoussé, de’ me montrer telle que je suis car j’ai la certitude que cette personne n’est pas « aimable ». 

    J’aimerai sortir de cette souffrance, demander pardon à l’homme que j’aime et lui expliquer mais je n’y arrive pas…

    Bonne chance à tous et à toutes

  91. Bonjour,

    c’est avec attention que j’ai lu cet article. Durant toute mon enfance, j’ai vécu abandoné, cela à commencé dans ma sphère famillial ou à l’annonce de mon arrivée sur terre mon père à été totalement offusqué et étant obligé d’épouser ma mère et de m’élever à construit trés vite une haine envers moi avec la détermination de me faire payer mon arrivée. ( Mon père à connu la maltraitance et l’abandonisme également ). Durant quelques années j’ai souffert de son manque d’amour et de sa violence envers moi , moi qui faisait tout pour lui plaire, pour qu’il me reconnaisse en tant qu’être humain. A la place de recevoir cette reconnaissance il s’est séparer de moi et m’as placé, ma vie en institution n’as pas été simple, j’ai vite compris que c’était la loi de la jungle, j’ai donc appris à suvivre et à être violente afin de m’en sortir vivante. Ma relation avec les garçon était assez ouverte, c’est à dire que j’échangeais facilement mon corps pour un peu d’affection de reconnaissance ( j’allais toujours avec des garçons plus agés ) bien sur eux en profitais, je tentais de rester discréte sur mes activités corporelles mais les garçons entre eux parlaient et souvent quelques un venait me faire « la cour » 5 minutes montre en main pour avoir ce qu’ils voulaient.

    bien sur je ne recevait pas souvent l’amour que j’attendais et j’étais vite mise aux oubliettes, quelques uns m’ont aimé et moi aussi puisque je tombais amoureuse tout les jours.. les garçons qui se montrait gentil avec moi j’avais plutôt tendance à les fuir en revanche les gars qui profitait de moi de ma génèrosité naturelle je m’y attachait et faisait beaucoup pour les garder.. mais souvent cela se terminait. Les gentils je les quittaient et ceux qui m’attiraient vers le bas me quittais..

    A 18 ans j’ai rencontrer le père de mes enfants, un homme plus agés mature et trés intellectuelle, il était tout l’oposé de mon père et avait grande foi en moi, je l’ai souvent considéré comme un père et non comme un mari et lui c’est souvent considéré comme mon père également puisque qu’il me façonnait à son image et m’autorisait ou m’interdisait mes allées et venues.. il était peu présent à la maison et c’est seule que j’ai élévé mes deux enfants, j’avais fait abstraction de l’amour et du sexe je commençait à vivre dans une totale indifférence affective. entre temps j’avais repris des études d’éducatrice qui m’as honnetement ouvert pas mal les yeux sur ce qu’il se passait dans ma vie.. J’ai commencer à prendre de plus en plus d’indépendance et de liberté ce qui ne plaisait pas du tout à mon compagnon car il sentait qu’il perdait tout doucement le contrôle et moi j’était tout doucement en train de me prendre en main.. j’arrivais presque au but de ma libération personnelle , lorsque la maitresse de mon compagnon m’as appelé pour me prévenir de leurs liaison qui datait de 7 ans.. tout c’est écroulé autour de moi cette stabilité et cette création de bonheur que j’avais mis en place s’éffondrai en une seconde, je m’en voulais de ne rien avoir vu, je lui en voulais de m’avoir privé de vivre hors qu’il menait une double vie. Aprés réflexion il était logique qu’il méne une double vie puisque je l’ai considéré comme mon père et lui comme sa fille. J’ai rompu de cette relation .

    Mais mon manque d’amour que j’étais incapable de remplir seule c’est vite fait sentir, je criait de douleurs tellement je me sentait vide et seule, un homme à entendu mon appel intérieur et arrivé aprés trois semaines de séparation. Il à comblé le manque que j’avais par son amour inconditionnelle, tout était beaux romantique un véritable rêve, il avait toujours la parole qu’il fallait pour me rassuré me réconforté.. je me suis alors vite attaché et me suis dit qu’il ne fallait pas que je le perde , alors pour lui j’ai tout donné, je n’ai mis aucune barriére et j’ai aimé donné au delà de moi même.. avec le temps il à commencé à me faire des petites remarques sur ma manière d’être ce qui à mis le doute chez moi de ce que j’étais je commencait vraiment à craindre qu’il ne parte, alors je m’améliorai encore plus, mais au fil du temps les petites remarques devenait des pics voir des humiliations publique, j’était trés mal mais dépendante de lui, car il continuait à me donner l’amour inconditionnel, il était jaloux et possessif par la suite et m’accusait de coucher avec tout les hommes que je rencontrait à mon travail, je devais toujours prouvé que ce n’était pas vrai, mais malgrés les preuves il n’en croyais rien.. je devenais de plus en plus faible sans trop de ressources pour tenir droite aprés toutes ces choses que je continuais à supporter il à été plus loin, il à commencé à me frapper je voulais partir, mais sa manipulation et ma dépendance affective était toujours fort présente, j’ai vécu un an et demi entre les insutltes l’humiliation et la violence.. la dernière fois qu’il m’as frappé j’ai eu l’impression de sortir de mon corps et de voir la scéne, mon être c’est mis à souffrir attrocement de ce qu’il voyait l’être à qui j’ai tout donné , se plaisait à me détruire, il y prennait plaisir. J’ai compris que si je ne partais pas je mourrerai . J’ai alors décidé de le quitter, ce qui à été dur c’est de résister à son appel car bien sur il voulais que je retourne auprés de lui car il m’aimais, mais j’ai réussit à faire abstraction de son amour et suis partie vers un autre chemin.

    durant passé un an j’ai refusé toute histoire d’amour et de sexe . j’ai tenu bon jusqu’au  jours ou un monsieur charmant est venu tout doucement poussé la porte. J’ai accepté de le rencontrer et de commencer une histoire avec lui mais sans trop m’engager, il voulais que je l’impose à mes enfants et que nous vivions ensemble aprés trois semaines de relation, j’ai compris que si je retournais dans ce systéme j’était perdue car encore une fois j’aurai tout fait pour plaire et aurai redonner mon pouvoir à l’autre.

    Ce que j’ai appris c’est que son pouvoir on le garde et il est important de savoir se remplir d’amour seul, on ne doit en aucun cas attendre que ce soit l’autres qui nous remplissent, aimons nous réellement pour ce que nous sommes, acceptons nous tels que nous sommes, reconnectons nous avec l’enfant que nous étions pour lui apprendre tout ceci, qu’il ne sois plus en nous avec toutes ses craintes..

    une belle relation amoureuse c’est quand on aime, parce que l’on à envie d’aimer et non pas parce que l’autre peux nous apporter de l’amour, se faire aimer peut être mais pas à n’importe quel prix, pas au prix de sois.

    Sandra

    • Sandra, mon histoire, ou plus exactement mon fonctionnement est le même que le vôtre dans les relations amoureuses. Je me retrouve toujours sur le carreau. Je passe à chaque fois par la case « me jeter dans une relation qui ne me convient pas », puis la rupture qui est un déchirement, une agonie sans nom. Le deuil est impossible. Puis la dépression au dernier stade. La thérapie, pour survivre. Je m’y investis, je fais des efforts surhumains, j’ai l’impression de progresser, d’être plus lucide sur mon cas. En général je reviens doucement à la vie au bout de 2 ans environ. 2 ans d’enfer, de combat, de douleur, d’abstinence, de solitude absolue, repliée totale. Et quand j’y reviens, quand j’ose regarder doucement le ciel pour la première fois et entrevoir la vie sans ressentir cette terreur, ressurgit l’ex qui m’avais détruite pour me re-détruire, et je me laisse re-détruire, pire qu’avant, ou alors un autre, je me laisse choisir par celui qui ré-ouvrira mes failles de la manière la plus cruelle, évidemment.
      J’aurai 50 ans cette année. Cette fois-ci je ne retournerai plus en thérapie, j’ai trop honte. L’épuisement est colossal. J’ai été comme éternellement étrangère à la vie, incapable d’être heureuse ou un peu sereine. J’ai fait partie de ces femmes vides, avec une intelligence d’apparence qui ne m’aura moi visiblement servi à rien, qui n’aura su développer qu’une béquille narcissique pour me faire aimer (la pauvreté absolue), tout ça pour quitter avant d’être quittée, et le plus souvent pour être jetée avec une violence psychologique inouïe.
      C’est effarant de voir à quel point je suis lucide sur mon cas et à quel point je suis incapable de changer d’un iota malgré les thérapies.
      Aujourd’hui, je me laisse tomber, définitivement. J’ai compris qu’il n’y a plus rien à faire pour moi. La douleur est si puissante que j’envisage ce que j’ai toujours refusé: les médicaments, n’importe lesquels. Pour l’instant je n’arrive plus à sortir de chez moi, mais quand j’y arriverai, j’irai voir un psychiatre, de ceux qui font des ordonnances à l’hôpital.
      Je ne me suicide pas car j’aime mon chat d’un amour fusionnel et ma fille aussi, d’un amour fusionnel, fille de 29 ans que j’aime tant et à qui j’avoue lui avoir refilé un peu trop de casseroles…
      Au fond de moi, j’aimerais être comme beaucoup d’entre vous, avec une capacité de lutte, avec cette envie de s’en sortir, d’être heureuse un jour.
      C’était pas pour moi.
      Mais je vous le souhaite de tout coeur.
      Helena

  92. L’abandonnisme…nouveau pour moi. Je ne connaissais pas ce terme. Pour parler de mon problème j’ai toujours parlé, surtout, de sentiment de rejet. Mais ici, à bien y penser, je vois comme étant logique le fait de faire de ce trouble de l’abandonnisme un problème un peu différent du sentiment de rejet, parce qu’il pourrait originé d’une période encore plus ancienne (1) de la formation de l’enfant. (Heureux de connaître votre site)

    (1) Nous nous trouvons ici en face d’individus demeurés à un stade primitif, cf : http://fr.wikipedia.org/wiki/Germaine_Guex

  93. Bonjour, je suis une femme de trente ans,

    ca me fait beaucoup de bien de tomber sur cette page car je vis vraiment ce problème et je ne savais pas mettre de mots dessus.

    J’ai souffre exactement du même problème d’abandonnisme, (on m’a même diagnostiquée « bipolaire »), mes parents s’étant toujours défoulés sur moi étant petite (sans compter mes 5 autres frères et soeurs):

    ma mère ultra possessive, jalouse, incapable de donner de véritable affection,

    mon père quasi absent (abandonné lui-même à la naissance et ayant grandi sans affection), étant indifférent à ses enfants (incapable de nous donner un âge, de connaître la classe où nous étions), présent exclusivement pour les corrections (sollicitées par ma mère), avec le rôle du correcteur, du méchant, pris d’accès de colère (hormis les rares moments de « détente » en vacances, moi-même n’étant pas détendue ni en confiance pour autant),

    tous deux incapables de se comprendre et de vivre en paix ensemble (ils ont voulu divorcer à plusieurs reprises), et tantôt s’accoçiant pour nous punir, tantôt se dénigrant mutuellement devant nous,

    de ce fait, je me suis toujours sentie en manque d’affection, très seule, développant des angoisses de grande insécurité et d’abandon, avec un grand manque de confiance en moi (chose que m’ontfait réaliser mes professeurs au collège-lycée) et d’estime de moi.

    Depuis je n’arrive pas à vivre pour moi, à prendre des initiatives, étant tombée sur des hommes égoistes, un peu moins difficilement maintenant que j’ai rencontré mon mari, un homme doux, aimant et compréhensif, faisant tout pour que j’aille bien.

    J’ai du mal à m’occuper de moi, me faire plaisir, m’aimer, faire des choses pour construire ma vie, penser à des projets personnels ou pour mon couple (voir maintenant mon enfant qui va bientôt naître), je préfère me comparer voir m’identifier aux autres, rester dans le passé, mes pensées, reporter toute mon affection sur mon mari, et n’arrivant toujours pas à me détacher de ma mère (par téléphone, malgré de multiples tentatives), voir d’en parler souvent, même à des inconnus, elle qui ne fait que se plaindre et parler d’elle, me prendre de l’affection, voir mon propre argent (quand j’étais petite, chose qui m’a été très dur) mais incapable de m’en donner et le pire être jalouse de moi vis à vis de mon père, chose terriblement angoissante et déconcertante alors que l’on est jeune adolescente!!

    Pourtant, depuis un moment, je fais tout pour aller mieux et m’en sortir, maintenant que ma situation s’est stabilisée, grâce à mon mari qui est quelqun de gentil et très stable, ne souffrant pas de problèmes psychologiques et m’entoure beaucoup, mais à 30 ans c’est difficile et long, je dois être patiente, chose qui m’est difficile!

    Je remarque maintenant que je fais sans cesse référence à ma mère (que je m’identifie à elle), à mon passé, je n’arrive pas à me détacher de mes parents, des corrections qu’ils m’ont infligées petite et je leur en veux perpétuellement tout en éprouvant le besoin d’aller vers eux sans arrêt, de leur donner de mes nouvelles et impossible d’ignorer leurs appels, leurs besoins d’être visités, sans éprouver de grande culpabilité.

    La fois où j’y étais arrivée, lors d’un précédent mariage, cela avait duré 3 ans, 3 ans sans voir mes parents, et j’étais vraiment mieux, mais ma mère avait finit par débarquer à mon domicile et m’aggresser, j’ai eu très peur et finit par me faire quitter mon mari.

    Depuis, j’ai eu une petite fille avec un homme très jaloux et possésif, l’ai élévée seule, et j’ai finis par lui laisser l’enfant, chose qui m’a été très dur (toujours encore), car impossible de m’en occupper seule, trop angoissée et déprimée et ayant peur de lui faire du mal, de mal l’élever, de reproduire ce que j’ai vécu. 

    Mon mari actuel, qui ne comprend pas vraiment l’origine de mon mal-être, est persuadé que çà va aller, que les choses vont rentrer dans l’ordre, maintenant que je suis dans un « bon milieu », calme et bienveillant. Que les problèmes de mon enfance, mon passé vont s’en aller. Il cherche à me déculpabiliser, me dit qu’il faut que je pense à moi, que j’oublie ma famille, les gens qui se désintéressent de moi, voir qui me veulent du mal, que je me reconstruise une famille, que j’aille vers les gens qui m’aiment et me veulent du bien.

    Que je dois être positive, éviter les idées négatives ou de m’emporter afin d’être bien, que j’ai des « flashs » dans la tête qui vont finir par passer à force de m’en détacher.

    En gros, ne pas chercher à tout pris, dans l’immédiat, à être bien, à dormir.., que çà viendra tout seul.

    Il me fait beaucoup du bien, à son contact je reprends confiance, surtout maintenant que j’ai lu le témoignage d’une personne sur ce forum ayant réussi à s’en sortir, çà donne espoir!

    Je suis aussi « soulagée » de voir que d’autres personnes souffrent également du même problème que moi, que je ne suis pas seule dans ce cas.

  94. Bonjour, 
    Je n’ai même pas encore 19ans et je vis ma première relation amoureuse, cela va bientôt faire un an. Je n’arrive pas à savoir si je souffre de cette névrose. Il est vrai que, étant petite, j’ai vécu le divorce de mes parents, ma mère a sombré dans l’alcoolisme, et mon père ne s’est jamais vraiment montré très affectueux. Toutefois, je ne me reconnais pas entièrement dans les symptômes ici décrits. Tout ce que je peux dire, c’est que je me montre très exigente envers mon petit ami, sans même savoir ce que j’attends de lui, et je me sens souvent insatisfaite et délaissée, surtout que nous vivons une relation à distance (il nous arrive de nous voir une semaine d’affilée et d’autres fois de ne pas se voir pendant 2semaines). Je ne suis pas toujours comme ça, il y a des moments je suis comme sur un petit nuage, je sens que je l’aime, qu’il m’aime, et cela me suffit et me comble. Mais aujourd’hui, après tout un week-end où il a été occupé (boulot, famille, et loisir), je me sens tellement délaissée que je suis devant mon ordi à taper « je lui en veux sans savoir pourquoi » et à entendre parler de l’abandonite pour la première fois. Je comprends pas ce qui m’arrive, je pleure alors qu’il m’aime, mais c’est comme s’il ne me le montrait pas assez, comme si ses « je t’aime » ne me suffisaient plus. Je m’efforce toujours, quelque soit l’occupation, de lui envoyer des messages, de continuer la conversation. Et je suis très agacée de voir que de son côté s’il est occupé il lâche facilement la conversation en cours, ou y participe à peine. J’ai conscience du rididcule de mes reproches, mais je peux pas m’empêcher de me sentir laisser pour compte. Est-ce que cela traduit l’abandonite? J’aimerais sincèrement mettre un mot sur ces stupides crises qui laissent mon compagnon dans l’incompréhension ( « qu’est-ce qui va pas encore? » ).

  95. Bonjours, j’ai 24 ans.
    Ma mère étais comme décris, « absente » (une sacrée rêveuse ><)
    Mon père quand a lui s’est barrer quand j’avais 10 ans~~
    Depuis lors je suis « malade » dépressif, solitaire, abandonnique…
    J’ai peu a peu mis un nom sur cette folie sans vraiment la connaitre, je pensais que c’étais du a l’amour et qu’il s’agissais d’incrompéhenssion de la pars des femmes que j’ai rencontrée… La première m’a volé ma virginiter puis sans un mot abandonner la deuxiemme est partie avec mon frère sans un mot et la troisième viens de me laisser tomber sans un mot non plus (asta la vista).
    Certe j’ai été complètement perdu et fou mais grace a dieu, j’ai toujours fait face et je me gagne de courage.
    Le tout est de trouver l’équilibre <3 récemment j’ai rencontrer une femme qui se trouve être en étude de psychologie et qui peu être même inconsciement m’a complètement changer.
    J’aimerais lui faire comprendre que je l’aime d’amitier avant de la désirer d’amour car s’est d’elle que m’est venus la force de continuer, elle est fragile au fond et s’est confier a moi comme moi a elle et je pense pouvoir la protéger! Même de moi! Avec de la chance lira t’elle cela.
    (je crois en « dieu », en la chance et en l’astrologie) ;)

    Merci a vous, pour le précédent commentaire, d’un avis tout a fait personnel; il a juste besoins que tu soies la sans doute et peu être continuer doucement a vous confier l’un a l’autre.

  96. Bonjour,

    Je viens de lire attentivement la définition de l’abandonisme. J’ai 49 ans et fait pas mal de travail sur moi (thérapies) pendant plusieurs années. J’ai quitté mon mari après 23 ans de mariage et rencontré une nouvelle personne avec qui je vis depuis 2 ans.

    Pendant toutes ces années passées auprès de mon mari, je lui reprochait souvent d’être dur, pas assez ceci ou cela. Bref, l’amour qu’il me portait n’était pas à la hauteur de mon exigence ! ce qui amenait souvent des disputes. Il souffrait d’abandonite tout comme moi.

    Nous avions une incompréhension mutuelle, rejetant sur l’autre ce manque d’amour et de respect, reprochant à l’autre de ne pas avoir assez d’attention, etc…

    Or, je m’aperçois qu’en ayant quitté une situation qui ne me convenait plus, je n’avais rien réglé. C’est seulement dans ma nouvelle relation que ma peur, je dirais ma terreur d’être abandonnée est totalement remontée à la surface. 

    En tenant tellement à cet homme avec qui je vis et qui tient à moi, j’ai commencé à me comparer aux autres femmes ce qui m’a amené à me dévaloriser. J’ai souvent pensé que je n’étais pas assez bien pour cet homme et que sans doute il serait mieux avec une autre….. ce qui évidemment amène immédiatement à la peur qu’il me trompe, me quitte, m’abandonne !!

    Je n’ai jamais autant eu peur de ma vie que depuis que je sais que cet homme m’aime. Tout au fond de moi ça dit : « comment pourrait-on m’aimer ?, me porter des marques d’affections ?, recevoir des cadeaux ? ». Ce n’est pas possible que l’on m’aime car je n’ai pas reçu enfant, de la part de ma maman, de marques d’affection, de tendresse, de dialogue. J’ai vécu cet abandon déjà lorsque j’étais foetus, ensuite je ne me souviens pas avoir été vraiment inclue dans la relation fusionnelle de mes parents et ensuite mon frère est né quelques années plus tard et là je me suis totalement sentie abandonnée, seule dans mon monde.

    Ensuite j’ai toujours quitté les hommes dans mes relations amoureuses, il fallait que je quitte l’autre avant qu’il ne me quitte, cela aurait été insuportable.

    Alors voilà ce que je pense aujourd’hui de mon parcours de vie dans lequel l’abandonisme a eu sa place : Apprendre à m’aimer.

    La relation avec mon actuel compagnon a juste fait remonter en moi cette grande peur de l’abandon afin que je puisse cheminer jusqu’à mon enfance. Me réconcilier avec, et surtout pardonner à mes parents car ils ont fait du mieux qu’ils ont pu. Et ils ont fait tout juste car de par leur comportement, ils m’ont permis de comprendre qu’aujourd’hui c’est moi qui m’abandonne et ne m’aime pas si je rentre encore et encore dans ce shéma.

    Chaque fois que je me sens victime, que je me dévolorise, que je me compare, que je ne supporte pas que mon ami soit absent, que j’imagine n’importe quoi à son sujet, je réactive cette blessure d’abandon.

    Cela prend du temps effectivement de se sortir de là mais si l’on apprend à dire stop lorsque se réenclanchent toutes ces pensées, ces comportements, la blessure diminue, se réactive de moins en moins et je suis sûre disparaîtra totalement (mais je n’en suis pas tout à fait sortie si je suis honnête).

    Voilà je voulais partager un peu de vécu et souhaite à chacun d’entre vous de garder espoir car il a eu un début à l’abandonnisme, mais comme tout à une fin….. !

    Sylvie

     

     

  97. « Bonjour, je m’appelle Ludo (34 ans) et je suis abandonnique ».

    Cette phrase ouvre officiellement ma prise de conscience.

     

    Comme beaucoup d’autres personnes en témoingnent sur ce blog, cette description s’applique trait pour trait à ma vie :

    - souffrances insupportables,

    - culpabilisation (dans les deux sens),

    - instabilité affective ,

    - sabotages affectifs,

    - grande dépendance affective,

    - angoisses existentielles,

    - recherche de preuves d’amour insatiables,

    - passivité durant la relation et ensuite mise en place de stratégies extrêmes pour retrouver l’âme soeur (souvent lorsqu’elle retrouve ou est en passe de retrouver quelqu’un),

    - détresse incommensurable suite à un échec et ce même s’il s’agit d’une amourette qui n’a pas encore commencé !

    - je peux faire des concessions énormes pour garder la fille attachée,

    - dévalorisation à peu près consciente, perte d’espoir (je ne retourverai jamais quelqu’un d’aussi bien …)

    - masochisme affectif

    Et bien d’autres comportements inappropriés encore.

     

    Merci à vous, Pascaline Manbour d’avoir partagé ses connaissances sur le sujet. Vos efforts vont sans doute alléger beaucoup de souffrances.

    Si vous avez des solutions pratiques (autres »qu’aller voir un psy » car bon nombre le font sûrement déjà), je serais ravi ed vous lire.

     

    Ludo

     

  98. Parle avec lui, fais-lui comprendre que tu seras là quoiqu’il arrive.

    Que tu veux le comprendre et surtout rassure-le quant à la confidentialité de ses propos.

    Ne le prends JAMAIS en erreur dans ce qu’il te révèle.

    Demande-lui de te parler à chaque fois qu’il a une souffrance (par ex. tu as parlé à un mec en rue en souriant). Trouvez un code pour qu’il puisse t’envoyer un signe.

    Surtout, ne rentre pas dans son jeu. Reste toi, mais sois douce. Les changements que tu lui demandes sont durs, tu vas lui demander de revoir sa vision globale du monde, et ce n’est pas rien !!

    Et puis, aime-le. Inconditionnellement. Montre-lui, mais pas trop pour ne pas enclencher ses mécanisme de défense (angoisse que ça ne deviennt trop beau et qu’il soit encore plus déçu).

    Sois patiente.

     

    Ludo

  99. Bonjour, je m’appelle Pauline, 23 ans.

    Un peu comme Ludo, j’ouvre officiellement ma prise de conscience.

    Le mot « abandon » a toujours été présent dans mon vocable, certainement un des premiers mots que j’ai su dire! Outre les diverses blessures de la vie dans mon enfance, voici 10ans que je sabote ma vie affective. Entre fusion et explosion, entre toute amour et toute haine, j’ai enchainé les relations longues et chaotiques, jusqu’à me faire frapper lors de la dernière (eh oui!). C’est là que j’ai entamé une psychothérapie, et la lumière fut dès la sixième séance. Ce mot, qui finalement m’est si familier, fut comme un éléctrochoque. 

    Voilà ou ma psychothérapie me mène: quelque chose que je connaissais, la douance, mais que je croyais totalement détachée de ma vie « privée », est en réalité au coeur de tout. Ensuite, la découverte de l’abandonnite, qui est également au coeur de tout.

    Quand ce n’est pas ma douance qui me dicte ma conduite de sabotage et de manipulation toujours calme, c’est mon abandonnite que prend le relai en mode totalement « crise », avec agressivité et comportement border-line. Sachant que les personnes dotées de douance non gérée ont déjà une tendance à être border-line, je ne suis pas aidée!

     

    Le seul ennui, c’est que du coup, j’ai deux « problèmes » à régler. Et ces deux problèmes s’enchevêtrent. 

    Concernant la douance, test de QI à 12ans. Résultats sans appel, mais complètement occultés par ma famille, si ce n’est pour me faire culpabiliser: « tu n’as aucune excuse pour échouer, et pourtant! ». En résumé, je me sabote aussi niveau scolarité depuis mes 13ans, puis dans mes études, donc aussi au plan professionnel. Ce sabotage vient d’une douance non assumée et refoulée, qui entraine la peur de l’échec « officiel »: se saboter avant, pour ne pas essuyer l’echec. Par exemple, choisir n’importe quel type d’études, intellectuelles oui, mais sans concours. Ou encore, une conscience-inconsciente de passer la date limite d’envoi de dossier: je n’ai pas vraiment raté, je n’ai juste pas envoyé mon dossier. Ce qui est beaucoup moins difficile à digérer que de recevoir une lettre de refus. Je m’évite la souffrance d’un refus, qui pourrait remettre en question mon intelligence. Je culpabilise à mort de ne pas utiliser mon intelligence à bon escient, de manière scolaire, mais que voulez-vous « je ne suis pas scolaire »: tout m’intéresse, sauf les cours. En réalité, les cours sont lents et approximatifs, je m’y embête. De la même manière, tous mes projets, exposés, mémoires, dossiers de recherche, ne sont jamais menés à bien: je les commence pour apprendre quelque chose, dès que j’ai trouvé ma réponse, j’arrête net, je passe à un autre projet. Donc, je ne rends jamais mon travail, et je passe pour une zappeuse et une glandeuse. Dans le même sens, je multiplie les activités extra-scolaires ou extra-professionnelles pour me donner des excuses en cas d’échec. Malheureusement (ou heureusement), malgré mes divers engagements prenants, je n’échoue pas (pas toujours), ce qui force l’admiration (le mot est fort, mais je ne trouve que celui-ci), et la peur d’un échec futur se fait encore plus grande.

    Cette douance signifie aussi grande affectivité, et facilité à ressentir et decrypter les autres. Sur ce point, je m’adonne à mon sport favori en société, parce que Dieu que les gens me saoulent ( pardonnez-moi ). Je reste une grande partie du temps en retrait, à observer ce monde qui me débecte et que je trouve stupide et insipide, et parfois, je « passe le temps » en manipulant. Qu’il est amusant de voir les hommes perdus d’une femme qui les malmène par la parole, mais qui les séduit dans ses gestes sensuels. Ceux qui tombent dans le panneau sont des abrutis notoires, ceux qui montrent plus de resistance valent la peine que je m’y attarde. Quand l’homme résistant fini par céder, je lui concède un peu de moi-même, comme une récompense. Et là, l’abandonnite prend le dessus, plus ou moins vite. Un vrai cercle vicieux duquel il est difficile de sortir… je tiens le bon bout depuis que j’ai mis des mots dessus, mais j’ai du mal à savoir comment adopter un nouveau comportement.

     

    Etrangement, la découverte de ma douance, le début du sabotage intellectuel ( qu’on appelle aussi auto-mutilation intellectuelle ) correspond au moment ou j’ai commencé ma vie affective, et à la malmener. Le paradoxe de ma vie, c’est qu’il m’est impossible de travailler en groupe ou à plusieurs, parce que je ne fonctionne pas comme les autres sur un plan intellectuel. D’un autre côté, je suis incapable de vivre seule, il me faut une coquille, tel un bernard l’ermite, à peine seule, je me retrouve quelqu’un. Voire pire, je commence à avoir des vues sur une nouvelle coquille avant même de rompre avec la première, pour être certaine de ne pas avoir de phase « célibataire ». Et quand je dis « rompre », j’organise une rupture féroce et violente.

    Il y a encore une chose, qui vient de cette douance: qu’il est dur pour moi d’admettre ma vulnérabilité et surtout, mon incapacité à régler par ma même, à trouver les réponses seule! L’abandonnite et la douance me donne l’impression d’être totalement schyzophrène, entre le trop plein de confiance en moi, et l’absence totale d’estime de moi.

     

    Me voilà en train de chercher des réponses sur la toile, mais rien, absolument rien, sur les liens entre la douance et l’abandonnite.

    Je cherche des aides pour changer de comportement, adopter le bon comportement pour apprendre à m’estimer, m’assumer, et vivre pleinement ce que je suis, sans m’écraser et / ou sans écraser le(s) autre(s) (parce que ça peut être amusant, mais ce n’est pas bien, donc c’est culpabilisant!).

    Quelqu’un aurait-il une idée? Un site? Un bouquin à me conseiller?

    Pauline M.

     

  100. bonjour,je m’appelle sabrina,j’ai 28ans et je suis abandonique. Encore une autre de mes crises ce week end;en a peine 2heures de temps j’ai reussi a degoutter profondement un mec de moi..En a peine 2heures de temps la jolie petite blonde souriante c’est transformée en une grosse cinglée hysthérique…Pauvre dj…Tu ne liras probablement jamais ces mots, je te le dis quand meme, je te demande pardon et si c’etait a refaire je ferais differament..Tu ne veux plus me revoir et comme je te comprend!!tu n’es pas le premier et malheureusement pas le dernier a m’abandonner mais comment te le reprocher puisque c’est moi qui ai tout fais pour…comme toujours c’est moi et toujours moi qui sabote tout incapable de vivre sainement incapable de dissocier amour et souffrance…Je me suis fais mal toute seule j’en creve je ne sais pas quoi faire..Il n’y a personne d’autre a blamer que moi..J’ai envie de te dire SAUVE MOI!!!!AIDE MOI!!!!COMPREND MOI!! bien sur je ne le ferais pas…Je vais juste rester la,effacer ton numero de telephone;te laissé penser que je suis une fille completement cinglée,et vivre avec mes regrets…TU es mon plus beau regret…

  101. Je me reconnais beaucoup dans votre histoire. Divorce en cours après 10 ans de vie commune. Séparée depuis 2 ans et en couple depuis 2 ans, idem votre 2ème relation, enceinte de 3 mois et demi et il va falloir que je trouve la force de partir et surtout de résister aux appels…

     

    Claire

  102. Bonjour,

    Je me retouve totalement dans vos récits, je peux enfin mettre des mots sur ma souffrance, mais cela m’a conduit à l’infidèlité ( alors que j’aime ma femme et mes enfants )et nous en souffrons énormément. Vais-je ENFIN m’en sortir et arrêter de faire du mal à mon entourage.

    Sébastien

  103. Bonjour,

    Votre témoignage m’a beaucoup intéressée. Il y a dans mon histoire beaucoup de points communs avec la vôtre, à la différence près que je ne suis pas aussi avancée que vous. J’en suis au stade où, divorcée récemment, je suis embarquée dans une histoire avec quelqu’un qui me manque de respect, qui me rabaisse, mais qui m’aime. Je suis actuellement en train de m’en détacher mais c’est très, très dur. Je ne sais pas si j’y arriverai.

    VOus dites qu’après un an de « sevrage d’amour », vous êtes tombée sur quelqu’un de bien. Etes-vous toujours avec cette personne? Etes-vous heureuse? Vous sentez-vous dépendante de lui?

    Je voudrais aussi savoir si vous avez pris conscience toute seule de votre syndrôme d’abandon, ou bien si vous avez été mise sur la voie par un psy.

    Et enfin, j’aimerais savoir ce qui, pendant cette année sans amour, vous a amené à guérir.

    Je ne sais pas si vous aurez ce message car votre post date de plusieurs mois. J’espère que vous l’aurez et que vous pourrez m’aider.

    Perlette.

     

  104.     Bonjour,

        Votre texte est admirablement bien écrit pour traduire un état d’esprit qui m’a valut, également des années de psychanalyse…

        Aujord’hui, à 50 ans, je vois enfin le bout du tunnel mais cette névrose a ravagé ma vie et celle des personnes que j’ai le plus aimées.

        A l’heure du bilan, il m’a été agréable de savoir que je n’étais pas responsable de mon état et que d’autres personnes, malheureusement vivaient le même chemin de croix.

        On s’en sort grandi, vous avez raison de dire qu’il ne faut pas baisser les bras… Alors courage à Tous!

     

     

     

  105. Cet article me surprend terriblement. Et ton témoignage me touche beaucoup… je ne te comprends pas mais je peux essayer d’imaginer ce que tu as pu ressentir à ce moment !!

    Enfant, j’ai toujours ressenti le sentiment d’avoir été adopté et que mes parents n’étaient pas mes parents biologiques. J’étais également obsédée par la mort de ma mère!! j’en avais une peur bleue même maintenant!!! Et c’est vrai que plus jeune quand ma mère sortait ou quand elle partait en voyage, je me sentais abandonnée, angoissée par l’idée qu’il pouvait lui arriver quelque chose, qu’elle pouvait mourir.

    Jusqu’à l’âge de 15 ans je ne pouvais pas découcher de chez moi, c’étais plus fort que moi, je ne pouvais pas le controler.

    A l’adolescence, je me sentais différente. Plus les années passaient plus je me mettais à l’écart, au lycée je restais quasiment seule à la pause déjeuner ou aux heures de récréation. Je n’avais quasiment plus d’amis ni au lycée, ni dans ma vie! J’avais ce sentiment d’être seule dans ma tête et tellement mal! Je ne comprennais pas pourquoi j’étais comme sa et je ne trouvais ma place nul part!

    Au niveau sentimental, j’étais tiraillée. La sensation de ne pas vouloir s’attaché était plus forte. J’avais toujours pensé que c’était dû à la séparation de mes parents. Et au fait que je voyais mon père avec une autre femme alors que ma mère nous élèvait toute seule! Du coup dans mes histoires je ne m’attachais pas, juqu’à aujourd’hui à mes 23 ans.

    Ma première déception sentimentale c’étais avec ma meilleure amie. Du jour au lendemain, elle n’a plus voulu me parler. Elle ne m’à plus donner de nouvelles, malgrè mes appels, mes textos… Du coup je suis tombée dans une dépression que je tentais de cacher!

    A mes 18 ans, j’ai quitté mes parents pour aller faire mes études, bizarement avec soulagement car je ne pouvais plus les supporté!! Mais rapidement ce sentiment de solitude m’a rattrapé!! je m’enfermé pendant des jours dans mon appart, dans le noir et dans un état léthargique,  je ne voulais cotoyer personne et j’ai commencé à faire des cauchemars récurrents qui m’ont développé une phobie.

    J’ai rencontré par la suite ma copine avec qui je suis resté près de 3 ans. Une période où j’étais bien. Mais au fur et à mesure du temps qui passait je commencais à me renfermer sur moi. J’ai eu une perte de confiance en moi. Elle comprenais de moins en moins mes réactions et mes états lunatiques et agressifs. Moi non plus d’ailleurs. Ca fait près de 2 ans que cette situation dure, et sa s’aggrave jour après jour. Je n’arrivais plus du tout à communiquer. A chaque fois qu’elle avait un copain, je ne l’aimais pas, je ne voulais pas les voir ensemble sa me faisait du mal…

    Aujourd’hui j’ai eu une révélation, même si depuis pas mal de temps je pensais à cette hypothèse sans réellement y croire. Je ne sais pas vous qui avais lu cet article et qui a ce problème quel sentiment vous avez pu ressentir mais moi ca ma quand même soulager. Pouvoir enfin mettre un nom sur tous ces comportements illogiques et pouvoir changer les choses maintenant avancer pour voir devant et non plus derrière !!

  106. Tres interessant cet article. Mon pere est mort j avais pas encore mes 3 ans (d apres ce qu on m a dit, j etais presente lorsqu il a commence a se sentir mal), ma mere a sombre dans l alcoolisme. Il y a une douzaine d annees, j ai fait plusieurs tentatives de suicide, et 2 hospitalisations en HP. A bientot 42 ans, j angoisse qu il arrive quelque chose, je ne sais pas quoi mais je fais de terribles angoisses avec un sentiment d insecurite enorme, une enorme crainte de la maladie, du malheur. Mais ceci s est amplifiee a la naissance de ma fille il y a 2 ans (pourtant j ai un fils de 20 ans) et depuis que je vis a l etranger. Le sentiment d insecurite que j eprouve est quasi journalier et malgre l amour de mon mari, je fais des crises d anxiete, tout le temps quand je suis seule, je les cache souvent a mon mari, qui s apaisent toujours en fin de journee, lorsqu on est tous les 3 dans la maison et de preference les volets fermes parce qu il fait nuit dehors.. (Je ne suis pas ravie au contraire de beaucoup de gens, du retour des longues soirees d ete..). Quant a mes emotions et sentiments, ils sont tres en rapport avec ce qui est decrit dans cet article…Chaque frustration entraine chez moi un sentiment de colere puis de tristesse pour finir en general par un sentiment de culpabilite..Pas facile de gerer sa propre psychologie!

  107. Merci beaucoup Sylvie de ton témoignage. J’ai présentement 42 ans et un parcours semblable ( mariée et divorcée). Depuis seulement 4 mois dans une nouvelle relation et suite au décès du père de mon amoureux ainsi que de toute l’entreprise familliale qui vient de lui tomber sur le dos…..la peur d’être abandonné refait surface. Ton commentaire ne donne espoir.

    Merci

  108. Bonjour,

     

    J’ai quarante ans et je me reconnais assez dans cette description. Attention toutefois, il s’agit de définir des symptomes généraux. le vécu de chacun est unique, comme la complexité des symptomes. Pour ma part, j’ai été élevé par une mère faussement présente, ce que je comprends aujourd’hui. Ce que je trouve de plus difficile à tolérer dans mon état, c’est la conscience du décalage entre ce trouble et ma vie d’adulte (marié, un enfant) Grace à la thérapie, et à un bon thérapeute, je prends conscience que même dans le lien du transfert, la névrose trahit sa présence.

    Bon, on dira que je prends mon mal en patience, mais que j’estime désormais avoir le droit de ne plus souffrir. Alors, j’investis dans la thérapie, et ça marche plutôt bien. Le deuxième chemin, c’est de s’observer dans les interactions sociales. De s’entourer de gens non pas par besoin, mais de comprendre que le peu qu’ils donnent, c’est déjà énorme. Quand à la relation amoureuse, j’ai toujours vécu passionnement et j’ai connu le grand trip de l’amour abandonnique. Mais j’ai eu la chance de rencontrer quelqu’un il y a dix ans. nous sommes partis dans les iles et avons eu un enfant. Elle est stable et partage ma guérison. Je ne pourrais jamais assez la remercier de sa patience. La thérapie n’étant absolument pas son truc, elle a pris soin de me faire confiance.

    Ainsi, je pense qu’il faut voir ce problème sous plusieurs aspects, pas uniquement sous celui de la pathologie. Elle est bien réelle, mais il y a aussi d’autres facteurs qui rentrent en ligne de compte. Je ne saurais trop vous encourager à savourer le peu. Quand on a compris ça, le peu devient beaucoup, mais dans la juste dose et non pas dans l’urgence.

    Avec toute ma sympathie

    Greg

  109. Pauline, 

    En te lisant j’avais l’impression d’entendre le récit de ma propre vie. Comme beaucoup d’autres personnes ici j’imagine, à la différence près que je suis aussi censée faire partie de ces hauts QI(ce qui est parait-il peu commun). Je dis bien « censée » car il est difficile de se croire intelligent quand on n’a rien d’autre qu’un bout de papier pour le prouver. J’ai été testée quand j’avais 8ans, aujourd’hui j’en ai 29 et malgré mes prétendues capacités, on ne peut pas dire que ma vie soit un franc succès. Idem que toi pour les cours (l’ennui peut être mortel, je confirme!), concours évités, peur panique de l’échec avant même d’avoir tenté, dossiers non envoyés etc.

    Côté coeur, je me suis mariée récemment mais plus par crainte de finir en ermite au fond des bois avec des chats, que par conviction et amour profond. D’ailleurs je regrette déjà d’avoir dit oui. Mon mari m’aime et me supporte au quotidien, c’est d’ailleurs pour cela que j’avais accepté le mariage en me disant que personne d’autre ne pourrait subir mes humeurs et mon besoin de solitude. En effet, tout comme toi j’ai un don certain pour saboter mes relations en y mettant fin dès que la période passionnelle se termine, je ne supporte pas la moindre déception (la découverte des défauts de l’autre en est une grande quant on est dans l’idéalisation perpétuelle). Je m’intéresse toujours aux hommes qui me résistent et m’en détache une fois amoureux, ils m’ennuient et je me dis que tôt ou tard l’histoire va tourner au vinaigre ou manquer de piment. Pour rompre, je suis lache et joue la carte du silence ou de la cruauté si la victime insiste, la souffrance de l’autre étant très rassurante et valorisante pour moi, ce qui est totalement abject et tordu!!!

    En ce moment je suis obsédée par un homme qui me fuit bien qu’attiré à la base (une alliance n’excite pas tous les hommes semblerait-il…) et à part écrire des alexandrins passionnés ou composer des morceaux déprimants, je ne suis bonne à rien, ces foutus sentiments écartent toute raison et logique, encore une situation que tu dois bien connaitre…

    Je m’excuse de te raconter ainsi ma vie, ce n’était pas mon intention mais je pense qu’il est toujours rassurant de se sentir moins seule dans ses « malheurs » et comprise par d’autres, ce qui est fort rare, il faut bien l’avouer! J’imagine que ton entourage doit te juger fainéante alors que tu as juste besoin que l’on te prenne en main au début et te pousse un peu, à coup de motivation, pour te remettre en selle. L’expression n’est pas jolie mais colle bien à la situation.

    Comme toi également, j’oscille entre confiance écrasante et dévalorisation totale mais cette prétendue confiance n’est là que pour masquer notre fragilité d’après mon analyse perso.

    Pour avoir fait 3ans de psychologie, je peux te dire qu’aucun livre ne pourra t’aider car dénués de réponses, tout au plus auras-tu la joie de constater que certains psy ont compris le problème mais sans pour autant y apporter de solutions. Ce qui revient à lire le récit de ses propres souffrances mais sans conclusion…sic! <‘-7

    En revanche, j’ai constaté que l’aide des autres peut être efficace, un réel moteur, à condition d’accepter cette aide, bien sur…Oui, je sais, « on est jamais mieux servi que par soi-même » doit être l’une de tes devises favorites car ainsi on ne doit rien aux autres et on ne peut s’en prendre qu’à nous-même si l’on échoue (ce qui arrive immanquablement de cette façon).

    Si je suis douée pour une chose c’est écouter les autres et les motiver, on peut donc en discuter par mail si tu le souhaites.

    Miss S…

    furansugo78@gmail.com

  110. Bonsoir à tous,

    Je suis tombée par hasard(ou pas?) sur cet article après 7 pages de recherches sur un autre sujet et j’avoue que je m’y reconnais entierement , c’est sans doute là une chance…Cependant moi j ‘ai souffert d’un abandon réel , de la part de mes deux parents , successivement.

    L’auteur dit  » qu’il est rare que la névrose d’abandon s’installe suite à un abandon réel » et pourtant je suis de ceux-ci.

    Quelqu’un avec un experience similaire pourrait il m’aider?

    Merci!

  111. Bonjour, 

    Moi je suis une femme de 44 ans. Je viens de lire l’article et une bonne partie des commentaires. Je me retrouve totalement dans ce qu’est l’abandonisme et je vois que je ne suis pas la seule dans ce cas là.

    Nous avons tous une histoire différente mais beaucoup de points en commun qui nous ont amené jusque là.

    Mes parents ont divorcé quand j’avais 5 ans. Mon père est parti du jour au lendemain avec une autre avec qui il a refait sa vie. Je ne l’ai pas vu pendant plus d’un an et quand il est venu me voir c’était avec sa nouvelle femme. Pour passer ses vacances avec elle, il m’avait expédiée en colonie de vacances. Il est juste passé une heure, tout gêné.

    Ensuite je l’ai vu pendant des années un dimanche sur deux, pile poil de 9h à 19h alors qu’il pouvait me prendre le we. Il avait une grande maison et il a eu deux autres enfants. Dans cette maison, je n’ai jamais eu de chambre alors qu’il y avait largement la place.

    Il ne me parlait pas, ne s’intéressait pas à moi, à mes envies, à mes goûts, bref à rien, alors que j’ai tout fait pour qu’on partage des choses ensembles. Secrètement je voulais qu’il revienne à la maison et j’ai cru tout ça possible jusqu’à l’âge de 12 ans. Ma mère m’avait toujours dit que quand je suis née il était déçu car je n’étais pas un garçon et qu’il avait 3 jours avant de lui porter des fleurs à la clinique. Quand il a eu ma demi soeur ça ne m’a fait aucun effet, et quand ma belle mère a été de nouveau enceinte, je suis tombée dans le déni total (car là c’était un garçon). J’ai totalement occulté sa grossesse alors qu’elle entait enceinte jusqu’aux dents. Quand mon demi frère est né, c’est seulement là que j’ai compris que mon père ne rentrerait jamais à la maison.

    J’ai gardé tout ça pour moi, je pleurais toutes mes nuits, du côté de ma mère j’étais gâtée pourrie par mes grands parents et ma mère qui m’ont couvé comme des loups pensant bien faire.

    Aucun d’eux n’a compris ma souffrance, aucun d’eux ne m’a donné la moindre explication.

    Par contre, ma mère me répétait en boucle que « limite » j’étais responsable de leur divorce d’une certaine façon parce qu’ils ne s’étaient jamais disputés mais que toute petite je disais que papa était « moche et qu’il fallait aller le vendre au marché ». Ma mère ça la faisait beaucoup rire. Moi pas du tout.

    Avec le temps, j’ai compris que ma propre mère était un tyran, qui ne s’est pas non plus intéressé à ma vie, à mes envies, à mes goûts. Je vais avoir 45 ans, elle adore toujours autant s’écouter parler et ne sait toujours pas quelle est ma couleur préférée, ni mon parfum ni rien en fait. Ce n’est pas faute de l’avoir dit des milliers de fois mais seul ce qui lui plait est bien. Ce qui me plait à moi est totalement dénué d’intérêt.

    Mon père est décédé quand j’avais 27 ans et on a eu juste le temps de parler 5 mn, ma belle mère n’a jamais voulu que je reste seule avec lui.

    A 12 ans, j’ai commencer à souffrir plus qu’avant de l’abandon de mon père, que j’ai compris totalement définitif et de l’autre côté j’avais une mère castratrice.

    Comment arriver à se construire et avoir une vie de couple normale quand on a aucune explication et qu’on doit se construire seule dans l’indifférence générale ?

    Ma peur de l’abandon m’a amenée à faire soit des mauvais choix (me disant que de toute façon l’histoire finirait bien un jour)

    Ou alors je passais en période de test. La période de test pour moi c’est quand je suis avec quelqu’un, je donne beaucoup, beaucoup trop sans doute. Et puis un jour je décide de tester en me montrant sous un autre jour, moins aimable et j’attends que l’autre craque. Je fais ces tests débiles en me disant que s’il même vraiment il va me demander ce qui se passe ou me supporter comme ça. En fait le test c’est le besoin d’écoute et de compréhension, besoin d’exister, je ne sais pas trop comment décrire cela.

    Un ami (ex petit ami) m’a dit un jour, tu as peur d’être heureuse.

    Il avait raison, je crois au fond de moi qu’être heureuse et aimée c’est en quelque sorte du cinéma, que ça ne dure que quelques temps et qu’ensuite c’est fini car l’autre va m’abandonner.

    Pourtant je sais ce que c’est que d’avoir été amoureuse, mais mon enfance m’a rendu hyper sensible. J’attache beaucoup d’importance aux mots. L’exemple le plus flagrant est que je ne peux pas supporter que l’on me dise « à plus ». A plus, c’est ce que mon père m’a dit quand il a claqué la porte de la maison et ce « à plus » a duré plus d’un an. C’est quand même fou tout ce que l’on peut graver sur son disque dur quand on est enfant.

    J’ai donc besoin que l’on me donne une durée, à la semaine prochaine, à mercredi, ou même à Noel mais pas juste « à plus ». 

    La dernière relation que j’ai eu m’a totalement anéantie, c’est terminé depuis deux ans mais jamais je n’ai autant souffert de cette sensation d’abandon. 

    J’avais rencontré un homme de 17 ans de plus que moi, qui me comprenait, me faisait rire, me rendait forte et me faisait oublier totalement mon passé. C’était mon Nord, mon Sud, mon Est et mon Ouest. Je ne suis pas du style à être accrochée 24h sur 24 à quelqu’un, on habitait d’ailleurs pas dans la même ville. Mais il m’appelait tous les jours où qu’il soit. Je comptais enfin vraiment pour quelqu’un qui me plaisait vraiment. En clair c’était l’homme de ma vie…enfin. Et lui, je ne l’ai pas « testé » car c’était inutile.

    Mais il avait un sacré caractère, jaloux à crever et un jour j’ai tout fichu par terre sur un coup de tête. Il m’avait poussée à bout pour plusieurs raisons. Jamais personne ne l’avait quitté de toute sa vie. J’ai mis 1h pour regretter mon geste mais il me l’a fait payer cash. Et là, toutes mes peurs, toutes mes angoisses sont revenues. Il connaissait tout de moi alors il a tourné le couteau dans la plaie pendant 2 ans, le temps de me démolir, connaissant mes failles c’était tellement facile.

    Maintenant, je suis incapable de rencontrer un homme, j’ai peur de me faire avoir. J’ai peur de retomber amoureuse, peur de ne plus connaitre cette sensation, peur que ça ne soit pas partagé. Très jolie femme, je ne suis pas dupe et l’âge va ma rattrapper. Ca m’inquiète aussi. 

    Mon ex m’a tellement rabaché rien que pour me faire du mal « comment se fait il que tu n’aies pas d’enfant?, tu les aimes pas? personne n’a voulu t’en faire un?

    réponse: je n’ai pas eu d’enfant parce que je n’avais pas trouvé le « bon » père, et parce que j’avais per de reproduire la cruauté psychique de mes propres parents (la vie m’a donné tort car j’ai une écoute incomparable pour les enfants des autres). J’ai été demandé 3 fois en mariage et j’ai paniqué. 

    J’ai vu des psy, rien, j’ai pris des anti dépresseurs, rien. Je me suis juste rendu compte que je vais très bien quand je ne vis pas seule. Il suffit qu’il y ait une personne à la maison et ça va mieux. Donc quand des amis viennent passer quelques jours chez moi, je redeviens moi même, tranquille, calme et amusante et quand ils s’en retournent chez eux, les angoisses reprennent de plus belle. 

    Je ne sais plus quoi faire pour sortir de ce cercle vicieux où je me suis enfermée.

  112. Bonjour je m’apelle Angélique. 

    Je souffre aussi du syndrome abandonnique et cela est en train de détruire ma relation amoureuse. 

    J’ai sans cesse peur de perdre les personnes que j’aime et je me fais souffrir pour rien. Tous ça pourrais être éviter. Je suis tous le temps ne demande d’affection. Je ne veux plus être comme ça. Je pense consulter car pour moi tous ça n’est plus possible.

    Merci pour votre aide.

  113. Bonjour Ludo,

    Je suis touchée par ce que vous écrivez car je me reconnais mot pour mot dans ce que vous dites.

    Vous avez parlé de solutions pratiques (autres que le psy); avez vous eu des retours?

    Bien à vous,

    A.

  114. Je me retrouve tellement dans ce que tu écris. Ca me déclencherait presque une angoisse ! Je viens de commencer un traitement avec un hypnothérapeute et je retourve beaucoup de ce que tu as écrit dans ce qu’il m’a dit aujourd’hui même. Le début d’une certaine prise de conscience il semblerait.

    Merci.

    Laurence

  115. Bonjour Pauline,

    Je souris je ris je pleure et compatis… en même temps que je me réjouis pour toi. Une vingtaine d’années de + que toi, explosion du test QI Weschler, abandonique probablement, peut-être, peut-être pas… Un peu de borderline, d’autisme, de pouvoir manipulateur, de manie, de tout ce qu’on veut ! Les critères déterminés par quelques soi-disant savants et les étiquettes qu’on colle sur les gens ordinaires valent-ils quelque chose pour les gens non ordinaires ?… Comment ne pas manifester toutes sortes de symptômes psy quand on est seul ou presque dans ce monde dingue peuplé de dingues qui ne peuvent rien comprendre à notre mode de pensée ni à notre sensibilité ?? Tu as la grande chance, le grand honneur d’avoir en toi toute seule un peu de tout, quand je dis un peu c’est une façon de parler… Les autres sont limités à côté de ça ! ;)

    On est tout à la fois ! Comment s’y retrouver ? Pas possible. On est normaux comme ça, comment se soigner ? Je ris, je pense aux lecteurs qui me prendront pour quelqu’un qui n’a pas sa raison… Mais si toi tu peux comprendre c’est le principal puisque c’est à toi que  je réponds.

    Apprends à t’aimer comme tu es, à aimer la vie, à parler aux fleurs et aux oiseaux, à aimer les gens malgré tout, pour rien, juste parce que toi tu sais ! Etudie-les, ne leur demande rien, n’attends rien, donne sans relâche tout ton amour. Tu verras comme tout te reviendra en mieux par où tu ne t’y attends pas.

    Cherche une voie qui te plaît et investis-toi dedans ; changes-en chaque fois que tu te lasses. Suis la vie, arrête de manipuler ça ne t’apporte jamais rien, en tout cas pas bien longtemps. Sourire aux lèvres, sourire au coeur, conscience propre.

    Profite pour le bien de ce que tu as reçu. C’est fantastique, pour toi et pour ton entourage si tu prends la peine de te servir de ce que tu as de la bonne manière. Faut du temps … mais quand on a compris et qu’on y arrive, waouw … !

    Peut-être que tu rencontreras quelqu’un à ta hauteur un jour, mais seulement si tu arrives à rester intègre, toi-même, sans manipuler. Est-ce important ? Tu n’en n’as pas besoin pour être heureuse pleinement avec tout ce qu’il y a en toi. Confiance, lâcher-prise…

    Bonne vie à toi ! :)

  116. Bonjour,

    Je me reconnais beaucoup dans vos récits, et je suis vraiment très contente de pouvoir, enfin, après avoir cherché parmis tout les « troubles psychologiques » qui affectent la sensibilité, mettre un mot sur ma « pathologie » qui me bouffe mon existance, réellement depuis 1 an. J’ai 19 ans.

    Il y a 4 ans, j’ai fait une grosse bétise, qui m’a coûter la confiance de mes parents pendant 6 mois. 6 mois d’ambiance pesante, de discours et de gène entre moi et mes parents. Cette betise, je l’ai faite car je voulais être aimée, être acceptée au lycée.

    J’assiste ensuite a la séparation de mes parents, il y a un an. Mon père n’aime plus ma mère et lui voue une haine et une rancune sortie de nul part. Je ne comprends rien. On pars en vacances pour le nouvel an et mon père décide de partir. Il nous abandonne en pleine vacances. Il part et trompe ma mère, je ne sais pas avec qui. Je le vois une fois toutes les 3 semaines pendant 6 mois. C’est très dur. Ma mère n’arrive pas a tout assumer financièrement et mon père ne lui donne rien, elle pleure beaucoup, elle a du mal a se cacher. Puis il revient, rongé par la culpabilité, puis il repart.

    Ce passé tout frais est très pesant, dans ma vie de tout les jours. Je n’arrive pas a me faire de nouveaux vrais amis depuis 3 ans. Je me cache. Je suis pourtant quelqu’un de très sociable. Avant, j’etais même quelqu’un qui se mettait en avant, qui aimait prendre des directives. Je me renferme totalement sur moi même de peur d’être abandonnée à nouveau.

    J’ai rencontré un garçon, il y a plusieurs mois. Il est vraiment tout a fait mon genre, je crois que je ne peux pas rêver mieux. J’ai eu très vite des sentiments pour lui, je me suis très vite attaché, mais c’est très compliqué pour moi de lui dire. Je me sens faible et vulnérable, je craque et je pleure a chaque fois quand il s’agit de parler de sentiments. Je suis persuadée qu’il va me quitter, car il a peur de s’attacher, d’avoir de vrais sentiments pour moi. Je suis persuadée de ne pas valoir le coup. Je ne supporte pas qu’il me dise « a plus » ou « salut » quand on se quitte. Je rejoins le commentaire d’une autre internaute… j’ai besoin qu’il me dise « a demain » ou quelque chose de précis. Sinon j’ai l’impression qu’on se débarrasse de moi. Qu’on a pas envie de me revoir.

    Tout cela devient très pesant. Je bousille le peu d’energie que j’ai, et je bousille mon couple qui pourrait être parfait. Je pourrais être heureuse mais je n’y arrive pas. Je suis encore jeune et j’espère que tout s’arrangera.

  117. Bonjour à tous.

    Malgré ma flemme d’écrire (que je pense être un manque de courage), je me suis décidé à laisser un commentaire.

    Je me présente, je m’appelle Jordan, étudiant et j’ai 20 ans.

    D’abord un grand merci à tous vos témoignage qui me réchauffent le coeur en me faisant comprendre que je ne suis pas seul dans ce cas.

    Je peux résumer mon parcours par 3 échecs successifs dans les études et une multitude d’échecs amoureux que j’avais mis jusqu’à ce soir sur le compte de la « légéreté » de la jeunesse. Je suis maintenant en couple avec une fille avec qui je me sens bien et je suis heureux de pouvoir le dire, au cas où un jour elle venait à lire ce témoignage.

    Je me suis reconnu dans quasiment tous les traits décrits dans l’article et je réalise à quel point je suis bloqué à ce moi idéal, qui m’empêche d’agir et d’entrer dans la vie comme j’aimerais pouvoir le faire depuis la fin de mon bac, avec toujours des excuses momentanées qui permettent de reporter mes projets et mon accomplissement (échecs qui m’ont fait un temps penser que je souffrais d’une névrose d’échec).

    Avant de lire cet article je doutais et voulais arrêter ma psychanalyse, maintenant il est certain que j’irais jusqu’au bout, quand je vois que la seule solution est la psychanalyse (ainsi bien evidemment que de se prendre en main dans la vie), comme le décrit si bien l’article approfondi qui m’a beaucoup aidé et que je vous conseille  à ce lien :  http://abandonnerlabandonetvivreenfin.blog.tdg.ch/tag/n%C3%A9vrose

    Je suis déçu et heureux à la fois de n’avoir que vous à qui parler de cela, car j’ai trop honte d’en parler avec mes amis et ma copine (cela leur donnerait une carte trop forte sur la manière dont je fonctionne et je trouve qu’ils n’ont pas forcément besoin de le savoir).

    J’ai été plus ou moins abandonné par mon père vers l’âge de 6 ans quand il a divorcé avec ma mère et qu’il n’a plus daigné nous voir qu’une fois par mois car « il allait trop mal » pour se permettre de s’occuper de quelqu’un d’autre que lui. Ma mère nous a éduqué comme une femme qui portait deux rôles sur ses épaules et à un moment je lui en ai voulu d’avoir été aussi froide, impersonnelle avec nous mais aujourd’hui je ne lui en veux presque plus. Je suis dans une autre phase qui m’apparaît comme nouvelle et qui me fait beaucoup souffrir, celle où je me dévalorise explicitement à mes yeux, une phase de dépréciation qui apparemment signale une crise de fin de guérison (comme j’ai pu le lire sur le site dont le lien est écrit plus haut). Je m’en veux d’en avoir tant voulu à ma mère, et je me déprecie pour des millions de raisons, de complexe que j’avoue être trop pudique pour pouvoir révéler ici. Je remercie profondémment mon psychanalyste qui a eu l’intelligence de ne pas me dire que nous traitions cette névrose plus particulièrement (alors que j’ai les preuves par son comportement qu’il l’avait plus ou moins comprise), c’est pas si courant de tomber sur un bon psychanalyste à Paris je crois.

    Pour ce qui est de ma vie actuelle, je tente tant bien que mal de me mettre à faire mes projets, de ne pas dévaloriser pour l’abandonner par anticipation une fille avec qui je suis et qui est géniale. De commencer à me donner tel que je suis sans éviter de parler de moi et de m’occuper un peu plus de moi que des autres même si pendant des années cela me semblait trop égoïste pour pouvoir être réalisé. Je suis heureux ded savoir qu’un jour j’irais encore mieux car je sens des progrès même si cela est long et périlleux, une bataille du quotidien que j’ai du mal à mener sans me réfugier dans une vie virtuelle, mais que je sens pouvoir commencer à relever lentement le menton.J’espère que je n’abandonnerais pas la voie que j’ai choisie et qui semble être une passion, mais j’ai peur tant je suis versatile et sujet au doute. J’espère aussi que je parviendrais à dépasser le stade du regard de mes parents interiorisé, à ne plus me tourner trop vers le passé dans mes pensées mais tenter de regarder vers l’avenir même si dit comme ça, cela paraît un peu trop pub aguicheuse de metro. Commencer à aimer la vie simplement, et oser me jeter à l’eau, même si je serais toujours loin de mon idéal trop exigeant, qui me paralyse encore aujourd’hui

    J’espère aussi sincèrement que mon témoignage sans doute un peu niais servira à tous ceux qui sont au fond du trou et qui après s’être reconnu dans cet article croient que cela est irrémediable. Il existe les mots, qui ont un effet soulageant, l’ouverture aux autres, qui même si elle est parfois douloureuse permet bien souvent de commencer à s’aimer un peu plus (sans forcément conditionner notre amour de nous-mêmes à leur amour de nous-mêmes).

    Bien à vous et en vous souhaitant tout le courage pour mener cette bataille contre son propre désamour, pour enfin s’abandonner, mais cette fois-ci à soi-même…

    Joran

  118. Bonjour à tous.

    Malgré ma flemme d’écrire (que je pense être un manque de courage), je me suis décidé à laisser un commentaire.

    Je me présente, je m’appelle Jordan, étudiant et j’ai 20 ans.

    D’abord un grand merci à tous vos témoignage qui me réchauffent le coeur en me faisant comprendre que je ne suis pas seul dans ce cas.

    Je peux résumer mon parcours par 3 échecs successifs dans les études et une multitude d’échecs amoureux que j’avais mis jusqu’à ce soir sur le compte de la « légéreté » de la jeunesse. Je suis maintenant en couple avec une fille avec qui je me sens bien et je suis heureux de pouvoir le dire, au cas où un jour elle venait à lire ce témoignage.

    Je me suis reconnu dans quasiment tous les traits décrits dans l’article et je réalise à quel point je suis bloqué à ce moi idéal, qui m’empêche d’agir et d’entrer dans la vie comme j’aimerais pouvoir le faire depuis la fin de mon bac, avec toujours des excuses momentanées qui permettent de reporter mes projets et mon accomplissement (échecs qui m’ont fait un temps penser que je souffrais d’une névrose d’échec).

    Avant de lire cet article je doutais et voulais arrêter ma psychanalyse, maintenant il est certain que j’irais jusqu’au bout, quand je vois que la seule solution est la psychanalyse (ainsi bien evidemment que de se prendre en main dans la vie), comme le décrit si bien l’article approfondi qui m’a beaucoup aidé et que je vous conseille  à ce lien :  http://abandonnerlabandonetvivreenfin.blog.tdg.ch/tag/n%C3%A9vrose

    Je suis déçu et heureux à la fois de n’avoir que vous à qui parler de cela, car j’ai trop honte d’en parler avec mes amis et ma copine (cela leur donnerait une carte trop forte sur la manière dont je fonctionne et je trouve qu’ils n’ont pas forcément besoin de le savoir).

    J’ai été plus ou moins abandonné par mon père vers l’âge de 6 ans quand il a divorcé avec ma mère et qu’il n’a plus daigné nous voir qu’une fois par mois car « il allait trop mal » pour se permettre de s’occuper de quelqu’un d’autre que lui. Ma mère nous a éduqué comme une femme qui portait deux rôles sur ses épaules et à un moment je lui en ai voulu d’avoir été aussi froide, impersonnelle avec nous mais aujourd’hui je ne lui en veux presque plus.  Je m’en veux d’en avoir tant voulu à ma mère car elle est en réalité quelqu’un de très bien même si elle ne nous a jamais dit je t’aime. Mon père est quant à lui un manipulateur dépressif, qui me fait culpabiliser (sans le savoir je crois) à l’idée que je puisse un jour le dépasser, ce qui m’amène à vouloir rester comme lui un minable qui vit encore chez sa mère. Il me fait aussi culpabiliser quand je ne prends pas soin de lui et cela m’étouffe aujourd’hui. Le pire c’est que je m’en veux de prendre en compte son jugement de moi que je sais névrosé et tronqué, mais je ne peux pas m’en empêcher tant il me fait de la peine et j’ai peur qu’il se suicide. J’ai mal au coeur en écrivant cela car je dois avouer qu’il a des bons côtés (qui m’empêchent de le condamner entièrement et justement de ne mettre la faute que sur lui..) mais c’est la triste vérité et c’est à moi de l’assumer aujourd’hui. Si mon père a échoué je n’ai pas à avoir honte de vouloir réussir et pourtant je ne peux m’empêcher de m’en vouloir de « tuer le père ». Mais je dois le faire pour mon bien et je crois qu’il est déjà un peu trop bas pour que mon succès ait une quelconque influence sur lui…

    Le plus dur est de s’avouer à soi-même qu’on a tant souffert et qu’on souffre encore alors que « tu n’as aucune raison de souffrir… ». C’est déjà un bon pas vers la guérison je trouve. Rien qu’en écrivant j’ai l’impression d’être misérable de me plaindre sur mon sort mais je me bats pour dire ce que je penser profondémment, en dépit de mon regard dépréciateur et méchant sur moi-même.

    Je suis dans une autre phase qui m’apparaît comme nouvelle et qui me fait beaucoup souffrir, celle où je me dévalorise explicitement à mes yeux, une phase de dépréciation qui apparemment signale une crise de fin de guérison (comme j’ai pu le lire sur le site dont le lien est écrit plus haut). Je me déprecie pour des millions de raisons. J’ai souffert de nombreux complexe (je n’ai pas grandi dans un milieu français « pur souche » donc je manque de culture nationale, je manque de culture générale, ma douance diagnostiquée (un chiffre…) pourquoi echouerais-je mes études supérieures, je ne suis pas aussi beau que ce mec, ou aussi drôle que celui-ci) qui vont du plus commun au plus personnel.

    Je remercie profondémment mon psychanalyste qui a eu l’intelligence de ne pas me dire que nous traitions cette névrose plus particulièrement (alors que j’ai les preuves par son comportement qu’il l’avait plus ou moins comprise), c’est pas si courant de tomber sur un bon psychanalyste à Paris je crois.

    Pour ce qui est de ma vie actuelle, je tente tant bien que mal de me mettre à faire mes projets, de ne pas dévaloriser pour l’abandonner par anticipation une fille avec qui je suis et qui est géniale. De commencer à me donner tel que je suis sans éviter de parler de moi et de m’occuper un peu plus de moi que des autres même si pendant des années cela me semblait trop égoïste pour pouvoir être réalisé. Je suis heureux ded savoir qu’un jour j’irais encore mieux car je sens des progrès même si cela est long et périlleux, une bataille du quotidien que j’ai du mal à mener sans me réfugier dans une vie virtuelle, mais que je sens pouvoir commencer à relever lentement le menton.J’espère que je n’abandonnerais pas la voie que j’ai choisie et qui semble être une passion, mais j’ai peur tant je suis versatile et sujet au doute. J’espère aussi que je parviendrais à dépasser le stade du regard de mes parents interiorisé, à ne plus me tourner trop vers le passé dans mes pensées mais tenter de regarder vers l’avenir même si dit comme ça, cela paraît un peu trop pub aguicheuse de metro. Commencer à aimer la vie simplement, et oser me jeter à l’eau, même si je serais toujours loin de mon idéal trop exigeant, qui me paralyse encore aujourd’hui

    J’espère aussi sincèrement que mon témoignage sans doute un peu niais servira à tous ceux qui sont au fond du trou et qui après s’être reconnu dans cet article croient que cela est irrémediable. Il existe les mots, qui ont un effet soulageant, l’ouverture aux autres, qui même si elle est parfois douloureuse permet bien souvent de commencer à s’aimer un peu plus (sans forcément conditionner notre amour de nous-mêmes à leur amour de nous-mêmes).

    Bien à vous et en vous souhaitant tout le courage pour mener cette bataille contre son propre désamour, pour enfin s’abandonner, mais cette fois-ci à soi-même…

    Joran

  119. je crois qu’il faut consulté  rapidement , a mon avis si tu es consciente de tout ça c’est que forcement tu peut  guerir sinon tu agirais  sans etre consciente du desastre ! a mon avis ce n’est pas que   etre abandonique ton probleme se situe  ailleur dans ton ego et tes graves troubles s du comportement 

  120. Oui, je me reconnais moi aussi entièrement dans cet article.

    Mais je suis dans l’impossibilité de dire à quoi est dûe cette sensation atroce d’abondon.

    J’ai l’impression d’avoir une enfance heureuse en apparence, avec des parents soisantehuitards très instructeurs.Mais quand j’y réfléchis, aucun câlin, dernière fille d’une lignée de 4, mon père non venu à la maternité voir « encore une pisseuses… », un petit frère derrière avec qui je jouais beaucoup mais dont je fus très jalouse un jour de retour de vacances où mon père lui offre un casque de cosmonaute et moi rien, des endormissments très difficiles et envoi au lit par de « gentils » coups de pieds au cul, peur du noir, ma mère venait parfois dormir dans ma chambre, refus d’aller à l’école du CE1 au CM2, j’ai suivi des cours par correspondance, on m’a souvent dit  » elle fait son interessante », mais surtout ce dont je me souviens, ce sont des colères et c’est d’avoir pleuré beaucoup sans n’avoir jamais été consolée, surtout le soir où l’on me shootait avec du sirop Méréprine pour qu’enfin je puisse dormir vite, etc..

    J’ai rencontré mon mari jeune à 19 ans, trois ans après le décès de mes parents (cancers tous les deux l’un après l’autre), tout allait bien pour moi, je m’étais « assagie » selon les dires de mes soeurs parlant de mon « fameux caractère » à mon futur époux. Celui-ci  a comblé ma grande souffrance et mon manque d’affection jusqu’au jour où les choses ont déprapé dans mon couple et que nous avons parlé de divorce. Alors se sont enchaînés dépression avec attaques de panique, hospitalisation, puis maladie rare (RCH). Je suis toujours avec mon mari depuis néamoins, mais tous les 10 ans, il me menace avec cette idée de divorce. Depuis, j’ai peur qu’il me laisse et n’arrive plus à retourner vers lui.

    Alors, en grand manque d’affection en permanence, je tente en vain d’en rechercher par la rencontre d’autres hommes, j’en ai rencontré au moins une quarantaine en 10 ans, malgré mon mariage, des hommes de tous horizons, de tous âges, et quand je sens que je ne peux plus continuer avec eux, je préfère les  » lâcher » plutôt qu’ils me lâchent, sauf quand ils m’apportent beuacoup. C’est le cas de puis 1 an : à 50 , je viens de rencontrer un ami d’enfance qui m’a délcaré son amour, j’y ai cru et suis tombé dans le panneau, mais ces derniers temps, moins de nouvelles, moins de texto, il devait venir me voir (il est à l’étranger), on arrivait d’habiture à se voir  tous les mois mais il vient de m’annoncer que non. Je ne sais quand je le reverrai et je suis mal, très mal…

    J’ai donc besoin d’un amour, un très grand amour et qu’on fasse attention à moi, qu’on s’aperçoive que j’existe. Cela a des conséquences aussi dans la vie de tous les jours et les rapports avec les autres : quand quelqu’un m’agresse verbalement ou s’oppose à moi pour une raison qui me parâit injuste, j’explose, alors que d’autres trouverent les moyens calmes pour y répondre.

    Et mon quotidien est ainsi, à attendre des attentions, des remarques douces et gentilles, de l’affection que je n’arrive moi même pas à donner, sauf à mes enfants, du moins je l’espère. Je souffre tout le temps, sauf quand je fais du sport pour oublier ce mal être qui me ronge.

    A vous lire, la psychanalyse aiderai. Ma psychiatre m’en a parlé mais j’ai refusé, je suis déjà tellement entouré de médecins que je  ne peux plus les voir. Pouvez-vous me dire quels sont les apports de la psychanalyse ? Je veux bien essayé pourvu que çà marche et me permettre d’avancer sans cette envie que la nuit ne s’arrête jamais et que le jour ne se lève.

  121. Je relis mon message d’origine des mois et des mois plus tard.  Quel immense gâchis. J’ai en effet essayé de lui faire part de mes convictions sur son trouble mais c’est en vain. Pour ceux qui se sont mis en couple avec une personne souffrant d’un tel trouble, et qui en souffrent je leur conseille la lecture du site américain http://gettinbetter.com/waif.html en anglais abandonnique se dit borderline waif, puisque la pathologie abandonnique est une sorte de borderline calme. J’ai été absolument sidéré de voir à quel point tout ce que j’avais vécu ressemble à ce que cette personne écrit dans son article. Nous sommes donc nombreux à avoir souffert d’une telle relation. Il semblerait néanmoins que cela ne soit pas neutre et que nous soyons aussi probablement identifiés à des « sauveurs » , ce qui d’une certaine manière nous rapproche aussi de l’abandonnique. Nous sommes des codépendants et une telle rupture nous donne l’occasion de soigner quelques plaies de l’enfance qui nous handicapent et nous poussent à des relations de ce type.

    J’aimais mon abandonnique mais je l’aimais plus comme un père que comme un amant. J’étais toujours là pour la consoler quand elle pleurait sans trop comprendre pourquoi et puis un jour un mot en trop et elle m’a quitté en dix jours alors que nous devions nous marier quelques mois plus tard. On passe d’un extrème à un autre et comme je l’ai dit je ne le souhaite pas à mon pire énemi. On se dit « mais qu’ai-je fait pour mériter ça »? Et puis on ressasse, on cherche à comprendre, on se dit « elle est à la porte, elle va sonner et me demander pardon », mais non ça n’arrivera pas, ça ne peut arriver. Voilà, on s’est dit qu’on passerait notre vie ensemble, j’étais « tout » pour elle et maintenant elle me croiserait dans la rue, elle ne se retournerait même pas. C’est une sensation atroce. Sache toi qui souffre que cela ne sert à rien, ce sont des gens qui ne réagissent pas comme nous. Souviens toi bien que quand tu t’es dit que cette femme avait l’air d’avoir 6 ans. Et bien tu avais raison. Elle n’est jamais passée au stade adulte dans sa tête et ne gère pas ses émotions comme quelqu’un de « normalement » constitué.

    Un/une abandonnique est encore plus pernicieux qu’un borderline fonctionnant mini parce que souvent ils sont dans la nature en toute liberté sans avoir été diagnostiqués, sont entourés, et se planquent pour ne montrer leur mal-être qu’à leur compagnon/gne. Vous sortez d’une relation de ce type broyé et personne ne vous croit. Vous êtes le salopard, vous êtres détruit alors que vous avez beaucoup donné de vous et vous voilà retourné à la case départ avec souvent d’autres problèmes à la clé. La mère de mon ex savait très bien parler à sa fille. Elle lui parlait comme à une petite fille de 5 ans, à la complimenter, à lui donner des limites. Mais bien sûr c’était moi le monstre dans l’histoire.

    Allez j’arrête d’y repenser, cela me fait du mal. Le temps fait son travail mais c’est toujours dur, extrèmement dur de vivre des situations pareilles. J’en bave encore alors que je suis avec une femme formidable. J’ai commencé un travail sur moi avec une thérapeute car je ne veux pas mettre ma vie affective en l’air et je ne veux pas réver encore à cette relation qui m’a porté trop de préjudices. Je m’en sortirai grandi.

    Sachez tout abandonnique que vous êtes que si se soigner est difficile et douloureux, vous ne pourrez vous en sortir que comme cela. Il y a des thérapies qui fonctionnent. Si elles ne guérissent pas totalement elles permettent de reconnaitre les alertes, d’avoir des outils pour s’écouter et se rassurer. C’est difficile d’assumer le fait que sa votre mère ne vous a pas aimé de manière équilibrée, n’a pas répondu à vos besoins. Mais si vous ne vous prenez pas en charge vous vous mettrez en danger et  vous allez ravager des vies de personnes innocentes qui vous aiment.

    Bon courage à tous. J’espère que ma plaie va guérir et vivre un amour honnête et équilibré.

     

  122. merci ludo pour ses conseils precieux , les suivrent sera pas simple mais je ferais au mieux ….j’ai l’impression qu’une fois sa confiance donner , tout est a refaire quelque temps apres , je l’ai effecitvement  juger sur son passer par coup de colere et de despespoire un jours de crise  , et cela a du lui faire surement beucoup de mal ,et casser une certaine confiance qu’il me faisait ,  pas facile quand on vit avec un homme depuis  14 ans et qu’on apprend tout juste  qu’il a ete abandonné et souffre donc d’abandonnisme …la route sera peut etre longue pour  trouver le bonheur parfait , mais une vie sans combat et sans defit n’a guere de sens apres tout …merci a tous pour vos temoignages qui nous aides chaque jours a comprendre , et a aimer quelque soit le passer de l etre avec qui on partage sa vie .

  123. Merci Joran pour ton témoignage, qui a eu de nombreux échos en moi.

    Ce n’est donc pas un témoignage « gniais », mais courageux et honnête.

    Je te souhaite une belle voie de bonheur(s) dans ta vie qui s’annonce.

    Jérôme

  124. Bonjour Pauline,

    tant d’écho…avec ta propre histoire. Non testé, mais surdoué également, et tombant sur ce site de l’abandonnique suite à des mots de mon psy…choses que je savais, mais dîtes cela prend toujours un impact différent.

    J’ai passé ces dernières années à tenter de trouver des réponses à cette ambiguïté : celle d’une grande maturité intellectuelle, et celle d’une grande immaturité de coeur…ou parfois d’une grande naïveté, c’est selon. Le cerveau qui tourne à 100 à l’heure, en permanence, et le coeur souvent perdu, lorsqu’il n’est pas passionné. Le coeur et l’âme qui saignent, parfois. Souvent pour moi, après des années dures.

    Je suis au début d’un chemin. Je crois que la clef pour être mieux est d’apprendre à s’aimer soi-même un peu plus. Je ne sais pas trop comment l’expliquer, mais pour moi cela s’est passé par la prise de conscience que je ne m’aimais pas, ne me croyais pas digne d’être aimé…alors que tant de personnes sont élogieuses à mon égard (je dis cela sans prétention, juste pour souligner l’immense océan qui sépare la propre vision que j’ai de moi-même, conservant comme béante une blessure narcissique tellement ancienne…). Etrange paradoxe… Je pense que j’ai su m’ouvrir à un début d’amour, aidé par des thérapeutes, aimé par des femmes, des hommes, et inspiré par quelque chose de plus spirituel que la simple consommation qui reste compulsive et laisse si vide…si triste…

    Il y a beaucoup de richesses dans les personnalités surdouées, mais les autres également. Accepter ce que je suis, notamment mes fragilités, m’aide à passer certains moments difficiles.

    Je me considère parfois comme un handicapé du coeur, et un favorisé de la sensibilité. Tout dépend…des moments, des occasions.

    Je souffre souvent, mais vis aussi des choses merveilleuses, fortes.

    J’ai été diagnostiqué bipolaire…et je ne sais pas si c’est vraiment le cas. Borderline, surdoué, abandonnique….des mots, des étiquettes…le tout est de faire son chemin pour vivre mieux. Pour accueillir ce que nous sommes, même dans les moments difficiles.

    Avec ma plus tendre affection,

    Jérôme.

  125. c’est mon histoire et jai longtemps chercher l’origine de mon agressivité et mes échecs a répétition  sur le plan social et affectif.jai été abandonné par ma mère ,mon père et toutes ses femmes qui étaient sensées faire substitue d’image maternelle. jai une enfance traumatisante insécurisante . maltraitée , ignorée, ballotée, séquetrée ,voir meme cachée, le début de la prise de conscience sur mes difficultés a trouver ma place quelque part à débuté lorsque je suis devenue mère a mon tour à 20 ans. jai abandonné ma propre fille a ses 5 ans ou plutot jai fait un appel au secours car je détruisais cette enfant par les mots , par mon agressivité par l’envie de l’abandonné omniprésente ne me sentant jamais à la hauteur, ayant du mal a donner mon amour sans le reprendre parceque c’était injuste de donner sans moi avoir eu l’amour de ma propre mère!

    j’en suis toujours au meme point meme si jsuis consciente de ma pathologie je nai pas réussi a soigner mes plaies comme si jattendais encore que ma propre mère vienne me sauver et jai 37 ans . jme demande si jy arriverais un jour! jai deux autres enfants dont la deuxième est à charge de son père elle ne veux plus me voir je lui fais peur. elle a peur de mes réactions imprévisible et violentes verbales qui partent bien souvent sur des petits riens. quand la colère explose rien ne marrète jai besoin d’aller au bout de mon horreur verbale ensuite je suis épuisée et calmée. la culpabilité survient trop tard le mal est fait. c’est réccurent et je suis dans l’incapacité de me controler. et je suis très malheureuse de cette vie ou je ne vis pas et ou je détruis les gens qui pourraient m’aimer mais qui finissent par ne plus me supporter. je suis seule et mon comportement me rend atrocement solitaire. sur le plan amoureux, je doute tellement detre aimer pour ce que je suis que je passe mon temps à provoquer des conflits à demander des preuves perpétuelles à l’autre qui ne me satisfont jamais ni ne me rassure bien au contraire je pète un plomb pour démontrer a l’etre que j’aime qu’il se trompe que je ne suis pas digne de son amour lorsqu’il s’éloigne cela me crée une angoisse terrible! jai le sentiment de ne pas avoir d’issu. et l’autre en face est dans la meme posture , il a finit par me quitter. c’était une relation écrasante pour lui. jme demande s’il y a une réelle solution a ma névrose?

  126. BONJOUR,

     

    je vie au quotidient avec une enfant abandonique. Même avec la meilleur volonté, c’est extrèmement difficile à vivre. Elle a neuf ans et elle s’évertue à tout détruire autour d’elle. elle nie complètement ce trouble du comportement.

    Dans ce recit finalement c’est quoi la solution ?

  127. C’est bien de se rendre compte de tout ce poison que vous répandez.

    Maintenant, c’est à vous de décider de vous prendre en charge, de trouver un bon thérapeute. La première marche est atteinte. Il en reste encore beaucoup. Vous ne guérirez probablement jamais complètement mais vous trouverez vos alertes. Courage, c’est possible mais il ne faut rien lacher.

  128. Je me reconnais exactement dans ce que dis Pauline. Je ne suis pas un surdoué mais j’en ai dans le crane. Pourtant je suis en echec scolaire, je suis en master et ça fait deux ans que je suis bloqué a m’a première année, la première j’ai abandonné et je suis revenu la seconde année et la je suis en plein blocage de rédaction de mémoire, je passe des journées sur mon ordi sans écrire une seule ligne et pourtant je comprends, je suis capable de l’expliquer a un quidam. 

    Je n’ai pas souffert d’un abandon réel, ni d’un manque d’amour de la part de mes parents, dans mon cas c’est juste un concours de circonstance. Je suis né avec un problème, une lapinroschisis, un truc dans le genre, j’ai donc du passer la première année de ma vie a l’hopital, loin de mes parents. C’est ma psy qui m’a fait comprendre que ça a énormément joué. Résultat je souffre d’abandonnite. 

    Suite a ça j’ai developpé une personnalité manipulatrice, pas méchante mais manipulatrice quand même. Elle s’exprimait notamment dans mes relations amoureuses. Le besoin de les tester, au moindre flanchissement envie de tromper ou de me barrer. Toutes les paroles de mes copines étaient des signes vers un abandon illusoire ou une éventuelle tromperie inexistante.  Du coup je m’en tenais essentiellement aux coups d’un soir. Le sexe était une espèce de preuve a l’idée qu’on allait pas me laisser tomber. Tout ceci est pathétique mais au combien libérateur.

    Dans ma vie sociale, c’était la même chose, mes amis étaient toujours a un pas de m’abandonner (dans ma tête) du coup, vu que je ne vallais rien a leurs yeux, autant les utiliser, les prendre pour des labos d’expérimentation. Je ne supportais pas cette vision des choses et pourtant je ne pouvais pas m’en empêcher. 

    Dans la vie de tout les jours, je voyais des manipulateurs partout et dans ma vie professionnel, quand cette vision se projetait sur une personne précise, en particulier mes patrons, ça explosait. Il fallait que leur pouvoir tombe, je les testait, me montrais récalcitrant aux ordres. Je préfèrais developper mes propres méthodes. Et qu’on me foutte la paix. 

    J’ai rencontré la psychanalyse de Carl Jung par la suite, ça m’a beaucoup aidé, j’ai réussi a faire tomber ce côté manipulateur (faut pas se leurrer il est toujours la, mais moins utilitariste, plus joueur, oh combien moins pervers) j’ai pu enfin me retrouver avec mes amis. 

    Mais pour ce qui est du côté intellectuel et affective, rien est encore réglé. L’abandonnite a instaurer un énorme manque de confiance qui s’exprime sur mon intellect. Je suis en philo, c’est donc mon outil le plus important pour moi et pourtant, je bacle mes projets et je m’en désintéresse aussitot. Seul mon intêret pour la gnose et le mysticisme reste, enfin bref pour une partie de l’histoire de la religion alors que je suis athée. Apparement l’abandonnite s’exprime par une volonté de fusion, c’est l’un des buts du mystique. C’est étrange, ça me ferait chier que mon abandonnite soit la cause de mon intêret pour l’histoire des religions. Pour moi j’ai pas ma place en master, si ils m’ont laissé passé c’est pour remplir les effectifs (superbe logique!). Quand on est venu me voir pour m’empecher d’arreter la philo la première année, c’était hypocrite, il pensait pas ce qu’il disait… enfin bref pour voyais le genre. Intellectuellement donc je me sabotte totalement. 

  129. Bonjour, votre histoire m’a emu , je suis en souffrance parce que ma compagne m’a quitté il y a peu, moi 56 ans, elle 52 ans. alors je cherche des pistes pour aller mieux, je realise qu’elle et moi souffrons d’abandonisme  et je suis rempli de chagrin face à cette rupture parce que l’amour n’est parfois pas suffisant pour que perdure une union et je sais qu’il ne servirait à rien de chercher à dialoguer avec elle,car elle est d’avantage dans le deni en ce qui concerne ses difficultés psy liées à son enfance , que moi.on ne peut pas etre le médecin de l’autre. deux fois en l’espace de presque 30 ans que je me trouve confronté à cette souffrance.votre paragraphe sur la description de la période de test, elle me l’a fait vivre presque les 10 premieres années, je comprenais instinctivement,pourquoi elle agissait ainssi,meme pratiquement les premiers jours de notre vie commune mais je me souviens lui avoir dit calmement et simplement: n’en fais pas trop, alors que j’aurais du comprendre ce que vous écrivez sur le besoin d’éxister ,l’écoute, la compréhenssion. bref, 10 ans à faire cela et moi qui n’est pas été fichu de réagir au mieux, bon au moins cela prouve qu’il y avait aussi beaucoup d’amour entre nous  et certainement des névroses mais je pense qu’on peut vivre avec celles-çi dans la limite du raisonable ou tant qu’on est pas parano l’un pour l’autre.

    donc comme vous je voudrais m’en sortir, ne pas me refermer sur moi-mème, ne plus reproduire les mèmes schémas,la route est encore longue mais malgrès la douleur atroce et quotidienne, j’ai confiance en des jours meilleurs à venir. je crois qu’il n’y a pas de hasard et que si mon chemin m’a mené à ma compagne c’etait pour que nous évoluions un temps ensembles, je sais , c’est un lieu commun de dire ça, et c’est dans l’air du temps, mais je crois que c’est un peu vrais.   bonne chance à vous, philippe.

  130. Courage! Ton témoignage m’a touche. Moi, je viens d’être quitte par mon abandonnique car il oscille entre la dépendance affective et la phobie de l’engagement. C’est la 2ème fois qu’il me quitte (avant nos fiançailles, et la avant notre mariage). Je le retrouve dans vous, mais lui ne veut pas se renseigner malgré que j’ai identifié a l’aide de notre thérapeute de couple son souci. Il ne veut plus me parler.
    Jespere que vous allez suivre cette thérapie vraiment
    Sa ne va pas être facile mais tenez bon.
    Je suis aussi une abandonnique, de faible degré par rapport a mon ex fiancé, mais j’ai réussi a me soigner, en espérant ne pas retomber dans mon syndrome car être abandonne a 3 mois de mon mariage, risque de me laisser de graves séquelles sur un terrain favorable

  131. Ludo
    Le psy seul ne suffit pas. Il faut faire de la psychanalyse pour comprendre l’origine et une thérapie comportementale por se de-programmer.
    Et puis il faut lire beaucoup d’ouvrage et il faut le vouloir
    Je ne sais pas si je vais réussir mais je vois déjà les changements en moi
    Courage

  132. bonjour je viens de te lire et franchement je suis exactement dans le meme cas que toi.j en suis bien conciente le probleme c est que je n arrive pas a me canaliser tout cela m empeche d avoir une vie normal sa me rend  tres malheureuse et je fini par m isoler de tout car je me sens incomprise pour tout.

  133. bonjour 

    a toutes les personnes qui passent pour une situatio comme cela du syndrome de l’abandon.

    je suis la conjointe de quelqu’un qui vient de decouvrir qui souffre de l’abandonnisme. pendant dix annees de mariage, on a eu de haut et de bas, mais jamais comme ce moment que nous vivons maintenant. apres 6 annees de therapie et de medicaments, seulement maintenant le diagnostique a ete donner.

    nous soffrons enormement et je vois que mon mari fait tout son possible pour que je parte. mais je l’aime et je connais son passe au point de savoir qu’il etait abandonne et il est toujours pour son pere.

    mon mari est un homem merveilleux mais qui ne croit a plus rien. cette maladie lui gache sa vie et la notre. nous avons tout pour etre heureux mais il ne voit pas. sa tete est a mil. il ne dort plus et il me ignore. 

    si quelqu’un peut me aider svp repond ma message. si qq a trouver la guerison, dit-le moi commun. 

    je ne sais plus quoi faire pour l’aider et je ne voulais pas qu’on se separe, pour lui, pour nous et pour notre fils.

    merci infiniment

    adriana 

  134. 15/02/13

    REPONSE A GILLES, DUNKERQUE//EMDR

    Oui EMDR ça marche. Je suis en thérapie pscyho-organqique depuis quelques années, et je confirme.

    Cela m’a aidé de mettre à bonne distance diverses traumatismes, fixation de certaines pensées négatives.

    Un peu comme une façon de de-cristaliser des choses figées qui me restaient et m’empechaient d’avancer

    dans la vie.

    De se mettre dans son « lieu sur », de faire le scanner corporel, m’a apporté un mieux-etre incroyable.

    Voilà, je pourrai en parler plus longtemps.

    Courage, l’analyse toute comme une thérapie fait emmerger des choses très profondes en nous, mais

    pleine de choses positives aussi.

    C’est tout de meme un beau voyage, qui nous ouvre à la vie.

    Voila.

    BYE BYE Ann-Mag, Région Centre (58 ans)

    ++

  135. Bonjour,

    et bien tout d’abord ça rassure un peu de voir que je ne suis pas seul dans ce cas. Je connais bien les étapes d’amour/haine/dégoût que tu connais, je vis exactement les mêmes. Après une relation complexe ça y est elle est partie et tout comme toi, j’en crève de plus la voir et je la déteste d’être partie….bref compliqué ! je vais aller voir un psy mais quel type de psy faut il aller voir ? psychologue ? psychiatre ? y’a t’il des spécialistes de ce syndrôme ?

    Oui ça fait beaucou de question…

     

    Merci

  136. Bonjour,
    Je suis diagnostisée abandonnique et cela n’est pas facile à vivre. Je viens de commencer un traitement qui fonctionne bien ce sont les fleurs de bach, je vous le conseille vivement cela me permet de vivre avec mes souffrances.
    Nous ne sommes pas responsables de ce que l’on a vécu. V

  137. Bonjour à tous ,bouleversé par tout ses témoignages m’est aussi liberé ,affranchi .Je pensai etre en pleine crise de milieu de vie mais pas que je suis abandonnique ,j’en est eu toujours eu conscience mais je « vivais  » avec essayant de me raisonner moi même lors de mes crises .j’ai identifié depuis longtemps d’ou me venait ce sentiment mais sans vouloir le resolvé .

    Mais je me trouve aujour d’hui en plein doute à ne plus savoir ce qui est le mieux pour moi .Mon problème se situe dans mon couple .Je suis en marié  depuis bien tot 13  ans aprés avoir quitter un premier epoux totalement a mes yeux irresponsables qui ne me rassurer pas du tout .C’est donc naturelement que je suis tonber amoureuse d’un homme plus agé ,rassurant (image paternalisme dont j’avais besoin ).nous avons eu trés vite un enfant ,nous nous sommes marié ,j’etais comblé .puis il y a eu un premier « inccident  » lors d’une banale dispute ou je m’en remettais à lui pour m’aider à resoudre un problème financier et  au moment ou j’attendais un soutien de sa part il m’accula la responsabilitée de la mauvaise gestion de la bourse familiale .Une colère monta en moi comme à chaque fois que je ressens une injustice ce sentiment d’abandon ,lui me frappa .Me laissant completement sonné .J’ai pardonné et nous avons continué mais j’etais brisé ,mon idéal tombé de son piedestal .Puis s’en sont suivi des années ou il travaillé beaucoup beaucoup trop ,je lui verbalisé ,mais il ne comprenait pas .au bout de 7 ans ,j’ai craqué et etait prete à le quiter ne supportant plus d’etre abandonner mais je suis tonber enceinte .Bb pas prévu mais auquel je me suis raccroché ,une opportuné pour un nouveau départ mais comme j’avais tort ,j’ai toujours su q’un enfant ne résolvais rien et moi je m’en persuadais .On est pas trés objective quand il s’agit de nous même .Il a changé de travail suite a un licenciement avec des horaires qui lui permettent d’etre plus souvent présent mais il apris en charge sa mère chez laquelle il y passait beaucoup de temps à mon goût encore ce pénible sentiment d’abandon qui me colle à la peau .Une fois de plus je lui en fait le reproche ,lui se braque ,m’accuse d’egoisme .Et ma fameuse agressivitée monte ,je lui dit de partir pour eviter une crise de ma part voulant epargné les enfants .Il est parti pendant 4 jours nous laissant sans nouvelles ni moyen de le joindre ,les gendarmes l’on finalement retrouvé  ,je ne l’est jamais considéré comme une victime bien au contraire et pourtant …

    Voilà à present ou j’en suis incapable cette fois çi d’allez de l’avant  n’ayant plus confiance en lui .Ne sachant plus ou mon bonheur se situe .Et avec une terrible trouille qui me tord le ventre .

    Fanny

  138. Je vies en ce moment même tous ces sympthomes!

    Ma compagne (futur ex compagne) a supporter mon comportement durant 6 ans et aujourd’hui elle n’en peux plus et n’a plus d’amour à me donner.

    J’ai 31 ans et je suis papa d’une petite fille de 18 mois et je me rend compte aujourd’hui même que je souffre d’abandonnisme et je verse toute les larmes de mon corps. Je pensai vivre un bonheur parfait dans mon petit monde car ma compagne a pris beaucoup sur elle et a crus jusqu’au bout que je pourrai la combler d’un amour normal, mais ca n’a pas été le cas!

    Je suis jaloux, impulsif, colérique et même parfois violent (je tape pas ma compagne mais des murs ou autre chose qui me passe sous la main)!il faut en permanance qu’elle me rassure, qu’elle me dise que je suis le seul homme de sa vie, qu’elle m’aimera toujours,elle n’a pas le droit d’etre fatigué si je lui demande un peu de sexe sinon je boude comme un gamin ou alors je lui dis qu’elle a quelqu’un d’autre et cherche à la blesser par des mots très dur! elle est éducateur spécialisé et a des horraires compliqué par exemple 7h – 17h ou 13h – 21h30. quand elle travaille la journée tout se passe bien sauf si elle ne repond pas à mes textos incéssant ce qui n’est pas évident sur un lieu de travail mais je m’en moque car je lui dis que si elle veux elle peux !! Le pire c’est quand elle fini à 21h30 elle a à peut près 30 min de trajet et si elle n’arrive pas à 22h pile poil c’est la scene! Je peux lui prendre la tête sur des faits qui ce sont passé il y a des années et d’ont on a parler des milliers de fois même si elle me reppete la même chose j’ai l’impression qu’elle m’en dira plus la prochaine fois alors j’insiste encore,encore et encore et cela pour beaucoup de choses! j’ai l’impression qu’elle ne me comprend jamais et qu’elle m’aime moin que je l’aime alors que je ne supporterai pas le quart de ce que je lui fait vivre! quand on se dispute et que tous s’arrange dans mon sens ca va mais a l’inverse je cherche toujours tout les tords que je peux lui donner même si ça date de plusieurs mois (aujourd’hui j’ai fais ça, mais tu te souviens toi il y a 2 ans ce que tu a fais?) enfin vous voyez le genre! Je passe les détails mais je vous assures qu’elle a beaucoup subit par ma faute ! 

    Il y a quelque jours une fois de plus je lui ai pris la tête à propos de sont travaille et cette fois si ça a exploser, elle n’en peux plus de moi et veux partir! elle ne m’aime plus et je la comprend mais je veux à tous pris lui donner tord! Je perd la femme de ma vie et la vie de famille d’ont je reve depuis toujours et elle me dis que je souffre d’abandonnisme!! Mais de quoi parle t’elle, elle est folle, sont job d’éduc spé lui monte au cerveau, c’est de sa faute à elle et pas la miene car moi j’aurai tennu le coup à sa place et je l’aimerai toujours quoi qu’il arrive !! et le soir même je m’excuse et lui demande de revenir sur sa décision comme d’habitude en lui promettant que ça ne se reproduira jamais mais cette fois ci c’est fini et on va se séparer!! je suis anéanti une heure et tout et de sa faute ensuite et vise versa! Mais aujourd’hui je me dis pourquoi ne pas regarder un peu de quoi elle me parle. Et la, le choc quand je tombe sur ce site les larmes ne cesse de tomber et je m’appercois de tous ce qu’elle a enduré par amour pour moi et surtout que je vais la perdre définitivement! Je suis perdu sans elle mais je ne veux plus lui faire de mal et me soigner pour peut etre un jour pouvoir la reconquerir si il n’est pas trop tard ou alors refaire ma vie sans faire souffrir personne! Je vois un psychiatre jeudi et j’espère pouvoir guerrir de cette horreur qui est en moi car je vous assure que s’appercevoir qu’on viens de gacher un amour et une vie de famille à cause d’un traumatisme qui date de l’enfance ça fais très mal ! Je suis vraiment en colère contre moi même pour une fois et pas contre les autres car je sais que tout erst de ma faute! je suis en colère et vraiment triste

  139. Merci Joran de partager avec autant d’authenticité.

    Ton témoignage est loin d’être niais, je te trouve très sensible d’avoir sû repérer celà aussi précisément et aussi jeune.

    J’ai 20 ans de plus, et je viens tout juste de mettre le doigt sur ce malaise qui m’habite depuis toujours, dont j’ai toujours eu honte, ce flou que j’ai toujours tenté de cacher, et qui m’a mené à des dizaines de relations toujours vouées à l’échec, et par choix, malheureusement.

    Bon courage.

    Lili

  140. bonjour,

    je suis un homme de 39 ans et je vis avec une abandonnique car je viens de le comprendre…

    je pensais quelle etais pervers narcissique car les symptomes de la victime ou les agression sont simulaires

    je suis ravis quelque part de le decouvrir… en meme temps nous venons de nous quitter

    c’est tres destabillisant j’ai beaucoup pleuré, je recommance a m’allimenter et m’inquiette bcps pour elle car ne repond pas au telephone ni aux mails ect

    je n’etais pas armé donc j’etais sans fillet j’ai vraiment tout fais et elle consulte un psy par telephone

    j’ai frollé la depression plus d’une fois

    elle est consciente de sa maladie et je pense qu’elle veut me proteger et suis conscient moi meme de sa souffrance…

  141. Bonjour

    J’ai 38 ans , et je suis en couple avec une femme abandonnique depuis 5 ans. Les 4 premières années ont toujours été tumultueuses avec un grand nombre de séparations dues à ses comportements. Je ne vais pas les détailler, c’est exactement ce qui est décrit dans cet article. Nous avions nos appartements respectifs, donc c’était facile de « claquer la porte », mais le souci c’est que je l’aime, qu’elle m’aime, et que nous arrivions toujours à retomber dans les bras l’un de l’autre. En 2010 il y a eu une longue séparation, de 7 mois, où je n’ai pas réussi à l’oublier, et nous nous sommes revus. Après quelques mois où ça se passait « pas trop mal », nous avons décidé de retenter le coup et avons emmenager ensemble en maison en janvier 2012. Depuis c’est les montagnes russes, avec des périodes calmes et des périodes de crises. Et puis la semaine dernière il y a eu la crise de trop. Là dans ma tête quelquechose s’est cassé. Je n’en peux plus, je suis usé, épuisé, je n’ai plus de force. Après 1 semaine sans image ni son de ma part je lui ai parlé, calmement, en lui faisant part de ce que je ressentais et qu’il était hors de question de continuer ainsi : soit elle se prend en main et elle suit une vraie thérapie pour abandonnique (pas juste dire coucou à son psy 1 fois par mois depuis 10 ans), ou alors on se sépare, car là c’est mon propre équilibre mental qui va en prendre un coup. Le soir même elle a tenté de se suicider aux medocs + alocool.

    Le souci avec elle, c’est qu’elle est persuadée que je suis le coupable, que ce sont mes comportements qui sont anormaux, et qui la rendent comme ça. J’ai beau essayer de lui ouvrir les yeux, je n’arrive pas à lui faire comprendre que ce sont ses « peurs » liées au rejet par sa mère à l’adolescence qui lui font interpréter mal les choses et avoir une réalité déformée.

    Enfin bref, rien qu’en parler ici, l’écrire, ça m’épuise. Je crois que je pourrai pondre un roman.

    Là je lui ai laissé 15 jours pour essayer de réaliser (avec l’aide de son psy) et de comprendre qu’elle souffre d’un trouble abandonnique qui fout le bordel dans ses relations (amicales, sentimentales) et pour se prendre en main pour apprendre à les gérer. Je l’aime et je suis prêt à l’aider, mais il avant cela qu’elle s’aide soi-même.

     

     

     

  142. Bonjour,
    J’aurais pu écrire les mêmes phrases que vous! 5 ans de relations, de multiples ruptures, dont une de 6/7 mois également en 2010, des reproches car je faisais tout passer avant elle: le sport, le travail, les copains, et les filles. À l’entendre j’étais un gros sal… Qui avait des relations avec d’autres filles! Elle me blessait énormement!
    J’ai tout fait pour la comprendre: discussion, remises en question, promesses… J’appréhendais souvent nos appels téléphoniques et nos temps ensembles car j’avais toujours droit à des interrogatoires!! Je m’y faisais mais j’essayais quand même de lui dire ce que je pensais. J’anticipais souvent les conversations téléphoniques pour qu’elles ne durent pas des heures et qu’elles ne dérivent pas sur des sujets à embrouilles! Malgré tout, chaque semaine il y avait des clash téléphoniques suivis de ruptures de contacts pendant plusieurs jours… Évidemment c’était toujours de ma faute!
    Heureusement, elle faisait ses études à 250km de moi. Donc on ne se voyait pas tous les jours. Elle se plaignait constamment car je n’allais pas suffisamment la voir et quand j’y allais toutes les semaines, elle me disait que ça fait cher en déplacement. Je me rends compte qu’on était toujours dans des paradoxes, des contradictions, des soupçons, des mensonges…
    Je l’aimais tellement!!! Elle me rejoignait sur mes valeurs, mes projets, mes rêves… En fait, systématiquement, ses 1ères réactions étaient négatives puis elles revenaient toujours d’elle-même pour me dire qu’elle avait bien réfléchi et qu’elle allait dans mon sens. Elle finissait même par me promettre plus que mes rêves. J’étais aux anges dans ces moments, je me disais qu’elle était impulsive mais qu’elle savait se remettre en question. Ça donne de l’espoir.
    J’acceptais des choses hallucinantes, violentes! En public, elle etait lisse, sociable, discrète… Elle était une autre personne en privée! Elle semblait consciente de son mal-être puisqu’elle avait suivi une thérapie et elle me faisait plein de promesses de changement. Mais rapidement, elle retournait la faute contre moi… Elle me disait souvent que d’autres personnes avaient le même avis qu’elle et elle nous comparait avec d’autres couples. Elle arrivait à me faire culpabiliser!
    Malgré toutes mes preuves d’amours, mes attentions, mes cadeaux etc, ce n’était jamais assez! Elle disait que je ne la voyais jamais les mains vides, j’avais toujours des choses à lui offrir. J’ai fini par la demander en mariage (elle m’en parlais régulièrement, et concrètement, ainsi que des enfants, bien qu’elle aie pu me dire que je m’occuperais plus des enfants et pas assez d’elle) pour lui montrer qu’elle seule comptait pour moi et que je voulais faire ma vie avec elle! Elle était sur un nuage, heureuse comme jamais! Pendant un mois nous faisions tout ensemble, je lui donnais beaucoup d’amour, d’affection et d’attention. Elle parlait de nous partout… C’était magnifique!
    Au moment de repartir pour sa dernière ligne droite d’étude, elle m’a refait une scène de jalousie, une crise d’angoisse. Je lui disais toujours qu’elle était injuste avec moi! Elle avait peur que j’aille voir ailleurs.
    4 mois après la demande en mariage, elle m’annonce que c’est finit! Elle a trop de pression, elle doute, mais au fond, elle sais que je suis le père de ses enfants! Par contre je ne dois pas me priver de vivre pour l’attendre! 2 mois après j’apprends qu’elle est avec un autre gars! Elle me ment en me disant qu’elle a fait sa connaissance après notre rupture. Mais quand je creuse, je découvre qu’elle est en photo avec lui depuis plusieurs mois… Elle nie, puis admet ses mensonges! Elle me fait tout ce quelle a toujours eu peur que je lui fasse, je crois que c’est ce qu’on appelle l’identification projective!
    Bref, la période qui a suivi la rupture m’a rendu fou. Il y avait tellement de contradictions, de non-dits, de mensonges alors qu’on lui donnerait le bon Dieu sans confession! Elle me disait qu’elle me respectait, qu’elle me mettait sur un pied d’estal, qu’elle m’admirait etc mais elle ne me disait pas qu’elle avait une autre relation! En même temps, elle racontait aux gens que j’avais des relations pas claires avec des femmes!!
    C’était le coup de grâce! Elle passe pour la victime et légitime sa relation soudaine!
    Comme elle disait, j’étais son ange, sa moitié, sa vie, elle « avait tant besoin de moi »… (elle a fait les mêmes études que moi, alors oui, je pouvais lui être utile). En quelques semaines, je ne suis plus rien mais pire, un autre prend ma place. Je me demande comment les sentiments peuvent-ils être aussi changeants? C’est troublant
    Bref, si je vous raconte tout ça, c’est pour vous mettre en garde. Pensez à vous préserver et gardez à l’esprit qu’elle peut aller voir ailleurs quand vous ne vous y attendrez pas! Vous l’aimez alors je ne peux vous conseiller de la quitter, il se peut que votre relation s’améliore avec une thérapie et quelle se stabilise. Mais n’oubliez pas que vous êtes son compagnon et non son psy! Vous êtes engagé dans une relation affective et non thérapeutique.
    Méfiez vous aussi car à la longue, ses actes et son langage paradoxaux et contradictoires vous amèneront à douter de vous-même, puis à perdre confiance en vous, et même influer sur votre psychisme.
    Une personne abandonnique a un fonctionnement et une structure psychique très complexe! Entre la névrose et la psychose. Cela peut avoir des conséquences importante sur l’autre.
    J’y ai perdu des plumes, beaucoup! J’ai mis du temps à comprendre, notamment grâce à l’aide d’un psy. Aujourd’hui je revois plein de scènes de notre histoire sous un autre angle. C’est souvent douloureux!
    Maintenant j’essaie surtout de comprendre pourquoi j’ai accepté de rester dans un telle relation malgré toutes les difficultés et la souffrance.
    Quant à vous je vous conseillerais un thérapie de couple. Vous permettrez peut être au thérapeute de de mieux cerner la personnalité de votre amie.

  143. Bonjour,
    je viens de comprendre à la lecture de ce texte que je suis un abandonnique et que c’est ce qui pollue ma vie depuis des années et a entrainé de nombreuses ruptures de ma part pour ne pas être abandonné. Aujourd’hui, j’ai rencontré la femme de ma vie mais elle va me quitter car elle est rès indépendante et je lui mène une vie infernale, ne supportant pas qu’elle puisse me laisser seul pour prendre du plaisir avec des amis (soirée, ciné, vacances…).

    j’ai exactement les symptômes décrits plus haut; l’abandon est pour moi insupportable, je cherche à blesser ma compagne quand elle m’abandonne, à la faire culpabiliser…
    Elle a compris ma névrose et ne le supportera pas longtemps car elle a déja vécu avec un homme très possessif qui lui a pourri la vie…

    • Je lisais les témoignages et en arrivant à la fin du votre, j’ai pu lire ma propre interrogation du jour: est il possible de sortir de la névrose abandonnique ?

      En soi, vivre avec ne me dérange pas, mais j’aimerais pouvoir maitriser « l’acceptation », »le renoncement » à la guérison. J’ai 34 ans et déjà bcp de culpabilité sur la résultante de ma névrose : un ex que j’ai aimé sincèrement (et je l’aime encore assez pr ne plus l’inclure dans cette horrible souffrance) mais que je n’ai pas pu épargner. Et un fils d’une union précédente, qui subit ma nevrose parfois et c’est pas ce qu’il y a de plus façile à vivre pour lui (il ne vit pas avec moi).

      Voilà, j’avances das ma vie malgré tout,je fais une psychanalyse que j’ai décidé après diverses tentatives psy et médicmenteuses qui n’ont rien donné. Ce que parcontre j’ai remarqué, c’est que mes symptomes sont le plus incontrolables en période pré-menstruelle. Ce n’est pas négligeable de le savoir pour mieux gérer le quotidien.

      La personne qui témoigne de ses silences, pour ne pas « étouffer l’autre » , ça aussi j’ai connu, mais ma cocotte à qd mm explosé un jour, et à tout emmené…

       

      • Grand merci pour ce témoignage. Je suis actuellement désespérée de ne pas sortir de ces mécanismes qui ressurgissent trop. Je n’en peux plus. J’ai trouvé ce site et je mets enfin des mots sur mon mal qui me ronge depuis des années de manière sourde parfois et d’un seul coup comme un monstre ressurgit. J’ai essayé la psycothérapie qui m’a aidé mais je me rends compte aujourd’hui que cela n’est pas suffisant. Cela fait souffrir et souffrir celui ou celle que l’on aime et pourtant on ne le veut pas.  Encore une fois merci pour votre témoignage et bon courage, courage, il faut tenir bon.

  144. Je ne vais pas dire tant mieux pour elle mais « il est temps de vous en rencre compte à 31 ans »!

    Les abandonniques (borderline light) gachent leur vie et aussi la vie des autres. Vous êtes malades, assumez et soignez vous. S’il y a quelque chose à détester, c’est la maladie. C’est un long travail. Comme si vous deviez changer de logiciel. Mais avec un bon thérapeute, c’est possible.

    Mon ex, complètement abandonnique est partie à quelques mois de notre mariage, du jour au lendemain et tout était de ma faute. J’ai compris avec un gros travail mais j’imagine qu’elle navigue toujours entre des amourettes sans aucun sens et les crises d’angoisse. Aujourd’hui j’ai tiré un trait après 1 an de douleur et de tristesse.

    Bon courage à tous les abandonniques qui ont le courage de se prendre en charge et pour les autres, surtout laissez nous tranquille et ne venez pas gâcher nos vies.

  145. Bonjour/bonsoir à tous.

    Il y a peu, on m’a donné l’hypothèse que je pouvais souffrir de cette « maladie ». J’ai 17ans, et j’ai perdu ma mère il y a deux ans. En parallèle, j’ai rencontré celle qui est aujourd’hui toute ma vie, mes espoirs, mes espérances : ma meilleure amie. Elle a été pour moi un soutien sans failles, et est restée à mon chevet durant ma longue descente aux enfers lorsque ma mère était en lit médicalisé. Au fur et à mesure du temps, j’ai aimé cette fille de plus en plus, jusqu’à voir en elle tout un futur que j’espérais, que j’idéalisais. Lorsque ma mère est décédée, j’ai eu la conviction que je pourrais l’aider à on tour, je lui avais mis un poids énorme sur la conscience, que je regrette aujourd’hui, car elle a beaucoup souffert suite à cela. Pourtant, chacun de mes essais se soldent par un échec : je me rabaisse, au final elle m’engueule aussi par déception, ce qui est compréhensible, une amitié se fait à deux. Mais plus le temps passe, plus dans ma tête, je me dis que je ne suis qu’une erreur de la nature, que je suis un fardeau pour tout ce qui m’entoure, et surtout pour elle, car entre temps, cette grande amitié s’est transformé en amour de mon côté, elle est pour moi ma seule valeur sûre pour mon futur, malgré que nous ne seront jamais ensemble.. Depuis tout cela, j’ai beaucoup de mal à trouver le sommeil, je rêve de ma mère, je la serre dans mes bras et je me réveille seule, je rêve de ma meilleure amie qui habite très loin, je la vois dans les bras d’un homme et me réveille en sursaut.. Mes nuits ne dépassent plus les 3 heures, et je pleure presque chaque soir, en pensant à toute ma vie, que je pense ratée et minable, je me dis que je n’ai jamais mérité une fille comme elle et que je finirais seule, à attendre son amour, comme une conne.. Car elle ne voit pas ça de cet oeil. Elle a toujours été une fille adorable, même lorsque j’ai connu ses mauvais côtés, je l’ai aimée. Il y a quelques mois, suite à une grosse dispute, on s’est séparées deux mois. Durant ces deux mois j’étais déboussolée, seule, j’ai perdu du poids en ne mangeant plus, je ne dormais plus et restait dans mon lit, je n’allais qu’à quelques cours, et j’ai fait quelques tentatives de suicides. Aujourd’hui je tente de la reconquérir. Je l’ai quelque peu ramenée vers moi de force, car elle ne voulait pas ma mort sur la conscience. Aujourd’hui je sais qu’elle m’aime encore un peu, mais depuis, malgré mes dires, c’est l’enfer dans mon coeur.. Je n’ai plus de je t’aime, de sentiments ou quoi que ce soit.. J’ai l’impression d’avoir tout ruiné et je m’en veux, je me retiens de ne pas en finir juste parce qu’elle a un peu besoin de moi, mais mon incompétence me tue.. Je ne sais plus quoi faire, les psychologue ne m’aident pas et ne m’intéressent même plus.. Plus le temps passe plus je me dis que j’ai juste besoin d’elle, mais je la fais souffrir pourtant.. Je ne sais plus comment faire, si quelqu’un veut partager son expérience avec moi, je vous enverrais mon adresse mail. Merci beaucoup pour votre lecture et désolé pour les fautes ou les gros mots, je ne me suis pas trop retenue, courage à vous tous.

  146. Se soigner,

    Très mal dans ma peau, je fais la démarche de consulter un psychiatre à 20 ans.

    C’est lui qui a fait le diagnostic et après quelques années de travail intense, je

    vais bien. Si c’est parfois difficile à vivre pour l’entourage, celui-ci peut néanmoins

    soutenir l’abandonnique et rester positif ce qui améliore nettement les symptômes

    et permet à celui-ci d’avancer. On ne choisit pas de l’être et si les proches peuvent

    partir, nous devons faire face, souvent seuls.

  147. Bonjour,

    Je suis surprise de tous ces témoignages que j’ai trouvés en faisant une recherche sur le mot « abandonnique » que j’avais lu un jour sur un dossier médical. Je pense être dans cette situation et me suis demandée à quel stade j’étais sur une échelle de 1 à 10. Je dirais autour de 5, parfois à 7/8 parfois à 3.

    J’ai été très entourée toute petite, grand-mère, parents, frères et soeurs. Puis les aînés sont partis suivre leurs études et progressivement, et vite, je me suis retrouvée avec 3 ou 4 personnes dont ma mère qui souffrait sans doute elle aussi de ce mal de vivre, pour des raisons encore une fois d’abandon familial et de mensonges par omission, inacceptables.

    En y réfléchissant je me dis que la peur d’être abandonné est intrinsèque à l’être humain mais que certains en souffrent moins que d’autres. Quoi de plus dur dans une relation affective que d’être désaimé, trompé, quitté ? Bien-sûr toutes ces inquiétudes mènent très vite à l’obsession. Dans mes relations je n’ai pas été loin de cette obsession, et je me rends compte que j’ai aimé des hommes qui se sentaient seuls. J’ai sublimé l’un d’entre eux, comme s’il était mon sauveur, car il faisait un métier qui est censé protéger et défendre par tous les moyens les personnes vulnérables, honnêtes, inoffensives.

    Mes peurs ont tiré à l’extrême mes sentiments pour lui. Il n’était pas libre et ne m’aimait pas et à chacune de nos rencontres je me demandais pourquoi il revenait, car passer un bon moment il pouvait le faire avec d’autres.

    Un homme qui se disait désaimé par sa femme. Ce qui je pense était en partie le cas, mais ne cherchait-il pas l’amour en poussant l’autre à bout pour avoir indéfiniment des preuves d’amour absolu et inconditionnel ? Il y a un peu de cela je pense.

    Aujourd’hui je suis une femme d’âge mûr qui se recroqueville dans la solitude pour ne plus risquer de revivre pareilles souffrances. Je suis parvenue à ne pas prendre de médicaments et à aller travailler chaque jour, à progresser professionnellement, mais la souffrance est là quotidiennement.

    Que pouvons-nous faire à part entamer une psychanalyse longue et coûteuse ? Je ne m’en sens ni l’envie, ni les moyens autant côté volonté que côté financier.

    Pour un abandonnique, l’intégrité de l’autre – tant psychologique que physique – est une donnée assez abstraite. Je pense qu’il ne peut y avoir d’amour sans respect de l’autre, de sa personne, son histoire, ses goûts, ses désirs. Le mot amour me laisse perplexe, j’y vois plutôt un compromis entre l’un et l’autre. Quelque chose de concret, une bonne organisation relationnelle.

    Que l’entourage peut-il dire à l’abandonnique, qui va faire qu’il se sent compris ? Pas grand chose, il faut ressentir ce que c’est que ce trouble pour trouver les mots.

    Je suis fataliste, autant d’individus sur terre, autant de bonheurs et de souffrance. C’est la vie, nos vies. Je crois qu’on ne peut aimer sans avoir peur d’être quitté, du moins tant que l’autre est encore assez jeune pour être susceptible d’avoir des chances de « trouver » quelqu’un d’autre.

    L’amour est un défi contre les incertitudes. On m’a un jour cité Rilke, philosophe allemand : « l’amour, ce sont deux solitudes qui s’inclient respectueusement ». Je repense à cette phrase très souvent.

    Je ne pense pas que ce texte puisse faire avancer les choses, il est pour moi tout ce que je peux exprimer d’un tant soit peu lucide à l’âge que j’ai.

    Avec mon soutien à vous tous, par la pensée.

  148. 05 décembre 2012

    J’ai 76 ans et j »ai trouvé  les raisons de mon propre « mal ètre » en cherchant  pour une personne de mon enourage.. »SYNDROME de L’ABANDON « 

     Alors courage à tous il n’est jamais trop tard pour chercher à  comprendre le fonctionnement de notre « MOI » profond ….

    Merci pour cet article

  149.  

    Bonjour Jordan,

     

    Pourrais tu me donner le nom de ton psychanalyste?

    C’est assez étonnant tu sembles écrire et penser un peu de la même manière que moi a certains égards

    • Je me reconnais bcp dans votre témoinage , sauf que je m’étais auto- décrite comme personne abandonnique , mon psy m’a bcp aidé . Je suis une personne à HP , ce qui ne me rassure pas non plus car ,mes souffrances restent intactes malgré mes 48ans , je parviens à me détacher un peu du point de vue émotionnel face aux évènements .Mes enfants ,la philo, quelques rares amis me comblent d’une certaine joie.Mais je reste un être solitaire , incompris et j’avoue malgré ma très grande tolérance envers autrui , mon job de fonctionnaire aux CE . Je suis tj déçue par la grande majorité des gens que je trouve , pitoyable , inculte, vulgaire à un point tel que je préfère rester seule .Il faut leur laisser tout de même une chose , c’est que les imbéciles sont heureus .Oserais-je dire que ce bonheur là ne m’intéresse pas !

      Voilà c fait .

       

      • C’est fou, mon psy m’avait dit que j’étais abandonnique mais je n’avais jamais fait de recherches sur le net jusqu’à ce soir. Les témoignages que je viens de lire m’effarent et me réconfortent. Je retrouve plein de choses qui me sont familières, l’impression de ne pas avoir de colonne vertébrale, de direction, de sens à sa vie, la grande sensibilité, les sentiments exacerbés, la peur, l’angoisse de l’inconnu mais aussi de l’engagement, de peur, là encore, d’être lâchée. A 42 ans, je suis célibataire et sans enfant et, bien que j’en souffre, je n’arrive pas à avoir de relations suivies avec un homme. Je crois que ma mère elle-même souffrait d’abandonnisme, elle est morte brutalement d’une rupture d’anévrysme il y a 2 ans et cela n’a fait que me sentir encore plus abandonnée.

        Cela fait plusieurs années que je suis en psychothérapie et les « progrès » ne sont pas assez rapides à mon goût, je pense pourtant être parvenue à prendre une certaine « distance » avec moi-même, j’arrive à mieux vivre, sans cette crainte d’être seule et sans me sentir délaissée. J’essaie de ne pas attendre trop de ceux que j’aime, et de trouver un équilibre : jusqu’à il y a encore peu, je passais du besoin dévorant d’être sans cesse avec les autres à un désir forcené d’être indépendante et autonome, de n’avoir besoin de personne. D’où cette agressivité dont parlent aussi les témoignages, qui me font rejeter tous ceux (surtout les hommes) qui me manifestent ne serait-ce que de l’affection. La moindre attention provoque des sarcasmes de ma part, une attitude que je déteste mais qui est plus forte que moi. J’essaie d’arrêter mais c’est difficile, je n’en suis qu’au stade intermédiaire : je ne dis rien mais il est toujours difficile pour moi d’accepter qu’on puisse m’aimer et de le montrer. Bref, je m’efforce de m’en sortit, mais si quelqu’un peut me conseiller d’autres méthodes qui pourraient être complémentaires avec la psy.

         

        MP

    • C’est la première fois que je vous lis, merci – je suis très contente pour vous!

      Depuis moins d’un an je vois une psychanalyste Freudienne qui m’a choqué avec son diagnostique de ‘borderline’ – quand je sais que je suis abandonnique (petites crises declenchées à chaque fois que je reçois une lettre injuste via mon avocat de mon ex-mari (narcissiste pervers).  D’ailleurs j’ai absolument tous les signes d’une personalité HP. 

      Je suis curieuse de savoir d’avantage à propos de ce double diagnostique…et aussi le nom (si possible) du professionnel qui s’occupe bien de vous.  

       

      • Bonjour,

        Au départ, la psychothérapie aide à gérer l’angoisse, à ne pas se laisser submerger par elle. Ensuite, au fur et à mesure du « travail », cette angoisse diminue pour finir par ne plus se montrer que sporadiquement. En définitive, cette angoisse fait toujours partie de la personne (comme c’est le cas pour tout le monde d’ailleurs) mais celle-ci la canalise et elle ne surgit que lorsque le sujet est « dépassé par les évènements », en cas de problème inopiné par exemple. Cependant, comme cette personne aura appris à connaître et à maîtriser cette angoisse par son travail sur elle-même, elle pourra de nouveau y faire face, ne pas se laisser déborder et analyser, plus calmement, le problème.

        Cordialement,
        PManbour

  150. Bonjour,

    Bon voila, la femme de ma vie vient de me quitter. elle ne supportait plus que je lui fasse la misère à chaque fois que l’on était de sortie. je vient de comrendre à la lecture de ces articles que je suis abandonnique. Etant le 1er de la fraterie, j’ai eu la chance d’être choyé et aimé par mes parents, mes tantes et mes grands parents, puis plus rien à partir de 3 ans1/2, à la naissance de ma 1iere soeur quand mes parents et proches se sont tournés vers ce bébé qui venait de naitre. j’ai exactement tout les symptomes décrits plus haut, prétant des véléités d’abandon à la femme que j’aime, mettant en doute ses sentiments à la lueur de ces actes, désirant tout faire avec elle et surtout être le centre de son monde. je suis souvent triste lunatique et anxieux. je ne supporte pas les frustrations. quand elle accorde de l’attention à quelqu’un d’autre en société, c’est insupportable pour moi et je le lui reproche avec agressivité. elle m’a donc quitté avant Noel.

    je veux absolument sortir de cet état!! s’il vous plait, aidez moi

     

    • bonjour, quand tu parle de colonne vertebrale ca me fait penser à moi ;pour les memes raisons. grâce à Dieu et ma foi que je ne cesse de grandir depuis 7 ans je me retrouve et suis sur le bon chemin. sachant que j’ai la certitude de cela je reste positive et avance toujours!!

  151. bonjour Stéphane,

    Si déjà tu as la conscience de ce qu’il t’arrive c’est déjà énorme. il faut que tu parles à un professionnel qui saura trouver pour toi la meilleure méthode pour te sortir de là. ne pourris pas ta vie et malgré toi, endommager celle des autres pour au final ne jamais parvenir à être heureux. 

    tu as au fond de toi, une mémoire cellulaire ; on vit avec son passé ; pas le choix. il faut donc transformer ces choses qui ont grandies en toi et qui te maltraitent pour retrouver de la serenité. Toi seul à l’aide d’un professionnel pourra denouer tout ce mic mac et te permettre de te sentir libre comme l’air à nouveau d’exister, de respirer de prendre du recul par rapport aux situations. essaie de te dire : ce n est pas parce que je n’ai pas de manifestation immédiate d’autrui, qu’il ou elle ne m’aime pas, ne pense pas à moi. bien au contraire !!!  si tu savais comme le fait de sentir quelqu’un comme ça, nous fait penser à lui. on a de l’empathie, on voudrait pouvoir l’aider à avoir ce recul necessaire. ça nous fait mal. On a tellement d’amour à donner. mais parfois, il n’y a plus de resonnances parce que nous ne savons pas comment nous comporter face à cette situation.

    tu n’es pas « anormal » et rien ne peut être irreversible dans la vie. faut vouloir changer Stephane ; ce que tu viens de faire à travers ce blog en temoigne. 

    il n’y a pas de « personnes difficiles » mais juste des « situations » qui le sont. pense à ça !

    amicalement

    Luna

     

  152. Souvent on croit avoir affaire a un abandonnique mais cela peut etre pire : ce peut etre un pervers narcissique. manipulation, double discours, double visage, rendre son conjoint fou en lui faisant perdre pied avec la realité, tel est le bel apanage de ces dangers psychiques.

    Je vous invite donc a googler « pervers narcissique » pour constater si la personne que vous avez connu ne se situe pas plutot de ce coté la de la barriere.

  153. Je suis suivie egalement par une psychologue depuis 3 ans . De part, mon parcours chaotique et fait de rupture et instablilité.Aujourd’hui, je ne suis plus dependante affective mais je me vois gloutonne encore. Ce qui me pose probleme n’est pas plus dans mes relations amicales qui sont stables!! yesssMais dans ma vie professionnelle ,a un point de changer de travail et de travailler en independant/ je melange encore l’affect au travail et apres, je suis agressive.Je n’arrive pas a me detacher de cette agressivité (colere contre moi)/De ne pas reussir a m’imposer avant.Mais que faire? dans quel domaine…Coté amour, j’evite et je ne choisis tjr pas.Puisque ca foire .jamais asser, tjr plus , jalousie, presque parano et rupture reussie.Donc, c’ est dans le sport, les amis, que j’arrvie a m’epanouir

  154. Je vous trouve dur Anonymous ! J’ai 35 ans et j’ignorais pourquoi je me comportais ainsi jusqu’à ce qu’une âme bienveillante m’en parle.Quant à votre première phrase « je ne vais pas dire tant mieux pour elle », c’est limite insultant pour l’abandonnique et d’aucun soutien.

    Aucun psy ni thérapeute ne m’en avait parlé, et pourtant, ma mère est psychologue. Et pourtant, je sentais que qqchose clochait, mais sans savoir ce que j’avais. Si j’avais su plus tôt, j’aurais agi autrement et j’aurais su.Mais comme tous les domaines, les choses progressent vite et la science infuse n’existent pas.

    Quant à votre dernière phrase : « ne venez pas gâcher nos vies ». A vous lire, on dirait qu’on fait exprès d’agir ainsi et que c’est sciemment qu’on choisit une personne et qu’on la manipule.

    Vous avez eu la vie gâchée et j’en suis sincèrement navrée, moi aussi ma vie est pourrie à cause de ce pb et celui que j’aime le plus au monde, l’homme de ma vie, je l’ai perdu pour toujours voilà peu, parce qu’une fois de plus, je suis partie. 

    Seulement, les thérapies, hormis la violence physique, c’est bien beau mais parfois ça ne suffit pas.Du moins pour moi.

     

    quant à être malade : il ne s’agit pas de psychiatrie mais bien de psychologie, aussi douloureux et horrible que ce soit. Donc nous traitez de malades n’aident guère et ne nous sert à rien, au contraire.

    je ressens en vous lisant une colère envers les abandonniques. A vous aussi de ne pas trouver une personne abandonnique : dans un couple, on se choisit (consciemment ou inconsciemment) à 2. Donc si vous avez été attiré par cette femme, c’est peut être que….autant qu’elle attirée par vous pour d’autres raisons. L’inconscient est bcp plsu fort qu’on ne le pense. 

    Donc un peu de douceur et de respect, mm si vous en avez manqué.

    Cordialement,

  155. Je vous réponds. Ca m’intéresse de consulter les messages de ce site. Cela fait plus d’un an en effet que mon ex fiancée m’a quitté du jour au lendemain me clivant totalement à qques mois de notre mariage. J’ai galéré longtemps même si très rapidement je me suis trouvé une autre compagne avec qui je suis toujours. Mon ex me manque parce qu’une relation avec une abandonnique (borderline light) est très intense et excitante. La vie est trépidante. Je me suis rendu compte que j’avais été blessé mortellement et mon revirement à l’égard de mon ex fut, après une période d’intense culpabilité et de remise en cause, extrèmement violente (à l’écrit bien évidemment). C’est une de mes amies qui m’a mis sur le chemin de l’abandon. J’ai eu des échanges avec des psy sur le sujet. Malgré le temps la blessure était toujours présente comme une grosse épine dans le pied, et cela m’empéchait de vivre. J’ai enfin décidé de consulter. J’ai choisi une psy spécialisée dans ce type de trouble. Cela fait plus de 6 mois que je soigne cette plaie ouverte. Et oui vous avez raison, j’avais moi aussi quelque chose à régler. J’ai été hospitalisé 2 mois à l’âge de 6 mois sans aucun contact possible avec ma mère, d’autres épisodes d’abandon par la suite ont réveillé ces plaies. Je ne suis pas abandonnique mais je traite probablement des problèmes liés à la codépendance. Je me soigne et cela va de mieux en mieux et je dois dire que je me sens revivre. 

    Est ce que les abandonniques sont malades? oui il faut le dire. Si on n’assume pas sa maladie on ne la soigne pas. On peut faire l’autruche ou recommencer comme à chaque fois la même histoire et se dire que les choses vont changer. Mais ça n’est jamais le cas. On ne change pas comme ça. Les abandonniques sont dans un tel déni qu’il leur est extrèmement difficile de reconnaitre leur trouble et encore plus de se soigner tant il est douloureux de se retourner sur son passé. Quoi de plus normal?

    Je ne sais pas si cela a eu un impact mais quelques mois plus tard, j’ai écrit un long message à mon ex pour lui dire avec compassion qu’il y avait probablement de quoi s’interroger sur un possible trouble, que cela valait le coup de vérifier et qu’elle n’y perdrait rien. Je lui ai écrit que malgré tout elle resterait dans mon coeur, qu’elle avait un gros travail sur elle à entreprendre et que cela était possible au moins de vivre mieux. Je l’ai guidée sur des sites.

    C’est vrai qu’elle me manque toujours. Nous étions extrèmement bien assortis sur tous les points. Mais je sais que de mon côté plus rien n’est possible. Elle m’a fait trop mal et m’a trop humilié. C’est la vie. En revanche je considère qu’elle me doit sa prise en charge.  Et j’espère qu’elle sera heureuse un jour.

    Les psychologues ne sont pas bien formés sur le sujet. L’abandon fait pourtant des ravages. Je vous recommande de lire le bulletin d’une psy, tapez « pourquoi l’abandonnisme » sur un moteur de recherche et vous tomberez dessus. Si vous parlez anglais tapez borderline waif, tout le monde n’est pas aussi compatissant avec les abandonniques. Il faut une grosse personnalité et beaucoup de force pour s’en sortir.

     

  156. Bonjour Jordan, 

    J’ai été très touchée par ton post, par la sincérité de tes mots et par cette souffrance que tu arrives à exprimer .. Je pense souffrir d’abandonnite, je m’en suis apperçue il y a très peu de temps, mais je suis en analyse depuis 2 ans, pour des crises d’angoisse et des variations de l’humeur que je n’arrivais pas à expliquer … 

    Je me sens assez soulagée apres la lecture de tous ces post et articles sur le sujet. Je suis en couple en ce moment depuis quelques mois, (7 exactement) et je suis en pleine pèriode de crise, c’est a dire totalement parano, je n’arrive ni a lui faire confiance, ni à apprécier ses mots et preuves d’amour, et encore moins de m’en nourrir dans le temps lorsque les crises reviennent, (inutile de préciser les crises duent aux suspiscions, je fouille tout, je me fais violence pour ne pas lui faire subir un interrogatoire journalier, et en public ou en soirée, il y a souvent des drâmes deux trois jours après si il a parlé a une fille ou quelque chose dans c genre) je voudrais qu’il ne voit plus aucune femmes, lorsqu’il le fait ou maintient des liens meme amicaux avec certaines, la douleur ressentie est tellement puissante, que parfois je peux même en vomir .. je suis totalement obsedée par le faite d’être eventuellement cocue, c’est tellement puissant qu’en général au bout de quelques mois lorsque cela devient trop insuportable, je pars … ) 

    Bref j’en reviens au sujet initial, je me demandais si cela serait possible éventuellement de continuer à parler de ce sujet et de ton expèrience par email ? 

    Si tu ne veux pas je comprendrais … 

    Merci par avance, 

    Candice 

  157. Bonjour

    Pouvez-vous m’en dire plus sur ce travail que vous avez réalisé? Avez-vous des conseils pour s’en sortir?

    Merci d’avance pour cette aide précieuse

  158. Cause paternel

     

    Bonjours je m’apelle meghann j’ai 20 ans.

     

    Je pense avoir ce probléme d’abandon a mon tour, seulement le probléme et paternel et non maternel.

     

    Quand j’avais 3/4 ans ma mere a du me laisser a garder cher une voisine tout les jours, sa c’est passer du jour au lendemain, mon pere a fait deux infarctus, alors elle qui ne m’avais jamais vraiment laisser, a du me laisser cher cette dame ( moi personelment je n’est pas de souvenir de cette epoque)

    A cette age l’enfant ce construit, et a besoin d’étre protégé, entouré… ce n’as donc pas étais mon cas

    Par la suite j’ai grandi, avec papa et maman, et mes deux autre soeur.

    Mon pere ne ma jamais dit je t’aime, jamais prise dans c’est bras, jamais un mot gentil. toujours des repproches, des façons de me parler desagréable, enfin de parler de gueuler plutot.

    Une egalité enorme dans la maison, exemple: j’ai 6/7 ans. Il boie a la bouteil, moi sa fille je fait du coup comme lui, il dit rien, le lendemain je recommence, je me fait engueuler correctement (j’ai plus le droit) une heure apres lui le fait. (une envie enorme de l’engueler, car meme petite le caractére étais déja la.) Maintenant j’ai 20 ans, et c’est toujours pareil. Un jour c’est oui, le lendemain c’est non, apres c’est oui, puis hop non, 2 heure apres c’est repartie c’est oui. Comment un enfant peut avoir des bases correct quand rien n’est carré?!

     

    J’ai grandi avec une frustration enorme… et une haine qui a grandi, grandi, et grandi

     

    a l’heure actuel Je suis dépressive, Je pense reguliérement au suicide…

    Je ne c’est pas si j’ai envie de l’amour de mon pére ou non… Mes relation amoureuse son horrible… une possésivité enorme, une jalousie maladive, un besoin irationel d’etre rassuré. des éxé de violance, des saute d’humeur… Un grand grand vide en moi

     

    J’ai aussi eu des relations amoureuse qui ne mon pas aider dans ma vie, a 15 ans j’ai eu quelqu’un, qui a reussi a me conveincre que je n’avais que la beauté… que j’étais idiote. Cette homme a étais violant, menteur, volage.

     

    J’ai besoin d’aide… Je puise sur mes derniére force pour tenir le coup…

    • bonjour

      je te conseille de te faire suivre. Je pourrai etre ta maman et j’ai vecu la meme chose que toi mais je n’ai pas été soignée dans ma jeunesse. Si tu es soignée jeune tu arriveras a surmonter cette quête incessante d’amour et tu ne seras pas pénalisée dans ta vie professionnelle. Moi je l’ai ratée car je cherchais de l’affection et le milieu du travail n’est surement pas fait pour cela. Il faut être forte et savoir s’imposer. Ton angoisse, malheureusement, ne disparaitra pas toute seule. Bon courage

    • Bonjour à tous,

      Je pense aussi souffrir de ce syndrôme ou structure dite abandonnique. Je l’ai compris en écoutant un spychanalyste qui nous donnait un cours sur l’abandonnisme.
      En effet, beaucoup de choses m’ont fait penser à mon enfance. Trés jeune, nous avons été placé avec mes frères et soeurs dans un foyer géré par la DASS à l’époque. J’avais moins de 5 ans. J’ai trés peu de souvenirs mais je n’ai jamais oublié. Je pense que c’est dans cette période de ma vie que j’ai développé ce syndrôme. Aujourd’hui encore, le comportement que j’ai dans mon couple me questionne. J’aime un homme trés fort avec qui je vis depuis presque deux ans, mais notre couple semble se fragiliser, nous sommes tous les deux trés fatigués. Mes angoisses dûent à la peur d’être à nouveau abandonné sont trés présente, ce qui me rend extrêment méfiante et me fait sans arrêt douter!
      Ce syndrôme me fait extrêmement souffrir, je ne l’avais jusque là pas conscientisé. Moi aussi j’ai ce comportement trés maternelle dont tu parles envers le autres. J’aimerai vraiment « soigner » ou faire disparaître ce syndrôme car comme je te l’ai dit, je souffre et je fais souffrir, ça aussi c’est une chose dure car en plus de notre souffrance et nos peur, on culpabilise de voir l’autre souffrir!
      Bref, je pense qu’il important d’agir pour ne plus souffrir, on ne peut pas vivre avec ce mal être, on ne fait que subir et faire subir. Comment peut on construire?
      En ce qui me concerne j’ai décidé d’entreprendre une thérapie afin d’avoir un autre comportement et surtout un autre raisonnement vis à vis des autres, et pourquoi pas de moi-même! J’ai besoin de m’épanouir aujourd’hui dans ma vie personnelle comme dans ma vie professionnelle.
      Donnes moi de tes nouvelles si tu le veux bien. Je ne pense pas que ce syndrôme disparaisse comme ça, même avec des « preuves » d’amour!
      Il s’accroche, crois moi. En le réalisant et en travaillant sur notre passé… Peu-être aurons-nous le bonheur de ne plus avoir peur d’être abandonné. De + cela peut vraiment changer nos relations avec les autres. à méditer!

  159. Un psy, On a tous un sujet senssible, qui nous fait monter les larme au yeux, qui nous mais dans un eta horrible. 

     

    Si toi aussi sa t’arrive, parle a une psy de ce sujet senssible, il a peut’étre rapport a cette abandon

     

    Explique a ta femme cette abandonnique que tu est: fait lui lire l’article. et promet lui que tu ira te faire soignié peut’étre que tu aura une segonde chance

  160. Abandon?? pas obliger.

    regarde des article de jalousie maladive: Etre enormement jaloux et possésif, relate souvent d’un desir inconssient de tromper l’autre!

    Soi dit en passent: certain psycologue peuve monter son patien contre l’objet (toi ). C’est ce qui mes arriver, et finalement sa a tuer ma relation qui battais deja de l’aile.

    Moi personélement j’ais et je suis peut’etre encore comme ton exe: a la différence que: J’ai toujours étais fidel: et que mise a apart c’est probléme d’ordre mental, on ne pouvais Absolument rien me repprocher :)

    faut pas toute nous mettre dans le meme pagnier lol

    Bon courage pour remonté la pente, je c’est que c’est dure de ce rendre compte que l’on ce trompe sur les gens…

    ps: désoler pour les faute d’orthographe.

  161. Salut meghann, je ne suis pas exactement dans le même cas que toi mais j’ai craqué depuis quelque mois je pense souvent (pour ne pas dire tous les jours) au suicide… Moi j’ai réellement été abandonné par ‘mon géniteur’ avant même de naître et élevée par ma mère jusqu’à 5 ans 5 ans et demi et c’est là que mon beau père rentre dans l’histoire……j’ai 22 ansje vis malheureusement toujours avec ma mère son marie (beurk) et mon frère; depuis plusieurs années petit a petit je me suis renfermée sur moi même,éloignée des gens des potes de la famille à cause d’un déménagement a plusieurs kilomètre de mon ancien village et pour ne rien arranger des longues périodes de chomage rien pour se redonner confiance et se sentir un peu utile.Bref, plus pleins de petites choses accumulées qui ont fait que j’ai pété un plomb,depuis décembre je vais chez une psychanalyste et me sentir écouté et comprise m’aide un peu c’est trop récent pour dire que tout est arrangé mais je pense que c’est un début et que cela pourrait t’être utile aussi parce que c’est quelqu’un de neutre et qui à un regarde éxtérieur.

  162. Bonjour,

    J’ai 25 ans et je me reconnais aujourd’hui dans tous les points de votre article. 

    Mon père nous a abandonné petites car il était incapable d’assumer son devoir de père, il a voulu que ma mère avorte et il ne paye pas de pension alimentaire. Pour courronner le tout, ma mère n’avait pas beaucoup d’argent, travaillait comme urgentiste la nuit, elle dormait donc la journée et comme elle ne s’entendait plus avec sa propre mère, nous dormions seules, gamines, dans la maison la nuit. De plus, je ne m’entends pas du tout avec ma soeur qui me rejette toujours actuellement. J’ai appris très tôt à être responsable et indépendante. 

    Le sentiment d’abandon s’est accentué quand j’ai appris que j’avais un demi-frère de 11ans à l’époque et que mon père payait sa pension alimentaire et l’emmenait en vacances malgré que ses parents étaient aussi divorsés. Le pire est que j’ai rencontré ce garçon, il me ressemble comme deux gouttes d’eau, physiquement et mentalement. On en arrive à se demander si on aurait du être abandonné de l’autre partie de sa famille car je n’ai aucun point commun avec ma famille maternelle.

    Je m’entends trés mal avec ma mère qui est négative sur tous les points, de ma couleur de cheveux, jusqu’au film que je regarde etc… ëtre sans père est déjà difficile à vivre mais avoir une mère peu présente qui pense qu’en me critiquant je vais relever la tête, c’est tout juste insupportable.

    Depuis que j’ai quitté la maison de ma mère, j’ai commencé à faire des crises d’angoisse sans savoir pourquoi, des envies de pleurer soudaines et je ne me les explique pas vraiment. Par la suite, j’ai été agressée dans les métros et mes angoisses et mon état dépressif s’est vraiment enclenché.

    Je suis en couple depuis 3 ans avec un homme charmant : doux, attentionné, avec du caractère et qui rêve d’enfant et de maison. Ayant connu de nombreuses déceptions affectives, depuis cette période-là j’ai eu tendance à me renfermer sur moi-même, je cherche toujours à m’isoler. Ses parents sont toujours ensemble et trés affectueux avec moi mais ma belle-mère est dépressive et s’ennuie tellement dans sa vie qu’elle vit à travers le couple de son fils (à faire des listes d’invités de mariage alors qu’aucune demande n’avait été faite, à acheter de la déco pour participer à notre nid etc…). Le seul modèle de parents que j’ai c’est eux et ça me fait peur. 

    A l’heure d’aujourd’hui un mariage est en cours et je ne me suis jamais aussi mal senti dans ma peau. J’accumule les crises de boulimie car je ressens un manque, je suis agressive, passive avec lui. Il n’arrive pas à comprendre que je ne suis pas prête à m’engager pour la vie, étant donné que je n’ai pas eu de passé. J’ai peur de projeter ma possible incapacité à gérer des enfants, j’ai peur d’abandonner et de faire soufrir. Pour moi le mariage c’est de la rigolade, personne ne peut se jurer à vie d’aimer quelqu’un ou de ne jamais décevoir. Je vis toujours à l’état passif, comme effacée mais en contrepartie j’ai besoin qu’on me remarque mais ayant pris du poids ce n’est plus possible et je suis tentée d’aller vérifier si mes ex pensent toujours à moi car j’ai besoin de plaire mais pas uniquement à mon homme. C’est maladif.

    J’ai peur de l’abandon mais je préfére quitter plutôt que d’être quittée, j’ai tendance à essayer de concevoir un abandon possible au lieu de vivre au jour le jour le bonheur présent, afin de ne subir aucune conséquence au cas où il y aurait une rutpure. 

    En relisant mon texte, je me doute que vous vous dites que je n’ai décidement pas de chance, mais effectivement, dans ma tête, c’est un combat chaque jour en me demandant comment j’aurais pu être si j’avais eu des parents attentifs, j’ai un manque cruel de confiance en moi, professionnellement également. 

    C’est si dur d’avance dans la vie quand on n’a eu aucun modèle depuis son enfance et qu’on doit tout apprendre par soi-même…

    Merci de votre lecture!  

  163. Bonjour, vous avez l’air plein de bonne volonté et c’est tout à votre honneur. Deuxième bon point, elle est consciente de son problème. Ma question serait, « et pour vous que comptez vous faire? ». Vous ne guérirez jamais personne. Donc commencez par vous même. Si elle a vraiment envie de s’en sortir elle fera le nécessaire. Un conseil donc, commencez par vous même après vous verrez bien mais ces gens là sont des puits sans fond, vous ne donnerez jamais assez. Toute tentative de sauvetage est vouée inexorablement à l’échec, dites vous le bien!
    Bon courage.

  164. Ma vie m’a amené a rencontré une psychologue très geniale, qui a vite mis le doigts sur ma « personnalité abandonnique ». J’en avais pris conscience, il fallait maintenant travailler sur ce probleme et CHANGER. Mais cela devait etre trop dure pour moi et petit à petit jai espacé les seances, jusqu’a ne plus etre suivis. Pendant ce temps, je vivais une relation qui aurait pu etre merveilleuse… Oui, maintenant c’est finis. Ce week end je suis allé trop loin..Je me reconnais comme la plupart des commentaire laissé à 95% dans ce texte. J’ai ete abandonné à la naissance par mon geniteur. Ma mere etait enceinte mais lui ne voulait pas de moi, il a donc pris la decision de laisser ma mere. Ma mere avait l’espoir qu’a ma naissance, il « craquerait » et reviendrait mais non.. Je vis donc avec cette pensée que « je ne merite pas d’etre aimé », des le debut de ma vie on m’avait deja abandonné, je « dois etre nul, moche, bete » pour meriter ca. Quand je pense à cette situation, je n’ai pas l’impression d’avoir de colère, de tristesse de situation pourtant toutes ces pensees m’accompagne chaque jour. Ce qui fait que ma vie amoureuse est une catastrophe. J’etais en couple avec une personne, qui avait beau me couvrir d’amour, ce n’etait jamais assez. Comme si il y avait un gros ballon ou je metais tout lamour qui metais donné mais que ce ballon etait percé. Alors je lui en voulais, je le detestais de pas m’aimer assez. Je le titillais, je le piquais sans cesse pour qu’il montre son amour pour moi. Je voulais qu’il me rassure toujours. Je fesais expres d’etre de mauvaises humeur, ou d’etre desagreable, pour tester son amour pour moi. Et bien sur jetais d’une jalousie pathologique. Des que pour moi il y avait un danger (qui objectivement ne devait pas etre fondé) qu’il parte je partais dans des coleres folles, dans une grande aggressivité envers lui, je pouvais aller tres loin, il etait impossible de me resonner. Cest comme si il fallait qu’il « mange » toute ma souffrance. Et quand il s’appretait a faire ses valises, c’etait comme si il me donnait raison, « oui on mabandonne », donc cetait bon pour moi javais franchis la limite.  Donc la minute dapres je fesais tout pour le retenir,pas le laisser partir..  Des heures a le supplier de rester, a pleurer, a faire des promesses .. Sauf qu’aujourd’hui mes escuses nauront pas suffit, il n’y croit plus.. ce qui est normal vu que je retombais tout le temps dans mon piege malgres mes promesses. Je suis donc aujourdhui decidé a me reprendre en main, il faut que jarrive a combattre ce petit(voir grand..) demon. Je reprends des demain une therapie, et un grand travail sur moi meme pour commencer à enfin m’aimer et chasser toutes ces pensees negatives !  Jai eu 20ans il y a quelques jours, jai perdu ma maman il y a 3ans je veux me battre !!Voila, je me lache un peu sur ce commentaire, je vous parle de mes ressentis, mais je me retrouve tellement à travers vous ..

  165. Bonjour ,

    « Evidemment il faut un spécialiste du domaine  » et bien dites moi ou en trouver un , car le dernier en date , je suis venu avec la page imprimée du texte de ce site , et en lui disant bien qu’il fallait qu’il le lise , car je me reconnaissais à 90% , et une fois de plus , il l’a jeté à la corbeille et pense mieux me connaitre que moi même , n’a jamais voulu en tenir compte , bref un ego surdimmensionné ! et j’ai encore une fois le sentiment de ne pas être compris , et la colère envers lui n’a fait que s’amplifié , et j’en suis toujours au même stade avec beaucoup d’argent en moins dans mes poches !!!!

    Gilles

  166. Bonsoir,

    Je comprends parfaitement votre parcours ayant traversé plus ou moins similairement la même chose pendant l’enfance. Je me suis découvert abandonnique à l’age de 30. Il y a peu donc. J’ai occulté les traumas de l’enfance. Croyant bien, j’ai pardonné mes parents et renié mon père qui m’a abandonné je n’avais pas 3 ans et qui chérissait les autres enfants qu’il avait pû avoir. Une mère absente à cause de fortes dépressions, j’ai du grandir seul, en foyer, chez des parents de mes différentes écoles ou parents de gens qui sont au fil du temps devenus des amis.

    Aujourd’hui cela me pose problème car je suis incappable de construire une relation stable avec une femme. J’ai besoin de preuve d’amour en permanence, avoir  cette certitude implaccable qu’elle ne me quittera pas. Un moindre dérapage et je provoque l’abandon d’une manière désastreuse plus que théatrale.

    Ceci est une vraie souffrance car l’abandonnisme empêche de se construire en tant qu’adulte et avec autrui, tout le poussé par la peur de perdre quelqu’un ou de ne pas être aimé.

    Cherchez du refuge auprès de votre compagnon, on lui parlant beaucoup de ce que vous ressentez. Faites vous suivre aussi, si ne n’est pas déjà le cas, cela vous aidera très sûrement.

    Moi et ma compagne nous sommes « séparés » car elle ne comprend pour l’instant l’ampleur de tout ça, la souffre qui se cache derrière et surtout l’irrationnalité des actes malgré les sentiments d’amour ressentis.

    Je vous souhaite bon courage et ne perdez pas espoir.

    Cordialement,

    Nicolas

  167. ma souffrance est tellement grande que je ne sais pas si je veux continuer a 55 ans j’en ai vraiment marre de cette souffrance qui a brisé ma vie entiere.. ah que j’ai souffert sans savoir pourquoi, toute ma vie a été construite sur le rejet l’abandon. Une vie remplie d’échecs a répétition aucune confiance en moi aucun amour de moi tellement, que je n’ose plus rien faire. j’ai honte, je ne peux plus affronter ce monde, je ne suis bien que chez moi dans mon petit cocon enfermée dans ma souffrance, sortir me demande de gros efforts , je me trouve moche je me trouve ridicule,je me trouve ignare inculte, je suis ici par erreur je ne mérite pas qu’on se soucie de moi, le mal de vivre est devenu si grand que je ne sais pas si je veux , je ne sais pas si je peux…. continuer encore , à 55 ans je m’essoufle l’anxiété me consume je meure a petit feu.

    Chers parents et futurs parents , avant de mettre un enfant au monde pensez y bien l’abandonnite détruit des vies

    • Je suis sûre que vous allez y arriver. Dès qu’on met des mots sur les maux, dès que la conscience est sollicitée, tout est possible parce que nous sommes des êtres libres, grands et beaux…c’est notre grandeur qui nous fait peur, dit N. Mandela. Oui, vous pouvez y arriver et vous y arriverez, l’Amour est tellement puissant!

    • Ce que tu écris me touche. ça fait écho… J’ai 27 ans, j’ai perdu ma mère suite à un suicide à l’âge de 2 ans et mon père ne m’a jamais reconnu. accueilli par une famille qui a divorcé. Une pseudo mère tarée où je manquais de tout et surtout d’amour. Un père chauffeur poids lourd qui ne pouvait pas s’occuper de nous et qui ne gérait pas le divorce. En manque de soin mais pas en manque de coups… J’ai réussi à revivre grace à mon taf, je suis éducatrice et je m’épanouis.

      Je crois que tu dois croire en toi en tes capacités en l’idée que tu es quelqu’un de bien. Certes, on pense souvent qu’il faut maintenir le lien familial mais parfois la distance fait nettement plus de bien.

       

      J’apprécierai de converser avec toi si tu en as envie. 

    • bonjour,

      je viens de lire votre message qui m’a beaucoup touché. étant moi même touchée par une nevrose d’abandon. cette découverte m’a valu plus de deux ans de psychothérapie. ce qui m’est le plus touchant c’est que je sors de trois de formation assistant de service social.

      Mais  même en ayant mis des mots sur mes maux, je n’arrive pas à améliorer ma qualité de vie

      cordialement

    • :-) bonne chance! Je me reconnais un peu dans ton parcours sauf que je suis en formation d’ES et non d’AS

      Bises et bon courage! On a eu une super-formation aux métiers du social pendant l’enfance!

    • Je vis les memes sentiments, cest dur de vivre ça. Les montagnes russes, un bout (jamais la meme longueur de temps) je vais bien, un autre, je vais mal (je remets tout et tout le monde en question). Tout y passe (les événements, le chum, moi, mes parents, la vie, la mort, cest a l’infini), je cherche pourquoi, comment accepter, guerir ?
      Je me suis decouvert un tda en meme temps que la menopause… jpense quil ny a pas que cela. Je retourne consulter bientot, mon rendez-vous est deja pris. La depression, d’après moi se soigne mais jai arreter pour essayer dautres medicaments. Je ne suis pas au bout de mes peines, je suis en plein dedans encore. Jai hate de passer a autres choses, de penser a moi, de faire des choses pour mon bonheur a moi, arreter dattendre apres mon conjoint qui est tellement demuni parfois, jme dmande cest quoi son karma. Mais je dois arreter de detourner mon attention sur qqun dautre, je dois moccuper de moi et ne pas mabandonner moi meme tout le temps… Merci de mavoir laisse ecrire qqchose ici, a force decrire, on finit par voir des lumieres

    • Le plus terrible c’est que nos émotions nous appartiennent donc personne ne peut rien pour nous. Nous seuls pouvons quelque chose pour nous a commencer par accepter que nous sommes comme nous sommes. Le chemin est long mais c’est le seul chemin possible et nous avons toute ma vie pour cela ; que dis-je ; nous avons l’éternité pour cela.

  168. j’a lu votre témoignage et aimerait entrer en contact avec car je suis

    dans le même cas. comment faire pour nous rencontrer . Nous pourrions nous aider

    pseudo « partir »

  169. Une expérience …

    Bonsoir.

    Ce message n’apportera rien à personne ; il me permettra seulement d’extériorer un mal qui m’a rongé pendant 4 longues années, qui va continuer à me faire souffrir, mais autrement. Il s’agit du Syndrome Abandonnique de ma compagne, du grand Amour de ma Vie. J’essaye d’etre bref donc je ne peux donner tous les détails. Mais : 

    Plus de 4 ans de relation au quotidien (50 mois). des très hauts et des très bas. Du merveilleux de l’exceptionnel sa sensibilité sa sensualité une femme enfants un grand Amour qu’on s’est donné. Le serment que je lui ai fait de toujours m’occuper d’elle toute ma vie jusqu’à ma mort (j’ai 50 ans elle 42). Et puis …

    Ses 38 crises en 4 ans, chacune notée par moi en secret, et analysée et avec le temps (chaque 45 jours en moyenne); ‘maitrisée’ au sens de l’analyse je suis devenu un vrai psy je sais que je ne suis pas son thérapeuthe mais je voulais comprendre tellement ca paraissait absurde. A présent je sais pertinemment pourquoi, alors qu’elle m’aime, elle me repousse parfois et elle me quitte (17 fois elle est partie, une menace au couteau, une fois sorti de chez elle par les flics, une fois rouler à 180 pour se cracher ensemble; 7 fois sur dix pour cause de jalousie… de mes enfants…d’un précédent mariage, qui ne vivent pas avec moi !).

    Mais j’ai échoué.

    Je n’ai pas sur la garder, la rassurer, lui faire vivre son désir de fusion permanent. Elle m’a à présent quitté … pour un autre. C’est la seconde fois en 4 ans mais cette fois elle est convaincue … que c’est la bonne. Mois aussi, car je n’en peux plus !

    Pour moi c’est un grand dilemme : D’un coté c’est une déchirure ENORME la femme de ma vie mon élue  qui me lache pour des broutilles (‘une fois de plus tu as fais une grosse connerie tu aurais dû m’appeler en temps et en heure maintenant je suis sure que tu aimes tes enfants plus que moi et nous ne pouvons plus rien faire ensemble…’). Et de l’autre un SOULAGEMENT, car, malgré moi, j’ai enfin l’occasion de passer à autre chose et de ne plus souffrir de cette relation toxique !! 

    Ma conclusion : personnellement jusqu’à présent, je n’étais jamais allé si loin car je ne voulais pas. Ca me coute énormément mais je suis comme le renard qui se ronge une patte pour sortir du piège dans lequel il est tombé. Je suis affaibli, mais LIBRE. Quel sort TRAGIQUE quelle CRUAUTE. Quelle SOUFFRANCE…

    Je peux donner des détails, accompagner, écouter, conseiller car je connais tout, trop bien ! Je ne suis pas identifié sur ce site donc je donne mon adresse : ubixen@gmail.com

    Courage à vous aussi !

  170. J’ai 36 ans , je me suis reconnnue … Nombre fois dans votre texte mm si je pense que vous avez qu’une vision réaliste et bien pensée du symptome de l’abamdon … J pense tt de mm ke trop c trop et kil est fortement possible ke le mal souhaité à autrui peu l’atteindre physiquement avc le temps !Je me souviens du passé ou on on me disai : (gauchére) j’étais la main du diable … Ke j’étais cause de malheur pour les personnes avc ki g vécu … De jalousie mm maternelle … Et d mots sévère ki me souhaitais bcp de mal … Ma santé c dégradé rapidement , j’ai u d maladie mm pa rechercher pour l’age ou je les avaient et maintenant j’ai tellement d’orgarnes touché san explikation ke je me renforce à croire o MAL (en temps que non croyante)…Courage à tous et Bisousssssssss car j’aime donner d bisoussssssssssssssss sa rassure , apaise et calme …… 

  171. …mon Dieu… ma vie s’est écroulée il y a un an et demi car une femme dont j’étais follement amoureux m’a abandonné après ‘mavoir laissé m’engager en rpgondeur avec elle, avec ses trois petites filles et sa famille.

    Mon rève : avoir des enfants, et aujourd’hjui (j’ai 41 ans) je vois ce rêve s’évanouir car j’ai été détruit profondément par cette femme.

    J’aurais donné la Terre pour vivre avec une femme qui m’annonce qu’elle attend ers jumelles…

    Le Monde est si mal fait parfois…

    Renoncer à la paternité est une immense souffrance. Je sens mes parents, qui n’ont jamais été d’aucun soutien pour moi, me murmurer à l’oreille : « tu vois : tu n’es même pas un homme ».

    • Désolée pour les fautes et la ponctuation j ai du taper assez vite.. Il manque des pages à l histoire d un homme si il n a pas eu de maman, je pense qu’il ne peut pas faire confiance à une femme. Même si il n a pas le souvenir de cet abandon.. Il a fait la démarche de rechercher sa mère à 31 ans mais il n y a pas eu de lien.. Il a même été jusque devenir le « fiancé » de la veuve d’un des enfants de sa mère (un enfant de la nouvelle fournée, de ceux qu’elle avait eu avec un autre homme et qu’elle avait élevés) peut être pour prendre sa place (?) Je parle de réels abandonniques avec un passé lourd d abandon..pas juste un névrosés qui s imaginent abandonniques.

    • un peu plus tard (deux an que c est terminé entre nous).. Il a eu deux histoires (grace au net) et le revoilà de retour dans mes messages « tu es encore là toi ? » et il me demande de passer le voir..   Il a trouvé l excuse que j avais été là à un mauvais moment..pff Il ne reconnait toujours pas son problème, mais je pense qu’il le connait.

      Il ne supporte pas d être seul (juste ça) il cherche à combler un manque rien d autre.  Pour laisser un message celle qui lui a parlé de son problème et presque harcellée avec ça.. il faut qu’il soit mal.  Il est dans une petite chambre dans un coin merdique, loin de sa famille, de ses amis. (à 35 km, pas si loin) mais avec une voiture poubelle, je ne sais pas si il sait se déplacer.  Il buvait bcps quand ça n allait pas et avec ses problèmes d érection ça n arrangeait rien.

      Il a changé de job (encore) déménagé 2 fois en deux ans..5 déménagements en 5 ans..

      Il est toujours dans le même scénario et à chaque histoire c est la même chose.  Suis pas maso pour y retourner, il me ferait encore du mal et là je connais son cas.  Avec son 1,85m ou  87, ses cheveux gris, son air attachant il trouvera encore une victime.  Il faudrait qu on me dise pourquoi je l ai autant aimé en sachant ce qui allait m arriver (suis grande presque 1,80, il était à ma taille :o) peut être juste ça..

    • bonjour,

      j’ai cherché dans toutes les directions pour soigner cette névrose d’abandon car elle me pourissait la vie et j’ai trouvé quelque chose qui donne des résultats,  essayez de voir du côté des thérapies brèves, hypnose EMDR, comme son nom l’indique les thérapies brèves traitent de gros soucis en peu de séances;..

      personnellement j’avais fait une psychothérapie qui n’a rien donné du tout, le praticien va travailler sur l’inonscient et faire participer le conscient…

      essayez ça en vaut la peine!

    •       Je réponds un peu tard à votre témoignage, sur lequel je viens de tomber en faisant des recherches sur le syndrome abandonique.

      C’est trés difficile d’avoir une relation épanouissant avec une personne souffrant de ce « mal », au final on fuit parcequ’on est à bout. Je reconnais là tout les symtomes que j’ai pu voir chez lui : cette volonté de me mettre à l’épreuve, de me faire du mal et de voir que je suis toujours là, de revenir comme un petit enfant en pleurant, en me parlant de son enfance abandonnée, et maltraitée, oui je l’aimais, je l’écoutais, je suis restée fidèle « au poste pendant 4 ans, je me suis noyée dans ses sables mouvants, dans ses chaos. Il me culpabilisait sans fin, me mettait à l’épreuve, m’imposait des situations glauques. Je suis partie 10 fois, mais à chaque fois il me récupèrait en pleurant et en me disant que sans moi il mourrait. Je revenais avec amour, et là il recommençait, trés rapidement. Un jour j’était chez lui et « tout allait bien » nous avions passé une jolie journée, douce d’amour, soudain il est sorti d’une pièce en me disant :  » de toute façon quand j’en aurait plus rien à foutre de toi je me barrerai ! » je suis restée clouée, abasourdie, j’avais l’impression d’avoir un étranger, un monstre en face de moi, et je suis partie. Il m’a envoyé un msg, en disant que c’est moi qui partais et que je devais assumer mon geste. J’ai rompu définitivement aprés 4 ans de ces mauvais traitement, je suis épuisée, mais vivante. Je pense que si j’étais restée avec lui, on aurait fini par me ramasser à la petite cuillère. Et lui aurait de toute façon remis ça avec une autre : ce qu’il fait actuellement : déclaration d’amoue enflammées, et surtout ecxessives, l’autre est sous le charme, il se fait plaindre, dit qu’il est malheureux, et l’autre sort son instinct de maman : bonjour le réveil, elle prendra elle aussi une montagne sur la tête. Je remercie les sites qui peuvent nous faire y voir plus clair sur ce genre de « psychopathologie » Car on est vraiment perdue, et en plus on se culpabilise. 

  172. Bonjour,J’aimerais apporter un peu d’espoir à vos propos.Je suis moi-même victime d’un abandon affectif total de mes parents depuis ma naissance et tout au long de ma vie et jusqu’à un âge désormais adulte.Alors que leurs sentiments ont oscillé entre le dénigrement, l’indifférence et la jalousie, j’ai passé ma vie à réaliser toutes sortes de choses (réussite dans mes études, dans ma vie professionelle, dans mes investissements …) dont en définitive la seule finalité était d’attirer leur attention, de leur faire comprendre que j’étais digne d’être aimé, et en réalité d’obtenir leur amour.Aujourd’hui où je viens d’apprendre qu’ils ont mis en place des dispositifs dont l’objet est de me déshériter, ma souffrance a été telle que j’ai rompu tout lien avec eux et compris définitivement l’absurde de toutes les démarches entreprises pour qu’ils s’intéressent à moi.Je suis donc devenu conscient de mon orphelinat et cette phase est absolument atroce.Il est bien entendu que je ne peux la traverser qu’accompagné d’un médecin.Mais je commence à avoir le sentiment qu’il y aura quelque chose après, et que ce quelque chose méritait le parcours difficile qui a abouti à cette prise de conscience.Je dis donc aux victimes d’abandonnisme qu’ils doivent se battre pour comprendre qu’ils ne recevront rien de ceux dont ils attendent quelque chose mais qu’en contrepartie leur hyper sensibilité fait qu’ils ont toutes les chances de donner et de recevoir beaucoup d’amour et d’affectation des autres personnes de leur entourage.Bon courage   

  173. Exactement : laissez nous tranquille, et allez vous soigner…!!! Preuve de respect,  envers nous….!J’ai bcp souffert, à mettre ma santé en périle. Donc, j’estime que ceux qui font souffrir les autres à causes de leurs propres maux, doivent se faire soigner, ou se raisonner, ou peu importe.. En tous les cas, ils doivent faire quelque chose. Sinon, cela signifie, que ce sont des égoistes… Et, moi, dorénavant, je ne suis pas loin de penser que les égoistes n’ont qu’à vivr ensemble, s’ils se supportent !!!!Et, que face à un comportement égoiste…, je vais moi aussi, être égoiste ! dorénvant ! Signée une personne qui a bcp souffert.   

  174. Je suis totalement d’accord avec vous. Tant mieux pour elle. Il était tant, qu’il cesse d’être égoiste et de maltraiter sa compagne. Moi, je le dis haut et fort : tant mieux pour elle.

  175. Je me retrouve vraiment dans ce que vous dites. aJe suis moi aussi partagée et cela me fait peur pour l’avenir. J’espère qu’à l’heure actuelle vous vous sentez mieux, vous arrivez à gérer ce bagage émotionnel. C’est néanmoins un énorme pas en avant que de prendre conscience de notre état. Je me demande si concrètement nous pouvons « guérir » de ce problème.

    • Bonjour,

      C’est incroyable comme je me reconnais dans votre histoire. Je m’explique :J’ai 24 ans, mon père a quitté le foyer familiale pour une autre femme il y a maintenant 22 ans. Ma mère elle meme abandonique est devenue depressive.

       

      Aujourd’hui je suis avec un homme formidable, nous nous aimons , mais voila je ne me sens pas en sécurité. Besoin d’être rassurée en parmanence, je met la pression sur notre couple pour « accelerer » les choses pour former une vrai famille. Oui mais voila j’ai tort car cela nous opresse et l’éloigne de moi.

      Je suis très investie dans mon travail et débute une très belle carrière…

      Et je suis toujours en conflit avec ma mère, notre relation n’est pas saine.

       

      tout cela pour vous dire que  je vous comprends…..Je ne sais pas quoi faire pour me laisser aller et ne plus me laisser litéralement bouffer par ce sentiment abandonique. Il m’empeche d’être pleinement heureuse et epanouie.

       

       

    • Bonjour,

       

      Je me reconnais un peu dans votre parcours…..

       

      Quel dommage de ne pas pouvoir en discuter de vive voix !

       

      Courage et bonne chnace pour votre nouvelle vie…

      • Bonjour,

        Je viens de lire votre lettre magnifique, parce qu’elle est franche et saine, pleine de bonne foi. Je vous trouve très courageuse aussi ! c’est incroyable tout ce que vous avez enduré, tout en vous remettant vous même en question à chaque fois, et en trouvant la juste part des choses pour tempérer vos choix, jusqu’à ce que, hélas, la bonne décision s’impose :  adieu ! Ce n’est plus possible, tu nous met en danger notre fils et moi…

        je rebondirais bien vers des considérations personnelles, mais cela apparaîtrait bien oiseux, après la qualité de votre propre analyse, et de votre incroyable endurance !

        (j’étais à la recherche d’une thématique « gérer d’être abandonné par un abandonnique agressif », dont on voit bien qu’il est dans l’anorexie de la tendresse, et que l’on devrait être soulagé de ne plus avoir à l’endurer !)

        caroline

  176. Bonjour, Je viens témoigner de ma souffrance et je voudrais savoir si l’un d’entre vous connaitrait ou prendrait un traitement médicamenteux pour pallier les angoisses, les peurs, pour taire les idées assassines et les scénarios d’abandon. J’ai 31 ans et je suis une thérapie avec une psychologue depuis 3 ans suite à une déception sentimentale. J’ai été quittée parce qu’il n’était plus possible pour mon ami de gérer mes crises, mes peurs, mes suspicions, mon désir d’exclusivité permanent, ma jalousie, mes remontrances… Il n’en pouvait plus, il était à bout de souffle et en me quittant il m’a dit :  » Je t’aime encore mais je suis trop épuisé, jamais je n’arriverai à te rassurer suffisamment et c’est trop dur, je me perds et j’ai peur ». Voilà, j’y étais arrivée, j’avais obtenu ce que je redoutais le plus mais aussi ce dont j’étais absoluement persuadée: l’abandon. De là plusieurs sentiments se sont dévoilés. En premier lieu le sentiment de culpabilité, la honte de l’avoir fait souffrir et de lui avoir fait miroiter quelques années que notre relation était possible. En second lieu, bizarrement, associé à des pleurs, de la profonde tristesse, de la colère, du déni j’ai ressenti comme une sorte de délivrance. Oui, j’étais comme soulagée car cela me faisait souffrir d’être abandonnée par celui que j’aimais mais au final la souffrance de la séparation étais moins douloureuse que d’imaginer poursuivre cette relation qui me hantait en permanence l’esprit et qui m’enpêchait de vivre normalement. J’étais omnibulée par lui « que fait-il, où est-il, est-il prudent, va-t-il croiser le regard d’une autre, est ce qu’il pense à moi, est ce qu’il m’aime, est ce qu’il va m’appeler et si il le fait pas pourquoi, qu’est ce qu’il me cache, il est bizarre, il me ment… Ma tête était envahie de questions le concernant, je n’arrivais plus à me concentrer au travail, j’étais ailleurs, perdue , fatiguée et donc incapable également de créer des liens sociaux… Du coup cet isolement m’obligeait à m’accrocher d’autant plus à lui et là c’est un cercle infernal dans lequel on plonge et dont on ne sort pas! 3 ans de thérapie donc et j’arrive aujourd’hui à mettre un nom sur cette souffrance et cette maladie parce que je pense qu’on peut parler de maladie! J’ai progressé avec mon travail thérapeutique mais la relation à l’autre est toujours difficile et source de souffrance! J’ai de nouveau rencontrer un homme que j’aime et avec lequel je voudrais mettre toutes les chances de mon côté pour m’en sortir et le rendre heureux! Je continue malheureusement à faire des crises et je ne suis toujours pas vraiment sereine. J’ai peur et vos témoignages me touchent et m’alerte! Alors je repose ma question, existe-t-il un traitement qui puisse aider à pallier cette maladie et cette souffrance? Merci.

  177. Bonjour à toutes et tous , j’ai 46 ans , je suis encore marié mais vis séparé depuis presque un an , deux enfants dont une fille de 20 ans que ne veut plus me voir . J’ai decouvert l’été dernier à force de recherche de ce qui n’allait pas chez moi que j’était un abandonnique , c’est d’ailleurs ce texte plus haut qui m’en a persuadé vu que je mis suis reconnu à 95 % !En fin de compte , c’est suite à un problème médical que j’ai été séparé de mes parents à la naissance (9 jours) pour une durée de deux mois sans aucun contact !!!  en 66 , un bébé était encore considéré comme un tube digestif malheureusement . Bref , tout allait bien par la suite , puisque j’ai rencontré ma femme à 19 ans et tant qu’elle était à mes cotés , pas trop de problème , jusqu’a ce que je fasse une dépression suite à  ce que je la trompe bêtement lors d’une soirée arrosé , elle m’a pardonné , comme souvent malgré que j ‘ai tendance à être un aspirateur affectif , un vrai vampire à bisous et autres signes d’amour . et j’ai re basculé du coté obscur il y a 4 ans , d’abors parce que j’ai perdu mon père , puis j’ai eu un grave accident de moto qui m’a forcé à rester en fauteuil roulant 6 mois , et encore 6 mois de béquilles . Donc , à mes yeux , j’ai completement perdu confiance en moi , me dénigrant tout le temps , « je suis un boulet ou encore une planche pourrie »  le cas classique ! En gros , je sais bien ce que j’ai , et ce que je dois travailler . Mais voilà ou je veux en venir , j’aimerai savoir si quelques un des abandonniques qui vont me lire , ont cette même difficulté quotidienne , cette question qui me hante tout les jours , qui me fait avoir des idées noires , car je n’arrive pas à trouver la réponse . C’est à propos de ma femme , je suis capable de me retourner le cerveau 1000 fois par jour en me demandant si je l’aime encore , je peux changer d’avis simultanement toute les deux secondes , soit elle est la femme de ma vie , la meilleure chose que je n’aurai jamais et deux secondes plus tard , n’être plus rien , nulle , moche etc etc

    Le pire est que je suis tout le temps attiré vers elle , que j’ai un mal de chien à ne pas la voir 3 jours , que l’on continue d’ailleurs de se voir , même de faire l’amour , et malgré ça , j’ai tout le temps des images négatives à son égard , parfois même justement quand on fait l’amour , d’un coté je ressens un bien être à la toucher , à être contre elle et pourtant , j’ai encore des images négatives . C’est usant , je suis parfois exténué à lutter contre mes pensés . Ce qui est sur , c’est que je suis souvent dans la peur (quasiment tout le temps) , je passe par les trois émotions primaires sans arrêt , je commence par la peur , puis si elle ne me contacte pas ou me snobbe , ou même ne réponds pas immédiatement à un sms , ou ne veut pas me voir , je passe en mode tristesse puis automatiquement en mode colère , je lui en veux à mort .

    Depuis un mois je vois un psy avec qui je viens de faire une scéance d ‘EMDR , est ce que ça a marché pour l’un de vous ?

    Merci

    Gilles

    Dunkerque

  178. Bonjour à tous,

    Je viens de tomber sur ce site, je viens de lire les témoignages et je viens de me reconnaître en vos descriptions. C’est assez troublant, je suis partagée entre le fait d’être heureuse de me dire que je ne suis pas seule dans ce cas et angoissée à l’idée de me dire que je pourrai peu etre jamais me soigner… je commence des seances de psy, ca se passe bien, elle est vraiment top et c’est elle qui a mis le mot sur cette névrose : l’abandon !Mes parents ont toujours été ensemble mais je n’ai connu que des disputes verbales et phyiques, une mère qui a tenté de se suicider plusieurs fois à l’aide de médicaments, qui aimait me raconter ses histoires avec mon père sans se dire que j’aspirai à autre chose, étant enfant, elle m’a enlevé ma jeunesse j’ai tout de suite était basculé dans le monde adulte et pas dans le meilleur des mondes…. un père absent, qui ne se plaisait que dans son sport le vélo,… j’ai souvent culpabiliser de laisser ma mère seule pour sortir avec mes copines, j’ai souvent eu peur quand elle a fermé sa porte à clef et qu’elle ne répondait pas à mes appels, un père qui a toujours fuit ses responsabilités, jamais d’explication et surtout absent le jour ou moi aussi j’ai tenté de me suicider j’avais 16 ans…

    Je n’ai connu que des histoires longues et passionées mais j’ai toujours aussi mis fin aux histoires alors que la plupart du temps le garçon avec qui j’étais m’aimait… j’avais tellement peur qu’il m’abadonne que je le faisais avant lui…

    Aujourd’hui j’ai 31 ans et je prends conscience de ce mal qui me ronge, je veux me poser, respirer, ne plus être angoissée, m’aimer, être aimé et ne plus taper des crises d’angoisse qui m’ont déjà poussé à être violente et donc dangereuse… 

    Meme si je n’ai pas de réponse, je tiens à vous remercier car vous lire m’a déjà permis de remplir une partie de mon abandon…

  179. Bonjour à tous

    Je suis tombé trop tard sur ce formidable site, clair et explicite, sur vos nombreux commentaires chacun témoignant pour tout ou partie de nos 2 dernières années.

    Nou sommes tombés éperdument amoureux l’un de l’autre dès le début, et avons emménager ensemble au bout de 6 mois. Nous avons 29 ans.

    La chronologie des évéments qui l’ont faîtes développer ce syndrôme ?

    Sa soeur jumelle était malade d’une leucémie enfant, sa mère est restée à son chevet, son père s’occupait de ma compagne. Les parents étaient de bons parents mais, ils n’ont jamais montré leur amour avec des « je t’aime ». Son père était alcoolique et a finit par se suicider. Ses deux derniers exs dont elle était amoureuse l’ont trompés, elle les a quitté.

    Je suis arrivé en fin de chaîne, je n’avais pas les clefs pas les informations pas le recul.

    Au début tout allait bien puis lorsque nous avons emménagé les crises sont devenues plus fréquentes avec toujours en tram de fonds mon aptitude à pouvoir être infidèle ou pas, sincère dans mes sentiments et démarches.

    Elle a fait une première explosion en partant travailler en province pendant 2.5 mois ce fut extrêmement douloureux mais j’ai tenu le coup, à son retour nous avons revécu ensemble. Elle a finalement acceptée de se faire suivre fin 2012, puis a prit des antidépresseurs pendant 6 mois.

    Mais je lis dans tellement de commentaires la notion de « montagnes russes » que je n’ai même pas besoin de le préciser.

    C’est constamment amour fou/crise engueulade.

    Ce constant besoin d’être rassuré fait que parfois on passe à côté, les personnes qui ont utilisée le terme de boulimie s’applique parfaitement, on a l’impression que rien ne suffit jamais !

    Aujourd’hui c’est la séparation, elle quitte notre appartement car elle ne peut pas me faire confiance et n’y arrivera jamais. Je compte quand même a demander en mariage pour lui prouver le fonds de mes sentiments. Je la sait éperdument amoureuse de moi ce qui m’énerve d’en arriver là.

    J’ai tout mit en stand by pour elle mais je rejoins ce que certains ont dit, ils voient le mal partout et bien elle c’est pareil. Tout mot, geste, action est sujet à interprétation, il y a un sens caché à tout, je ne peux être sincère et de voir qu’on l’aime, la soutiens est forcément louche. Ce sont ses craintes ses peurs ses névroses comme m’a dit son psy qui la font agir ainsi.

    Nous n’avons malheureusement eu qu’une séance de couple avec le psy, mais c’est arrivé trop tard à mon goût (il y a 1 mois).

    Je veux me battre pour lui faire réaliser que je suis bien là, qu’il y a eu des coups mais que finalement c’est d’être ensemble qui nous permet encore d’avancer.

    Elle continue toujours de voir son psy qui est tout à fait d’accord sur la notion de syndrome de l’abandon la concernant. J’ai également lu que cet état bousille les relations amicales et familialles, c’est exactement le cas, je ne sais même plus lorsqu’elle a vu ses amies pour la dernière fois.

    J’ai ma famille et mes amis qui me supportent, mais de plus en plus me disent de laisser tomber qu’elle ne veut pas réaliser tout ce que j’ai fait pour elle, que de souffrir de ce dont elle a n’est pas une excuse pour tolérer les crises, les insultes et l’agressivité. Ils en ont marre de me voir péricliter, mais moi j’en ai marre de voir que mon combat est trop souvent balayé d’un revers de la main à cause de ce que j’ai pu dire ou faire. Si j’étais persuadé que ça n’en valait pas la peine j’aurais laissé tombé il y à longtemps.

    oh bien sur j’ai comme beaucoup commit quelques erreurs car je ne suis pas parfait, mais comment accepter de tout hypotéquer alors qu’il y a des sentiments d’une puissance que nous n’avons jamais connu chacun ?

    Il m’est imposible de m’imaginer sans elle, alors le mois précédent notre séparation je suis allé dormir chez un ami pour mettre de la distance à l’agressivité et faire retomber le soufflet. Si j’étais prêt à la quitter, au bout de quelques jours je m’apercevais systématiquement que NON je en suis pas mieux sans elle.

    Je l’aime tant, je veux qu’elle soit heureuse, je souhaites que nous soyons heureux de nouveau ensemble et qu’on construise notre vie.

    Je veux avancer avec elle et aucune autre, je me battrais tant que je peux pour elle.

  180. C’est  flippant, vos écrits reflètent parfaitement mon vécu avec l’homme que j’aime.

    J’ai par amour appris a faire un travail sur moi a chaque crise, je me persuade que c’est dans ma tete que ca ne vas pas et que je dois tenir compte des moments de bonheur qu’il me procure chaque jour.

    Je suis sans doute une adandonnique, j’ai depuis toujours baleyé cela d’un revers de la main , mais, il faut en tenir compte et essayer de trouver le juste milieu pur profiter de la vie qui nous es offerte.

    L’amour est vital dans nos vies, gardons le intact…

  181. Bonjour, Bonsoir à tous

    Je viens de tomber sur ce site en recherchant des informations dans le cadre de mon travail de fin d’études.

    J’ai eu l’occassion de travailler avec des adolescents abandonniques. Je me demandais à quoi, moi, étudiante éducatrice spécialisée, ce que je pouvais leur amené afin de les aider à sortir de leurs souffrances.

    J’ai lu beaucoup de livre sur la relation éducative et en lisant les caractéristiques et les témoignages que certains d’entre vous. Je suis parvenue à comprendre les mécanismes de défenses que les abandonniques (je préfère utilisé peur d’être abandonné) utilisent.

    Je tenais à dire que vous avez beaucoup de courage à raconter votre histoire.

    à Bientot.

    JEN. D.

  182. Bonsoir,

    Moi aussi je me reconnais dans beaucoup de choses qui ont été écrites ici, mais il reste un abîme entre le « je sais » et le « j’agis », je veux dire que ce soir j’attends l’homme que j’aime et avant qu’il arrive ma tête commence « toute seule » à se mettre en négatif, à se ressortir les situations où elle ne s’est pas sentie protégée, parce qu’elle voudrait exprimer sa souffrance vis à vis de ces choses là qui se sont passées, les ressortir pour la enième fois, cherchant à être comprise, rassurée, et cela finira en dispute encore une fois ou en sentiment de solitude.

    Comment arrêter notre tête quand nous sommes conscients qu’elle ne prend pas le bon chemin?

    Je rêverais d’être capable de prendre les choses sur un ton d’humour……… cela m’est impossible je crois bien….

  183. Bonjour tristesse,

    H 42 ans, terriblement seul, je prends conscience que ce que j’ai, cela existe comme une forme de névrose.

    Ce qui est fou, j’ai inventé le mot d’abandonnisme dans ma tête, il y a quelques années, et puis j’apprends qu’en fait il existe. Depuis un an j’ai de grosses crises d’angoisse, une forme d’agressivité rentrée et parfois je m’engage, depuis des années, dans des situations dangereuses (masochisme). 

    Je parviens à être mieux avec mes amis, mais très peu et je me rends compte que si je suis trop moi-même et trop longtemps, cela doit être épuisant. J’ai renoncé à l’idée de l’amour, convaincu que je suis quelqu’un d’épouvantable à vivre.

    Chez moi: peur permanente de l’abandon, peur du rejet, du non-amour. J’ai une très mauvaise image de moi, j’ai eu des périodes où je me disais « tu n’es qu’une merde », des dizaines de fois, par jour.

    Je sais qu’il y a aussi du positif, mais je gâche beaucoup de choses par ma voracité d’affection (et encore il faut une affection comme je le veux et quand je le veux).

    Je suis très ému par les témoignages que j’ai lus. Je ne savais pas que je vivais la même chose que d’autres.

    J’avais entamé une psychothérapie il y a quelques mois, je pense qu’il est temps que je vois le problème en face et j’en parlerai au psy.

    Merci pour ces messages, une fois encore.

    DD

    • Bonjour ,

      Là je peux vous répondre! c’est mon boulot .Quand deux positif aimants se rencontrent il construisent un empire .Si deux négatif agressif se rencontrent ,déjà cela ne dure pas !mais en attendant ils se déchirent .J’espère que vous faites partie de la première catégorie .Ceci étant il y a une marge entre ce qui est dans les livres et là réalité ,rien n’est si catégorique! mais je vous jure que l’on peut cesser de souffrir ;du travail c’est sur mais au bout une vie paisible .Ce n’est pas vous qui devez changer mais votre mode d’expression .Très respectueusement .J.D

      • Bonjour,

        Comme vous le dites si justement, il n’est pas facile de vous répondre car vous ne parlez pas de vous mais d’un autre qui, apparemment, ne demande pas d’aide. Je vous proposerais donc de réagir par rapport à vous-même : qu’êtes-vous prête à accepter par amour? Etiez-vous heureuse dans cette relation avant la « pause »? A vous de vous situer par rapport à ces différentes questions. Quant à votre ami, bien sûr il peut changer et se rendre compte de ce qui se passe pour lui dans cette relation, mais reste à savoir s’il est prêt à faire les démarches nécessaires à ce changement.

        Cordialement,
        PManbour

    • Bonjour,

       

      J’ai 42 ans et je crois avoir enfin trouvé ce qui cloche en moi depuis des années. Depuis mon adolescence, je ne recherche que des relations durables. J’ai eu une première histoire dès 13 ans qui a duré jusqu’à mes 17 ans. A moins de vingt ans, je me mariais. j’ai beaucoup et beaucoup trop accepté de ces deux relations, de peur d’être à nouveau abandonnée. Je l’ai quitté il y a dix ans mais, paradoxalement, j’ai tout fait pour garder le lien de peur sans doute qu’il me retire son affection. 

      Je suis seule depuis dix ans. Et ma vie affective est un catastrophe. Je mets un pression énorme sur chaque homme rencontré. En réalité, je ne leur laisse aucune chance et provoque systématiquement les ruptures. Dernière en date : un homme rencontré cet été avec lequel j’ai passé dix jours. Tout allait bien. A la fin des vacances, il m’a demandé ce que représentait cette relation pour moi et quelle suite je voulais lui donner. J’ai répondu du tac au tac, alors même que cette homme me plaît, : « Nous sommes aux antipodes », « il n’y a pas de piste de ski à Paris », « On peut se revoir mais on ne sait jamais comment se termine les histoires », etc. Pas très encourageant pour lui donc. Lui de son côté a ajouté : « Je n’ai même pas de photos de nous… » et « il n’y a que les montagnes qui ne se rencontrent pas ». Une fois rentrée de vacances, sentant qu’il pourrait éventuellement s’attacher à moi, je lui ai donné de mes nouvelles. Mais, de son  côté, après m’avoir fait plusieurs déclarations d’amour dans ses mails, s’est fait de plus en plus distant, jusqu’à ne plus donner de nouvelles. C’est à ce moment là que je lui ai envoyé un mail d’une rare violence. J’avais le sentiment d’avoir été, à nouveau, trahie. Je ne comprenais pas pourquoi il avait tant tenu à me dire tout ce qu’il m’a dit alors qu’il ne voulait pas donner de suite à ce début d’histoire. Avec ce mail violent et acrimonieux, j’ai précipité la rupture.

       

      Curieusement, je précipite aussi les ruptures lorsqu’un homme s’attache à moi et se montre de plus en plus présent.  Bref, je deviens agressive quand l’homme s’éloigne et je le quitte quand il veut construire quelque chose. 

      Tout cela remonte à mon enfance. Ma mère est dépressive depuis ma naissance. Elle ne s’est jamais vraiment occupée de ses enfants et, encore maintenant, ce sont ses enfants qui s’occupent d’elle. Mon père nous a laissé gérer seuls cette situation. Il a préféré fuir jusqu’à ce que ma mère demande le divorce. Adolescente, j’ai vécu quelques années avec lui. Il n’était pas là. Il travaillait beaucoup et rentrait tard le soir. A 13 ans, je passais aussi tous les WE seule sans pouvoir le contacter puisqu’il ne voulait pas que je sache qu’il avait rencontré une autre personne. Ce que, bien sûr, j’avais compris.

       

      Voilà. Aujourd’hui, j’en veux terriblement à mes parents. Et cette colère ne fait que monter avec les années. Ces abandons répétés ont laissé des traces qu’il me sera bien difficile d’effacer.  

       

    • Oui, ces histoires sont belles et terribles. Et fatiguantes.

      Toutefois, souvenez-vous, votre rencontre avec l’autre, votre attirance l’un pour l’autre n’avaient rien de « magique ». Réduire cet amour à ce qui vous est le plus résonnant n’est que l’alibi qui alimente votre syndrome d’abandonnisme mutuel.

      L’amour ne s’explique pas, et c’est heureux (désolé pour certains psys!). En débusquer les mauvaises raisons ne veut pas forcément dire qu’il n’en reste aucune de bonne.

      Les seules questions sont: « l’autre est-il capable d’entendre que vous l’aimez comme un homme, tout simplement? Avec ses errances et ses imperfections ». « En est-il de même pour vous? ».

      Assainir, pacifier, admettre que ce n’est pas toujours beau, absolu, voire terrible… C’est peut-être ça l’amour…

      Sortir de cette spirale infernale ne pourra se faire sans l’aide de professionnels. Vous n’êtes ni son psy, ni sa mère (sa fille, que sais-je?) et c’est pareil pour lui. Donnez-vous une vraie chance, vous ne seriez pas dans ces affres autrement.

      L’abandonner ne vous reconstruira pas pour autant, ce ne sera que partie remise. Pour vous. Et c’est bien vous l’important dans tout ça, n’est-ce pas?

      Et s’il ne reste aucune bonne raison à votre amour, alors votre séparation se fera sans heurt, naturellement. Ça fait peur, hein? Ssssssssssss!

      Courage, vous avez tout en vous!

  184. Bonjour tout le monde,Je suis une jeune femme de 22ans et abandonnique. Je viens de découvrir ce terme hier après avoir regardé une émission sur une meurtrière qui avait la peur d’être abandonnée. C’est horrible à dire mais je me suis retrouvée à travers elle. Ainsi tel est le problème ou les problèmes de mon entière existence. J’ai toujours su que j’avais des problèmes lié à la psychologie. Mais enfin je découvre le terme. J’ai toujours pensé que c’était telle ou telle chose… et là enfin un mot un seul résume toute ma vie entière. Abandonnique. Je me retrouve parfaitement dans l’article et dans vos témoignages. Chaque phrase résume parfaitement et en détail toute ma vie. J’ai une haine profonde pour ma mère qui m’a tout volé ! volé mon enfance et volé ma vie entière car à cause d’elle j’ai l’impression que ma vie ne débutera jamais ! je ne vis pas, je survis. Elle ne m’a jamais aimé toujours détestée. Elle était jalouse de moi par rapport à mon père. Dès que qqn de son entourage me trouvait des compliments elle ne le supportait pas. Elle m’a toujours humiliée voite même tuée de l’intérieur avec ses phrases assassines. A 16ans je me faisais taper dessus par mon petit copain, avec qui j’aimais être car il était le seul à s’intéresser à moi à vouloir me donner un peu de bonheur malheureusement lui aussi devait avoir des probleme psychologiques, et après m’avoir emmenée au commissariat pour porter plainte un jour où je n’avais pas pu cacher ses coups, elle m’a dit : IL AURAIT DU TE TUER ! TE VIOLER TE TUER ET JETER TON CADAVRE DANS UN FOSSE ! Là où j’avais plus que besoin d’une mère protectrice voila qu’elle me tuait encore une fois ! Effectivement je ne méritais tellement rien de bien que j’aurais du etre violée et mourir. Elle m’a toujours traitée de tous les noms, dit que je n’étais qu’une putain et rien de plus. J’ai toute mon enfance voulu me suicider. Et mon père qui ne s’occupait pas de moi ! Je les ai toujours vu se battre. Enfin ELLE le battre. Lui ne la tapait pas, il subissait ses coups et ses humiliations quotidiennes 24h/24. Et quand elle s’en prenait à moi il n’a jamais eu les COUILLES pour lui dire STOP ELLE TU NE LA TOUCHE PAS CEST MA FILLE TU NE LA TOUCHE PAS ! jamais personne ne m’a protégée d’elle. Je souffrais au point de vouloir mourir mourir mourir mourir. Je ne comprenais pas pourquoi elle me détestait autant et me faisais payer le fait d’etre au monde. Je n’avais rien demandé. Ma seule faute était de respirer et ainsi de vivre. Voila je suis fautive que de ca, d’être en vie. Elle me haïssait plus je grandissais plus je devenais femme. Elle détestait, ma soeur aussi et la maltraitée également. En revanche notre frère c’était dieu sur terre ! Et lui nous tourmentait également et malheureusement c’était toujours sur nous que les coups tombaient et les insultes ! Pourquoi lui et pas moi ? Parce que je suis née « fille » ? et lui « garçon » ? J’ai l’impression de n’exister pour personne. Je voudrais juste être tout pour qqn. Juste une seule fois car je n’ai jamais rien était pour personne ! j’aimerais passer avant tout pour une seule personne car je suis toujours passée après tout pour tout le monde ! Le reste de la terre passait avant moi pour ma mère parce que tout était capable d’être aimé sauf moi je n’en était pas capable. Mon père ne me protégeait de rien il ne savait jouer son role de père protecteur parce que « son dieu l’en interdisait ». « Dieu ne veut pas si » « dieu ne veut pas ca »  » cest pas bien de faire ca »  » je ne peux faire ca car dieu dit…. »  » dieu dit….. ». Enfin de compte dieu passait avant moi. Ma soeur est partie quand j’était très jeune elle a fuit, du coup tout m’est retombée dessus fois double ! La seule qui pouvait me comprendre. J’étais seule face à eux. Plein d’innombrables choses se sont passées ! Jusqu’au jour où j’ai fuit moi aussi. Après avoir supplié mon père de la quitter afin qu’on se prenne un appartement tous les deux parce que de toute facon cette femme et son fils ne nous aimaient pas tous les 2. Il n’a jamais voulu a cause de son dieu ! j’ai fini par prendre un studio et je travaillais après les cours pour payer ce loyer. J’ai finalement du le quitter et là encore un abandon ! L’homme avec qui j’étais ne m’a pas aidée ! Moi qui lui payait son loyer en plus du mien parce qu’il était trop paresseux pour aller travailler. moi qui lui payer ses courses. moi qui lui payait les courses de sa fille ! au final lui payait tout a son ex parce quelle « était la mère de son enfant » et qu’elle ne voulait que s’amuser et dilapidait ses sous en boite et sorties ! moi je n’étais rien !  elle était tout alors qu’elle l’avait trompée ! moi qui faisait tout pour lui je n’était rien ! je l’ai aidé et aidé et aidé ! et lui ne ma pas aidé ! il ne m’a jamais prise dans son appartement lorsque moi j’ai du rendre le mien. il m’a abandonné comme une merde j’ai du me débrouiller toute seule et aller vivre chez des étrangers ! Puis je suis allé vivre chez ma cousine après plusieurs mois de galère. Là pareil pour l’aider elle aussi. Son ex compagnon la battait, elle l’avait quitté mais il l’harcelait et souhaitait la tuer ! c’etait un fanatique un musulman radical ou je ne sais pas cmt on dit. Là on a vécu un cauchemard. Tout le monde l’abandonnait parce qu’elle les mettait en danger. tous ceux qui essayaient de l’aider, lui (le fou) leur faisaient peur afin qu’ils la laissent tomber et qu’elle soit plus faible. Je ne l’ai jamais fait. J’ai subi les menaces la peur au ventre du matin jusquau soir, de vivre les volets fermés, d’etre suivie toute la journée et le soir recevoir un message me racontant tout mon emploi du temps. Il a fini par séquestrer le nouveau petit copain de ma cousine et le menacait avec un flingue. Elle et moi on a failli quitter la France. Tout le monde me disait de la laisser. Mais jamais je ne l’aurais fait ! je ne voulais pas quitter la france je ne voulais pas gacher ma vie mais je savais ce qu’était d’etre abandonnée et elle souffrait trop. Alors je me refusais de la laisser. J’étais prete a tout pour elle ! sauf qu’un beau jour elle m’a abandonnée ! moi qui vivait un enfer pour elle. elle est parti s’installer chez son nouveau petit copain me laissant moi seule et sans logement…… moi qui avait tout fait pr elle ! ca été trop ! j’ai du vivre chez mon tout nouveau petit copain (ca ne faisait que 3 semaines quon venait de se rencontrer). Là je pense etre tombée en dépression dont je n’arrive pas a me sortir. Ma vie était pourrie. tout le monde m’a abandonnée ! tout le monde ! je ne voulais pas vivre chez mon nouveau copain. je ne le connaissais pas assez. ca me faisait peur. Et puis finalement je l’ai aimé et un jour il m’a trahit !!!!!!!! il avait repris contact avec son ex qui ne cherchait qu’à le récupérer. Il l’aimait encore. ca été trop ! j’ai cru mourir de l’intérieur !!!!!!!!!!! j’étais morte !!!!! j’ai découvert tous ses mensonges !!!!!!!! il était la seule et unique dernière personne qui me restait dans ma vie et lui ne s’en souciait !  je me suis sentie trop nulle ! trop nulle! trop nulle pour etre aimée! voila pourquoi il se retournait vers son ex ! qui l’avait trompé. je voulais mourirrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! ce sentiment était de trop ! mélangé à tous les autres !!!! je ne méritais rien je ne voulais que mourir et sortir de cette vie de souffrances là où personne ne m’aimait ! Aujourd’hui nous sommes toujours ensemble 5ca fait plus d’1an) mais je n’arrive pas à oublier. Je suis devenue parano. J’ai si peur de le perdre, qu’il m’abandonne. Je suis méchante et agressive lorsque je sens un danger ou que je commence a le perdre. Je le pousse a partir. Je suis éxécrable, insupportable. Je suis une enfant. Une minute tout va bien et la minute d’après tout va mal !!!! et chacunes de nos disputes il me voit pleurer pleurer pleurer pleurer pleurer sans pouvoir m’arreter. Et il ne comprend pas. Mais en fait je ne pleure pas pour la dispute mais je pleure parce qu’à chaque fois je me rend compte que je suis trop nulle et pas aimable, que jamais personne ne pourra m’aimer car je suis trop nulle et je souhaite toujours ma mort. Je ne mérite rien!!!!!! De plus quand on se dispute il devient comme ma mère. Il devient méchant et humiliant avec des phrases assassines lui aussi !!! Je sais que j’ai un gros problèeme j’aimerais mourir ou guérir. Sortir de ce monde qui n’est pas le mien. Je n’ai pas d’ami. pas de famille. Et bientot je n’aurais plus de petit ami. Je serai seule et abandonnée de tous. Aors que le problème vient de l’intérieur de ma tête ! Je déteste ma mère qui m’a tout pris ! c’est à cause d’elle si aujourd’hui j’en suis à la !!! si aujourd’hui je n’arrive pas à vivre !!!!!!!!!! Comme je le demande souvent à dieu : j’aimerais ne pas exister, ne rien être, disparaitre. Dieu lui même ne m’aime pas je crois.

  185. Bonjour,

    Je voulais savoir comment on pouvait se faire diagnostiquer abandonnique. Franchement cela m’aiderai vraiment de le savoir. Je n’étais pas désirée et suis née malgré tout et ce sentiment ma mère me l’a transmis. Ayant eu 3 filles avant moi, mon père espérait enfin un garçon et hop; pas de bol; ma mère en a bcp bavé déjà pendant la grossesse se faisant traiter de (putain) par ma grand-mère paternelle laquelle vivait dans la même maison. Je n’étais pas une enfant facile peut-être; timide, obèse, et se faisant battre par sa propre mère et rabaisser, je ne comprenais pas ce que je faisais là. Je vais bientôt avoir 40 ans et vis avec une dépression à peu près tous les 2 ans et plus récemment cela se produit de plus en plus tous les ans en général à la fin de l’hiver et peut durer jusqu’à 4 à 5 mois jusqu’à ce que je ressente des améliorations. En ce moment je suis de nouveau en plein dedans et pourtant par rapport à bcp de personnes que je connais ou côtoie ( je suis assistante de vie aux familles depuis 3 ans); je devrais justement ne pas me trouver dans cette situation à chaque fois. Je suis mariée depuis 13 ans avec un homme respectueux et nous avons une fille de 7 ans1/2. J’ai bien pris conscience qu’en me mariant à un militaire de carrière ce ne serait pas facile et d’élever pratiquement seule notre fille, ne le serait pas non plus, malgré mes dépressions qui avaient commencé pour la 1ère fois à mes 15 ans, et malgré mes antidépresseurs, calmants et antiépileptiques thymorégulateurs que je prend régulièrement depuis à peu près 15 ans, mes phases dépressives continuent. J’ai déjà été hospitalisée en psychiatrie pendant 7 mois; ma fille n’avait que 2 ans et vivait chez mes parents, mon mari avait faillit divorcer; se sentant inutile et lui-même abandonné, j’ai tjrs réussi à me remettre mais la souffrance morale dans laquelle je vis, m’épuise et je culpabilise en même temps de ne pas pouvoir sortir de ce calvaire une fois pour toute, pour ma fille, mon mari et Dieu sait combien je les aime, je prie tjrs encore pour que cela s’arrête un jour. Qui dois-je voir comme spécialiste, si quelqu’un avait la réponse je lui en serait reconnaissante. Merci d’avance

  186. Merci à vous deux pour vos réponses!

    Malheureusement, mon compagnon l’a appris il y a peu et  il n’arrive pas à comprendre que je peux avoir un problème à ce niveau-là. Vous connaissez la chanson « oui mais c’est pas parce que ton père t’a abandonné et que tu ne t’entends pas avec ta famille que je peux pas t’apporter ce que t’as jamais eu ou que je vais te quitter »! Mon abandonisme en ce moment occulte même mes sentiments envers lui, je suis un peu prise de panique à l’idée de mariage et je redoute de ne « plaire » qu’à une seule personne, je le repousse, deviens agressive dans mes propros, toutes mes émotions que j’ai longtemps refoulé, laissé glisser, font surface avec une puissance exponnentielle.

    Malheureusement, quelqu’un qui n’a pas eu de souffrance pendant son enfance ne peut imaginer la souffrance ressentie… Et de plus si lui, n’a jamais vraiment coupé le cordon et a besoin des conseils de ses parents pour tous ses choix.

    Nous devons rendre un papier pour officialiser le mariage cette semaine et il est fort à parier que notre couple n’existera plus la semaine prochaine…

     Merci et courage à nous tous et toutes!

  187. Prenez vous en main. Jusqu’à son dernier souffle on peut se soigner. Pour le vouloir, il faut une grande force de caractère et beaucoup de courage. Allez voir un ou une thérapeute spécialiste des troubles borderlines ou de l’abandon. Ce n’est pas facile mais vous vous sentirez beaucoup mieux petit à petit.

  188. bonjour!

    Ton témoignage me touche, puisque j ai eu sensiblement la même vie familiale. Père absent, mère trés peu aimante, élévée par mes grands parents dont ma grand mère était maltraitante! Bref! Aujourd’hui , j ai 29 ans , toujours pas de relation amoureuses stables(je suis en couple tout de même…mais bon…je me protège de l ‘attachement, comme d’habitude) malgré une multiplicité des tentatives, soit je met en échec les relations, soit je m ‘arrange pour tomber sur des « dingues » et je me sens obligée de partir! Je me retrouve beaucoup dans la description de tes angoisses, boulimies imtempestives depuis des années… et un manque certain de confiance en moi, même si j ai un besoin vital de séduire et d’être rassurée, par mes exs en autres (souvent quand je suis en couple dailleurs!).Je pense que l ‘on a bien compris l ‘origine de nos souffrances et les consequences dans notre vie d ‘adulte mais il ne faut pas perdre espoir! Le combat continue et la prise de conscience et donc le recul sur ce caractere abandonnique, doit nous aider a affronter les obstacles qui se dressent devant nous! Je n ai pas vraiment de conseils a donner mais juste peut être une petite clefs qui m ‘aide parfois: se dire que ce n est que notre enfant interieur bléssé qui parle et pas nous en tant qu’adultes et que même si celui ci ce manifeste souvent et qu’il faut prendre en consideration sa souffrance, ce n ‘est pas une raison pour le laisser agir a norte place et payer les conséquence douloureuse d ‘un passé que l ‘on n’ a pas choisit. L ‘autoconditionnement m’aide parfois!  je te souhaite pleins de courages et une vie heureuse!!!

    • Bonjour a toutes et tous.

      Je vous donne mon témoignage.

      Je suis un homme de 43 ans.

      Pour résumé mon enfance : j’ai été élevé par une mère qui oscillait en permanence entre indiférence et méchanceté. Elle nous a toujours dit « je ne voulais pas d’enfants, vous êtes nuls et je ne vous aime pas ». Elle frappais aussi parfois sans que l’on sache vraiment pourquoi. Mais les mots ont fait plus de mal que les coups.

      Mon père était aimant, mais absent à cause de son travail.

      Je n’ai donc pas vraiment été élevé. J’ai grandi comme j’ai pu.

      A 13 ans ma mère est partie car nous (mon père, et mon frère) lui gachions la vie.
      Elle à retrouver un travail chez médcin du monde pour « aider les gens ».

      Bon, on c’est débrouillé sans elle, ce qui était mieux au final. Il vaut mieux partir que passer son temps à faire du chantage « vous verrez un jour je partirais ». Plus de chantage = plus d’angoisses quotidienne.

      Mais après tout ça, je me sentait seul, laid, pas aimable…

      Je refusais de m’engager – si on m’as dit « je t’aime » je partais systématiquement sans réfléchir.
      Quand on me disait, « tu est séduisant », j’avais le sentiment qu’on se moquait de moi et qu’on voulait me manipuler.
      Lorsque j’avais besoin d’être rasssurer, je coupais le téléphone et m’isolais de tous.
      Bien sûr je ne donnait aucune tendresse et la refusait si on voulait m’en donner.
      Le sexe ne m’intéressais pas non plus…. je voulais « être compris »… encore plus qu’être aimer (car ça de toutes façon je ne croyais pas que c’était possible).
      Quand au job, dès que je commencais à avoir la confiance de mes employeurs, je sabotait tout… et pour ceux qui ne m’ont pas viré, j’ai démissionné.

      Pas glop hein !

      Bon, d’échecs en ratages j’ai commencé une analyse vers l’âge de 27 ans.
      On a d’abords mis des mots sur ce qui faisait mal, sur ce qui me faisait peur, sur la douleur très vieille de l’enfance avec une mère folle… je me suis rendu compte aussi que mon père ne m’avait jamais laché contrairement à ce que je croyais quand j’était petit… je me suis réconcillier avec lui.
      J’ai pas mal pleuré, mais c’était libérateur, allégeant. Ca n’était pas destructeur, au contraire.

      Bien sûr j’ai mis à l’épreuve mon analyste (une femme très douce). J’ai raté des rendez vous, ou ne suis pas venu sans prévenir ni mexcuser. Mais elle ne m’as jamais lâché, jamais rien repproché, elle avait confiance… Elle m’as donné de la confiance… de façon presque indéfectible, car il fallait tout de même analyser les rdv manqués, les abscences, etc.

      Je me rappel d’une séance autour d’un soucis avec mon travail… je pensais me faire virer une fois de plus, mais le boss à été compréhensif sur une erreur que j’avais faite : « quand les gens ne sont pas des salauds avec vous, vous avez du mal à y croire… car vous n’avez pas l’habitude ».

      Petit à petit j’ai grandi, accepter que tout le monde ne soit pas « dangereux pour moi ». Accepter de faire confiance, de donner, et de ne pas tout attendre.

      Il y a un bémol tout de même : la dernière femme de ma vie m’as trompé (réelement, ça n’était pas une peur de ma part, ni un truc que j’ai provoqué)… et là ça m’as re-pêter à la tronche, c’est trop violent pour moi. Mal à en crever. Je ne sais pas gérer l’infidélité réelle, alors que la supposée, je n’y pense même plus.

      Avec beaucoup de paroles, avec beaucoup de violence verbale de ma part, j’ai finnallement pardonné… mais elle à recommencé… en me disant que j’était l’homme de sa vie malgrès tout, mais qu’elle ne controlais pas ses pulsions quand elle se sentait seule…

      Cette fois çi, je n’ai pas pardonné. J’ai appris depuis, que depuis son divorce il y 10 ans, elle reproduit la même chose avec touts les hommes qui traversent sa vie. Elle s’enflamme, elle promet, elle se lasse, et elle cherche un meilleur « prince charmant ».

      J’ai revue une psy pour savoir comment gérer : en gros me calmer, et passer à autre chose. Et aussi pour me demander si j’avais été responsable de ça… ben non !

      Bref, l’abandonnisme, on s’en remet, mais ça laisse tout de même des fragilités si les gens mentent et trompent REELEMENT. Et non plus supposément.

      Laurent

  189. Bonjour,
    Je vous conseille de consulter un kinésiologue , ça vous aidera à traiter vos traumatismes et à  » reformater » le cerveau, pour apprendre à vous aimez, à vous valoriser et avoir la joie de vivre.
    Courage
    Votre vie est précieuse

  190. bonjour megane, comment vas tu ? j’ai lu ton commentaire qui m’a touchée, pour pleins de raisons,  je suis désolée pour toi. J’ai bien sur envie de te dire de te rassurer, que ce n’est pas de ta faute, que les adultes sont des petits enfants parfois et que quand ils sont parents eux meme ca peut devenir très complexe… pour tout le monde ! Apaise toi, détend toi,

    comment réparer un sentiment d’angoisse aussi archaique… je ne sais pas moi meme comment faire…mais je pense que si on ne peut pas vraiment le réparer on peut prendre conscience que parfois on commence à déconner et qu’on devrait faire autre chose que flipper en boucle, on peut en prendre conscience et le gérer…

    quand ca devient dur, j’ai l’impression qu’il faut se faire plaisir et pour ca  tout ce qui ne nous met pas en danger et nosu fait du bien est bon, cumuler des expériences positives quand on sent que ca monte…désamorcer en prenant soin de nous meme, parceque rellement personne ne peut faire ca mieux que nous meme… etre son propre parent bienveillant et bienfaiteur 

    je te souhaite de réussir à chasser les tristesses et peurs fantomes qui hantent ta chambre d’enfant, elles n’ont de réel que le ressenti qui continue à te détruire, souffle sur tes peurs, rie plus fort qu’elles, ouvre la fenetre fais entrer le soleil, appelle une amie, sors avec elle, demande lui de prendre soin de toi, les filles sont expertes en maternage et c’est de cela dont tu as besoins si tu te sens fragile au plus haut point !

    courage, et douceur pour toi 

    :-)

    une soeur de souffrance…

  191. Bonjour,  votre temoignage m a bcp touchee. Je me suis reconnue dans le comportement de votre ex. Mon compagnon et moi venons de nous marier et mamheureusement je continue a avoir des comportements inadequats. Des qu il n’est pas la je sors et je me saoule jusqu’à oublier ce que je fais. Je fais des betises (dragues et tromperie) mais je lui ments, je me sent coupable et j ai peur qu il parte mais je continue a faire des  crises ou je lui dis qu il dois changer, qu il a des problemes ( il boit bcp). Lui a fait des demarches pour aller mieux.  Moi je crois tjs que je n en ai pas besoin que j y arriverai seule. Mai les crises recommence. La derniere fois il y a qq jours il etait parti et je me suis saoulee a un anniversaire,  je ne me souviens pas de la soiree juste que je me suis reveillee ds mon litavec un homme. Pas cool.. ca il ne le sait pas j ai trop peur de le perdre. Mais juste mon comportement de ce soir la c etait trop. Il m a dis que je devais faire qq chose sinon il demanderais le divorce.. j ai peur de pas y arriver..

  192. Par curiosité, suivez-vous un traitement thérapeutique? Est-ce bénéfique? En quoi consiste-t-il?

    Malheureusement, financièrement je pense qu’il est incapable pour moi de me « soigner » bien que je commence à en sentir le besoin. Depuis que j’ai découvert que mes angoisses avaient tous un problème commun et que celui-ci portait un nom, j’accuse le coup et j’ai peur de devenir ingérable car mon agressivité verbale accroît…

  193. Bonjour.
    J' ai perdu mon père à 9 ans Mes parents étaient séparés et j' ai eu une enfance chez mes gentils grands,parents avec ma mère.
    A 22 ans j' ai épousé qqun de,42 ans avec lequel j' ai été mariée 42 ans 
    Je viens de perdre ce mari ( et une sorte de père, car évidemment,choisir qqun de,plus âgé n' est pas dû au hasard....)
    Il est décédé d' une horrible façon en 6 mois d' un glioblastome( tumeur cérébrale qui rend à p h à s i q u e. , à moitié aveugle et hemi p l é g i q u e.
    Mais le cauchemar à été précédé avec ma fille, problème mental affectif et violences deux ans avant.
    Mon mari et moi avons souffert déjà....ça n' a rien arrangé.
    Je me retrouve sans moyen de transport,ma fille ne conduit pas non plus.
    Le plus aberrant est que ma belle famille me laisse en plan du jour au lendemain....trois mois sans signe de vie hormis une belle soeur....
    Être veuve, ça répugne? Le fait que ma,fille soit chez,nous  sans emploi et internée trois mois, celà contribuerait t il à une marginalisation?
    Je suis étonnée...même ma gentille voisine me regarde autrement.
    Et ce n' est pas une impression.
    Ma nièce me parle sans ménagement.
    Je suis choquée,dépasséd.....
    J' ai eu des crises angoissés très fortes depuis novembre.
    Mon beau frère,austère, à refusé d' assister au départ de son frère malade: il a fui sa mort, me laissant seule avec lui.
    Est normal?
    Mon mari était très aimé.
  194. Bonjour , j’ai 19 ans et voilà cela fait 5 mois que je suis avec un garçon qui m’est parfait(meme dans ses imperfections bien sur) j’avais l’impression qu’on était les plus forts du monde que rien ne pourrait nous détruire ,etce n’tait pas uniquement de la passion parce que j’aimais quand on se contentait de trainer et de papoter, tellement complices. Faisant de la musique il est partit jouer à létranger pendant 10jours , et il y a une semaine de ça , il m’a manqué j’étais folle de le savoir loin et le detestait quand il ne me répondait pas , persuadée qu’il m’oublié . Je me disais que je l’aimais comme une damnée et que  jamais il ne m’aimerait autant , et s’en suivait des crises de larmes dans mon lit , à me dire qu’il irait mieux avec une autre , ou que cette meilleure amie dont il aime toutes les photos , serait bien mieux pour lui . J’ai attendu son retour avec impatience quand ça était le cas ce n’téait pas aussi fort que je l’espérais , surement le fantasme des retrouvailles, la nuit il a dormit avec  son oreiller , je l’escusait parcequ’il etait épuisé mais je me sentais abandonnée dans mon coin et je ruminais encore et encore  ,le matin  je lui ai dit que je pensais qu’il était possible je l’aime toute ma vie , bien sur c’était hypothétique et dans le cadre où ca serait magique mais j’avais parfaitement conscience que c’est faire des plans sur la comette . il ne m’a pas répondu et s’est contenté de me serrer dans ses bras . Le jour qui a suivi je suis allée le chercher à son travaille (il a 23 ans) , et je ne sais je me suis mise à réfléchir  »pourquoi ce n’est pas aussi fort quand je l’embrasse pourquoi si pourquoi ça » je voulais qu’on dorme ensemble il devait rentrer raconter son séjour à sa maman, je le cachais mais j’étais decue  , et le lendemain matin je me reveille une boule au coeur , oppressée je me mets à paniquer , ca ne va pas je panique « si ca trouve je l’aime plus etc.. mais une semaine auparavant j’en étais folle et en parlais comme on en parle quand on aime quelqu’un c’est à dire qu’on le voit ans toutes les conversations . Je suis allée voir le généraliste qui m’a prescrit du xanax quand il a vu le stade de fatigue que j’avais atteind ,et m’a conseillé un psychiatre , mon rdv a lieu dans une semaine mais je ne supporte pas cette situation , une semaine c’est long et j’ai envie de disparaitre pour ne plus ressentir tout ça . En sortant du médecin je suis passée devant un restau où nous avions passé une soirée merveilleuse et je me suis mise à pleurer , comme si il n’était plus là , comme si il m’avait quitté , alors que c’est moi qui me pose des questions et voit tout en noir comme si je cherchais à ce qu’il m’abandonne ,ou à ce que je l’abandonne .

    J’avais déjà ressentie cette angoisse quand j’étais petite( et l’année dernière quand j’ai eu peur d’étre enceinte et que je n’en avais parlé à personne ) , il faut dire que j’ai une histoire familliale un peu compliquée , depuis bébé je n’ai vu que des disputes entre mes parents , les bols qui volaient en l’air , et les nuits à dormir dans la voiture ou à l’hotel avec mes deux frères et ma soeur pour fuire mon père , qui frappait ma mère , tout ça ponctué par des déménagements tout les deux ans , ou on est arraché à l’endroit et aux gens que l’on a apprit à connaitre .Mon père partait en mission militaire régulièrement et j’étais habituée à ne pas le voir , je ne dois avoir que 1 souvenir joyeux avec lui tout le reste n’est que crise où il me hurlait dessus ( aujourd’hui je chercher sa reconnaissance meme si je sais qu’il est profondément egoiste ) .

    En revenant d’Afrique mes parents divorcent , ( ca mettre 6 ans ) et durant cette periode j’ai des idées noires , je m’enfonce la tete dans l’oreiller jusqu’à ne plus pouvoir respirer , je veux disparaitre , et je demande en permanence à ma mère si elle m’aime . J’ai arrêté de lui demander depuis ces années , mais ma maman n’a pas de vie sociable et dès que je lui en parle et qu’on se dispute je pleure des nuits entière dans mon lit en me disant qu’elle ne m’aime pas , je pense que ma mère ne m’aime pas . A part dans des situtations comme celle ci où je pleure et ne mange plus je n’ai plus gout à rien dans la vie , je ne sais pas si c’est inconsciemment toutes les souffrances que j’ai emmagasiné qui me font penser que je n’aime plus mon copain , dont j’étais folle avant qu’il parte ( à la fin de son séjour je m’habituais à son absence je me suis toujours habituée à l’absence des autres , du moins je crois ), ou si c’est le fait que j’ai l’impression de ne plus aimer mon copain qui me met dans cet état , il est ma seule chose postive , et jamais été heureuse, profondément , dans ma vie mais depuis qu’il en fait partit si , pourquoi je veux l’en chasser alors ? Nous avons fait l’amour il y a deux jours , et je ne ressentais rien je voulais juste qu’il s’en aille , j’avais envie de pleurer .Mais d’un coté je n’ai envie de rien sauf de dormir , je n’ai envie de rien , ni de manger ni de voir des amis , de rien. 

    J’ai conscience que mon témoignage est long et décousu , je m’en escuse mais est ce que quelqu’un pourrait m’aider ? Mes proches me disent de me centrer sur moi mais je n’en ai pas envie , je ne travaille meme plus , alors que je dois valider mon année de biologie pour retourner en médecine ( ça aussi c’était dur ) . 

  195. Bonjour je suis d’origine brésilienne et  j’ai etais adopté à mes un an au Brésil donc je ne connais pas ma vrai mère et souffre d’un problème d’identité,j’ai actuellement 23 ans et tout le long de ma vie j’ai etais inconstente au niveau affectif je rejeté l’amour de mes parents adoptif je leur ai fais du mal que ce sois verbalement ou physiquement pourtant je les aime tellement fort je n’ai jamais eu vraiment d’amis et qu’en j’en avais j’etais méchante avec eux en amour n’en parlons pas un désastre total dès que cette relation s’installer dans le sérieux j’y metter un terme direct  en préfférant faire soufrire les autres avant que moi je ne souffre actuellement cela fais 4 mois que je suis en couple avec une personne merveilleuse qui me fais aller au plus loin de moi même avec qui j’ai des projets d’avenir  je doute sans cesse mais elle me rassure jusqu’a aujourd’hui ou elle doit effectuer un satge de 3mois pour ses études à l’étrangé et là..c’est le drame je suis en panique total  et recommence je suis désagréable méchante et la pousse à bout jusqu’a lui dire des choses que je ne pense pas .Je m’imagine tout un tas de chose qu’elle puisse me trompé et qu’a son retour elle ne veille plus de moi …LA trahison et l’abandon j’en ai peur .C’est un véritable cauchemard qui m’empêche de vivre sereinement je n’en dort plus et j’ai du mal a avancé dans ma vie professionnel j’ai besoin d’aide mais j’ai vu tellement de psy que maintenant j’ai pas confiance en eux …j’aimerais que l’on me sorte de cette enfer car c’est invivable et pour moi le mot vie n’à plus de raison de vivre pour moi je suis dans une impasse et je sens que je lache prise aider moi !

  196. bonjour gilles,votre témoignage m’inquiète!! C’est à la suite d’une lecture « changer…en mieux » de M. Lejoyeux que j’ai pris conscience que je devais souffrir de cette névrose qu’est l’abondonnisme. Avec une volonté effreinée de changer (car envie de séreinité et de bonheur simple) , j’étais décidée à reprendre une thérapie. Mais après vous avoir lu, est-ce utile?? Le médecin cité ci-dessus préconise l’écriture quotidienne. Il semblerait que vous vous y soyez mis! Je vais y réfléchir. je vous souhaite le meilleur des changements.

  197. Conseils, solutions ?

    Bonjour,

    J’ai lu l’entièreté de l’article et nombre de vos commentaires car la névrose d’abandon est un sujet qui me touche directement. Je n’en souffre pas (je me reconnais dans de nombreux symptômes, certes…) mais ma petite amie si. Nous nous sommes rencontrés il y a quelques mois et depuis, nous avons très vite commencé à nous fréquenter. Seul hic, nous sommes dans une relation à distance et ne pouvons nous voir que très rarement. Ainsi, la plupart de nos échanges se font grâce au net.

    Elle m’avait mis au courant de sa névrose dès le début en me prévenant que malgré elle, elle me pousserait à bout et me détruirait. Je ne l’ai pas crue et me suis à peine renseigné sur le sujet car à cette époque, tout fonctionnait à merveille entre nous. Depuis, les choses ont quelque peu changées: elle a changé de comportement, se montre beaucoup plus aggressive et irritable. Pire, elle m’ignore complètement ou semble chercher à m’éviter, ce qui me blesse énormément. Je l’aime sincèrement et pour elle, j’endure tout ça en faisant mon maximum pour ne pas m’emporter tout en lui rappelant à quel point je tiens à elle et que rien ne changera cela. Vous concevrez que vivre à quelques centaines de kilomètres d’elle ne me facilite pas la tâche, et j’ai peur que cette distance m’empêche de lui apporter la stabilité, la sécurité et la demonstration d’affection dont elle a besoin. Pour l’instant les choses vont à peu près bien, mis à part que je suis souvent très stressé par la situation et que nous nous disputons plus souvent qu’auparavant. Je n’ai pas l’intention de laisser tomber comme ses précédents partenaires car souffrant moi-même de certains désordre, elle m’a énormément aidé et a apporté un rayon de soleil dans mon quotidien et aujourd’hui, au nom de mes sentiments pour elle, je souhaite pouvoir l’aider à mon tour pour qu’ensemble, nous puissions bâtir quelque chose de notre relation.

    Nous sommes encore jeunes (on approche de nos dix-neuf ans) et j’avoue avoir été interpellé par deux choses dans vos témoignages: votre âge et la fatalité de ce problème. Bon nombre d’entre vous êtes beaucoup plus âgés qu’elle et je constate que vous souffrez au quotidien de ce problème, même après tant d’années, sans qu’il ne semble y avoir d’issues. Est-il possible d’en « guérir » définitivement ? Parviendrais-je à chasser ses craintes et à balayer ses doutes sur ce que je ressens pour elle, tout en lui apportant le climat dont elle a besoin ? Et enfin, que puis-je faire de plus pour elle ? Je m’adresse à vous qui pour la plupart souffrez de cette névrose: y a-t-il moyen de lui faire comprendre que je ne souhaite pas être une simple histoire dans sa vie et faire en sorte qu’elle ne doute plus de moi ? Que cherche-t-elle de plus de par son comportement car celle-ci refuse bien souvent de me dire clairement ce qui ne va pas, je la reconnais d’ailleurs dans le passage mentionnant que la personne abandonnique cherche à être deviné…

    Merci de vos réponses, j’espère qu’elle pourront m’apporter des éclaircissements afin que je sache à quoi m’attendre et comme aborder l’avenir !

  198. Bonsoir,

    ça n’est pas impossible d’arrêter le flot de ces pensées négatives. J’ai 34 ans, 14 ans de psy(chiatrie), car j’ai compris très tôt que j’avais un problème avec les hommes, mon père étant violent avec nous, sa famille, ma mère et mes frères et soeurs. Je n’ai eu de cesse de lutter toute ma vie durant, de trouver le moyen de me sortir des galères où je me mettais (amoureusement, amicalement parlant, professionnellement et physiquement, et même spirituellement) et de ne pas retomber dans les schémas familiaux difficiles, relationnels, les séquelles de mon enfance … je les connaissais intellectuellement mais j’étais incapable d’avoir une prise sur ces pulsions, à moins d’un effort immense mais aujourd’hui je commence à peine à comprendre ce qui se passe en moi, grâce à l’intégration progressive de ces informations nouvelles pour moi: qu’est-ce que le syndrôme de l’abandon et surtout comment se soigne-t-il. Je ne peux plus retourner voir de psy je n’en peux plus d’en avoir rencontré tant qui n’aient pas réussi à poser ce diagnostic sur mon cas. La dernière m’a conseillé une psychanalyse car « elle ne pouvait plus rien faire pour moi ». Bon. Mais j’en ai marre et je décide de faire ce travail seule car de toute façon le psy est une aide (qui peut être précieuse et secourable parfois) mais le travail c’est nous-mêmes qui le faisons. Ce que je veux dire c’est que j’en ai appris plus par le biais d’internet en quelques mois qu’en 2 séjours en HP et quelques piqouses de neuroleptique, bref…) Depuis quelques mois, j’ai rencontré un homme, avec qui je recommence le même scénario, mais là je dis stop, parce que je tiens vraiment à lui et AUSSI parce que je tiens vraiment à moi, et à être heureuse, je n’en peux plus de toutes ces soufffrances accumulées, qui conditionnent mon comportement, me font faire l’inverse de ce que je devrais faire…par auto-destruction… Ce soir après une conversation sms avec lui, je me suis rendue compte de ce qui se passait, des stratégies que je mettais en place pour quelle réponse je donnerai et sur quel ton, qu’est-ce que j’essaierai d’insinuer chez lui, et je voulais me venger qu’il ait refusé mon invitation alors que je sais qu’il a le droit et surtout le devoir de vivre sa vie en-dehors de moi, je ne peux que le comprendre, et j’en ai assez d’avoir ce genre de pensées et d’agir comme ça car il me semble avoir des qualités et que je sais que j’ai ce roblème à régler depuis longtemps. Donc c’est ce paradoxe constant, cette contradiction qui crée une tension permanente en moi, de nouveau à l’oeuvre dans cette histoire, et qui me pousse aujourd’hui à réagir, parce que je ne veux pas pourrir cette relation, je ne veux pas tester ses limites et j’ai déjà « essayé » si je puis dire de rompre avec lui 3 fois, n’importe quoi!! Je veux pouvoir avoir confiance, en moi déjà pour commencer. Je suis en voie de comprendre aujourd’hui ce que j’ai besoin d’exprimer, il faut que j’y aille franco dans cette douleur et que j’en fasse quelquechose, j’écris depuis longtemps mais il me semble n’avoir qu’effleurer la surface de mon mal, parce que je n’allais pas assez au fond des choses, j’exerce une auto-censure mais j’ai tellement la volonté que cela cesse enfin que tout comme ce mental-ego est programmé par l’éducation et j’en passe, il sera également reprogrammé par ma volonté…j’installe de nouveaux drivers, je vire les anciens, de façon définitive et approfondie. J’entame une phase où il va falloir tenir encore mais j’arrive grâce à cet article et à tous les témoignages à entrevoir une issue positive alors que je me croyais condamnée à ne pas pouvoir désamorcer ce processus et à ne pas pouvoir aimer et être aimée. Je veux croire que non. Trouver un psy formé peut être compliqué voir impossible pour certains, mais à défaut il est possible de s’en sortir seule avec quelques bonnes lectures, écriture, toute forme d’art (exposé ou non), et je le ferai. Je ne suis pas ingrate, certains psy m’ont aidée, des amis, des situations qui m’ont fait prendre conscience de tout ça,  les rencontres, et je vais peut-être pouvoir commencer à vivre, sans cette tension, et ce sera bizarre, donc je recommencerai à angoisser puis je dirai chut à ce mental jusqu’à ce qu’il se taise un jour définitivement. C’est comme ça que je l’envisage, comme un plan de bataille, je sais presque désormais par où prendre ce problème. Je vais agir en me faisant du bien, en en prenant l’habitude et c’est difficile. Moi non plus je ne suis pas certaine de pouvoir prendre tout ça sur le ton de l’humour, mais il y a celui de l’espoir, sinon il n’y a plus rien et l’univers a horreur du vide…

    Courage à tous!

  199. c est pas ta faute, je pense que nos angoisses sont de la sensibilité, un 6ème sens, par rapport à des cauchemares qui finissent par se produire vu que si l’autre personne nous aimait autant que nous, il n’aurait pas fait ça. Il ne faut pas prendre sur nous quelque chose qui est beaucoup plus sensé en couple que la lâcheté qui gagne du terrain de l’autre côté.. 

  200. J’ai lu cette page. Elle trace bien le profil de l’abandonnique, par contre, il aurait été intéressant de montrer que chez ces sujets, beaucoup de choses peuvent être positives ! Je suis moi-même pourvu de cette névrose « élémentaire, infantile, puérile, inconsciente, primitive », pour reprendre tout ce champ lexical qui tend à réduire la personne à un primate inconscient incapable de vivre une vie normale d’adulte!!!! Au contraire, j’ai su très tôt que je souffrais de cette névrose et au lieu de m’apitoyer, j’ai accepté les faits tels qu’ils le sont : je n’aurai jamais cet amour inconditionnel d’une mère aimante et dévouée. On tourne la page, on met ses culottes et on fonce. Car, ce besoin de plaire pour ne pas être abandonné peut se transformer à un puissant levier de motivation pour entreprendre pleins de projets, être créatifs et réussir là où plusieurs échouent, fautes de motivation « primitive ». La meilleure option pour se « revaloriser », recouvrer une estime de soi digne, c’est le dépassement de soi. Il faut bien sur du courage! La récompense ensuite est bouleversante. De l’amour en veux-tu, en vla ! (Je suis québécois).

    Pour tous ceux qui souffrent en silence, je vous conseille de travailler sans relâche à accomplir vos rêves, à foncer dans l’avenir à grande bouffée et, surtout, ne pas perdre inutilement confiance en soi. Voilà ce que l’article ne dit pas. Prendre conscience du problème est une chose, soit. Mais, il ne faut pas se décourager. Des enfants et des adultes aux prises avec ce problème, la planète en est tout peuplée! Personne n’est seul avec ce problème. Et l’amour est à la portée de tous. Le remède : l’acceptation. Le chemin peut être difficile pour certain, mais faut y arriverez !

    Michaël Lachance

    Critique d’art, historien d’art et chroniqueur culturel

  201. au cours de ma vie j’ai toujours manqué d’assurance, l’assurance je l’ai quand on m’apprécie mais à partir du moment où on commence à me reprocher je perds totalement confiance en moi.
    j’ai 27 ans et je ne pense qu’au suicide depuis pratiquement un an, aujourd’hui c’est pire.
    en 2009 je me suis mariée et tout allait tellement bien dans mon foyer, mon mari me faisait totalement confiance, il a tout remis entre mes mais la gestion financières, tout, je dis bien tout.
    deux ans après j’ai commencé un travail comme secrétaire dans une société qui au départ je n’étais rien, c’est ainsi que j’ai gagné également la confiance de mon patron, mon mari de son coté avait voyagé pour son travail. Pour construire notre vie il a remis de l’argent entre mes mains, des millions; mon patron s’est retrouvé dans le besoin et je lui ai remis cet argent sachant qu’au bout d’un mois cela me serait restitué, ce ne fut pas le cas car j’ai passé un an à mentir à mon mari au téléphone durant un an.

    alors un an après il n’a pas cessé de me dire  » je vais te surprendre et je verrai ces choses de moi même  » un mois après il est arrivé et à tout découvert, c’est ainsi qu’il a mis fin à tout et il est repartie; j’étais vraiment traumatisé par tout cela et même mon patron je n’ai pas vu son secours; alors la dépression totale m’a saisie et c’est ainsi que tout a changé dans ma vie.
    le poste que j’occupais mon patron a pris quelqu’un d’autre au point que jusqu’aujourd’hui je suis reléguée non au deuxième plan mais peut être au septième plan, je ne reçois que des reproches, des critiques, je ne suis pas vaillante, je suis glacée, tout ce qu’il y a de pire, je ne suis même pas considérée, j’ai beau m’efforcer rien ne va alors je pense à partir mais je ne me vois pas avoir ce que j’ai ailleurs du coup y a que le suicide qui passe dans ma tête mais je n’ai pas le courage.

    mon mari est revenu dans ma vie nous avons disons recommencer une autre vie mais il ne me fait pas du tout confiance, il rejette même mes services et y a environ un mois j’ai décidé de laisser tomber cette relation car en regardant dans l’avenir je ne vois rien. tout ce que je fais l’énerve, il ne m’a point pardonné et tout le monde me dit continue.

    je n’ai plus la force de continué, je me sent à tous les coups rejeté, méprisé, abandonné

  202. Bonsoir,

    Je viens de decouvrir votre site et j’ai etait profondement touché par tout sa… Je ne pensais pas… ou plutot je ne savais pas que j’etait un abandonnique, je rejetait cette idée de ma tete pensant que j’etait surment fou ou skyso… mais je me rend compte maintenant que c’est pas le cas. Bref voila mon histoire : A 5 ans ma mere a chassez mon pere de la maison parce que il etait violent ( le seul souvenir que j’ai de lui etant petit : je le vois entrain de totalement détruire ma chambre et tout balancé par la fenêtre en criant ) et depuis se jour je suis un garcon extrêmement renfermé malgré le fait que je le voyais toujours ! Toute mon enfance et adolescence j’est etait persécuté, les autre se moquait de moi psk j’etait toujours dans la lune, les prof demander a ma mère si je dormais le soir psk je dormais sur ma table de cour ( pas par fatigue mais pour qu’on me laisse tranquille ). Aujourd’hui j’ai 19 ans je mesure 1m85 et je pèse 50kg, les gens me regarde plus pareil mais c’est encore pire… il me regarde avec pitié et j’ai toujours l’impression qu’il préférerait que je ferme ma gueule… Je fait vivre un enfer a ma mère psk je me repose totalement sur elle, elle est tout pour moi et je me dit que je pourrai jamais vivre sans elle… j’est pas de vrai ami a par ceux qui profite, j’ai pas de travail, je me drogue au cannabis, je me léve a 15h tout les jour et je sais plus quoi faire… Je veux m’en sortir trouvé se qui me fait vibré et tout oublié pour prendre un nouveau départ mais j’y arrive pas… c’est tellement dur ! et quand quelqu’un essaie de m’aider je m’enfuie… POURQUOI JE FAIS SA HEIN ?! svp aidez moi a y voir plus clair j’ai vraiment besoin d’aide je sais plus je pourrait continuer comme sa meme si j’en ai envie…

  203. Bonsoir,

    Donc je me présente, je m’apelle Emrick et j’ai 19ans et apres lecture approfondi du sujet et des commentaires, j’ai décidé d’en ecrire un a mon tour :)

    Donc voila ma mère a chasser de la maison mon père quand j’avais 5 ans parce que il avait des exès de colére, il la culpabiliser tout le temps et il penser qu’elle le tromper avec son frère se qui n’etait pas le cas… Je continue a le voir 2 foi par mois, mais il se lève a midi tout les week end ( les seul jour ou il nous voyait ) et il travaillait le samedi aprem se qui nous laissez a moi et ma soeur 2 apres midi avec lui par moi. On devait se faire a manger seul meme quand on partait en vacance avec lui, sa me rapelle une fois il etait parti faire les course avec ma soeur et il m’avait dit qu’il rentrerait a 12h, moi j’ai 6/7ans ( je sais plus ^^ ) et je regarde l’horloge toute les heure… je les vois defiler jusqu’a 16h et la je me mets a pleurer parce que j’avais peur, un voisin m’entend et apelle les flics qui rapplique dans les 10min et comme par magie qui arrive juste apres : mon père ! Donc les flics s’en vont et la il me gueule dessus en disant que j’aurai pas du les appelé et y m’enferme dans la salle de bains dans le noir… voila le personnage :p

    Enfin bref j’ai très mal vecu le fait de ne rien connaitre sur mon pere et de ne pas le voir autant que je l’aurai voulu… a partir de la je commence a me renfermé dans une bulle que j’ai toujours pas eclaté aujourd’hui…J’ai l’impression d’etre laid, je ne m’aime pas… Les autre enfant se moque de moi s’en arret jusqua ma 5 eme ou je tombe sur quelqu’un que j’aime énormement : mon meilleur ami. Biensur lui aussi ma presque « laché » parceque je suis execrabe avec lui et le reste du groupe de pote qui c’est crée autour ( des gens que j’aime pas forcement malgré leur tentative pour me faire sortir de mon cocon ) donc je passe la 5 eme, je la repasse, puis je passe 4 eme, puis je la repasse et la j’en ai marre j’arrete mais etude et je me met au cannabis avec le groupe se qui renforce encore plus mon sentiment d’abandon…

    Et ma mère… je pourrait tellement vous en dire sur elle, qu’elle femme merveilleuse et, je l’aime tellement et je voudrais ne jamais la voir partir ! Mais dans l’autre sens je sais pas si c’est le cas… Je lui fait vivre un enfer quotidient, je fume dans ma chambre, je la vole, je la culpabilise, je lui ment ouvertement, je profite d’elle mais je fait sa s’en le vouloir… Je la vole pour le canna se qui coute tres chere, je la culpabilise sur le fait que sa fait 2 ans que je fait rien mais que j’essaie de changer ( se qui est faux ), je lui ment sur tout et rien, enfin bref vous l’aurait compris je suis une ordure avec elle, tout simplement parce que j’ai peur des autres… j’ai peur qu’ils essaient de m’aider… j’ai peur qu’ils me conseillent ! J’ai jamais eu qu’elle dans la vie et j’ai l’impression que sans elle je pourrait jamais rien reussir. J’aimerai pouvoir lui montrer que je peut m’en sortir dans la vie mais je sais comment m’en sortir justement. Je n’y arrive pas… A chaque fois sa reprend le dessus ( le vole, le canna, les mensonge etc… ). J’ai tout essayer : la religion, la meditation, l’hypnose, le psy mais j’ai peur d’etre seul puisque j’ai toujours etait rejeté par tout le monde sauf ma mere et mon meilleur ami. J’ai l’impression d’etre maudit. Si vous avez un conseil ou n’importe coi pour m’aider a arreter ma descente au enfer, je vous en prie contactez moi je pourrai pas m’en sortir seul…

  204. Je sais depuis un moment que je suis comme ça! j’ai 34 ans une mère qui m’as toujours rejeter depuis la naissance, un père jamais connu, enfin maintenant si il est revenue a 32 ans mais il est trop tard! nous avons un contact léger , nous sommes à des kilomètres et je n’arrive pas à ressentir de l’amour réel pour lui! mais ne refuse pas de lui parler au téléphone! bref la question n’est pas là!

    J’ai perdu encore un homme auquel je tenais vraiment! il est le quatrième homme qui as plus que compter pour moi dans la vie.

    Mon tout premier copain, amour exclusive, passion, on n’as fini par se quitter non sans mal, aujourd’hui j’ai quelques contacts parfois car de temps en temps il me téléphone, pour prendre en toute sympathie de mes nouvelle! cela fait 14 ans qu’on c’est quitter il as refait sa vie, il est juste un ami pour moi et d’ailleurs je l’ai remercier il y a quelque temps de ne jamais m’avoir complètement zapper.

    Le deuxième plus agée que moi il était tellement compréhensif , tellement gentil, as supporté pas mal de mes crises, m’as fait mûrir, m’as fait me comprendre un peu plus, lui il est décédé brutalement d’un accident de moto, imaginer pour une personne comme moi abandonnique qui as constamment peur de l’abandon, ça était si brutal j’ai souffert à un point, j’ai mis deux ans à m’en remettre!

    Le troisième lui plus jeune que moi, je l’ai quitté il était trop avec les copains la fête, ses passions, j’avais l’impression de ne pas être importante à ses yeux, je le laisser faire ses activités, ses sortis, mais avec le temps les frustrations accumulé m’ont fait exploser jusqu’à le foutre dehors, par trois reprise, à la troisième en plus il m’avais prévenu il n’est jamais revenue, à bloquer tout contact , j’ai eu beau me traîner à ses pieds des mois le harceler de messages, il m’ignorer complet j’ai fini par me faire une raison que c’était mieux ainsi et surtout c’est là ou j’ai rencontrer le quatrième

    Le quatrième je le pleure encore aujourd’hui après 1 mois de rupture, et je tenais tellement à lui , je lui en veux parce que je crois qu’il c’est déjà remis avec quelqu’un peut être pour m’oublier, ou peut être qu’il ne m’aimais pas je ne sais pas il as rompu tout contact m’as bloquer de partout, sur les derniers texto m’as traiter de folle, de psychopathe, car je lui avais raconter l’histoire du troisième et que je n’avais pas arrêter de le harceler voir même pirater ses comptes de messagerie, et avec lui j’ai fait la même chose sauf pirater les comptes, donc je le connaissais que depuis 6 mois, mais cela ne changer en rien l’intensité de mes sentiments, j’ai tout aimer de lui aux premier abords j’ai mis ça sur le coup de la colère, car je provoquer les disputes pour tester son amour, on n’avais cassé une fois il ma redonner une chance, je lui est promis de changer, mais j’ai recommencer, donc je crois qu’il était plus en colère qu’autre chose! mais tant bien même je sais qu’il n’avais pas à être mon psy mais j’aurais tellement voulu qu’il me comprenne plus.. et surtout que l’on n’est un vrai dialogue car on c’est quitter sous la colère et m’as tout de suite zapper, couper les ponts, bloquer sur les réseaux sociaux, ignorer mes messages, et ça je me suis rendu compte que c’est ce qui me fait le plus souffrir être rejeter, bloquer, ignorer, cela provoque chez moi une douleur insupportable!!

    Parce que sans cesse j’essaie de me remettre en questions! je vois bien le problème mais comment casser ses schémas qui sont ancrer depuis que je suis née! je provoque les abandons, ensuite lorsque l’on m’abandonne je me dit que j’avais raison, qu’il ne m’aimer pas de toute façon, j’ai l’impression que personne ne m’aimera pour ce que je suis réellement, je cherche toujours des relations exclusive, je me retranche toujours dans ma solitude, j’ai pas des tonnes d’amis, lorsque j’en n’ai que je me sens blesser je suis radical je coupe court! un enfer ma vie même si j’ai réussi à obtenir ce que j’ai par moi même, cela ne me rend pas plus heureuse j’ai un mal être constant, il y a des jours ou je suis bien entouré ça va aller mais dans le fond je sais que je ne suis pas comme les autres, d’ailleurs je me compare aussi toujours aux autres et je sais que je ne suis pas équilibré, quel tableau! Alors que je n’aspire qu’à une chose aimer et être aimer je n’ai pas de haine pour ceux qui me quitte mais plutôt de la colère de l’incompréhension mais bon d’un autre coté lorsque je vois qui je suis je crois qu’il ne faut pas que je cherche à comprendre ils ont eu raison de me laisser, il aspire eux à la tranquillité la sérénité avec une personne équilibré!

    Voilà en quoi se résume la vie d’un abandonnique nous sommes aimer mais pas supporté pour passé une vie avec nous! quel triste sort! moi aussi je suis en psychothérapie mais ça va être long très long cette histoire mais courage à tous on va y arriver!

  205. La violence et le manque d amour font écho aux coups de mon passé.
    J ai trente ans passés, professionnellement c est difficile. J ai du mal à avoir confiance en mes projets. Je me dévalorise et me bloque dans mes recherches d emploi. je postule par nécessité à des postes sans responsabilité.
    Je suis enceinte… et tout me revient avec violence lorsque je passe du temps en famille.
    Le manque d amour et le rejet de celle qui m a portée m a forcée à couper les pont avec elle. Je l aimais tant. Plus je souffrais plus je m attachais et redoublais d amour. J ai cessé ce masochisme en me protégeant avec l amour de l homme que j aime.
    Mes tympans porte encore la trace d une bague passée trop près. Mais c est l humiliation, le sentiment de honte et de rejet qui reste gravés.
    Née prématurée à cause de l alcool et le tabac je ne suis pour elle que symbole de sa culpabilité.
    Mon père, complice de sa violence, j entend encore le bruit de ma porte qui vibre sous sont poing, les cris et le bois de mon lit craquant sous le poids des coups porter par lui. Les coups devant ma toute petite sœur effrayée. J oublie ma douleur j étais loin de mon corps. Mon esprit s enfuyait. Parfois encore mon esprit s échappe. Pour survivre.
    Choisir entre le monstre violent ou la monstre violente alcoolique ou l assistance publique.
    Le choix fut celui du monstre violent.
    J avais un peu plus de vingt ans, un coup de trop dans l appart de vacances j ai crié, ma sœur était à côté, je ne devais plus le laisser faire.
    J ai dit stop.
    Pour elle pour lui montrer que ce n’était pas normal. Que je sois abîmée est une chose mais cette enfant ne devais plus voir cela. Peut être que l enfant c était aussi un peu moi..
    Anorexie, crise d angoisse. Fugue chez une amie mais je suis revenu. Par amour pour la petite ou par peur que ma souffrance s arrête. Elle faisait partie de moi, peut être étais ce trop tard.

    Puis cet homme que j aime et l acceptation du droit au bonheur.
    Je me suis faite aidée, une dame charmante qui m a crue et écoutée.
    Puis le pardon à mon père. Sa maladie la peur de le perdre.
    Des journées en famille.
    Pas toujours simple de mettre un mouchoir sur ma douleur qui renaît à chaque visite.
    Ces mots qui résonnent. Tu es vraiment nulle ma pauvre fille. On dirait ta mère.
    Ceux de sa compagne visiblement peu encline à accepter que mon père soit dans quelques mois grand père. Il n y aura pas la place pour un quatrième… Et oui elle en a déjà trois elle des petits enfants.
    Je vrille en mon être tout entier. Mon enfant ne sera pas rejeté. Je l aime trop pour cela même s il n est encore qu un tout petit être dans mon ventre. J ai peur qu il souffre car je souffre. Je ne dis rien. Quelques heures. Puis un sujet abordé. Encore le passé qui me revient. On est calme et puis des mots sortent de ma bouche. Je pleure. Je paraît incohérente car c est vrai souffrir c est incohérent, surtout à cause de ses parents et de leur présence.
    Je veux partir. Je supplie mon homme de me ramener. Il me dis de me calmer. De ne pas faire l enfant. Mais l enfant que j étais souffre et j ai peur pour le mien.
    Pas un mots de plus à mon père qui semble ne rien comprendre, je me cache de tous et m enfuie vers chez nous avec mon homme et bébé dans mon bidon.

    Cela cessera t il un jour ?
    Aurais je enfin la force de dire vraiment les choses ?
    A défaut…Peux on oublier ?
    Peux on quand même être une bonne maman aimante quand on se sent mal aimée ?
    Mon homme supportera t il cela longtemps ?
    Ma colère s en ira elle avant lui ?
    Quand arrive t on a se blinder ?

    Je veux mon bonheur. Et j ai peur.

  206. Bonjour à tous,

    Je me perdais de forum en forum, sortant d’une dispute il y a quelque minutes avec ma copine, j’ai tapé sur google  »quitter avant qu’elle me quitte », et j’ai fini par atterrir sur ce site.
    Au début j’ai eu un doute car en faisant cela je ne m’attendais pas à m’attribuer un  » caractère abandonnique », puis j’ai lu attentivement tout ce qui a été écrit et décrit, j’ai eu peur et mal de l’admettre tellement je me suis reconnu dans tout ce qui a été dit, je suis actuellement entrain d’admettre que je suis le sujet et ma copine est l’objet, je sais qu’il sera très difficile de m’en sortir d’autant plus que je viens à l’instant de dire à ma copine cette découverte tout en lui disant que j’ai besoin d’aide, mais pour l’instant elle n’a pas l’air de me comprendre pourtant je sens en moi une envie de m’en sortir, une envie de vivre comme avant où j’étais sur d’elle de ce qui m’entour mais avant tout sur de moi même… pour mieux comprendre l’origine de ma peur d’abandon ou plutôt de  »son abandon », vous devez savoir qu’il y a plus de 6 mois environ j’ai découvert qu’elle m’a trompé, pour elle il n’y a rien eu de sexuelle (je dois dire que je l’ai découvert à temps) mais cela n’empêche qu’on était à nos 5 ans de relation, des projets plein la tête, et j’avais même changé pour elle, c’est même de ma faute si elle m’a trompe car je lui ai accordé une très grande confiance et je ne me suis jamais douté des signes, c’est allé jusqu’à m’utiliser pour voir son  »autre » à l’époque car il était à deux pas de chez moi sachant que cela lui mettait 1h pour venir il fallait bien qu’elle dors chez moi des fois pour ne pas rentrer tard…
    suite à cela au bou de deux jours j’ai tout fait pour la reconquérir je lui ai promis tout ce qu’on peut promettre comme si c’était notre premier jour de rencontre.. j’ai été detruit, je me suis senti trahi, abandonné , que si elle me revenais pas je perdrais tous mes repères dans la vie, où aller ? que faire? que vont penser mes entourages de moi? elle est belle, elle est même très belle, je peux vous assurer que ce n’est pas n’importe qui qui peut l’avoir (c’est d’ailleurs ce qui m’a encore plus tué car le mec avait tout d’un parfait séducteur), avant j’en étais fière, jaloux comme tous les hommes peuvent l’être mais fière de me montrer à ces cotés malgré les regards des hommes dans la rue, aujourd’hui je tremble des qu’elle prend soin d’elle pour sortir, je me dis qu’elle ne le fait pas pour moi, j’interprète tout ces signes à ma façon, et je souffre, je souffre énormément, je souffre encore plus de la faire souffrir car je l’aime et je sais qu’elle m’aime, elle a fait beaucoup de chose pour moi depuis, il est vrai que j’ai tout de même constaté des changement chez elle, rien d’inquiétant me direz vous et plus d’exagération à cause de cette  »maladie » qui me ronge en ce moment, mais cela appuie encore plus mes angoisse, je ne peux plus vivre comme ça et ce fichu traumatisme ne veut pas s’en aller il s’est ancré en moi, pourtant je suis de caractère ambitieux, un vrai battant avec beaucoup de projet que je réaliserai avec ou sans elle dans mon avenir (pour vous dire à quel point je suis un battant) même si je ne serai plus que l’ombre de moi même sans elle, même si aujourd’hui en vous disant cela je n’ai que 22 ans… à la rentré je compte reprendre le sport pour m’occuper l’esprit ( car depuis que j’ai découvert qu’elle m’a trompe j’ai tout arrête et je me suis encore plus consacré à elle…) je dois revoir mes amis s’il m’en reste encore car j’ai tout mis de coté depuis ces 5 ans… je n’ai plus qu’elle depuis 5 ans c’est aussi l’origine de ce traumatisme je pense car je n’avais plus rien plus de repère…
    Mais malgré cette prise de conscience j’ai besoin d’aide de conseil d’avis en attendant qu’elle puisse me comprendre… je me reconnais totalement dans tout ce qui a été décrit au dessus je reconnais que je peux être invivable pour elle j’ai même essayé de lui faire payer ce qu’elle m’a fait mais je me suis rendu compte à temps que c’était n’importe quoi et que je l’aime trop pour ça… aidez moi svp…. je ne veux plus être comme ça surtout à mon age… je suis croyant et dans mon cas cela m’a beaucoup servit (plus que jamais même) mais cela n’empêche que j’ai besoin de conseil humain on va dire…

  207. mon ex petite amie est atteinte du syndrome abandonique mais je l’ai découvert trop tard après notre rupture. C’est un médecin qui en lui parlant du comportement de mon ex qui m’a fait comprendre qu’elle était atteinte de ce syndrome et plus je lui donnais des détails sur son comportement et plus il affirmait ses dires. Il m’a conseillé d’aller voir sur internet pour en savoir plus sur cette maladie. J’ai effectivement sur certains articles retrouvé exactement les symptomes qu’avait mon ex petite amie . Par ailleurs j’ai su aussi qu’elle avait été abandonnée à l’age de 2 ans par ça mère;Elle a une soeur et un frère et je pense qu’elle est la seul a etre touchée par ce syndrome. Malgré que nous somme séparé cela me fait beaucoup de mal car j’aimais énormément cette femme et je pense encore a elle malgré qu’elle m’a fait beaucoup de mal. Aujourd’hui je sais qu’elle vit avec un autre homme mais qu’elle est malheureuse car cela m’a été rapporté par une de ces copines. Maintenant j’essaie de me reconstruire mais cela est très difficile car elle est toujours dans ma tète.

  208. J’ai un fils de 26 ans qui a développé en 2013 une névrose d’abandon . Effectivement son père nous a abandonnés alors que Grégory avait 13 mois et il présente tous les symptômes décris plus haut , délires , agressivité , vis à vis de moi sa mère . Il a imaginé de me baiser ? Mais il aime une certaine Laura que je ne connais pas et lui ? Il vit dans un monde inconnu parmi les Ovnis , il a un enfant dit il et annonce à son père que le soleil va éclater . Je ne peux compter que sur mon médecin traitant puisque le psychiatre l’a laissé rentré en plein délires ? C’est une honte !

  209. Sabrina, en lisant ce que tu écrit, je fond en larme… moi aussi j’ai 28ans et l’homme que j’ai aimé pendant 5ans refait sa vie avec une autre…. je ne lui en veut pas, je lui ai pourri son existance pendant 5ans, il en a supporter des crises et pour un rien! sans cesse a lui dire que je ne me sentais pas aimée alors qu’il essayait tant bien que mal de me prouver le contraire! je l’ai poussé a bout et j’ai réussi a la faire fuir… aujourd’hui je me rend compte que j’ai un sérieux probleme avec l’abandon, je fais tout pour que l’autre me jette et ensuite je souffre le martyre!!! je ne sais plus quoi faire, je l’ai perdu pour toujours, il a coupé les ponts, ne me parle plus et vit enfin quelque chose d’épanouissant avec une fille « normale ». Je veux juste pouvoir aimer sans avoir peur mais comment??…

  210. Bonjour Caroline !

     

    Ton texte m’a interpellé. J’ai seulement 16 ans et on m’a dianostiqué ce syndrome. A 16 ans on a quand meme un peu peur de tout ça, un certain mal à comprendre. Mais se sort t’on un jour de ce syndrome ? Moi qui suit depuis 5 très beaux mois avec mon copain (Que j’aime car tout me le prouve mais je ne sais pour quelle raison je m’oblige à douter) je tiens à lui plus que toout au monde, donc puis-je tout de meme rester avec lui (il vit bien la situation, comprend, et comme je me controle il ne soufffre pas) ? En clair rester avec lui ?

     

    J’espèr avoir une réponse .. Merci beaucoup d’avance !

  211. bonjour Caroline,

    c’est justement en voyant un psy que vous réussirez à guérir, si vous êtes abandonnique. Qu’attendez vous pour le faire sérieusement et avec constance? Evidemment il faut un spécialiste du domaine. Mais la prise en charge est indispensable pour guérir, sinon vous courez à l’échec. C’est douloureux mais ça vaut plus que le coup.

    Bon courage

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