Hystérie (névrose hystérique)

Le terme « hystérique » est entré dans le langage courant pour désigner une réaction excessive accompagnée de démonstrations exagérées, plus simplement on dit que la personne « fait une crise » ou « pète les plombs ».

Du point de vue psychanalytique, l’hystérique est un individu qui souffre intérieurement d’une tare qu’il pressent mais n’ose exprimer verbalement, il vit perpétuellement dans le doute, la frustration et a un sentiment d’infériorité. Il souffre de ne pas avoir eu assez d’amour, que cette idée relève de la réalité ou pas (il s’agit alors de revendications hystériques), la souffrance est la même. Ce sentiment et la souffrance qui l’accompagne lui donnent un sentiment d’injustice ou de culpabilité. L’hystérique s’efforce alors de devenir un être idéal pour se conformer à ce qu’il pressent du désir de sa mère. Il est ainsi voué à une insatisfaction permanente. De façon imagée, on peut dire que l’hystérique est en guerre face à un désir qu’il ne peut atteindre immédiatement et sans restriction. (Dethy M. : « Introduction à la psychanalyse de Freud »)

Le terme « hystérique », en psychanalyse, désigne également la structure d’un individu, sa façon habituelle de fonctionner et de réagir. On attribue souvent la caractéristique hystérique à la femme, laissant à l’homme la tendance obsessionnelle mais en réalité, rares sont les structures uniques, il s’agit le plus souvent d’un mélange des deux avec prédominance de l’un sur l’autre quelque soit le sexe de la personne.

 

En savoir plus …

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.