Pour l’enfant

En général, ce sont les parents qui amènent l’enfant en consultation. Dans un premier temps, le thérapeute va se renseigner sur l’histoire de l’enfant et de sa famille. Ensuite, il reformulera le problème à l’enfant en lui demandant s’il est d’accord avec ce point de vue, s’il souffre de cette situation, s’il a envie que cela change. Si ce n’est pas le cas, une thérapie ne saurait avoir lieu, le travail consistera plutôt à chercher avec les parents une solution à leur problème. Dans le cas contraire, si l’enfant veut que la situation change, un processus analytique peut s’engager.

Comme pour l’adulte, l’enfant participera à la séance en la « payant », c’est-à-dire en apportant à l’analyste un caillou, une feuille, une pièce de 1 cent s’il reçoit de l’argent de poche, … Ce don sera la preuve que l’enfant veut effectuer un travail avec une personne dont c’est le métier, qui n’est pas là pour l’occuper, pour être son éducateur.

Le divan n’étant pas adapté, l’enfant s’exprimera par la parole, le dessin, le modelage, le jeu symbolique avec la même règle que pour l’adulte, pouvoir dire tout ce qu’il veut sans être jugé, grondé ou puni. Tout ce qui se passera en analyse restera privé, l’analyste ne parlera aux parents des séances qu’avec l’accord de l’enfant, et seulement dans des cas ponctuels qui répondent à une angoisse des parents ou qui font suite à une évolution du comportement de l’enfant. Garder les DEUX parents à leur place d’éducateurs de l’enfant est primordial pour l’analyste, il demandera régulièrement à les voir ensemble de préférence.

En ce qui concerne l’enfant très jeune, l’analyse se fera en présence des parents qui resteront dans le local jusqu’à ce que l’enfant se sente suffisamment en confiance pour rester seul avec l’analyste. Le rythme des séances est généralement de une de 30 à 45 minutes par semaine.

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    La psychanalyse est utilisée pour la première fois chez les enfants par Mme Von Hug-Hellmuth, puis par Anna Freud. Mais c’est à Mélanie Klein que l’on doit l’invention d’un cadre rendant possible la psychanalyse des enfants telle qu’elle se pratique encore aujourd’hui.

    Une psychothérapie analytique ou une psychanalyse d’enfant est un dispositif de parole, créé par le psychothérapeute où les conflits et fantasmes de l’enfant trouvent des modalités d’expression et peuvent, le cas échéant, être interprétés par le psychothérapeute. Elle est une application de la psychanalyse auprès des enfants.

    Ce dispositif est borné par un cadre, donné explicitement à l’enfant, et accepté par lui, constitué par les horaires, les rythmes et la durée des rendez-vous, les règles de libre association. Des objets (personnages sexués, animaux, poupées, feuilles et crayons, pâte à modeler…) sont à la disposition de l’enfant qui peut ainsi dire «en parole-dessin», en «parole-pâte à modeler» ou en «parole-jeu» ce qu’il a à dire.

    Le jeu peut, tout comme le rêve, être pris comme un rébus, c’est-à-dire que les éléments utilisés valent comme un signe à articuler à d’autres, il est également un contenant dans lequel l’enfant expérimente d’autres modalités relationnelles (à soi, aux autres).

     

    Les psychanalystes d’enfants les plus connues : 

    Anna Freud

    Mélanie Klein

    Françoise Dolto