Le suicide chez l’enfant

Le suicide infantile est encore un sujet délicat, qui est peu étudié en tant que tel, trop souvent mis en parallèle avec le suicide de l’adolescent ou de l’adulte. Comme si l’enfant ne pouvait pas souffrir au point de désirer mourir, notre nostalgie du temps béni, du moins l’imaginons-nous, de l’enfance nous fait souvent prendre cette période comme étant joyeuse et insouciante. Ce qui est loin d’être toujours le cas comme en témoigne cet extrait de lettre reçue par la poste du Canada :

Cher Père Noël,

Envoie-moi une petite pilule pour dormir toujours.

L’enfant y exprime sa souffrance face à la séparation de ses parents. Sur les 220 000 lettres au Père Noël reçues chaque année, une centaine sont transmises à un département de pédopsychiatrie, ce sont des lettres troublantes, qui évoquent la mort et camouflent un mal de vivre important, et dont la réponse nécessite une expertise précise.

Beaucoup de questions se posent à ce sujet : l’enfant a-t-il conscience du caractère irréversible de la mort au moment des faits? Est-ce intentionnel ou accidentel? Il n’est pas toujours aisé de repérer l’acte suicidaire qui, pour les parents, a souvent valeur de coup de tonnerre dans un ciel serein.

 

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