La psychanalyse

La psychanalyse ne s’attache pas à résoudre un symptôme ou un problème particulier mais vise plutôt à une remise en question de l’individu. Sa façon actuelle de « fonctionner » s’est mise en place dans la petite enfance, il faut donc remonter jusque là et c’est un travail de longue haleine, à raison, en général, de 2 séances de 30 minutes par semaine. Pendant la séance, la personne est installée dans un divan ou une chaise-longue, l’analyste est placé derrière elle.

La cure analytique engage l’analysant et l’analysé dans une sorte de contrat. En effet, la psychanalyse comprend plusieurs règles dont la principale est la libre association, qu’on pourrait imager par l’expression « passer du coq à l’âne ». La personne est invitée à parler librement de ce qu’elle veut, changeant de sujet au gré de son discours où tout peut être dit. Cette « méthode » conduit le patient à devenir lui-même celui qui apporte les matériaux nécessaires à sa propre cure, et c’est sur ces matériaux qu’il travaille. Il commence alors à      « s’analyser », il établit des liens entre des éléments récents et des événements d’un temps passé plus ou moins lointain, il commence à découvrir son Inconscient et la raison de ses actes et de son parcours. C’est donc par le langage, par sa façon de parler, ses lapsus, ses oublis mais aussi dans ce qu’il raconte de ses rêves, de ses fantasmes, de ses symptômes qu’il y arrive.

Ce voyage n’est pas toujours facile, il n’est pas évident de changer lorsque l’on a été habitué à un certain fonctionnement. Perdre un symptôme c’est perdre la seule solution qui avait été trouvée pour faire face aux conflits, il arrive alors que l’analysé veuille échapper à la cure, sans vouloir la supprimer pour autant, il trouve alors toutes sortes d’excuse afin d’annuler ses séances, sans se rendre compte du mécanisme de résistance qui se joue. C’est pourquoi, toute séance annulée, sauf motif valable, est payée.

En exprimant sa souffrance, en essayant de la mettre en mots, chaque analysant cherche à donner un sens à sa demande. Ce sens, qui le concerne singulièrement, amène des questions sans réponses. La psychanalyse ne propose aucune réponse, elle propose de «symboliser» ces questions c’est-à-dire qu’elle propose à chacun d’élucider, au cas par cas, la façon dont il est assujetti, parfois sans le savoir, à ses problématiques.

 

Références :

Jean Szpirko : Position de la psychanalyse en 2001

Elisabeth Roudinesco – Pourquoi la psychanalyse ?

 

 

2 commentaires

  1. Ce n’est pas une règle stricte, l’absence justifiée à l’avance à une séance n’entraine pas le paiement de celle-ci, de même qu’un imprévu. Par contre, le fait d’annuler régulièrement ou de ne pas prévenir auront pour conséquence le paiement de la séance.

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