L’hospitalisme

L’hospitalisme survient lorsque l’enfant reste privé de sa mère avec laquelle il entretenait une bonne relation, au-delà de trois à cinq mois, sans pour autant bénéficier de la présence d’un substitut acceptable.

Contrairement à la dépression anaclitique qui est transitoire, les effets de l’hospitalisme sont durables, voire irréversibles. On constate un arrêt du développement psychologique de l’enfant, puis des dysfonctions psychologiques s’installent parallèlement à des changements somatiques.

Au stade suivant, ces enfants sont exposés à des risques croissants d’infection et lorsque la carence affective se poursuit pendant la deuxième année, leur taux de mortalité s’élève de façon spectaculaire.

Pour Spitz R. A. (“De la naissance à la parole. La première année de la vie”), il y aurait problématique au niveau de la relation d’objet chez ces enfants. Dans une relation “normale”, la relation de l’enfant avec son objet d’amour lui permet de trouver dans les activités provoquées par l’objet une issue à sa pulsion agressive. Or, dans ce cas-ci, l’enfant tourne l’agression contre lui-même, contre le seul objet qui lui reste.

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