Névrose

Classiquement, ce terme désigne une affection psychogène où les symptômes sont l’expression symbolique d’un conflit psychique trouvant ses racines dans l’histoire infantile du sujet et constituant des compromis entre le désir et la défense (1). Freud illustre cette définition en affirmant que chaque individu est dominé par l’opposition entre les forces qui tendent à l’obtention du plaisir et celles qui tendent à l’entraver. La plupart du temps, un équilibre s’instaure, qui permet une bonne adaptation à la vie. Chez les sujets souffrant de névrose, ce phénomène d’opposition entraîne des conflits inconscients qui s’expriment différemment suivant le type de névrose considéré et qui handicapent le sujet dans sa vie relationnelle.

Pour simplifier, on pourrait dire que l’être humain a beaucoup de mal à accepter les frustrations du réel, il aimerait que l’imaginaire puisse inférer, changer la réalité. Tout le monde est névrosé, chacun subit les exigences de la réalité, chacun s’est prémuni avec plus ou moins de succès contre ces frustrations au prix de concessions, d’organisations quasi magiques, de systèmes plus ou moins ordonnés (2). Cette fuite dans l’imaginaire entraîne la nature asociale de la névrose puisqu’en se détournant de la réalité, le névrosé s’exclut lui-même de la communauté humaine (3).

Cependant, contrairement à la perversion, cela reste dans l’imaginaire, sans passage à l’acte, ce qui fera dire à Freud que « la névrose est le négatif de la perversion ». (4)

La névrose entraîne deux sortes de troubles : les troubles psychosomatiques et les conversions. Un névrosé peut être obsessionnel, hystérique ou les deux. (2)

Sources :

  1. Laplanche J., Pontalis J.-B. : « Vocabulaire de la psychanalyse »
  2. Dethy M. : « Introduction à la psychanalyse de Freud »
  3. Freud S. : « Totem et tabou »
  4. Freud S. : « Trois essais sur la théorie de la sexualité »

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